vendredi 19 janvier 2018

Lucky Harbor, tome 4 : Passionnément

Couverture Lucky Harbor, tome 04 : Passionnément
Lucky Harbor, tome 4 : Passionnément
de Jill Shalvis
Editeur : Milady
Poche : 471 pages

Et si on jouait au docteur ?
Mallory en a assez d’être la gentille petite infirmière dévouée. Elle rêve du grand frisson. Ty traîne dans les parages de Lucky Harbor, et pourrait bien exaucer son rêve le plus cher…
Le « beau gosse » de service n’est que de passage, ce qui convient parfaitement à Mallory. La jeune fille bien rangée laisse place à une séductrice délurée et réveille en lui des désirs inavouables. Pour la première fois de sa vie, Ty ne peut se résoudre à mettre les voiles. Depuis quand le hasard fait-il si bien les choses ? À Lucky Harbor, tous les espoirs sont permis…

  • Mon avis :
L'intrigue ne révolutionne pas le genre littéraire, mais elle est sympathique à suivre, au moins pendant la première moitié du roman. Ensuite, je me suis un peu ennuyée et j'ai trouvé que l'intrigue tournait un peu en rond. C'est dommage car j'ai adoré les deux personnages principaux.
Au niveau des personnages secondaires, après le trio formé par Chloé, Tara et Maddie dans les trois premiers tomes, nous assistons à la naissance d'un nouveau trio avec Mallory, Amy et Grace. Je dois dire que je préfère cette nouvelle équipe, “ les accros au chocolat ”. Il n'y a pas d'animosité entre elles et elles sont vraiment drôles.

« Lucky Harbor, tome 4 : Passionnément » est un roman plein d'humour. En effet, le duo formé par Mallory et Ty est plaisant à suivre, notamment parce qu'ils ont chacun beaucoup de répartie et nous offrent des scènes cocasses et des joutes verbales très drôles. 
Mallory est infirmière aux urgences. Elle est compatissante, drôle, chaleureuse, attentionnée et elle a du cran. J'ai adoré ce personnage, c'est une jeune femme qu'on adorerait tous avoir pour amie.
Quant à Ty, sur le papier, il a vraiment tout pour plaire. C'est un bel homme, qui a l'air gentil même s'il est distant avec le monde, débrouillard et surtout mystérieux. Malgré lui, il fait tourner en bourrique les habitants de Lucky Harbor qui le surnomment “ beau gosse ” et qui veulent en savoir plus sur lui et sont à l'affût de la moindre information. C'est un ancien secouriste des forces spéciales de la marine et suite à une blessure, il est en ville depuis 6 mois pour sa convalescence.

J'aime beaucoup les habitants de Lucky Harbor, qui forment notre galerie de personnages secondaires. Nous les croisons de temps en temps, sans vraiment apprendre à les connaître mais il se dégage tout de même une atmosphère chaleureuse comme je les aime grâce à ces personnages.

En conclusion, ce quatrième tome de la saga « Lucky Harbor » ne fait certes pas partie de mes préféré, mais j'ai tout de même passé un bon moment. Le duo formé par Mallory et Ty m'a beaucoup fait sourire et ils m'ont attendrie tous les deux. Toutefois, à mon sens, l'intrigue souffre de certaines longueurs, ce qui m'a empêché de pleinement apprécier ce quatrième opus.

Je précise que vous pouvez lire ce quatrième tome sans avoir lu les trois premiers, car c'est un arc narratif totalement différent.

mercredi 17 janvier 2018

Les hommes du duc, tome 2 : Quand la passion l'emporte

Couverture Les hommes du duc, tome 2 : Quand la passion l'emporte
Les hommes du duc, tome 2 : Quand la passion l'emporte
de Sabrina Jeffries
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 384 pages

Nouveau venu chez Manton Investigations, Victor Cale se voit confier une première mission qui le conduit à Edimbourg, où il doit enquêter sur une jolie veuve, joaillière, à qui un jeune aristocrate naïf a promis le mariage. Surprise, Mme Franke n'est autre qu'Isabella, son épouse ! Faussaire de génie, elle a subtilisé des bijoux de grande valeur avant de disparaître dans la nature dix ans plus tôt. Depuis, Victor rumine sa vengeance.
Aujourd'hui, il est bien décidé à confondre cette intrigante. Mais la jeune fille effacée d'antan est devenue une femme de tête sûre d'elle, dont la beauté sensuelle ne tarde pas à l'embraser...

