Mes derniers avis

Couverture Couverture Couverture Couverture Couverture Couverture Couverture Couverture
Affichage des articles dont le libellé est True Blood Addict. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est True Blood Addict. Afficher tous les articles

mercredi 20 novembre 2019

Avec des si et des peut-être

 
Avec des si et des peut-être
de Carène Ponte
Editeur : Pocket
Poche : 336 pages

Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ?
Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur).
Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander : « Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ? »
En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel…
Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ?
Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?

  • Mon avis :
Maxine, prof de français dans un lycée depuis six ans, a la fâcheuse manie de se demander « Et si ? », c'est plus fort qu'elle. Un soir, notre héroïne écoute son émision de radio préférée où un auteur est invité et présente son livre « Avec des si et des peut-être » dans lequel son héroïne peut vivre une vie alternative pendant un mois. Le lendemain, Maxine se réveille dans sa peau, mais dans la vie d'une autre : une présentatrice radio, mariée, physiquement un peu différente, des proches qui ont changé... Mais Maxine a-t-elle vraiment gagné au change ?

J'aime beaucoup Carène Ponte, que j'ai découverte grâce à son roman « Tu as promis que tu vivrais pour moi ». J'étais donc ravie de découvrir un autre roman de cette auteure.

A travers son héroïne, Carène Ponte nous rappelle qu'il ne faut pas forcément toujours repenser à ses actes, à ses choix, et surtout ne pas oublier de vivre le moment présent au lieu du conditionnel. J'ai un caractère complètement à l'opposé de Maxine, je préfère regarder en avant et assumer les choix du passé, plutôt que de me demander ce qui se serai passé si j'avais fait tel ou tel choix. En revanche je suis de nature à peser le pour et le contre, bien en amont, de chaque décision. J'ai beaucoup aimé voir l'évolution de Maxine, ainsi que ses prises de conscience.

Maxine est un personnage qui m'a fait sourire. Elle est également pétillante, dynamique, fraîche, naturelle... Quant aux trois copines de Maxine, elles sont très différentes les unes des autres et rigolotes. Elles forment une partie importante de galerie de personnages secondaires hétéroclites, mais nous avons également quelques autres qui valent le détour, comme la grand-mère de Maxine par exemple.

Pour conclure, j'ai passé un moment très sympa en compagnie de Maxine. Ce n'est pas un coup de coeur, mais c'est un livre que je vous recommande. « Avec des si et des peut-être » est un roman parfois triste, mais il est plein d'amour et saupoudré d'une bonne dose d'humour. En somme, c'est un roman feel-good réussi !

mardi 19 novembre 2019

Une affaire privée

Couverture Une affaire privée 
Une affaire privée
de Diana Gabaldon
 
Editeur : J'ai lu
Semi poche : 384 pages

Jeune aristocrate et haut gradé de l'armée de Sa Majesté britannique, il vient d'assister à une scène on ne peut plus " shocking "... Ses efforts pour éviter un scandale susceptible de détruire sa famille sont toutefois interrompus par une affaire plus urgente encore : la Couronne le charge d'enquêter sur le meurtre brutal d'un compagnon d'armes, soupçonné de haute trahison. Contraint de mener de front les deux investigations, le major Grey se trouve emporté dans un réseau de traîtrises politiques et sentimentales qui touche toutes les strates de la société... et menace tout ce qui lui tient à cœur. Des lupanars sordides du monde de la nuit aux salons d'apparat de la noblesse en passant par les entrepôts de la puissante Compagnie des Indes orientales, Lord John se lance sur la piste d'un mystérieux valet de pied et d'une non moins intrigante femme en robe de velours vert...

  • Mon avis :
Je dirais que, chronologiquement parlant, cette histoire se situe entre les tomes 2 et 3 de la saga « Outlander ». C'est intéressant de le savoir car on revient sur des faits qui se sont déroulés à ce moment là. J'ai retrouvé avec un IMMENSE plaisir la plume de Diana Gabaldon qui nous fait suivre un autre personnage que notre duo préféré Jamie et Claire.

L'enquête menée par Lord John est très prenante, Diana Gabaldon nous offrant une intrigue qui m'a passionnée. Il y a certes quelques facilités scénaristiques, mais cela ne m'a pas vraiment dérangée.
Le contexte politique est hyper intéressant : l'Angleterre et la France se disputent pour asseoir leur suprématie sur les trois continents. Dans « Outlander » nous avons surtout le point de vue écossais des évènements (à travers les yeux de Jamie et autres personnages) du coup c'est sympa de voir un peu les choses à travers le regard d'un anglais (Claire est anglaise, j'en conviens, mais elle n'est pas du tout de la même époque alors c'est encore différent).

Lord John est un personnage que j'adore et j'ai été ravie de lire une histoire qui fait de lui le personnage principal. C'est un homme complexe, intelligent, courageux, attachant, doté d'un grand sens de l'honneur. Son homoséxualité cachée, impossible à assumer (sous peine d'être emprisonné voir pendu), fait de Lord John un personnage qu'on a envie de protéger du monde extérieur et des gens potentiellement mal intentionnés.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce spin-off de la série « Outlander ». Je pense que pour les fans de la saga, c'est un vrai plus. En revanche, pour ceux qui ne connaissent pas, l'intrigue peut facilement tomber à plat. Etant donné que j'ai lus tous les tomes de la saga « Outlander », je me réjouis de pouvoir lire d'autres récits de l'auteure pour tempérer mon impatience. Lord John est un bon compagnon pour patienter ;)

mercredi 5 juin 2019

Chasseuse de vampires, intégrale 2

Couverture Chasseuse de vampires, intégrale, tomes 4 à 6 : La lame de l'Archange, La tempête de l'Archange, La légion de l'Archange 
Chasseuse de vampires, intégrale 2, tomes 4 à 6 : 
La lame de l'Archange, La tempête de l'Archange, La légion de l'Archange
de Nalini Singh 
Editeur : J'ai lu
Semi poche : 1150 pages

