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jeudi 7 décembre 2023

Les étoiles brillent plus fort en hiver


Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l'année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d'Agathe ne fait qu'un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d'Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c'est avec lui qu'elle devra traiter.
Lui et personne d'autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu'un père Noël et son chat magique viennent d'être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s'amuser ? Mais aux dépens de l'un comme de l'autre, bien sûr...

Mon avis...

J'ai passé un bon moment avec ma première histoire de Noël pour la saison 2023. Ce n'est pas un coup de coeur, mais c'était très sympa.

Les personnages principaux et secondaires sont touchants et leurs histoires personnelles m'ont beaucoup plu. J'ai été un peu moins séduite par la romance qui est bien trop rapide à mon goût (et presque exclusivement sur la fin); ainsi que par le "combat" entre Agathe et Alexandre. On est au delà des joutes verbales sympa et drôles et ça frise parfois le ridicule à mon goût...

J'ai beaucoup aimé la petite touche de magie de Noël que Sophie Jomain a distillée dans son roman. Il en va de même pour l'aspect très famille du récit, qui m'a définitivement charmée.

samedi 22 juillet 2023

Le souffle des rêves

 

New York, 1987. Chroniqueuse musicale pour un journal, Abby ne sait plus où elle en est. Depuis qu’elle essaye désespérément de tomber enceinte, ses relations avec son mari sont de plus en plus tendues. Sur un coup de tête, elle fait ses valises pour la région de Cork, en Irlande, où vit Caitlin, sa mère, une célèbre actrice qui l'a confiée à sa grand-mère, Lucy, étant bébé. Un soir, Caitlin lui remet une valise remplie de souvenirs et de cassettes audio enregistrées par Lucy. Celle-ci y raconte sa vie d’Irlandaise émigrée à New York au début du xxe siècle. Une histoire qui pourrait bien changer le cours de la vie d’Abby ...
Ce voyage sur la terre de ses ancêtres lui permettra-t-il de faire la paix avec elle-même ?


Mon avis...

Quelle pépite 😍 ! Ce dixième roman de Clarisse Sabard est un vrai coup de coeur pour moi. J'ai adoré cette histoire de destins croisés.

     Ce roman est une véritable réussite. L'auteure nous offre une histoire passionnante que l'on a du mal à lâcher. L'alternance des époques est bien équilibrée. J'ai l'habitude de lire des romans où les destins se croisent à travers les époques et bien souvent, je suis un peu déçue lorsque l'on se retrouve "dans le présent" et j'ai du mal à accrocher à une des deux époques. Là, cela n'a pas du tout été le cas : j'avais autant envie de suivre Abby dans les années 1980 que Lucy dans les années 1920. J'ai ressenti une pointe de nostalgie lorsque nous sommes en 1987 avec Abby. Étant une enfant des années 80/90 bon nombre de références m'ont parlée 😅

     Cela vient du fait que Clarisse Sabard nous offre des personnages hauts en couleurs intéressants à suivre, des femmes fortes, et elle nous dépeint magnifiquement sa fresque familiale imparfaite.
     Si je n'ai pas spécialement apprécié le personnage d'Abby au début (notamment à cause de sa relation avec son mari, son manque d'affirmation) j'ai appris à la comprendre et j'ai aimé la voir évoluer et chercher des réponses.
     Tandis qu'avec Lucy, cela a été un coup de foudre immédiat. Que ce soit lorsqu'elle est enfant ou à travers les cassettes laissées à sa petite fille, nous découvrons un personnage touchant, doté d'une force incroyable.

     L'auteure nous offre à la fois un voyage dans le temps mais aussi à travers les continents. Si j'ai aimé me retrouver dans les années 1920 ou dans les années 1980, j'ai également adoré passer de l'Irlande aux Etats-Unis. Ce sont deux pays que j'affectionnent, et leur histoire, qu'elle soit propre à chacun des pays ou leur histoire commune, me passionne. Clarisse Sabard aborde bon nombre de thématiques historiques et j'admire toutes ses recherches faites pour nous livrer une histoire si juste historiquement (la prohibition, les gangs, le conflit lié à l'IRA, l'histoire d'Ellis Island cette porte du rêve Américain, l'immigration, le naufrage du Titanic...).

     En somme, j'ai adoré ce voyage offert par l'auteure, qu'elle nous propose avec une plume toujours aussi riche et pleine d'émotions. Vivement le prochain roman à découvrir 🥰


jeudi 28 mars 2019

Les héritiers du fleuve, double, tome 1 : 1887-1914

Couverture Les héritiers du fleuve, double, tome 1 : 1887-1914
Les héritiers du fleuve, double, tome 1 : 1887-1914
de Louise Tremblay d'Essiambre

Editeur : Charleston
Broché : 420 pages

D'une rive à l'autre du Saint-Laurent, des familles attachantes aux destins entrecroisés voguent entre amitiés et rivalités, drames déchirants et bonheurs intenses.
Nous voici au XIXe siècle, en bordure du Saint-Laurent, là où le fleuve se mêle à la mer. Deux rives : celle du nord, aride et majestueuse ; celle du sud, tout en vallons et terres fertiles. Des couples et leur parenté : Alexandrine et Clovis, Albert et Victoire, Emma et Matthieu, ainsi que James O'Connor, Irlandais immigré, seul membre de sa famille ayant survécu à la traversée.
À l'aube du XXe siècle, modernité et tradition s'affrontent. Joies, infortunes et espoirs fous ponctuent les jours des témoins de cette ère nouvelle.

  • Mon avis :
Ce livre a été un véritable coup de cœur ! 💗 Je l'ai lu l'été dernier et j'étais persuadée d'en avoir fait une chronique. Mais il y a peu, en mettant le nez dans mes carnets de notes, je me suis rendu compte que je ne l'avais pas faite 😱. Ma lecture date donc de longtemps, mais je vais essayer de vous donner un avis suffisamment détaillé pour vous donner envie de lire ce livre, qui est une véritable pépite.

Nous suivons des familles différentes, vivant sur la rive Nord du fleuve St-Laurent, sur la rive Sud, et un personnage masculin au peu isolé, qui vit plus loin. Ces personnages sont tous liés les uns aux autres et forment une fresque hyper intéressante à suivre. Je me suis très vite attachée à tout ce petit monde.

Les protagonistes secondaires ne sont pas en reste, ils forment une galerie hétéroclite mais ô combien intéressante ! Ils sont un véritable plus, et viennent parfaire ce roman.

Le monde des personnages de l'auteure est fait de labeur, d'amour, d'amitiés, d'espoir, mais aussi d'épreuves difficiles, de déceptions et parfois de rêves brisés. On passe par tout un panel d'émotions, allant du sourire à la commissure des lèvres, aux larmes qui perlent aux coins des yeux. L'auteure m'a beaucoup émue avec sa plume.

Si vous aussi vous adorez les grandes sagas familiales qui se déroulent sur plusieurs décennies, ce livre est fait pour vous ! Ces destins qui s'entrecroisent sont passionnants et pour ma part, j'attends impatiemment la suite 😍

lundi 4 février 2019

La vie est belle et drôle à la fois

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La vie est belle et drôle à la fois
de Clarisse Sabard
Editeur : Charleston
Broché : 287 pages

« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m'y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. »
Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer…

  • Mon avis :
Léna et son frère Tom, ainsi que sa fille Violette, viennent tous les trois passer les fêtes à Vallenot chez leur grand-mère et leur mère, mais cette dernière n'est pas là. Elle leur a laissé une petite lettre dans laquelle elle leur explique qu'elle va s'atteler à réaliser ses rêves et pendant ce temps, leur mère veut que ses enfants en profitent pour se retrouver et passer Noël ensemble. Petite ombre au tableau, Lena exècre la période de Noël. Toutefois elle se résout à rester sur place pour faire plaisir à sa grand-mère paternelle...

J'ai lu tous les romans de Clarisse Sabard, et à chaque fois ce fut un vrai délice. J'ai découvert "La vie est belle et drôle à la fois" un peu avant Noël et à mon sens c'est l'ambiance idéale pour découvrir ce roman. Toutefois, vous pouvez très bien le lire et l'apprécier tout au long de l'année !

Je suis au regret d'écrire que ce roman de Clarisse Sabard ne m'a pas tout à fait convaincue, et ça me fait mal au cœur. J'ai apprécié l'ambiance de Noël, les personnages secondaires, le fait que peu à peu Léna se laisse porter par l'ambiance de Noël (ce n'est pas un spoiler, on s'en doute un peu), ainsi que les petits moments familiaux retranscrits par l'auteure. J'ai aimé le fait que l'on ne se retrouve pas dans une histoire de Noël "nunuche" (même si ça fait du bien de temps en temps) ou conventionnelle, et que Clarisse casse un peu les codes du genre. 