  • Mon avis :
J'avais beaucoup aimé le premier tome de la saga « Oublions le passé », c'est donc tout naturellement que j'ai voulu lire la suite. Ai-je trouvé le deuxième tome aussi bien que le premier ? Malheureusement, mon bilan est plutôt mitigé.

L'intrigue de ce roman est, au départ, très bonne et prometteuse. Le récit devient soporifique, je me suis vraiment ennuyée une bonne partie de ma lecture. Pourtant, le cadre avait tout pour me plaire : une enquête de bijoux volés, une intrigue où l'héroïne se retrouve à devoir jouer un double jeu, ainsi qu'une romance particulière car le duo Victor/Isabella se connaît déjà. 
Habituellement, j'aime beaucoup les romances lorsque les couples ont déjà vécu une histoire, qu'ils se retrouvent séparés pour X raison, et qui finissent par se redécouvrir. Généralement, c'est plus intense, plus crédible, les sentiments sont amplifiés... Malheureusement, je n'ai rien ressenti de tout cela avec Isabella et Victor. Ce qui pose problème, étant donné que l'intrigue concernant l'enquête n'est pas aussi palpitante qu'espéré, et que l'auteur se concentre sur sa romance.
L'enquête de Victor est assez vite écourtée, tout comme le mystère qui entoure nos deux personnages. Leurs secrets nous sont rapidement révélés, si bien que l'on fini par s'ennuyer, étant donné que l'on n'a rien à découvrir.

Isabella est une jeune femme courageuse, déterminée et débrouillarde. L'auteure m'a touchée avec l'histoire personnelle de son héroïne. Isabella aime toujours Victor, ça se sent, et elle lui ouvre de nouveau peu à peu son coeur, malgré elle. Même si leur romance ne m'a pas transportée, j'ai quand même posé un regard attendri sur ces deux personnages.
L'histoire personnelle de Victor a été abordée dans le premier tome et je l'avais adorée. J'étais impatiente de le retrouver dans sa propre intrigue, et j'avoue être un peu déçue. Je l'imaginais autrement. Je l'ai trouvé assez effacé comme homme. Ce qui fait que, malgré sa tendresse évidente pour Isabella, je n'ai pas été spécialement charmée par son caractère.

En conclusion, « Quand la passion l'emporte » n'a pas su totalement me séduire. L'intrigue est très bonne au départ, mais je trouve qu'elle finit par s'essoufler et c'est dommage. Toutefois, je ne vais pas rester sur cette impression et je vais lire la suite, que j'ai déjà en ma possession.  Dans le prochain tome j'espère retrouver une histoire avec un peu plus de panache (comme dans le premier tome).

www.jailupourelle.com/

mardi 16 janvier 2018

Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper

Couverture Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper
Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper
de Phaedra Patrick
Editeur : Milady
Poche : 377 pages

Un an après la mort de Miriam, Arthur consent enfin à se séparer des affaires de sa défunte épouse. Il découvre alors un bracelet qu’il n’avait jamais vu, et les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ?

  • Mon avis :
Arthur Pepper est un vieil homme de 70 ans, un homme à la vie réglée comme du papier à musique. Le jour de l'anniversaire de la mort de sa femme Miriam, il se décide à se séparer de ses affaires, espérant ainsi aller de l'avant et alléger, si possible, son fardeau. Arthur tombe sur un bracelet qu'il n'a jamais vu au poignet de sa femme, orné de 9 breloques mystérieuses. Sur l'une d'elle, il trouve un numéro de téléphone. Arthur rumine pendant quelques jours, puis se décide à mener l'enquête sur le passé de Miriam. Que va-t-il découvrir sur sa femme avec qui il partageait sa vie depuis 40 ans ?