Vampires décapités, runes oubliées, meurtre d’un affilié, intrigues de cour, vengeances, poisons et anges déchus : en théorie, rien d’insurmontable pour Dmitri, Honor, Jason et Elena.Depuis qu’elle est pourvue d’ailes, la meilleure chasseuse de vampires de New York côtoie personnages de haut vol et Archanges redoutables, toujours prête à se mesurer au danger. Et mieux vaut garder l’œil ouvert, car nombreux sont ceux qui attendent une preuve de faiblesse de Raphael pour agir…

  • Mon avis :
Cette fois-ci, nous changeons de personnages principaux. Dans « La lame de l'Archange » nous suivons Honor et Dmitri, dans « La tempête de l'Archange » nous sommes en compagnie de Jason et Mahiya, et dans « La légion de l'Archange » nous retrouvons Elena et Raphaël.

* Dans « La lame de l'Archange », Dmitri est le Second de Raphaël, il a presque mille ans et une réputation de salaud au sang froid. Il est manipulateur, très séducteur et assez flippant. Il va se retrouver à devoir mener une enquête aux côtés d'Honor Saint Nicholas, une chasseuse spécialisée dans les langues anciennes et l'histoire, renfermée sur elle-même. C'est une jeune femme qui a subit des horreurs et a clairement du mal à se tenir aux côtés des vampires.
Leur rapprochement va se faire tout au long du roman, mais cela ne m'a pas spécialement dérangée. Ils sont clairement attirés l'un par l'autre dès le départ, mais j'ai apprécié que Honor ne lui tombe pas dans les bras (ou sous les crocs, ah ah) tout de suite. Ils forment un bon duo qu'on a plaisir à suivre et à voir s'apprivoiser.
Ce quatrième tome nous offre une intrigue pas mal, même si elle n'est pas au premier plan. Cet opus nous sert surtout à apprendre à connaître Dmitri (une histoire tellement géniale !) et à permettre à Honor de clôturer les choses concernant ce qui lui est arrivé par le passé. C'est un tome plus sombre et violent que les précédents, mais il n'en est pas moins prenant.

* Dans « La tempête de l'Archange » Eris, l'affilié de l'Archange Neha, qui règne sur l'Inde et ses alentours, est retrouvé assassiné. Jason, maître espion de Raphaël, est envoyé sur place pour enquêter et en même temps, il va surveiller discrètement Neha, car les autres anges ont peur qu'elle pète un plomb suite à la mort de sa fille Anoushka. Jason sera aidé de Mahiya, la nièce de Neha (Mahiya est le fruit de l'amour défendu entre Eris et Nevriti, la soeur de Neha). Mahiya craint pour sa vie désormais qu'Eris est mort et voit en Jason le moyen de s'échapper.
C'est un cinquième tome passionnant et addictif, et Nalini Singh combine parfaitement l'enquête et la romance, l'un ne prenant pas le pas sur l'autre.
Jason est un personnage très intéressant et mystérieux. On l'a déjà vu à de nombreuses reprise dans les tomes précédents, sans vraiment savoir beaucoup de choses sur lui. Cet opus nous permet d'en apprendre davantage sur son passé, sur sa personnalité et de lever un peu le voile sur les mystères qui l'entourent. Quant à Mahiya c'est une jeune femme douce et qui paraît fragile au premier abord, mais elle cache un grand courage, une grande force et surtout elle esttrès intelligente. J'ai trouvé leur histoire très tendre.

* Dans « La légion de l'Archange », nous retrouvons Elena et Raphaël sur le devant de la scène. Les oiseaux tombent du ciel, puis les anges, et les vampires tombent malades. Une grande menace pèse à la fois sur les mortels et les immortels mais nos héros pataugent un peu dans la semoule pour trouver le ou les coupables, du moins au début. J'avoue que cette intrigue ne m'a pas spécialement tenue en haleine, car je savais déjà comment ça allait finir. L'auteure utilise une vieille ficelle d'intrigue qu'elle a déjà utilisée et c'est dommage. Toutefois, j'ai adoré la fin et cela m'a donné envie de lire la suite.
Je trouve que le couple formé par Raphaël et Elena manque de plus en plus de piquant. Nos deux héros deviennent plutôt mielleux et c'est dommage, je trouve que cela ne leur sied pas toujours. J'espère qu'ils vont récupérer un peu de mordant dans les prochains tomes.

En somme, cette deuxième intégrale m'a fait passer un bon moment. J'ai beaucoup aimé le fait que l'on change de personnages principaux pour deux des trois tomes. Cela permet de renouveler l'intérêt pour les protagonistes, et de "créer le manque" concernant Raphaël et Elena. Toutefois, certaines choses m'ont ennuyée (surtout dans le troisième tome) et j'espère que cela ne va pas traîner en longueur sur les prochains opus de la saga.

vendredi 31 mai 2019

Les ombres de la nuit, intégrale 1

Couverture Les Ombres de la nuit, intégrale, tome 1
Les ombres de la nuit, intégrale 1
de Kresley Cole
Editeur : J'ai lu
Semi poche : 1120 pages

Un Lycae hume le parfum de son âme sœur : une vampire. Cette frêle créature, qui se débat quand il l’approche, est celle qu’il cherche depuis plus de mille ans. Elle lui appartient, et il est prêt à tout pour faire d’elle sa reine.
Une Valkyrie s'apprête à tuer un vampire. D’ordinaire, elle n’a pas d’état d’âme, or lui est différent. À peine se sont-ils frôlés qu’elle a eu envie de lui. Le doute n’est plus permis : ils sont promis l’un à l’autre.
Un être aussi brutal et cruel ne connaît que ténèbres et solitude infinie. Or, sa rencontre avec une puissante et séduisante sorcière éveille en lui un désir intense et les fantasmes les plus fous…

  • Mon avis : 
Je vais diviser mon avis en trois parties, correspondant aux trois tomes contenus dans cette première intégrale. "Les ombres de la nuit" est une saga qui se bonifie au fil des tomes, et je peux vous dire que j'ai désormais hâte que la deuxième intégrale sorte !