Toutefois, je n'ai pas vraiment accroché avec la personnalité de Léna ( et c'est problématique lorsqu'il s'agit d'un personnage principal) ni avec celle de Violette ( sans doute à cause de son petit côté superficiel et futur youtubeuse en herbe). Le mystère autour de l'enfance de Léna m'a émue certes, mais cela ne m'a pas vraiment intriguée. La petite amourette de Léna ne m'a pas non plus passionnée.

Je dois tout de même souligner que l'écriture de l'auteur est toujours aussi plaisante. C'est fluide, c'est un texte de qualité et je pense que c'est ce qui a fait que je ne me suis pas ennuyée, même si je n'ai pas été convaincue par cette histoire, comme je le disais plus haut.

En conclusion, cette lecture n'a pas été un coup de cœur pour moi. Toutefois, Clarisse est une auteure talentueuse que j'adore (et une femme en or) c'est pourquoi je vous conseille de vous faire votre propre avis sur « La vie est belle et drôle à la fois » car c'est un roman qui a été très apprécié par bon nombre de lectrices. Pour ma part, j'attends avec impatience son prochain roman, à paraître en mars 2019.
 

« La mort est injuste pour ceux qui restent, Léna. Parce qu'elle nous rappelle que tout peut s'arrêter en quelques secondes et que nous n'avons pas vraiment pris le temps d'en profiter. »

lundi 3 décembre 2018

Les roses de Hartland

Couverture Les roses de Hartland 
Les roses de Hartland
de Nikola Scott
Editeur : Charleston
Broché : 439 pages

Addie pensait tout savoir de sa mère, Elizabeth, tout juste disparue. Mais le jour où une jeune femme surgit sur le pas de sa porte, prétendant être sa soeur, Addie vacille. Tout ce qu'elle a toujours cru n'était donc que mensonges ? Et que s'est-il passé, au cours de ce bel été de l'année 1958 qu'Elizabeth a passé avec la richissime famille Shaw dans leur manoir de Hartland, sur la côte sauvage du sud-ouest de l'Angleterre ?

  • Mon avis :
Au moment du premier anniversaire de la mort de sa mère, Adie découvre que celle-ci avait un secret : une autre fille, Phoebe, et jumelle d'Adie. Au départ elle ne veut pas y croire mais les preuves s'accumulent... Pourquoi sa mère a-t-elle menti ? Comment a-t-elle pu les séparer ?

Au fil des pages nous suivons Adie et Phoebe dans leur quête de vérité, tout en découvrant le passé de leur mère. 
Le récit alterne donc entre deux époques, l'une en 2000 narrée par Adie, et l'autre en 1958 racontée par sa mère, Lizzie.

J'ai été très touchée par la jeune Lizzie, un peu moins par sa version plus âgée, que l'on voit à travers les souvenirs d'Adie et ses sentiments. Lizzie perd peu à peu sa naïveté pour devenir quelqu'un de très amer. Sa vie a été terrible et déchirante, remplie de traumatismes et de moments difficiles. On comprend aisément qu'elle ait pu devenir si triste par moments. Toutefois, j’ai eu du mal avec le fait qu'elle ait été très dure avec Adie, qui n'était qu'une enfant en quête d'attention et d'amour. 

Adie, Lizzie et Phoebe sont toutes les trois des femmes très fortes. Elles ont certes des caractères différents, mais ont des points communs : leur force, leur indépendance, leurs destins bouleversants.

Des thèmes très durs sont abordés, comme par exemple la condition des femmes dans la période de l'après-guerre, les lourds secrets de famille et leurs conséquences, la maltraitance des mères célibataires dans les années 50 et 60, l'emprise des hommes sur les femmes...
Pourtant, malgré ces thèmes qui font mal au coeur, j'ai adoré ce roman. Je l'ai trouvé triste mais également plein d'espoir. De plus, j’ai beaucoup aimé suivre nos héroïnes, les voir grandir et évoluer. 

En conclusion, Nikola Scott nous livre un roman poignant, où nous expérimentons tout un panel d'émotions en compagnie de ses personnages. Le mélange entre le passé et le présent permet de nous livrer une intrigue captivante. "Les roses de Hartland" a été un véritable coup de coeur. Amateurs de secrets de famille et de quête identitaire, je vous recommande chaudement cette lecture !

jeudi 25 octobre 2018

Nous danserons encore sous la pluie

Couverture Nous danserons encore sous la pluie
Nous danserons encore sous la pluie
de Valérie Bel
Editeur : Diva Romance
Semi poche : 224 pages

Marie et Damien viennent de fêter leurs 30 ans, il s'aiment, ils ont des projets de mariage et de bébé. Leur amour est solide. Leur avenir, plein de promesses.
Survient un accident. Damien est frappé d'amnésie. Il ne se souvient plus qui est Marie pour lui.
Dès lors, que restera-t-il des promesses et de leur amour ?
Ce lien, en apparence si fort, n'est-il qu'un fétu de paille balayé par le premier vent contraire ?

  • Mon avis :
Damien et Marie ont trente ans et sont ensemble depuis leur adolescence. Lorsque Damien a un accident et est renversé par une voiture, il se réveille avec aucun souvenir après ses quatorze ans, soit aucun de sa relation avec Marie. Il ne reste que les souvenirs de sa version à elle, une sorte de version tronquée de leur histoire. Et alors que Marie s'évertue à aider Damien, ce dernier semble terriblement absent...

Je pensais lire l'histoire d'un couple qui apprend à se découvrir de nouveau, qui apprend à s'aimer de nouveau. Or, cela n'a pas été le cas et j'ai été grandement déçue. Pour moi, Marie a toujours idéalisé sa relation avec Damien. Elle est beaucoup trop naïve et porte de grandes oeillères. Je fais partie des gens qui pensent que l'amour ne doit pas faire souffrir, ou en tout cas, l'être aimé ne doit pas faire souffrir l'autre. Et niveau souffrance provoquée par l'autre, on atteint un sacré level de la part de Damien. Pour moi, il n'a jamais été ni gentil, ni adorable, ni amoureux; que ce soit avant l'accident ou après.

Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé la relation entre Damien et Marie, celle-ci ne m'a pas émue et elle m'a même énervée. A mon sens, ce n'est pas une histoire d'amour qui "fait rêver".
La plupart des lectrices ont vu dans ce roman l'histoire d'un couple qui vit des épreuves. Moi j'y ai seulement vu un couple mal assorti qui se force à rester ensemble, avec une héroïne maltraitée mentalement par son coinjoint odieux et égoïste.

Pour conclure, cela a été une immense déception pour moi. Je suis totalement passée à côté de cette histoire et elle ne m'a pas touchée. Ce roman fera malheureusement partie de la catégorie "vite lus, vite oubliés". Toutefois, je vous conseille de vous faire votre propre avis car j'ai lu des tonnes d'avis dithyrambiques à son sujet, et très peu de négatifs.

dimanche 23 septembre 2018

La colline aux esclaves

Couverture La colline aux esclaves 
La colline aux esclaves
de Kathleen Grissom 
Editeur : Charleston
Broché : 428 pages

À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions... En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d'autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.

  • Mon avis (en quelques mots) :


L'auteure nous offre une histoire à la fois captivante, prenante et émouvante. J'ai eu du mal à me décider à me lancer dans cette lecture, car j'avais peur qu'elle soit beaucoup trop poignante. Je suis très sensible à ce genre d'histoire, où l'on découvre le pire de l'humanité, l'esclavage, les camps de concentration, les horreurs de la guerre... À chaque fois je me demande comment l'être humain peut faire preuve d'aussi peu d'empathie et peut volontairement porter préjudice à un autre.

Je me suis sentie bouleversée par les destins entrecroisés de ces personnages que l'on suit. L'auteure nous parle d'amour, d'amitié, de famille, des liens du sang et des liens du cœur, et aussi de l'espoir.
Kathleen Grissom nous fait ressentir tout un panel d'émotions : la joie, la tristesse, l'injustice, la douleur, la honte, des instants de bonheur...

J'avoue avoir eu un peu de mal avec le personnage de Lavinia dans certaines étapes de sa vie. Elle est parfois vraiment chiante et beaucoup trop naïve. La jeunesse n'excuse pas tout, surtout lorsque l'on vit dans un monde si dur et qu'on vit les terribles choses qu'elle a vécues.
C'est la seule raison pour laquelle je ne peux pas mettre 20/20 à ce livre.

