samedi 15 septembre 2012

Desolation, le dernier vampire

Désolation, le dernier vampire
de Jean Vigne

Question choix malvenus, j’en connais un rayon. Je pourrais vous parler de ce caillou tombé sur terre en juin 2067, et qui éradiqua une bonne partie de l’humanité. Plutôt une bonne chose… Je pourrais vous raconter mon aventure avec Laurence, une vampire rousse dont la beauté n’égale que la cruauté. Pas mal… Et pourquoi pas de Solange Lemère, biochimiste et initiatrice d’une hérésie : l’immortalité pour l’Homme… Là, ça se gâte… Et que dire de l’extinction de mes sœurs et frères vampires, empoisonnés par l’invention de Solange… De quoi me mettre les nerfs.De quoi me mettre en chasse. De quoi me retrouver dans une belle merde. Question choix malvenus, j’en connais un rayon… et ce n’est qu’un début.

  • Mon avis :
En 2013, une astrophysicienne du nom de Marie Lemère fait la découverte d'un astéroïde de taille assez conséquente : elle le nomme, pour s'amuser, le Rédempteur. Après le passage d'Apophis en 2036, qui ne touchera même pas la Terre, les Hommes sont confiants et insouciants. Cependant lorsque le Rédempteur s'approche de la Terre en 2067, l'heure n'est plus à la rigolade. L'Humanité sera sévèrement touchée et aura du mal à renaître de ses cendres.
Malheureusement pour Jean Verger, vampire de son état, cette catastrophe ne va pas non plus arranger ses affaires. En effet, Solange, une biochimiste, va mettre au point une invention capable de rendre les Humains presque intouchables...

L'histoire générale du roman m'a beaucoup plu. Elle se divise en deux intrigues : l'une policière (avec la recherche d'un tueur en série, le « vampire des Alpes ») et l'autre plus axée science-fiction et fantastique (avec l'astéroïde et ses répercussions). Le tout se mélange à merveille. Cependant, j'avoue avoir eu une large préférence pour tout le côté catastrophe et post-apocalyptique du roman.
L'auteur nous donne l'impression que tout cela peut devenir réel dans un avenir plus ou moins proche. On sent qu'il sait de quoi il parle et qu'il a fait pas mal de recherches sur le sujet. J'avoue que cela a un petit côté angoissant !
L'histoire s'essouffle un petit peu en milieu de roman, avec un passage un peu plus plat. Les passages assez descriptifs de la vie quotidienne de Virginie, Solange et Jean m'ont ennuyée, car on perd un peu le rythme effréné du début. En revanche, toute la dernière partie est aussi excellente que la première moitié du livre. J'ai adoré la fin !

Jean Verger n'est pas le personnage que j'ai préféré. S'il m'a beaucoup plu au départ, j'ai trouvé qu'il finissait par perdre de sa superbe au contact de Virginie, qu'il se ramollissait. C'est vraiment dommage. Il prend conscience que les humains ne sont sans doute pas si différents des vampires, et j'avoue que je préférais son petit côté méchant.
Les protagonistes les plus forts et les plus plaisants du roman sont pour moi les femmes. Il y en a certaines que j'ai adorées, comme Marie et Solène. Ce sont deux personnages sympathiques et attachants. Et il y en a d'autres que j'ai adoré détester. Là, je pense surtout à Virginie. J'ai tout de suite ressenti une certaine antipathie pour elle, je n'aimais pas son attitude trop sûre d'elle et trop peste.
Mon avis est assez mitigé sur Solange, j'ai trouvé qu'elle aussi se "ramollissait", au même titre que Jean Verger.

Pour conclure, « Désolation, le dernier vampire » est un roman fantastique très original, et j'ai passé un très bon moment à la lecture de ce premier tome. Je compte bien lire la suite de cette trilogie futuriste.

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