  1. Tome 1 : Morsure secrète
    Après un début très difficile, l'histoire de ce premier tome commence vraiment à la moitié du livre. Là s'enchaînent la découverte des secrets, l'amorce de la guerre des clans et les réponses à propos de ce curieux lien entre un Lycae et une Vampire (à moitié Valkyrie).

    Lachlain est un Lycae de plus de mille ans, le roi qui plus est, qui a été torturé dans les Catacombes pendant plus de 150 ans. Il y a été emprisonné par Demestriu, roi des Vampires. Il trouve la force de s'échapper lorsqu'il sent son âme-soeur au dessus de lui, dans Paris. Malheureusement pour lui, cette femme est un Vampire. J'ai trouvé Lachlain détestable (sans doute à cause des premières pages) et j'ai dû mal à me dire que je pourrais l'apprécier dans les prochains tomes. Même s'il est vrai qu'il change et évolue au fil des pages...
    Emmaline nous apparaît comme une Vampire-Valkyrie assez naïve. La faute à ses tantes et sa mère adoptive, des Valkyrie, qui lui ont fait "repousser" cette part vampire qu'elle porte en elle. Lachlain va être déstabilisé face à elle : comment une Vampire peut elle être autre chose que cruelle et avide de pouvoir ? Au fil des pages Emma en apprendra plus sur elle-même, sur ses origines, sur ses parents; et elle va enfin s'imposer face aux difficultés. Elle finira par se faire entendre, et ça fait du bien.
    Certains personnages secondaires m'ont bien plu (Garreth, Bowen) tandis que d'autres m'ont agacée (les Valkyries). Mais dans l'ensemble je dirais que tous ont leur place.

    L'écriture de Kresley Cole est fluide et c'est sans doute pour ça que j'ai continué la lecture, même après les premières pages difficiles.
    En effet, les 50 premières pages sont très dures à lire. Le sexe dans la bit-lit ça ne me gêne pas, mais quand on y ajoute la violence ça me répugne. En lisant ce livre, je pensais à Bones et Cat (Chasseuse de la nuit) et à leur rencontre fracassante : certes, leur rencontre est violente, mais on n'y voit pas de viol... C'est sans doute cela que je vais reprocher à Kresley Cole : on n'avait pas besoin de ça. Lachlain aurait pu être un personnage violent, mais pas nécessairement violeur.

    Sinon j'ai trouvé le reste de l'histoire sympathique et la dernière partie de ce premier tome est palpitante. L'univers créé par l'auteure est intéressant et chaque "race" a son propre fonctionnement.



  2. Tome 2 : La Valkyrie sans coeur
    J'avoue qu'au début j'ai eu un peu peur. Tout me laissait penser que tout allait être gagné d'avance entre Kaderin et Sebastian, un vrai monde de bisounours. Et puis non, passé les premières pages on comprend que tout ne sera pas si facile, et c'est tant mieux. Ca met du piment et de la saveur à l'histoire.
    Sebastian et Kaderin se rencontrent par hasard, et il se passe quelque chose. Kaderin la Sans-Coeur se retrouve incapable de lui trancher la gorge, et Sebastian, vampire de son état, semble attiré par elle. La valkyrie prend les jambes à son cou, perturbée par cette rencontre.
    Sebastian partira donc à la recherche de l'élue de son coeur. Il la retrouvera alors qu'elle participe à la Quête du Talisman, sorte de "chasse" organisé par une divinité, permettant de remporter un prix très précieux...

    L'histoire est vraiment plaisante. On voyage beaucoup, et les évènements s'enchainent. Pour moi ce second tome est une réussite niveau histoire. J'ai juste un petit bémol : cette Quête du Talisman n'est pas vraiment épique. Je m'attendais à quelque chose de plus spectaculaire, là j'ai eu l'impression de participer à une chasse aux trésors. Il est vrai que l'on rencontre pas mal de bêtes etc, mais j'ai eu une petite impression de "trop facile".

    Parlons un peu des personnages...
    Kaderin la Sans-Coeur, Valkyrie impitoyable. Collectionne les crocs des vampires qu'elle tue. Elle est la tante d'Emmaline (personnage central du premier tome). C'est une femme fière, courageuse... et un peu (beaucoup) peste sur les bords. Depuis plus de 1000 ans elle ne connaît aucune émotion (je ne vous dévoilerais pas pourquoi) ce qui l'arrange bien jusqu'à présent. Mais ce vampire va lui poser problème... Je suis partagée entre deux sentiments au sujet de Kaderin. Elle m'a parue à la fois normale (on ne chasse pas 1000 ans de croyances en 15 minutes), et à la fois trop froide, trop dure. Disons qu'à certains moments elle m'a bien énervée lol.
    Quant à Sebastian, il déteste sa condition de vampire. Il a été transformé contre son gré et ne l'a jamais digéré. Il s'est donc coupé du monde pendant des centaines d'années, refusant d'être un monstre. Loin du "héro-mâle-sur-de-lui", ce personnage m'a beaucoup plu et je l'ai trouvé touchant.
    La relation entre Kaderin et Sebastian est houleuse dès le départ. Tout cela évolue au fil du récit. J'aime beaucoup le fait que tout n'arrive pas d'un coup.