En conclusion, je trouve que c'est un roman à découvrir. Il peut être parfois dur à lire émotionnellement, mais il permet de ne pas oublier ce dont l'Homme est capable, et je l'espère, pousser les gens à être meilleurs envers les autres. C'est également un roman "divertissant" si l'on peut dire, où se mélangent bon nombre de personnages différents mais tous attachants. 

Sinon, j'ai déjà la suite dans ma PAL et je pense que je ne vais pas tarder à lire « Les larmes de la liberté ».

dimanche 5 août 2018

Une promesse dans les rocheuses

Couverture Une promesse dans les rocheuses 
Une promesse dans les rocheuses
d'Elizabeth Lowell
Editeur : Diva romance
Poche : 464 pages

Willow Moran a tout perdu sauf ses pur-sang arabes. Caleb Black est le seul qui puisse l’aider à retrouver son frère dans les Montagnes rocheuses du Colorado. Mais elle craint cet homme déterminé, car Caleb est aussi indompté et imprévisible que le territoire sauvage qu’il affectionne.

Toutefois, même si elle le défie sans arrêt, cette fougueuse dame du Sud sait que cet homme fier et solitaire fait partie de son destin. Et peu importe les dangers qui les menacent, ils doivent les affronter ensemble – car Willow a provoqué chez Caleb une passion si intense, un besoin si puissant qu’il terrasserait le Diable lui-même pour la posséder.

  • Mon avis :
Willow Moran, originaire de la Virginie de l'Ouest, est à la recherche de son frère Matthew. Afin d'éviter trop de question, elle se présente comme sa femme. Caleb Black, un pistolero, va la guider dans les rocheuses. De son côté, il va lui aussi mentir puisqu'il ne dit pas qu'il est à la recherche de Matthew depuis des mois, car il veut se venger. Un voyage de mille kilomètres les attend, celui-ci s'annonce long et périlleux, dans une ambiance particulière à cause des mensonges.

Au départ, j'ai été charmée par le récit, par l'ambiance. La vie à la dure dans les Rocheuses et les paysages américains des XVIIIeme et XIXeme siècles, sont des choses qui me passionnent. Toutefois, cela a été terni par des personnages inintéressants et une intrigue soporifique au possible.
De plus, j'ai trouvé les réactions de Caleb et leur relation pas vraiment crédibles, pour moi, ça sonnait faux. Au fil des pages, on passe à côté du reste : les paysages magnifiques et l'intrigue. L'auteur nous assomme avec des descriptions interminables concernant le quotidien des deux héros et avec des évènements intéressants bien trop vite expédiés. Les retournements de situation n'ont même pas le temps de pimenter le récit que c'est déjà fini !

Comme je le disais plus haut, je n'ai pas été emballée par les personnages, que ce soit individuellement ou ensemble d'ailleurs.
Willow est une femme à la fois courageuse et nunuche. C'est un curieux mélange, j'en convient, mais c'est ce que j'ai ressenti. Le pire, c'est vers la fin du récit, où j'ai trouvé que Willow agit comme une gamine chiante aux réactions puériles. Quant à Caleb, il est plutôt du genre "brute épaisse", limite à se taper le torse en disant "moi vouloir toi, toi être femme à moi" et j'avoue que ça ne m'a pas du tout charmée.

En conclusion, pour moi, « Une promesse dans les rocheuses » souffre de beaucoup trop de longueurs pour être agréable. De plus, la relation entre Caleb et Willow n'est pas crédible et je l'ai trouvé diablement soporifique. Dommage !

dimanche 22 juillet 2018

La mélodie de l'été

Couverture Retour à Cedar Cove, tome 3 : Une lettre en été / La mélodie de l'été 
Retour à Cedar Cove, tome 3 : La mélodie de l'été
de Debbie Macomber
Editeur : Charleston
Poche : 334 pages

L'été est une saison importante pour la maison d'hôtes de Jo Marie Rose. Mark Taylor et elles ont passé beaucoup de temps ensemble pour aménager au mieux ce lieu paradisiaque. Et même si la jeune femme essaie de se persuader que Mark n'est qu'un ami, elle pense beaucoup à lui ces derniers temps, alors que, finalement, elle se rend compte qu'elle le connaît très peu. Désireuse d'en apprendre plus sur son passé, elle sait aussi qu'il lui faudra affronter d'abord le sien avant d'avancer dans la vie. Mais pour le moment, il est nécessaire d'accueillir trois nouveaux visiteurs. Ellie Reynolds a 23 ans, et arrive à Cedar Cove pour rencontrer Tom, un homme avec qui elle correspond depuis des mois et dont elle pense être tombée amoureuse. Maggie et Roy Porter sont là pour leurs premières vacances seuls sans les enfants. Ils espèrent retrouver la flamme de leur amour et regagner chacun la confiance de l'autre. Mais Maggie a un dernier secret à lui avouer, qui pourrait bien faire éclater son mariage.

  • Mon avis :
Jo Marie Rose, jeune veuve de trente sept ans, est propriétaire d'une maison d'hôtes à Cedar Cove. Dans ce troisième tome nous suivons trois arcs narratifs, imbriqués les uns les autres grâce à l'héroïne. D'un côté nous avons le duo Jo Marie et Mark, l'histoire du couple marié Maggie et Robb, et la rencontre de Tom et Ellie.

Je n'ai pas lu les deux premiers tomes de la saga car j'ignorais que "La mélodie de l'été" était un troisième tome. Toutefois, cela ne m'a pas dérangée pour la compréhension de l'intrigue. En revanche, cela m'a donné envie de me plonger dans la saga en entier. J'ai d'ailleurs commencé par lire les deux nouvelles "Notre rencontre" et "Perdu et retrouvé à Cedar Cove", et j'ai tout autant adoré.

Les histoires et l'ambiance de "La mélodie de l'été" m'ont fait penser à la série télévisée "Good witch" que j'aime beaucoup. Les deux ont une héroïne veuve (malheureusement), très douce et bienveillante, qui vient en aide aux autres. Jo Marie est adorable, elle soigne les coeurs blessés, remonte le moral et donne de précieux conseils. C'est une femme qu'on adorerait tous avoir comme amie.
Le mari de Jo Marie est mort il y a deux ans dans un accident d'hélicoptère en Afghanistan. Elle souffre encore de sa perte mais elle commence à penser à Mark autrement que comme un ami.

Vous l'aurez compris, je me suis beaucoup attachée à l'héroïne. Il en va de même pour l'ensemble des protagonistes du roman. Ils sont touchants, attachants et très intéressants.

La plume de l'auteure m'a happée du début à la fin. Debbie Macomber a créé une saga prenante, aux histoires intriguantes et aux personnages à la fois hétéroclites et attachants,  le tout planté dans un superbe décor.

En conclusion, "La mélodie de l'été" a été une excellente surprise. C'est une saga très positive, qui nous montre que malgré les épreuves, on peut trouver le bonheur. C'est le genre de roman doudou que j'affectionne tout particulièrement.

samedi 16 juin 2018

La dernière traversée

Couverture Les amoureux de l'Empress / La dernière traversée 
La dernière traversée
de Caroline Pignat
Editeur : Charleston
Poche : 400 pages

Bannie de la résidence familiale en Angleterre, Ellie est embauchée en 1914 pour travailler à bord de l'Empress of Ireland. Dès la première traversée, elle est attirée par Jim, un jeune homme mystérieux qui travaille comme souffleur dans les fournaises du paquebot. C'est le coup de foudre... jusqu'au soir du terrible naufrage au large de Rimouski au cours duquel le jeune couple est séparé. Ellie retourne à Liverpool pour tenter de retrouver le courage de vivre après la disparition de son amoureux. Là-bas, un ambitieux journaliste souhaite écrire l'histoire de cette épouvantable nuit. Aussi offre-t-il à la jeune femme, en échange de son témoignage, des feuillets du journal de Jim retrouvé parmi les débris du naufrage. Page par page, Ellie découvre alors les secrets de son bel amant. Lorsqu'elle apprend que la dépouille de Jim n'a jamais été repêchée, un espoir fou renaît...

  • Mon avis :
La grand tante d'Ellen Hardy, dix-huit ans, l'envoie sur l'Empress of Ireland pour y être femme de chambre. Ellen s'y rend sous un faux nom : Ellie Ryan, avec sa bonne, Meg Bates. Le bateau fait Liverpool/Québec en six jours seulement. Lors de ces traversées, Ellie y découvre la dure vie des domestiques, le travail harassant, mais elle découvre également l'amitié avec Meg, et l'amour, avec Jim Farrow, un des machinistes. Leurs vies basculent la nuit où l'Empress of Ireland sombre dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent, près de Rimouski.