Le thème du deuil est, selon moi, très bien abordé. C'est triste car grâce à la plume de l'auteur on ressent tout le désarroi de son personnage, mais pas au point de se sentir désespéré. Dans son attitude et ses réflexions, Arthur apporte une vraie fraîcheur, et Phaedra Patrick nous offre un roman porteur d'espoir.
De plus, le thème du deuil n'est pas le thème central du récit. Nous suivons avant tout Arthur dans sa enquête et sa soif de vérité. C'est toute une aventure que vit notre personnage, pour notre plus grand plaisir. Certains passages sont abracadabrandestes, mais au fond, ce n'est pas grave. Cela nous fait sourire et nous permet d'avoir des scènes vraiment drôles.
Quelque part, Arthur et son histoire m'ont fait pensé au film d'animation Disney « Là-haut » avec Monsieur Friedricksen.

Les protagonistes de ce roman sont tous très attachants. Cela vient de leur passé et leurs histoires personnelles, mais pas seulement.
S'il était de mon âge, je pourrais dire que je suis tombée amoureuse du personnage d'Arthur. C'est un vieil homme diablement touchant. On le voit évoluer sous nos yeux, passant par des moments de doute, de désespoir, de bonheur, d'interrogation. Arthur apprend qu'il peut être heureux sans Miriam, même si cela ne sera jamais parfait étant donné qu'elle est l'amour de sa vie.
On apprend à connaître Miriam à travers les yeux d'Arthur et tous les personnages du passé de sa femme qu'il rencontre. Cela a été un peu compliqué pour moi de m'attacher à elle, j'ignore si c'est parce qu'elle est un personnage à la fois absent physiquement et omniprésent dans l'esprit des protagonistes de l'histoire.
Quant à Bernadette, la voisine d'Arthur, c'est une femme douce et gentille. Elle est envahissante mais elle a vraiment le coeur sur la main. Bernadette fait preuve d'une grande patience et de compréhension envers Arthur. J'ai également bien aimé son fils, qu'on ne voit certes pas beaucoup mais qui nous offre quelques scènes cocasses en compagnie d'Arthur.

Je n'ai pas envie de vous en dire trop sur les personnages, sur leurs histoires personnelles ou sur l'aventure d'Arthur. Je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il faut découvrir soi même.

En conclusion, avec « Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper » Phaedra Patrick nous offre une histoire émouvante. Arthur est un vieil homme triste qui va découvrir le passé de sa femme Miriam, mais aussi le fait qu'il doit apprendre à vivre et à être heureux sans elle à ses côtés. Quelque part, « Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper » est un roman feel-good.

lundi 15 janvier 2018

Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux

Couverture Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux 
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux
de Martha Hall Kelly
Editeur : Charleston
Broché : 549 pages

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé. De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, laisse de côté son enfance pour travailler dans la résistance
et faire passer des messages. Mais la moindre erreur peut être fatale. Pour l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre d'enfin montrer toutes
ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...
La vie de ses trois femmes va se retrouver liiée à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l'Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l'Histoire n'oublie jamais les atrocités commises.

  • Mon avis :
« Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux » est un roman bouleversant. Non seulement parce que l'on suit l'histoire vraie de ces trois femmes, mais également parce que l'auteure a un don pour manier les mots.

Nous suivons donc l'histoire de trois femmes, juste au moment où l'Allemagne envahit la Pologne. Le récit s'étend, pour certaines, jusqu'à plusieurs années après la seconde guerre mondiale. Nous faisons la connaissance de Caroline, qui est responsable de l'aide aux familles pour le consulat de France à New York. De Herta, une femme médecin allemande à l'idéologie inquiétante. Et Kasia, une jeune fille vivant en Pologne et qui va se retrouver déportée dans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück.