  3. Tome 3 : Charmes
    Je peux vous dire que cette saga se bonifie au fil des tomes :) J'ai très apprécié ma lecture de ce troisième opus.
    Cette fois, nous retrouvons Bowen MacRieve : cousin du roi des Lycae Lachlain que l'on voit dans le premier tome. L'action s'enchaîne bien par rapport au deuxième tome, car nous nous retrouvons directement au coeur de la Quête du Talisman (souvenez vous du second tome et de Kaderin la Valkyrie). Ce n'est pas l'intrigue principale du récit, mais cette Quête est très importante pour le début de l'histoire.

    Bowen est un personnage torturé comme je les aime. Il souffre de la perte de son âme-soeur depuis pratiquement 200 ans, et s'en sent responsable. Bowen voue une haine féroce à l'encontre des Sorcières (mais je ne vous dirais pas pourquoi !).
    Mariketa est une Sorcière aux pouvoirs instables et à la répartie cinglante. J'ai adoré son humour, sa fragilité et sa maladresse. Mariketa ne supporte pas le ton autoritaire de Bowen.
    Avec tout ça, le clash sera inévitable entre les deux. Tous les coups sont permis !

    Pour les personnages secondaires, ils ne sont pas hyper nombreux, mais je les ai beaucoup appréciés. Surtout Rydstrom et Cade, les deux démons. (Ils sont la clé du tome 5, youpi !). C'était sympa de voir aussi Emmaline et Sebastian Wroth :)

    L'histoire ne déborde pas d'action (à part au début et vers la fin), mais au fond, ça ne m'a pas beaucoup dérangée. J'ai vraiment aimé cette lecture, j'ai passé un très bon moment.
    J'ai également apprécié avoir le point de vue des deux personnages principaux. On sait ce que pense chacun, on les voit évoluer au fil du récit. L'univers du Mythos créé par l'auteur m'a une fois de plus conquise.

vendredi 24 mai 2019

Kaylan Marchal, tome 1 : L'exil

Couverture Kayla Marchal, tome 1 : L'exil
Kaylan Marchal, tome 1 : L'exil
d'Estelle Vagner
Editeur : J'ai lu
Poche : 379 pages

Ironique destin que d’être née morphe… sans forme animale. Source de honte pour sa famille, Kayla Marchal, petite fille de l’alpha, est également considérée comme le maillon faible de la meute de la Vallée Noire. Aussi en est-elle chassée, elle qui n’a jamais mis un pied hors du territoire.
Alors qu'elle commence à goûter à la liberté et à s'intégrer au sein d'un autre clan, les vrais problèmes commencent. Mais déjà trahie une fois par sa meute d’origine, à qui pourrait-elle se fier ? À Ian, le loup aussi beau qu'insupportable ? À Max, le renard au passé mystérieux ? Ou à Jeremiah, l'irrésistible humain ?
Et ce fichu karma qui la prive de forme animale continue à se moquer d’elle, car tout le monde autour d’elle semble porter un masque… Inaptitude du passé et problèmes du présent vont venir, main dans la main, perturber la jeune morphe, avec des liens qu’elle était loin de pouvoir soupçonner.

  • Mon avis :
Kayla, une jeune fille de dix-huit ans, se retrouve mise à la porte de chez elle du jour au lendemain. Son grand-père et alpha de la meute de la Vallée Noire prétend qu'il ne peut plus la protéger face aux attaques dont elle est la cible de plus en plus souvent au sein de la meute. En effet, Kayla est une métamorphe sans louve, elle n'a jamais réussi à se transformer jusqu'ici, ce qui est anormal, et subit un véritable harcèlement de la part de sa meute. Notre héroïne atterrit dans la ville de Nancy et tombe sur un métamorphe, Ian Berger, fils de l'Alpha local. Elle n'a donc pas le choix et doit se présenter à lui. Lorsqu'elle apprend que l'homme connaissait sa mère, elle décide de rester au sein de la meute histoire d'en savoir plus.

L'intrigue ne déborde pas d'action et souffre même de quelques longueurs, toutefois je me suis laissée facilement emporter. De plus la plume de l'auteur est agréable à lire et assez fluide. Malheureusement, l'intrigue est plutôt cousue de fil blanc et j'ai deviné très vite l'issue de ce premier tome. C'est dommage, je regrette que l'auteure ai semé autant d'informations dès le départ.

L'univers et la mythologie mis en place par l'auteure m'ont énormément plu. Elle a su intégrer à son récit quelque chose d'original et intéressant. J'ai hâte d'en savoir plus dans le prochain tome.

Kayla est une héroïne qui, dès les premières pages, a l'air d'avoir du courage à revendre et un caractère bien trempé. Toutefois, son côté "adolescente naïve" fini par clairement prendre le dessus et vient nuancer son côté badass. Ses réactions et le fait qu'elle peine à contrôler ses hormones dès qu'elle voit un beau garçon, sont deux choses qui m'ont fait lever les yeux au ciel à plusieurs reprises. Du coup, j'ai eu peur que ce soit mal parti pour ma lecture. Cependant, j'ai fini par accepter Kayla, et même l'apprécier. C'est une héroïne qui peine à sortir de l'adolescence mais je ne doute pas que les événements de la fin de ce premier tome vont certainement pousser Kayla à mûrir.

À lire mon avis, on pourrait croire que j'ai été un tantinet déçue. Pourtant il n'en est rien, même si j'ai pu trouver quelques défauts à ce premier tome, j'ai grandement apprécié ma lecture. D'ailleurs j'ai hâte de lire la suite, qui sort au format poche chez les éditions "j'ai lu" dans quelques jours.

mardi 21 mai 2019

Le Noël de toutes les promesses

Couverture Le Noël de toutes les promesses 
Le Noël de toutes les promesses
de Mary Balogh 
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 249 pages

Endetté, le comte de Falloden est contraint d’épouser la fille de son créancier, un vulgaire charbonnier. À peine marié à Ellie, il s’empresse de la cacher dans sa résidence à la campagne où la nouvelle comtesse le défie en invitant ses amis du bas peuple. Humilié, Randolph s’apprête à passer le pire Noël de sa vie au côté de cette roturière qui ose le traiter avec arrogance. Un véritable iceberg ! Mais ne dit-on pas que le feu couve sous la glace et que la magie de Noël fait fondre les cœurs les plus endurcis?