Je suis très sensible aux catastrophes de cette ampleur et des conséquences qui en découlent. J'avais hâte de lire ce roman et de découvrir l'histoire d'Ellie Ryan. J'ai immédiatement été happée par cette intrigue terriblement addictive. Chaque fin de chapitre m'a donné envie de découvrir le prochain.
Les personnages principaux vivent des situations difficiles et traversent des moments vraiment très durs. Pourtant c'est un roman plein d'amour, d'amitié, avec des moments très touchants.
J'ai vécu cette "aventure" à fond, comme si j'étais une petite souris placée sur l'épaule d'Ellie. J'ai été émue, j'ai souri, et j'ai également ressenti de la colère envers certains évènements et personnages. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Caroline Pignat nous livre un roman riche en émotions.

C'est également un roman "instructif" qui m'a permis d'en savoir plus sur cette catastrophe maritime que je ne connaissais pas, je l'avoue. Le bateau a levé l'encre à Québec avec 1477 personnes à bord et il y a eu seulement 465 survivants. Proportionnellement, ce naufrage est plus meurtrier que celui du Titanic ou celui du Lusitania. Pourtant, la catastrophe qui a touché l'Empress of Ireland a été un peu oubliée à cause de la Première Guerre Mondiale déclenchée un mois plus tard et de l'absence de passagers "prestigieux".

Pour conclure, « La dernière traversée » a été une très bonne lecture. L'auteure nous livre une histoire très poignante, à la fois belle et tragique. Le roman laissera à coup sûr une marque indélébile dans mon esprit. Je respecte énormément le travail qu'a fait l'auteure pour nous livrer ce récit. Au delà de l'aspect historique du roman, Caroline Pignat nous offre également une galerie de personnages principaux et secondaires très touchante.

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jeudi 14 juin 2018

Le jardin de l'oubli

Couverture Le jardin de l'oubli
Le jardin de l'oubli
de Clarisse Sabard
Editeur : Charleston
Broché : 427 pages

1910. La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la Belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d'un secret.

Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d'une dépression, se rend dans l'arrière-pays niçois afin d'écrire un article sur la Belle Époque. Sa grand-tante va lui révéler l'histoire d'Agathe, leur aïeule hors du commun. En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir.

  • Mon avis :
Le récit alterne entre le présent avec l'histoire de Faustine, et le passé avec Agathe, dont nous suivons le destin dès 1910. Le décor change également puisque nous évoluons entre deux époques vraiment très différentes. L'intrigue de ce roman est terriblement addictive. Chaque fin de chapitre m'a donné envie de découvrir le prochain.

Clarisse Sabard nous transporte aisément entre les deux époques, nous offrant une intrigue familiale passionnante. Je suis friande des histoires du genre et j'en ai lues plusieurs. Bien souvent, la partie dans le passé m'intéresse davantage, si bien que je ressens un certain "déséquilibre" concernant l'intrigue, quand bien même j'aime ma lecture. L'auteure a réussi à équilibrer son roman, nous livrant une intrigue aussi passionnante dans le passé que dans le présent. J'ai pris plaisir à suivre les aventures de Faustine &Co., tout comme j'ai adoré voyager dans le temps avec Agathe &Cie.
De plus, j'ai trouvé que Clarisse Sabard nous offrait une plume un peu plus poétique que ses précédents ouvrages, elle m'a totalement charmée. C'est un roman dans lequel j'ai trouvé des paroles pleines de sagesse.

Clarisse Sabard nous livre également une histoire d'amour peu commune, dans le sens où elle est différente des autres romans. Mais je la trouve plus vraie, plus authentique. A mon sens, c'est beaucoup plus crédible ainsi. L'auteure prend le temps de faire évoluer la relation de ses personnages, ils ne se jurent pas un amour éternel au premier regard, même si entre eux ça fait tilt ;)

Faustine et Agathe sont des héroïnes fortes et courageuses.
Faustine est une jeune femme maladroite et attachante. Elle manque de confiance en elle, mais elle va la trouver au fil des pages.
Je me suis également prise d'affection pour Agathe, et ce dès le départ. On découvre son histoire au fur et à mesure que Faustine la découvre, les indices se succèdent et chaque découverte nous pousse à enchaîner les pages, nous passionnant jusqu'à la toute dernière.
La galerie de personnages du récit (dans le passé ou le présent) est plutôt réussie. Ils m'ont émue, touchée, ou parfois même agacée. Le fait est que chaque protagoniste suscite des émotions différentes, et je trouve ça très intéressant.

C'est un roman très positif malgré quelques thèmes parfois pas très joyeux : la maltraitance conjuguale, les amours gâchés, la place inférieure de la femme dans la société... Il y a des personnages résolument positifs (comme Gaby, Caroline, Faustine) qui font du bien au roman. Il y a également pas mal de scènes cocasses, de remarques drôles, des mini intrigues pleines d'émotions (celle d'Hammad par exemple).

En conclusion, « Le jardin de l'oubli » a été une excellente lecture, un vrai petit coup de coeur. Clarisse Sabard signe un roman de fiction historique passionnant, renfermant son lot de drames mais aussi son lot de sagesse et d'humour. Après « La plage de la mariée » et « Les lettres de Rose », je dirais que l'auteure a le don de nous offrir de vraies pépites littéraires !

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L'amour à pleines dents

Couverture L'amour à pleines dents ! / L'amour à pleines dents
L'amour à pleines dents
de Cali Keys
Editeur : Charleston
Collection : Diva
Poche : 347 pages

À vingt-quatre ans, Mélissa Müller, compositrice-interprète, quitte la Suisse (et donc la fondue au fromage et le chocolat), direction le Québec (et donc la poutine et le smoked-meat) ! Mais ce qu'elle n'avait pas prévu (mais pas du tout du tout), c'était que son chéri la plaquerait en pleine balade romantique sur le Mont-Royal. Seulement Mélissa ne peut pas retourner en Suisse. Pas tout de suite, du moins. Car ce qu'elle n’a dit à personne, c'est qu'elle s'est inscrite au concours Best Singer, et qu'elle compte bien le gagner.

Diane a perdu Charles, son mari, il y a quelques années. Pour ne pas sombrer dans la dépression, elle s'investit dans son magasin de cupcakes, Sweet Cuppins, et engage Mélissa sur-le-champ. Ensemble, elles vont apprendre à reprendre goût à la vie, à aller au bout de leurs aspirations. Et qui sait, peut-être vont-elles aussi retrouver l'amour ?

  • Mon avis :
Mélissa a rencontré Steve il y a cinq ans, lorsqu'elle était sur les bancs de l'université. Elle pense qu'ils sont heureux ensemble, et lorsqu'il est muté au Canada, Mélissa n'hésite pas à le suivre. Malheureusement, Mélissa se rend enfin compte que Steve n'est pas là pour elle, qu'il ne croit pas en elle, il ne la soutien jamais dans ses projets. Lorsque Mélissa est sélectionnée pour passer le casting de l'émission Best Singer (une sorte de The Voice ou Nouvelle Star), elle n'en parle pas à Steve car elle sait qu'il ne comprendrait pas. Quelques semaines après leur arrivée, Steve largue Mélissa. Heureusement pour notre héroïne, elle va croiser la route de Diane, propriétaire d'un magasin de cupcakes qui a le coeur sur la main !

Les héroïnes de ce roman sont toutes les deux très attachantes. Cela vient du fait de leur passé et de leurs blessures émotionnelles, mais pas seulement.
Diane est une femme douce et gentille, qui a beaucoup souffert de la mort de son mari et des conditions dans lesquelles elle l'a perdu, et elle en souffre encore d'ailleurs. Elle fait preuve d'une grande patience, de gentillesse et de compréhension face à Melissa. On sent qu'elle a le coeur sur la main. Diane est une femme que j'adorerais avoir pour amie.
Quant à Méliss, c'est une jeune femme parfois drôle, pétillante, très sympathique et qui veut aller au bout de ses rêves. Je l'ai parfois trouvée un peu trop naïve ou pas assez combattive sur certaines choses, mais je l'ai beaucoup appréciée.

J'ai adoré la relation entre Diane et Mélissa. Elles ont un vrai coup de coeur amical, et jai ressenti beaucoup d'émotion à la lecture de leurs aventures. J'ai également beaucoup sourit à la lecture de cette histoire, surtout lors des rendez-vous pourris de Diane. C'est vraiment un livre feel-good, qu'on déguste tranquillement un dimanche après-midi pour se détendre.