Comme je le disais plus haut, l'auteure a un don pour manier les mots. C'est son premier roman et je lui ai trouvé le talent digne d'une romancière ayant publié des dizaines d'ouvrages, à l'image de Lucina Riley (qui, certes, écrit dans un registre "plus léger"). Ses descriptions font que l'on se croit aux côtés des personnages; que ce soit aux Etats-Unis avec Caroline, en Allemagne avec Herta ou aux côtés de Kasia. L'alternances des points de vue nous pousse à vouloir tourner les pages pour savoir ce qui va arriver aux héroïnes du roman, c'est vraiment très addictif.

Après les deux cents premières pages, le roman prend un certain tournant. A tel point que j'ai failli stopper ma lecture, trop sensibilisée par les faits qui se déroulent dans le roman. Toutefois, j'ai voulu continuer ma lecture, par respect envers ces femmes qui ont vécu ces choses horribles, envers les personnes qui les ont aidées, envers ces gens qui ont souffert durant cette période sombre de l'histoire, et par extension, envers toutes ces pauvres personnes qui sont mortes.

Je me suis attachée à Caroline, Kasia, Zuzanna, et bien d'autres. Ces femmes m'ont touchée, elles m'ont émues. Je suis ravie d'avoir lu leurs histoires. Caroline est une femme avec le coeur sur la main. Certains aspects de sa vie privée ont été inventés, comme nous l'explique l'auteure à la fin de son livre, mais je pense qu'elle a très bien cerné la personnalité de cette femme et nous l'a magnifiquement retranscrite dans son récit.
Comme je le disais juste au dessus, Kasia et ses proches m'ont profondément émues. Elles traversent tant d'épreuves terribles, j'étais ravie d'en voir quelques unes s'en sortir, même si ce qu'elles ont vécu laissent forcément des séquelles physiques et morales. Elles définissent les notions même de courage, de dévouement, de pardon...
J'ai haït Herta de toutes mes forces, et pourtant, Martha Hall Kelly n'en a pas fait une caricature. Herta m'a inspirée un dégoût profond, mais j'étais en même temps ravie que l'auteure ne choisisse pas de la diaboliser. Elle ne l'excuse pas, mais ne l'a pas rendue inhumaine non plus (même si ses idées le sont). A mon sens, Martha Hall Kelly n'est pas tombée dans la facilité, et elle a traité la construction de ce personnage intelligemment.

Ce roman a été également pour moi l'occasion d'apprendre pas mal de choses. Je savais qu'il y avait eu des expériences faites sur certaines prisionniers des Nazis, mais j'ignorais quoi exactement. Je ne suis pas allée voir les photos des "lapins de Ravensbrück" sur internet car j'ai eu peur de ne le pas le supporter, mais j'ai été voir les visages des soeurs qui ont inpiré les personnages de l'auteur.
Dans les manuels d'histoires et les cours au lycée, on nous apprend surtout que les Etats-Unis nous ont tous sauvés, et que les allemands étaient tous mauvais (je schématise, mais c'est ça). Mais on oublie de nous dire que les Etats-Unis ont tout fait pour repousser le moment d'entrer en guerre, qu'ils ont refusé des milliers de réfugiés, et des milliers d'enfants, renvoyant leurs bâteaux à une mort certaine. On oublie aussi de vouloir nous faire réfléchir sur le nazisme et ce que cette guerre impliquait pour les Allemands.

En conclusion, « Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux » est un roman terriblement bouleversant et percutant, qui laissera à coup sûr une marque indélébile dans mon esprit. Je respecte énormément le travail qu'a fait l'auteure pour nous livrer ce récit. Au delà de l'aspect historique du roman, l'auteure nous offre également une fresque de personnages principaux et secondaires très touchante et très bien travaillée.

« C'est un miracle, toute cette beauté qui émerge après tant d'épreuves, vous ne trouvez pas ? »
(page 517)


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samedi 13 janvier 2018

Wonder

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Wonder
de R.J. Palacio
Editeur : Pocket jeunesse
Poche : 502 pages

"Je m'appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire."
Né avec une malformation faciale, Auggie n'est jamais allé à l'école. A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège... Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux, malgré tout ?

