jeudi 27 septembre 2012

Stabat Mater

Stabat Mater
de Tiziano Scarpa

Cecilia, la narratrice, est orpheline. Elle a été abandonnée à sa naissance et recueillie par l'hospice de la Pietà, à Venise. Chaque jour, masquée et dérobée au regard du public, Cecilia joue du violon. Dans cet univers confiné et reclus, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit elle parle et écrit à cette mère inconnue dont l’absence la fait cruellement souffrir. L'année de ses seize ans, un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux, Antonio Vivaldi.

  • Mon avis :
Cécilia est une jeune orpheline âgée de seize ans. A sa naissance, elle a été recueillie par l'hospice de la Pietà à Venise. Depuis toujours elle souffre d'insomnies. Presque chaque soir, elle écrit à cette « Madame Mère » qu'elle ne connaît pas. Ses lettres sont le témoin de son mal être, de ses espoirs, de sa vie, tout simplement.

Cécilia est un personnage torturé, dont l'abandon de sa mère laisse une blessure profonde. Régulièrement, elle discute et échange avec la Mort, qu'elle se représente d'une tête aux cheveux de serpent, sorte de Méduse. Ses lettres sont également le moyen pour elle de réfléchir sur la vie en général et de se poser de grandes questions.
Cécilia est élevée dans la musique et l'amour de Dieu, au coeur de l'hospice. Sa passion pour le violon va finir par la sauver. La rencontre avec Antonio Vivaldi n'intervient que tardivement dans le récit. Je trouve cela dommage, j'aurais adoré que Cécilia, la musique et Vivaldi soient évoqués bien plus longuement. 

« Stabat Mater » est un roman original très bien écrit. C'est poétique, philosophique, cependant je n'ai pas été touchée par le personnage principal. J'ai eu l'impression d'une certaine distance avec Cécilia, même si l'on est témoin direct de sa détresse. Malgré ce point, ma lecture fut très agréable et Tiziano Scarpa a su me faire voyager dans son Italie du XVIIIe siècle.



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