  • Mon avis :
Habituellement, j'aime beaucoup les romans de Mary Balogh. J'ai lu plusieurs de ses one shot ainsi que deux de ses sagas, et j'ai à chaque fois passé un bon moment. Avec "Le Noël de toutes les promesses", j'avoue que j'ai été un peu déçue.

Cette romance de Noël est certes agréable et les personnages principaux et secondaires plutôt sympathiques, mais il m'a clairement manqué quelque chose pour vraiment apprécier ce roman. J'ai été moyennement convaincue par l'histoire, et je pense que le fait que ce soit un roman très court empêche un développement de qualité.

Eleanor Transome est la fille d'un richissime marchand de charbon. Quant à Randolph, il est le comte de Falloden, mais il est criblé de dettes à cause de son défunt cousin, le précédent comte. Le père d'Eleanor veut que sa fille fasse un bon mariage avant de décéder (il est gravement malade) et propose un marché à Randolph. Il épongera se dettes et lui transmettra sa fortune s'il se marie avec sa fille. Notre comte n'a pas vraiment le choix...

C’est donc contraint et sous de mauvais augure que commence ce mariage. De plus, Eleanor n'a rien d'une lady anglaise conventionnelle, et Randolph pense qu'elle n'en a qu'après son titre. Quant à Eleanor, elle pense que Randolph ne cherche qu'à dilapider sa fortune. Chacun a des à priori sur l'autre, ce qui donne une relation à couteaux tirés. Bien sûr, on se doute qu'ils vont finir par se comprendre (sinon nous n'aurions pas de romance à lire) mais cela ne sera pas une  évidence. Quelque part, j'ai apprécié ces moments où ils se tirent dans les pattes mais cela manque de joutes verbales sympathiques. Cependant, la romance n'ayant pas vraiment le temps de se développer correctement, je trouve que tout va trop vite une fois que les personnages comprennent qu'ils s'aiment. En revanche, j'ai détesté le rapport au sexe qu'à Randolph, et la soumission totale d'Eleanor. Ça m'a vraiment fâchée. Certes, ça colle certainement plus aux moeurs et usages de l'époque, mais j'estime que dans une romance historique on a tout à fait le droit d'avoir des personnages "évolués" en la matière, un homme et une femme davantage romantiques.

Sinon, l'ambiance de Noël est au rendez vous, et ca fait du bien (oui, même quand on le lit au printemps!). Le côté humoristique du récit (qui est toujours un peu présent dans les romans de l'auteure) est ici apporté par la frivolité et la légèreté de la famille d'Eleanor, que j'ai vraiment adorée. J'ai regretté que les moments en leur compagnie ne soient pas plus développés. Ils m'ont fait sourire et ils m'ont attendrie.

En conclusion, je ressors de ma lecture un peu déçue à cause du manque d'approfondissement de l'histoire et de la relation entre les deux héros (sans doute du à un format trop court). Toutefois je n'ai pas été totalement mécontente de ma lecture, ayant beaucoup aimé me plonger dans cette ambiance guimauve de Noël.

dimanche 5 mai 2019

Chasseuse de vampires, intégrale, tomes 1 / 2 / 3

Couverture Chasseuse de vampires, intégrale, tomes 1-2-3 
Chasseuse de vampires, intégrale, tomes 1 / 2 / 3
de Nalini Singh
Editeur : J'ai lu
Semi poche : 960 pages

La tueuse de vampires Elena Deveraux sait qu'elle est la meilleure. Ce qu’elle ne sait pas en revanche, c’est si elle est à la hauteur pour sa nouvelle mission. Engagée par le magnifique et tout aussi dangereux archange Raphaël, un être si meurtrier que nul mortel ne veut attirer son attention, une seule chose est claire: l'échec n'est pas une option ... même si la tâche est impossible. Parce que cette fois, ce n'est pas un vampire rebelle qu’elle doit traquer. C'est un archange qui a mal tourné. Ce travail va entraîner Elena au milieu d'un massacre pas comme les autres ... et sur le fil du rasoir de la passion. Si la chasse ne la détruit pas, peut-être en sera-t-il autrement si elle succombe au séduisant Raphaël. Car quand les archanges jouent, ce sont les mortels qui paient les pots cassés.

  • Mon avis :
Elena Devereaux, vingt huit ans, est une chasseuse de vampires. Dans ce roman de Nalini Singh, ce concept prend un sens différent. En effet, Elena ne doit pas les traquer, et les tuer; mais elle doit les chasser et les rendre à leurs propriétaires et maîtres (des anges). Elle est appelée pour une nouvelle mission : l’Archange Raphaël doit retrouver un Archange devenu fou… Et Elena n’a d’autre choix que celui d’accepter. 

J’aime beaucoup voir comment chaque auteur met en scène les anges et leur monde. Il existe assez peu d’ouvrages sur les anges, du coup je m’empresse de lire ceux dont le résumé me tape à l’œil. 
J’ai été séduite par la vision des choses de Nalini Singh. Les Archanges règnent littéralement sur le monde et se partagent les territoires. Les humains sont bien sûr fascinés par leur existence et voient en eux des êtres magnifiques. Toutefois, Elena va s’en rendre compte, les anges sont également très flippants, parfois vicieux, et leur longue vie d’immortel fait parfois des dégâts sur leur personnalité. 
L’intrigue de « Le sang des anges » est plutôt prenante. L’incursion dans cet univers original est bien faite et donne envie de connaître la suite des événements (surtout la fin !). 
 