  • Mon avis (en quelques mots) :
August, alias Auggie, est un petit garçon âgé de dix ans né avec une malformation faciale. Il a subit plusieurs opérations, mais il sera toujours différent. Pourtant, à l'intérieur, c'est un jeune garçon comme tous les autres. Maintenant que les opérations vont s'espacer, il serait capable de suivre un enseignement scolaire classique, à l'école, au lieu de faire l'école à la maison avec sa mère. Au départ hermétique à cette idée, Auggie finit par accepter d'entrer au collège en classe de sixième.

Nous suivons donc Auggie dans cette aventure, à la fois terrifiante et merveilleuse. J'ai eu la gorge serrée pratiquement à chaque chapitre de ce roman. L'auteur nous offre une histoire magnifique portée par des personnages qui le sont tout autant.
Certaines scènes m'ont brisé le coeur. Les enfants peuvent se montrer vraiment cruels et cons, mais les adultes aussi et ils n'ont, à mon sens, aucune excuse. L'histoire d'Auggie m'a certes fait pleurer mais elle m'a également donnée le sourire, notamment grâce à ses superbes personnages et de beaux moments (don la fin fait partie même si elle fait un peu " bisounours").

Nous suivons l'intrigue du point de vue d'August, mais également celui de sa soeur Olivia, le petit ami de celle-ci et ses nouveaux amis au collège. Cette fresque de protagonistes nous permet de voir comment August est perçu par ses proches, de voir à quel point il illumine leur vie et à quel point il est aimé.

Auggie est un personnage adorable que j'ai adoré. Il a beaucoup d'amour et fait parfois preuve d'auto dérision, quitte à mettre certains mal à l'aise, ce qui m'a amenée à sourire un bon nombre de fois. August est donc drôle, mais aussi intelligent, attendrissant, brave, et terriblement attachant.

C'est un livre que l'on devrait faire lire à tous les collégiens pour aborder des thèmes forts et les faire réfléchir sur : le harcèlement, le handicap, la différence, l'amour, l'amitié, le pardon, le partage... 
 
 "Nous portons tous en nous, en tant qu'humains, non seulement la capacité d'être bons, mais aussi la liberté de choisir la bonté." (page 480)

vendredi 12 janvier 2018

Le garçon en pyjama rayé

Couverture Le garçon en pyjama rayé
Le garçon en pyjama rayé
de John Boyne
Editeur : Folio jeunesse
Poche : 202 pages

Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu'il s'agit de l'histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l'autre côté d'une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister.

  • Mon avis (en quelques mots) :
Ce roman jeunesse est bouleversant ! L'auteur y traite le sujet des camps de concentration mais d'une façon bien singulière, à travers les yeux d'un jeune allemand qui n'est au courant de rien concernant la guerre et l'extermination des populations.

Nous suivons Bruno, neuf ans, qui doit quitter sa maison de Berlin avec sa mère, sa soeur, et son père qui travaille pour le "Fourreur". Ils déménagent à "Hoche Vite", où leur maison est plutôt agréable, mais de l'autre côté de la clôture, Bruno se rend compte que l'atmosphère est sinistre. Il se pose des questions, mais n'a aucune réponse. Il décide donc d'aller se promener le long de cette clôture et c'est là qu'il fait la connaissance de Schmuel, qui a son âge, mais il est toujours triste, sale et affamé.

Bien que l'horreur ne nous soit pas décrite directement, nous en tant qu'adulte-lecteur, nous savons ce qui s'est passé durant cette période. J'ai été très touchée non seulement par les personnages, mais également par rapport à la singularité du traitement de l'histoire. C'est une période sombre de l'humanité et je me demande toujours comment des êtres humains ont pu faire ça à d'autres :(

On peut regretter la naïveté un peu trop forte de Bruno, ou le fait que l'histoire ne soit pas hyper approfondie. Toutefois, il faut garder à l'esprit que c'est un roman pour les très jeunes lecteurs, à partir de 9 ans.