Là où le roman ne m'a pas vraiment convaincue, c'est dans la romance entre Mélissa et Matthew. A mon avis, elle n'était pas nécessaire, dans le sens où la quête du bonheur de Mélissa n'avait pas besoin de passer par là. De plus, j'ai trouvé cette romance incompréhensible. On assiste à très peu de moments où ils sont ensemble, où ils ont des intéractions, du coup on se demande comment ils peuvent en arriver à se vouer un amour éternel... Ils ne partagent pas grand chose et ne se connaissent pas vraiment. Dommage.

En conclusion, « L'amour à pleines dents » est un roman feel-good vraiment prenant. C'est une jolie lecture avec de l'émotion et qui prête à sourire. J'ai aimé suivre les aventures des deux héroïnes et j'ai été touché par leur duo. En revanche, je n'ai pas apprécié la romance mise en place.

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dimanche 29 avril 2018

La vallée des oranges

Couverture La vallée des oranges 
La vallée des oranges
de Béatrice Courtot 
Editeur : Charleston
Broché : 224 pages

Marseille, 2016
En démontant le faux plafond d’un hôtel en travaux, un ouvrier tombe sur une boîte en fer rouillée contenant les souvenirs d’une vieille dame. Magdalena. Mais que se cache-t-il derrière cette photo de mariage ?
Son arrière-petite-fille, tenancière du Café de l’Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines qu’elle ignorait jusqu’alors. Elle quitte son quotidien épuisant pour la douceur et le farniente méditerranéens. Dès son arrivée sur l’île, Anaïs va réveiller des secrets de famille cachés depuis des générations. Mais la tâche ne s’avère pas si facile. Miquel, le nouveau propriétaire de
l’orangeraie qui appartenait à son aïeule, ne se montre pas du tout coopérant.

Majorque, 1935
Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village qui devient le théâtre d’affrontements sanglants et de drames familiaux. Au péril de sa vie, Magdalena s’engage alors dans la résistance, avant de devoir s’enfuir vers la France.

  • Mon avis :
Les éditions Charleston ont le don pour trouver des pépites littéraires. Les trois romans qui ont eu le prix du livre romantique sont tous les trois différents, mais ils ont un point commun : Ils sont géniaux !

Le récit alterne entre le présent avec l'histoire d'Anaïs, et le passé avec Magdalena, dont nous suivons le destin dès 1935. Le décor change également puisque nous évoluons entre la France et Majorque. On navigue aisément entre les deux époques. D'ailleurs, chaque fin de chapitre nous donne envie de poursuivre notre lecture pour découvrir ce qui va arriver à Anaïs ou ce qu'a vécu Magdalena par le passé. Les indices se succèdent et chaque découverte nous pousse à enchaîner les pages, nous passionnant jusqu'à la toute dernière.

Béatrice Courtot nous offre un beau voyage. Elle signe là un premier roman magnifique (d'ailleurs, on peine à croire qu'ils s'agit bien d'un premier livre ;) ).
C'est un roman dans lequel il y a certes des moments dramatiques, mais l'auteure ne s'appuie pas totalement dessus pour faire son histoire. Ils font partie de l'intrigue bien entendu, mais ils subliment le tout (si l'on peut dire) et font ressortir toutes les notes d'espoir qu'a pu distiller l'auteure ici et là. A mon sens, ce qui ressort le plus dans ce roman, ce n'est pas la guerre ni les drames familiaux, mais c'est bien l'espoir, la beauté de la vie, la transmission du passé, l'importance de nos aînés et l'amour.
C'est également un roman "instructif" qui m'a permis d'en savoir plus sur cette période sombre de l'histoire espagnole. Car je dois bien l'avouer, j'avais quelques lacunes sur le sujet. La guerre civile
espagnole a fait de nombreux dégâts, et pas seulement physiques. Les populations ont été très touchées psychologiquement, même plusieurs décennies plus tard.

C'est un livre avec lequel on prend quelques kilos rien qu'en le lisant, lol, grâce aux recettes, aux descriptions gourmandes, aux notifications olfactives... L'auteure nous décrit une Majorque chaleureuse et nous donne envie de découvrir cette île.

Anaïs et Magdalena sont des personnages principaux très agréables à suivre. Ce sont des femmes  indépendantes, audacieuses, passionnées et animées d'un véritable courage. Elles ne vivent pas les mêmes épreuves mais elles sont attachantes toutes les deux.

« La vallée des oranges » a été un véritable petit coup de coeur. C'est un roman à la fois gourmand, parfois emprunt de douleur, dépaysant, historique, romantique et passionnant. À découvrir sous le soleil, accompagné d'une orangeade ;)

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mercredi 11 avril 2018

La fille qui aimait les abeilles

Couverture La fille qui aimait les abeilles
La fille qui aimait les abeilles
de Santa Montefiore
Editeur : Charleston
Broché : 352 pages

1973. Trixie Valentine est amoureuse du leader d'un groupe anglais de rock qui passe l'été sur la petite île au large de Cape Cod (Massachusetts) où elle a grandi. La jeune femme en a assez de sa vie isolée, et rêve des grandes villes du monde. Elle a prévu de quitter l'île à l'automne avec Jasper ; après tout, elle ne veut pas finir comme sa mère, Grace, qui s'occupe des jardins des grands propriétaires depuis qu'elle a quitté l'Angleterre avec son mari, Freddie, à la fin de la guerre. Trixie ne comprend pas non plus l'obsession de sa mère pour les abeilles, et pourquoi elle les regarde s'affairer autour des ruches.
1937, l'Angleterre se prépare à la guerre, et la jeune Grace Hamblin est sur le point de se marier. Mais alors qu'elle est sur le point de s'engager avec Freddie Valentine, elle est déchirée entre cet amour de jeunesse et le superbe aristocrate qu'elle ne pourra jamais épouser, malgré son amour débordant pour lui. Le prix à payer pour faire le bon choix est énorme, et elle transporte sa douleur de l'autre côté de la planète, où Freddie, revenu gravement blessé de la guerre, amène également sa propre douleur, mais aussi un énorme secret.

  • Mon avis :
J'ai beaucoup aimé ce roman, qui se déguste comme une friandise au miel. Dès les premières pages, je suis tombée amoureuse de cette histoire. J'adore les histoires de famille, les histoires de femmes fortes qui se cherchent, qui découvrent des secrets, et qui nous les livrent ensuite. « La fille qui aimait les abeilles » est tout à fait ce genre de récit.

1973, aux États-Unis, sur l'île de Tekanasset. Trixie est une jeunefemme de 18 ans amoureuse du chanteur d'un groupe de rock, Jasper. Elle se sent incomprise par ses parents et se sent oppressée par les mœurs actuelles. Sa mère Grace a peur de voir sa fille répéter ses erreurs et que Trixie se retrouve avec un cœur brisé. Son père Freddie, autoritaire et bougon, ne comprend pas sa fille, ni sa femme d'ailleurs. Alors que Grace a la sensation que sa fille lui échappe, les souvenirs et secrets du passé remontent à la surface...

Le récit alterne entre le "présent" avec l'histoire de Trixie (1973) et le passé avec Grace, qui remonte jusqu'à 1933. Le décor change également puisque nous évoluons entre l'Angleterre et les États-Unis. J'adore les romans qui concernent plusieurs personnages et qui nous permettent de naviguer entre plusieurs époques et plusieurs lieux.

L'intrigue de ce roman est terriblement addictive. Chaque fin de chapitre m'a donné envie de découvrir le prochain. Les descriptions de l'auteur m'ont complètement captivée, elle m'a donné
envie de visiter l'île de Tekanasset (inspirée de l'île de Nantucket, aux Etats-Unis) aux côtés des personnages, de flâner dans le jardin du domaine des Melville et Walbridge Hall, de fréquenter ces jolies petites abeilles. L'auteure a donné une dimension magique à ses descriptions, elle a rendu réel son univers.