Concernant l’histoire du second opus, « Le souffle de l’archange », il est vrai que l’intrigue peine un peu à se mettre en place. Le récit ne déborde pas d’action mais on apprend beaucoup de choses à propos des anges et du passé d’Elena. L’auteure en profite également pour approfondir les relations de ses personnages. 
Quant au troisième tome intitulé « La compagne de l’archange », il est vrai que l’intrigue est un peu lente. Toutefois, je l’ai trouvée très intéressante car elle nous apporte pas mal de révélations et elle est plutôt bien ficelée. 

Elena a un look particulier qui me fait penser à celui du sorceleur Geralt de Riv (qui ne connaît pas et va être puni ? Attention, je pourrais vous envoyer Elena !) car elle a les cheveux pâles, presque blancs, et des yeux aux reflets d’argent. Elena est une chasseuse-née, son odorat lui permettant de traquer les vampires assez facilement. Je ne suis pas immédiatement tombée amoureuse d’Elena, mais j’ai fini par succomber à son charme (et à sa langue aussi acérée que ses armes). Notre chasseuse est courageuse, parfois trop téméraire, elle a de la répartie, et est souvent chiante (pour les autres lol) mais au fond elle a bon cœur. 

Raphaël est l’Archange diabolique par excellence. Je l’ai trouvé flippant et autoritaire. Il est froid, dur, cruel, et très imbu de sa petite personne. Il n’a rien d’angélique (à part les ailes). D’ailleurs, ça occasionne des frictions avec Elena car elle, elle a plutôt du mal avec l’autorité ! 
Toutefois, sans vous spolier, c’est un personnage qui évolue dans les tomes 2 et 3, et ce n’est pas pour me déplaire. Raphaël nous dévoile d’autres aspects de sa personnalité. 
La relation entre Elena et Raphaël change au fil des tomes et j’ai apprécié les voir s’apprivoiser (et s’écharper aussi lol). 

Niveau écriture, Nalini Singh m’a un peu fâchée. J’aime beaucoup sa plume dans son autre saga Psi Changeling, et même si ce n’est pas le même genre de roman, je pensais retrouver un peu le même style de plume. Malheureusement dans le premier tome j’ai trouvé l’auteure (à travers Elena) bien trop vulgaire. Heureusement, les choses s’arrangent par la suite car le personnage d’Elena évolue et son côté vulgaire, même s’il est toujours un peu présent, ne domine plus sa personnalité. Je suis donc seulement « à demi fâchée » avec Nalini Singh !

Pour conclure, si le premier tome ne m’a pas tout à fait convaincue, j’ai beaucoup aimé les deux autres. Les mythologies vampiriques et angéliques mises en place par l’auteure sont géniales. L’ambiance est assez sombre mais cela est contrebalancé par la lumière de certains personnages et les relations qu’ils entretiennent. J’ai déjà commencé à lire la suite (la deuxième intégrale qui regroupe les tomes 4/5/6) et j’adore. Je vous donne donc rendez-vous bientôt pour mon avis sur la suite.

mercredi 27 mars 2019

Déracinée

Couverture Déracinée 
Déracinée
de Naomi Novik 
Editeur : J'ai lu
Poche : 512 pages 

Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu'il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d'un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d'échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c'est uniquement grâce aux pouvoirs du "Dragon". Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l'accompagne dans sa tour pour le servir. L'heure de la sélection approche et tout le monde s'est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu...

  • Mon avis :
Agnieszka vit dans le petit village de Dvernik, en lisière d'une forêt maléfique et dangereuse. Les habitants sont protégés par un puissant magicien surnommé le Dragon, qui en échange de sa protection choisi une jeune fille tous les dix ans. Tout le monde pense que cette fois il va choisir Kasia, la meilleure amie d'Agnieszka, mais c'est notre héroïne qui sera choisie et emmenée dans la tour du Dragon...

L'univers créé par l'auteure est original, riche, bien travaillé et très prenant, tout comme le scénario qu'elle a imaginé. Naomi Novik prend le temps d'installer son intrigue sans pour autant nous ennuyer. Cela nous permet de nous familiariser avec les personnages et leur monde qui se trouve être à la fois enchanteur et effrayant. L'influence polonaise dans la mythologie de l'auteure est vraiment géniale.
Nous assistons à une crise politique parfois injuste mais passionnante, ainsi qu'à une lutte entre le bien et le mal où tout n'est pas forcément évident pour les personnages.

J’ai adoré voyager aux côtés d'Agnieszka. C'est une jeune femme maladroite qui a tendance à se salir tout le temps, ce qui a le don d'énerver le Dragon. Agnieszka est également une jeune fille téméraire, courageuse, peu adepte des convenances, et qui va tout simplement se révéler et mûrir au fil des chapitres. Les combats qu'elle va mener vont transformer sa vision du monde pour toujours. 
Notre héros masculin est lui aussi un protagoniste très intéressant. Au départ très froid et flippant, le mystère à son sujet se lève peu à peu. J'ai également beaucoup apprécié la relation conflictuelle qu'il entretien avec Agnieszka (et avec le reste du monde!).

En conclusion, je suis totalement tombée sous le charme de la plume de l'auteure et de son univers. Son intrigue est captivante, tout comme sa palette de personnages. "Déracinée" m'a fait penser à un conte, avec sa part de magie et de cruauté.

mardi 19 mars 2019

28 jours

Couverture 28 jours
28 jours
de David Safier
Editeur : Pocket
Poche : 512 pages

Ghetto de Varsovie, 1942 : quand les jeunes prirent les armes.
Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu'elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l'imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.
Fils de déportés juifs, David Safier revient sur la pire tragédie du xxe siècle en mêlant la petite à la grande histoire. Si l'auteur de comédies désopilantes a changé de registre, il n'a rien perdu de son ambition : confronter le lecteur aux grands questionnements de l'existence en l'arrachant au
confort de son quotidien. Avec ce roman d'initiation bouleversant et humaniste, basé sur des événements authentiques, c'est chose faite.