J'ai adoré la galerie de personnages que nous propose l'auteur.
Je me suis beaucoup attachée à Grace mais beaucoup moins à sa fille Trixie. Je ne saurai pas vraiment dire pourquoi. Peut-être parce que mon caractère se rapproche plus de celui de Grace que de celui de Trixie ? Toutefois, je dois quand même souligner que le destin de Trixie m'a tenue en haleine, même si le personnage n'est pas mon préféré.
Les personnages principaux vivent des situations difficiles et traversent des moments vraiment très durs. Pourtant c'est un roman plein d'amour, avec des moments très touchants et très doux.
Freddie était séduisant avant. La guerre lui a emporté un œil et une pommette ainsi que sa joie de vivre. Il est revenu du front complètement transformé, tel un étranger aux yeux de Grace.
Arthur, le père de Grace, est certes un homme sans instruction mais il est très cultivé, très intelligent et il a un esprit très curieux. C'est également un grand lecteur, et un amoureux de la nature. Lorsque Grace travaille parmi les fleurs et les abeilles, cela lui permet de rester proche de son père, de ressentir sa présence et entretenir son souvenir.
Lady Penselwood (la mère de Rufus) est elle aussi un personnage secondaire que j'ai apprécié. C'est une femme de caractère, mais qui a également un côté très doux.

Pour conclure, Santa Montefiore m'a totalement charmée avec « La fille qui aimait les abeilles ». C'est le premier livre que je lis de cette auteure et sa plume m'a captivée. Elle nous transporte aisément à travers les lieux et le temps. Santa Montefiore nous livre une histoire à la fois belle et tragique, avec des personnages très touchants. Je ne peux que vous conseiller cette lecture riche en émotions.

Quelques citations :
Chapitre 1  « Quand on a quelque chose à dire, mieux vaut le faire en face. Si l'on n'a pas le courage de ses opinions, on se tait. »
Chapitre 12  « Les gens heureux ne sont pas ceux qui ont tout. Ce sont ceux qui tirent le meilleur parti de ce qu'ils possèdent. »

dimanche 28 janvier 2018

L'ange de Marchmont hall

Couverture L'ange de Marchmont hall
L'ange de Marchmont hall
de Lucinda Riley
Editeur : Charleston
Broché : 539 pages

Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu'elle y retourne pour Noël, sur l'invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n'a aucun souvenir de la maison – le résultat de l'accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie.
Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L'inscription érodée lui indique qu'un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences.
Avec l'aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska…

  • Mon avis :
Décembre 1985, Marchmont Hall, Pays de Galles.
Greta souffre d'amnésie sélective depuis le traumatisme dont elle a été victime une vingtaine d'années plus tôt. David Marchmont est un ami qui prend soin d'elle, et cet hiver là, il décide de l'emmener à Marchmont Hall, en espérant que ces lieux familiers vont raviver sa mémoire. En faisant une balade sur le domaine, Greta tombe sur la sépulture d'un petit garçon. Cela lui cause un choc et réveille les souvenirs douloureux qu'elle avait enfouis.

L'intrigue nous emporte à la fois au moment où se déroule l'histoire (en décembre 1985) et à plusieurs moments du passé (dès octobre 1945). J'ai beaucoup aimé cette narration à plusieurs époques. C'est un roman où il se passe une foule d'évènements et où l'on suit plusieurs personnages. On n'a pas le temps de s'ennuyer et le tout est très addictif. Les destins des personnages principaux m'ont complètement fascinée.
J'ai adoré Greta, que j'ai trouvé très touchante. Elle a fait beaucoup de mauvais choix, mais justement, sa prise de conscience et son évoluion font d'elle un personnage intéressant et passionnant. Il en va de même pour David, qui est un homme dévoué, courageux et loyal durant toutes ces années.

Lucinda Riley réussi avec brio à nous tenir en haleine jusqu'au bout, en intégrant une partie "thriller" et psychologique à son roman. C'est un aspect de sa plume que je ne connaissais pas, étant donné que j'ai lu ses romans un peu plus "joyeux" (la saga « Les Sept Soeurs » par exemple).
J'ai vécu cette aventure à fond, comme si j'étais un petit animal (une petite souris? un petit insecte?) placé sur l'épaule des protagonistes. J'ai été émue, j'ai souri, et j'ai également ressenti de la colère envers certains évènements et personnages. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Lucinda Riley nous livre un roman riche en émotions.

Pour conclure, avec « L'ange de Marchmont Hall », l'auteure nous propose une intrigue familiale terriblement prenante, à la fois belle et tragique. Lucina Riley m'a transportée à la fois à travers les lieux et à travers le temps, dans cette histoire profondément émouvante sur fond de secrets et drames familiaux. J'ai dévoré ces (presque) six-cent pages en un rien de temps.

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lundi 15 janvier 2018

Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux

Couverture Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux 
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux
de Martha Hall Kelly
Editeur : Charleston
Broché : 549 pages

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé. De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, laisse de côté son enfance pour travailler dans la résistance
et faire passer des messages. Mais la moindre erreur peut être fatale. Pour l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre d'enfin montrer toutes
ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...
La vie de ses trois femmes va se retrouver liiée à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l'Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l'Histoire n'oublie jamais les atrocités commises.

  • Mon avis :
« Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux » est un roman bouleversant. Non seulement parce que l'on suit l'histoire vraie de ces trois femmes, mais également parce que l'auteure a un don pour manier les mots.

Nous suivons donc l'histoire de trois femmes, juste au moment où l'Allemagne envahit la Pologne. Le récit s'étend, pour certaines, jusqu'à plusieurs années après la seconde guerre mondiale. Nous faisons la connaissance de Caroline, qui est responsable de l'aide aux familles pour le consulat de France à New York. De Herta, une femme médecin allemande à l'idéologie inquiétante. Et Kasia, une jeune fille vivant en Pologne et qui va se retrouver déportée dans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück.

Comme je le disais plus haut, l'auteure a un don pour manier les mots. C'est son premier roman et je lui ai trouvé le talent digne d'une romancière ayant publié des dizaines d'ouvrages, à l'image de Lucina Riley (qui, certes, écrit dans un registre "plus léger"). Ses descriptions font que l'on se croit aux côtés des personnages; que ce soit aux Etats-Unis avec Caroline, en Allemagne avec Herta ou aux côtés de Kasia. L'alternances des points de vue nous pousse à vouloir tourner les pages pour savoir ce qui va arriver aux héroïnes du roman, c'est vraiment très addictif.

Après les deux cents premières pages, le roman prend un certain tournant. A tel point que j'ai failli stopper ma lecture, trop sensibilisée par les faits qui se déroulent dans le roman. Toutefois, j'ai voulu continuer ma lecture, par respect envers ces femmes qui ont vécu ces choses horribles, envers les personnes qui les ont aidées, envers ces gens qui ont souffert durant cette période sombre de l'histoire, et par extension, envers toutes ces pauvres personnes qui sont mortes.

Je me suis attachée à Caroline, Kasia, Zuzanna, et bien d'autres. Ces femmes m'ont touchée, elles m'ont émues. Je suis ravie d'avoir lu leurs histoires. Caroline est une femme avec le coeur sur la main. Certains aspects de sa vie privée ont été inventés, comme nous l'explique l'auteure à la fin de son livre, mais je pense qu'elle a très bien cerné la personnalité de cette femme et nous l'a magnifiquement retranscrite dans son récit.
Comme je le disais juste au dessus, Kasia et ses proches m'ont profondément émues. Elles traversent tant d'épreuves terribles, j'étais ravie d'en voir quelques unes s'en sortir, même si ce qu'elles ont vécu laissent forcément des séquelles physiques et morales. Elles définissent les notions même de courage, de dévouement, de pardon...
J'ai haït Herta de toutes mes forces, et pourtant, Martha Hall Kelly n'en a pas fait une caricature. Herta m'a inspirée un dégoût profond, mais j'étais en même temps ravie que l'auteure ne choisisse pas de la diaboliser. Elle ne l'excuse pas, mais ne l'a pas rendue inhumaine non plus (même si ses idées le sont). A mon sens, Martha Hall Kelly n'est pas tombée dans la facilité, et elle a traité la construction de ce personnage intelligemment.

Ce roman a été également pour moi l'occasion d'apprendre pas mal de choses. Je savais qu'il y avait eu des expériences faites sur certaines prisionniers des Nazis, mais j'ignorais quoi exactement. Je ne suis pas allée voir les photos des "lapins de Ravensbrück" sur internet car j'ai eu peur de ne le pas le supporter, mais j'ai été voir les visages des soeurs qui ont inpiré les personnages de l'auteur.
Dans les manuels d'histoires et les cours au lycée, on nous apprend surtout que les Etats-Unis nous ont tous sauvés, et que les allemands étaient tous mauvais (je schématise, mais c'est ça). Mais on oublie de nous dire que les Etats-Unis ont tout fait pour repousser le moment d'entrer en guerre, qu'ils ont refusé des milliers de réfugiés, et des milliers d'enfants, renvoyant leurs bâteaux à une mort certaine. On oublie aussi de vouloir nous faire réfléchir sur le nazisme et ce que cette guerre impliquait pour les Allemands.

En conclusion, « Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux » est un roman terriblement bouleversant et percutant, qui laissera à coup sûr une marque indélébile dans mon esprit. Je respecte énormément le travail qu'a fait l'auteure pour nous livrer ce récit. Au delà de l'aspect historique du roman, l'auteure nous offre également une fresque de personnages principaux et secondaires très touchante et très bien travaillée.

« C'est un miracle, toute cette beauté qui émerge après tant d'épreuves, vous ne trouvez pas ? »
(page 517)


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mardi 2 janvier 2018

Aux livres exquis

Couverture Les livres exquis / Aux livres exquis 
Aux livres exquis
de Fanny Vandermeersch 
Editeur : Charleston
Broché : 178 pages

Chloé n'aime pas la routine. Maman d'un enfant, mariée à un homme qu'elle ne voit jamais, elle refuse de rester la gentille femme au foyer qui attend son mari - infidèle.
Quand elle lit dans le journal qu'un café littéraire, "Les livres exquis" cherche une serveuse en CDD, c'est le rêve.
Or, si elle s'entend à merveille avec le comptable, les débuts sont difficiles avec le patron, David.
Et quand elle découvre son portrait dessiné à plusieurs reprises dans le carnet d'une cliente mystérieuse qui s'est volatilisée, elle comprend qu'elle arrive à un tournant de sa vie.
Entre muffins brûlés, énigme, crises de larmes, de rire, voyage au Maroc, révélations sur le décès de sa mère et découvertes de ses origines, la vie de notre héroïne ne sera plus la même.

  • Mon avis
Chloé est une jeune maman délaissée par son mari qui ne vit que pour son boulot et n'est jamais là. Et en plus, il est désagréable et se paye le culot d'être infidèle ! Pour ne pas se morfondre, Chloé prend les choses en main et trouve un CDD dans un café littéraire. Elle s'entend très bien avec Tristan (le comptable) et Morgane (la fille qu'elle va remplacer), mais la communication est très difficile avec David, le patron. Il est perpétuellement en colère depuis que sa femme n'est plus dans le paysage et agit comme un vrai con et un ours mal léché avec Chloé. Toutefois, les choses vont peu à peu changer...

« Aux livres exquis » est un roman feel-good vraiment agréable. J'ai passé un bon moment en compagnie de Chloé et ses acolytes. Des thèmes intéressants sont abordés et les personnages sont vraiment plaisants. Même les plus "cons" se révèlent attachants lorsque leur passé nous est révélé.
La plume de Fanny Vandermeersch est très agréable et le pages défilent très vite grâce à la fluidité de l'écriture de l'auteure.

Toutefois, ce roman est, selon moi, bien trop "superficiel" sur plusieurs aspects (le mot est fort, mais je n'en ai pas trouvé d'autre). L'intrigue est certes intéressante, mais trop prévisible et manque de développement par moments. Si bien que, concernant les relations entre les personnages, tout va trop vite. Ils s'aiment trop vite et trop fort, que ce soit en amitié ou en amour, sans que l'on comprenne comment ils en sont arrivés là. Le café littéraire est lui aussi sous développé, pourtant c'est une idée vraiment chouette et que j'ai adorée.

L'aspect "superficiel" du roman était inévitable vu le nombre de pages. C'est bien entendu mieux qu'une nouvelle (où rien n'est développé la plupart du temps) mais pas aussi bien qu'un long roman. J'ai bien conscience que c'est une observation toute personnelle. C'est avant tout un avis par rapport à tous les livres que j'ai pu lire, et ce dans tous les formats : romans pavés de + de 1000 pages, romans moyens avoisinant les 300/400 pages, les nouvelles très courtes ou un peu plus longues... Pour moi, dans un roman court de moins de 200 pages, on ne peut pas développer une intrigue et ses personnages et leurs relations. Il y a forcément un côté qui pêche (un même plusieurs).

En conclusion, « Aux livres exquis » est un roman feel-good mais qui, pour moi, reste trop en surface des choses. Même si Fanny Vandermeersch ne m'a pas conquise à 100% avec ce roman, elle m'a charmée avec sa plume. Je lirais très volontiers ses prochains ouvrages.

mercredi 13 décembre 2017

Y aura-t-il trop de neige à Noël ?

Y aura-t-il trop de neige à Noël ? De Marie Vareille, Sophie Henrionnet, Isabelle Alexis, Tonie Behar, Marianne Levy et Adèle Bréau - Éditions Charleston 
Y aura-t-il trop de neige à Noël ?
Collectif d'auteurs #TeamRomCom
Editeur : Charleston 
Poche : 288 pages
Prix : 6.50 €

  • Mon avis :
Ce livre renferme douze nouvelles qui se déroulent toutes pendant la période de Noël. Dans une première partie, nous découvrons les personnages de six nouvelles. Puis dans une seconde partie, nous découvrons ces mêmes personnages un an plus tard. J'ai beaucoup aimé le principe et la couverture est sublime, c'est pourquoi j'ai voulu me lancer dans l'aventure. Malheureusement, j'ai refermé ce livre assez déçue. 

« Crush et Crash » et « Une partie de plaisir » (de Isabelle Alexis) :
La première partie n'était certes pas sensationnelle à mes yeux, car trop abracadabrantesque. Toutefois, je me demandais bien comment cela allait se terminer. Je dois avouer que les vengeances d'ex, ça minsupporte (et c'est encore pire quand ils sont de mauvaise foi). Ça me donne envie de baffer les personnages. 
Je connaissais la plume d'Isabelle Alexis dont j'ai lu le roman "Je n'irai pas chez le psy pour ce con!" et qui m'avait bien fait rire en 2010.

« Y aura-t-il trop de neige à Noël ? » et « Le réveillon était presque parfait » (de Tonie Behar) :
Avec cette histoire, nous avons aussi notre dose de farfelu concernant les événements. Pourmoi, le rapprochement entre les 2 protagonistes est trop soudain. C'est un peu pareil dans « Cap ? » (de Marie Vareille) mais, bizarrement, ça ne m'a pas fait le même effet. Je pense que cela doit venir de l'écriture. Et puis les héroïnes n'ont pas le même caractère. Celle de Marie Vareille fait douce et gentille, juste un peu paumée. Tandis que celle de ... fait vraiment "pétasse chiante" (oups, j'ai dit un gros mot, lol).
La conclusion est elle aussi trop rapide, et c'est dommage car j'ai préféré la deuxième moitié.

« Le marché de Noël » et « Le brie de Noël » (de Adèle Bréau) :
Je trouve que l'auteur a eu une très bonne idée pour son histoire, même si je trouve que cela n'a pas été assez abouti sur un certain point (la famille de l'héroïne). La deuxième nouvelle se finit trop tôt, j'aurai aimé avoir des explications.

« La théorie du pingouin » et « Tu bluffes Martoni » (de Sophie Henrionnet) : 
Je n'ai pas trop aimé la première partie, car l'histoire fait un peu "listing" et j'ai horreur des hashtag dans un roman, surtout quand on en abuse. Pour moi, c'est comme si un auteur utilisait les termes "lol, mdr, jtm" lorsqu'on est en pleine narration. Ça me hérisse les poils des bras. Toutefois, je tiens à souligner que j'ai bien aimé la deuxième partie.  

« Keep calm & love christmas » et « Christmas thérapie » (de Marianne Lévy) : 
J'ai beaucoup aimé l'histoire de Sam Miller, 38 ans, célibataire et adepte malgré lui des plans galère de sa soeur qui veut le caser chaque année. Il fait la rencontre de sa cendrillon dans un ascenseur et un quiproquo va les séparer. C'est une histoire romantique comme je les aime. 
 
« Cap ? » et « Christmas latte » (de Marie Vareille) : 
J'aime beaucoup Marie Vareille et ça se confirme avec son histoire. C'est doux, romantique, c'est tout à fait dans l'esprit de Noël comme j'imagine le lire dans un livre. L'héroïne est attachante, l'histoire émouvante. L'auteur a réveillé mon côté fleur bleue.

Au final, comme vous avez pu vous en rendre compte, j'ai été globalement déçue par cet ouvrage. Je m'attendais à tellement mieux, tellement plus émouvant et romantique ! Je suis tout de même contente d'avoir retrouvé la plume de Marie Vareille, et d'avoir découvert celles d'Adèle Bréau et Marianne Lévy.
 