  • Mon avis :
« 28 jours » est un roman qui passionne et qui bouleverse. Il passionne grâce aux personnages mis en place par l'auteur et également grâce à sa plume. Il bouleverse parce que ces faits sont réels, parce que cette guerre était terrible.

C'est le genre de roman qui m'émeut de manière très particulière. Et même si ce genre de récit sur la seconde guerre mondiale est souvent dur à lire pour moi, je vais au bout de ma lecture, par respect envers ces gens qui ont vécu ces choses horribles, envers les personnes qui les ont aidés, et par extension, envers toutes ces personnes qui sont mortes durant cette période sombre de l'histoire.

L'auteur nous pousse aussi à la réflexion sur l'impact psychologique de cette guerre. Ce n'était pas forcément tout noir ou tout blanc pour l'ensemble des populations : les "collabo" (certains partagés entre leur humanité et leur envie de sauver leur famille), les allemands (il n'y avait pas que des "vilains nazis"), les polonais (qui détournaient leur regard du ghetto de Varsovie), et bien évidemment ces millions de juifs exterminés (entre 5 et 6 millions, soit 40% de la population juive mondiale) et les juifs qui ont décidé de se battre malgré leur peur et leur dégoût de tuer.

Au delà des aspects historique et psychologique du roman, l'auteur nous offre également une fresque de personnages principaux et secondaires très touchante et très bien travaillée.
Tout au long du récit, le personnage de Mira se demande quel humain veut-elle être. Elle obtient sa réponse au fur et à mesure des événements : Mira veut être celle qui protège ceux qu'elle aime, celle qui tient tête aux SS, celle qui veut mourir comme elle l'entend et non gazée, celle qui prend les armes.

« 28 jours » m'a certes bouleversée et souvent rendue triste, mais il m'a également passionnée et captivée grâce à l'histoire de Mira.

lundi 18 mars 2019

Quand soufflera le vent de l'aube

Couverture Quand soufflera le vent de l'aube 
Quand soufflera le vent de l'aube
de Emma Fraser
Editeur : Pocket
Poche : 608 pages

Au début du XXe siècle, sur l'île de Skye en Écosse, Isabel rencontre Jessie. Les deux adolescentes deviennent amies. Brutalement séparées, elles ne se retrouvent que des années plus tard sur le front de la Première Guerre mondiale. Chacune s'est battue pour réaliser son rêve, devenir médecin et infirmière. Mais un terrible secret les lie toujours.

  • Mon avis :
À travers le roman « Quand soufflera le vent de l'aube », Emma Fraser nous livre l'histoire de personnages extraordinaires, allant de la période précédent la Seconde Guerre Mondiale jusqu'à une année après (1903/1919).
▫️

Via les personnages de Jessie et Isabel (ainsi que d'autres personnages secondaires), l'auteure nous dépeint la condition des femmes, celles des pauvres à cette période, l'évolution de la médecine, et l'horreur de la guerre. L'intrigue nous tient en haleine jusqu'au bout. C'est un roman très intense, bourré d'émotions, qui prend aux tripes, qui nous attriste et nous passionne en même temps. C'est d'autant plus prenant et poignant que l'auteure s'inspire de faits et de personnages réels, et le tout est très bien documenté. Emma Fraser a été infirmière et cela se ressent, elle sait de quoi elle nous parle et donne une dimension affreusement réaliste à son récit.
▫️

Nous voyageons à travers le temps (en une quinzaine d'années) mais nous voyageons aussi à travers divers pays : en Ecosse, en France, en Serbie. Il est vrai que le roman ne se concentre pas sur les paysages mais certaines descriptions font rêver, surtout celles de l'île de Skye. Cet aspect contrebalance le côté "triste" du roman.
▫️

Les deux héroïnes principales sont très différentes, ne sont pas du même milieu social, n'ont pas le même caractère et vivent des épreuves différentes. Toutefois, Jessie et Isabel sont réunies par l'horreur de la guerre et sont toutes deux animées de la même passion. Ce sont des jeunes femmes courageuses, prêtes à tout pour aider leur prochain.

lundi 11 mars 2019

La Vie rêvée de Margaret

Couverture La Vie rêvée de Margaret 
La Vie rêvée de Margaret
de Katherine Center 
Editeur : Milady
Broché : 480 pages

Margaret est sur le point d’entamer le brillant avenir pour lequel elle s’est donné tant de mal : un job de rêve, un fiancé qu’elle adore, et la promesse d’une vie parfaite. Puis soudain, son rêve s’effondre. Hospitalisée, Margaret doit affronter l’impensable et se faire une raison : rien ne sera plus jamais pareil. Face à l’adversité, Margaret découvre que la vie n’a pas dit son dernier mot. Parfois, la dernière chose qu’on souhaite est précisément celle dont on a besoin. Parfois, on espère que quelqu’un sera là pour nous rattraper avant la chute. Et parfois, on trouve l’amour là où on l’attend le moins.

  • Mon avis
Margaret à toujours eu peur de l'avion. Une peur viscérale, qui n'a jamais faiblie, même après un premier voyage qui s'est bien passé en compagnie de sa famille lorsqu'elle était adolescente. Et un jour, c'est l'horreur. Margaret a vraiment un accident d'avion et se retrouve brûlée et paralysée. Elle a perdu sa vie de rêve. Son fiancé Chip sera-t-il à la hauteur ? Ses parents sauront-ils l'épauler comme il se doit ? Margaret va-t-elle retrouver goût à la vie, tout simplement ?