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jeudi 9 novembre 2017

La maison aux secrets

Couverture La maison aux secrets 
La maison aux secrets
de Catherine Robertson 
Editeur : Charleston
Broché : 412 pages

Depuis que le petit garçon d’April Turner a été tué par une voiture, la jeune femme ne vit plus. Cela fait cinq ans qu’elle s’est écartée de tout ce qu’elle aime, et de tous ceux qui l’aiment, et entend bien continuer son existence ainsi. Lorsqu’une lettre lui arrive de la part d’un notaire anglais, l’informant qu’elle est l’héritière d’une propriété abandonnée en Angleterre, Empyrean, la jeune femme tente de résister. Mais le mystère entourant cet héritage est intrigant, et elle décide de quitter temporairement la Nouvelle-Zélande pour le vieux continent, où elle va rencontrer des habitants étonnants : Oran, musicien qui reste loyal à sa femme infidèle ; Jack, qui vit dans les bois avec son chien ; et Sunny, dite Lady Day, qui approche des 90 ans mais qui est bien plus énergique que ceux qui ont la moitié de son âge. Sunny avait connu Empyrean lors de son âge d’or, et son histoire rend le passé encore plus vivant. Mais April sera-t-elle prête à renoncer à ses principes pour, enfin, revivre à nouveau ?

  • Mon avis :
April vit en Nouvelle-Zélande et enseigne l'anglais à des étudiants étrangers quelques heures par semaine. Son petit garçon, Ben, est décédé depuis cinq ans, et cela fait autant de temps qu'elle se puni en menant une vie extrêmement simple et sans aucun plaisir. Une lettre va chambouler sa vie. Un notaire anglais lui annonce qu'elle est l'héritière d'un certain Mr Potts et d'une vieille demeure dans l campagne anglaise. Au départ, April se rend en Angleterre dans le seul but de vendre immédiatement la propriété, sans même la visiter. Mais lorsque April rencontre Sunny, qui a connu l'Empyrée à son âge d'or, sa curiosité est définitivement piquée et le destin (et la poisse !) va se charger de faire rester April sur place plus longtemps que prévu...

Le roman alterne entre les moments dans le présent avec April, et ceux à diverses périodes dans le passé. Autour des années 1930 et 1940, et nous suivons le destin de quatre personnages : James Potts, Sunny, Rowan et Lily.

Le récit est addictif, surtout au début, lorsque l'on découvre April, son quotidien, et son départ pour l'Angleterre. Une fois que notre héroïne est installée, j'ai été un peu moins emballée par le roman. L'histoire d'April est intéressante, sa quête personnelle aussi, mais je n'ai pas accroché avec sa personnalité et ses choix. Même si April fini par changer (je ne vous spoile pas, on s'en doute), j'ai été souvent agacée par ce personnage et son côté trop renfermé et agressif. Pourtant, je comprends tout à fait son désarroi et le fait qu'elle ai perdu le goût de vivre. Je suis maman et je n'ose même pas m'imaginer à sa place. Je n'aurai même pas la force de me relever !

Les parties du roman qui se déroulent dans le passé son passionnantes, on a toujours envie d'en savoir plus. Malheureusement, pour moi, ces moments ont été un peu "gâchés" par le fait que James Potts est un personnage que j'ai trouvé détestable, égoïste, vaniteux... De plus, l'amitié qui lie nos quatres héros du passé n'es pas une belle relation amicale. Elle est plutôt pleine de jalousie, de ressentiments, de vanité. Cela m'a fait un drôle d'effet.

La galerie de personnages du récit (dans le passé ou le présent) est plutôt réussie. Ils m'ont émue, touchée, agacée ou parfois même mise en colère. Le fait est que chaque protagoniste suscite des émotions différentes, et je trouve ça hyper intéressant.
J'ai un peu regretté que certains personnages ne soient pas mieux développés, ou davantage mis en avant, comme par exemple Jack (dans le présent) ou encore Rowan (dans le passé).
Le personnage de Sunny, que ce soit dans le présent ou le passé, est tout simplement excellent. C'est une Lady dynamique, avant-gardiste et une belle personne. Je crois bien que c'est mon personnage préféré ;)

En conclusion, je ressors de cette lecture assez désorientée. J'ai aimé pas mal de choses dans « La maison aux secrets », mais j'ai également été déçue par d'autres. Je m'attendais à une histoire plus profonde, plus intense. Malheureusement, je n'ai pas été complètement passionnée par l'intrigue qui nous est présentée par l'auteur, surtout à cause du personnage d'April avec lequel je n'ai pas accroché. Toutefois, la plupart des lectrices Charleston ont été charmées par ce roman. Je vous invite donc à vous faire votre propre avis ;)

Chapitre 12 :
« Les morts sont libres (...) mais ils nous enchaînent à leur mémoire. »

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mardi 3 octobre 2017

La plage de la mariée

Couverture La plage de la mariée 
La plage de la mariée
de Clarisse Sabard
Editeur : Charleston
Broché : 436 pages

La vie de Zoé, 30 ans, bascule lorsqu'un coup de téléphone lui apprend que ses parents ont eu un grave accident : son père est mort sur le coup et sa mère est trop grièvement blessée pour espérer s'en sortir. Avant de mourir, elle confie cependant à Zoé que l'homme qui l'a élevée n'est pas son véritable père. Pour retrouver ce dernier, elle lui donne un seul indice : la plage de la mariée.

  • Mon avis :
Zoé, une douce niçoise de trente ans, perd ses parents dans un accident de la route. Juste avant de rendre son dernier soupir, sa mère lui révèle que Zoran n'est pas son père biologique. Sa mère lui demande de retrouver son père, en lui laissant pour seul indice un lieu : "la plage de la mariée". Au départ trop chamboulée, Zoé range cette révélation fracassante sous le tapis et se contente de broyer du noir. Pourtant, au bout de quelques mois, Zoé décide de prendre sa vie en mains, pour tenir la promesse faite à sa mère. Notre héroïne trouve une piste qui la mène à Saoz. Zoé fait ses valises et débarque dans le petit village Breton.

Ayant adoré « Les lettres de Rose », j'étais très enthousiaste à l'idée de retrouver la plume de Clarisse Sabard. Si j'ai bien aimé ma lecture de « La plage de la mariée », je dois tout de même avouer que je suis assez loin du coup de coeur que j'espérais avoir. Je vous explique pourquoi.

Par bien des aspects, « La plage de la mariée » est un roman chaleureux. Le cadre Breton (malgré le crachin régulier ;) ) et les personnages rencontrés par Zoé font l'âme de ce récit. Les descriptions de Clarisse Sabard nous mettent tout de suite dans l'ambiance et j'ai adoré. On s'imagine sans peine ce petit coin de paradis et l'auteur m'a donné envie de m'y rendre.
« La plage de la mariée » est également un roman dramatique et parfois triste. La quête identitaire de Zoé et ses recherches lui laissent parfois un goût amer. On ressent sans peine le désespoir qui s'abat sur elle à certains moments. L'auteur a parfaitement su nous retranscrire les émotions de son héroïne au fil de ses découvertes.

L'intrigue générale et celles des personnages secondaires qui se greffent à tout cela m'ont beaucoup plu. Excepté une seule : la relation entre Zoé et Nicolas. Je ne vous spoile pas, on se doute dès leur rencontre que quelque chose va se passer entre eux. Je n'ai pas du tout été charmée par leur romance, et je l'ai trouvée limite "inutile". Le personnage de Nicolas est plutôt bien dépeint, il est même intéressant. Toutefois, je n'ai pas ressenti l'alchimie que l'on nous décrit comme évidente entre eux. Pour moi, de ce côté là, l'émotion n'étais pas au rendez-vous. C'est dommage.

Je me dois de souligner l'excellente galerie de personnages secondaires qui entourent Zoé. Certains lecteurs pourront dire que cela fait trop, mais pour ma part, comme je le disais plus haut, ils font l'âme de ce récit, avec leur présence, leurs histoires, et leurs relations avec Zoé. J'ai adoré Alice la patronne de la Cupcakerie, la bonne humeur de Gaël et Capucine, la fraîcheur d'Elsa, les langues bien pendues de Gégé et Betty...

En conclusion, avec « La plage de la mariée », Clarisse Sabard signe là un deuxième roman très sympathique. J'ai passé un bon moment en compagnie de Zoé, dans une ambiance Bretonne chaleureuse, entourée de personnages secondaires attachants. La romance ne m'a pas du tout embarquée, en revanche la quête identitaire de l'héroïne et son évolution m'ont beaucoup plu. 
J'ai désormais hâte de découvrir le troisième roman de Clarisse Sabard, à paraître en 2018.

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