La vie toute tracée (ou presque) de Margaret va voler en éclats. Notre héroïne devra réapprendre à vivre, se battre pour s'en sortir et trouver une nouvelle voie. Certaines ficelles de l'intrigue sont assez évidentes, mais cela ne m'a pas gênée.

L'espoir et le bonheur sont bien présents dans ce roman. Certains passages de la vie de notre héroïne sont durs à lire, mais on a tellement envie qu'elle s'en sorte qu'on tourne les pages avidement, en quête de jours meilleurs. De jolis moments parsèment le récit et ce livre nous apparaît au final comme une véritable leçon de vie.

Je me suis très vite attachée à Margaret. Elle passe par tout un tas d'émotions au fil des événements, et en tant que lectrice je me suis laissée emporter par ces émotions à mon tour. Margaret est une jeune femme courageuse et déterminée, mais également faillible. Son humanité et ses faiblesses ne la rendent que plus attachante.

Certains personnages secondaires ont vraiment des réactions détestables, comme Chip ou la mère de Margaret, et son terriblement maladroits. J'avoue avoir eu envie de les baffer, lol. Mais d'un côté, cette complexité des personnages m'a charmée.
Quant au père de Margaret, je l'ai trouvé adorable bien que trop effacé par moments. J'ai également bien aimé la sœur de l'héroïne ainsi que Ian son kinésithérapeute.

Pour conclure, ce roman a été un véritable coup de cœur. C'est une histoire riche en émotions et pleine d'espoir et de positivité, malgré les moments difficiles que l'héroïne traverse.

Citation :
« Plus que tout le reste, je sais que vous devez juste choisir de tirer le meilleur parti des choses. Vous n'avez qu'une vie, et elle va seulement en marche avant. Et il existe vraiment toutes sortes de fins heureuses. »

mardi 12 février 2019

Les joyaux de la discorde

Couverture Les joyaux de la discorde 
Les joyaux de la discorde
de Madeline Hunter 
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 307 pages

De retour à Londres après une absence de cinq ans, Adam Penrose, duc de Stratton, est décidé à se marier. Et pourquoi pas avec la petite-fille de sa voisine qui, après des années de brouille, lui propose d'enterrer la hache de guerre entre leurs deux familles ? D'emblée, Adam est conquis par la fougueuse Clara. Mais on le met en garde : elle a un caractère de harpie et sa fortune personnelle lui permet de vivre dans une scandaleuse indépendance. D'ailleurs, elle refuse catégoriquement l'idée du mariage.
Comment séduire cette rebelle ? Adam a sa petite idée. Et, ensemble, ils vont enfreindre une à une toutes les convenances...
 
  • Mon avis :
1822, Angleterre. Adam Penrose, le duc de Stratton, revient à Londres cinq ans après la mort de son père, dans l'idée de se venger. La comtesse douairière de Marwood convoque Adam pour discuter. Leurs familles son ennemies depuis des décennies. La comtesse lui propose d'épouser la petite sœur de son petit-fils, Emilia, pour enterrer la hache de guerre entre les deux familles. Mais Adam n'est pas intéressé et lui  préfère Clara, la demi-sœur du comte de Marwood, qui elle n'est pas tentée par l'idée du mariage...

Adam se doutait que Clara refuserait, mais cette cour lui permet donc d'enquêter discrètement sur la famille. En effet, il est persuadé que les Marwood ont quelque chose à voir avec la mort de son père, et en sont même responsables. L'enquête menée par Adam et intrigante même s'il est vrai qu'elle est résolue un peu trop vite à mon goût à la fin du récit.

J'ai beaucoup aimé les deux personnages principaux. Clara est une héroïne avec du caractère tandis qu'Adam est un homme profondément loyal.
Clara est une jeune femme téméraire, sûre d'elle. Elle est également éditrice anonyme du journal "Parnassus" avec son amie Althéa, veuve d'un officier de l'armée. Pour la majorité des gentlemen Clara a un esprit trop vif, mais pour Adam c'est parfait, il la trouve brillante. Clara ne veut pas renoncer à son indépendance ni à ses revenus en épousant un homme.
Quant à Adam, il a la réputation d'être "colérique" et de provoquer en duel n'importe qui, pour n'importe quel motif. Il est français par sa mère, et cela n'aide pas les Anglais à le voir sous un bon jour. Toutefois, sa volonté d'honorer la mémoire de son père et de défendre sa réputation, nous le rend tout de suite très sympathique.

Leurs sentiments prennent place doucement, étant donné qu'ils sont des étrangers l'un pour l'autre au début de l'histoire, et que leurs familles sont ennemies. La plume de Madeline Hunter tisse subtilement les liens entre nos deux héros.

Pour conclure, "Les joyaux de la discorde" a été une lecture très agréable. J'ai passé un bon moment au près de Clara et Adam, qui forment un duo dynamique, et l'intrigue est vraiment prenante. Je me laisserais tenter volontiers par d'autres roman de l'auteure.

vendredi 14 décembre 2018

Mariages de convenance, tome 1 : Noces hâtives

Couverture Mariages de convenance, tome 1 : Noces hâtives
Mariages de convenance, tome 1 : Noces hâtives
de Anne Gracie
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 407 pages

Devenu lord Ashendon, le major Calbourne Rutherford quitte l’armée pour s’occuper des affaires familiales. Non content de découvrir que ses deux jeunes sœurs font les quatre cents coups, voilà qu’il récupère une nièce sortie de nulle part, qui se révèle une vraie sauvageonne. C’en est trop pour un seul homme! Il n’a pas le choix, il lui faut d’urgence trouver une épouse capable de mater cette jeunesse turbulente...
Ainsi le major demande la main d’Emmaline Westwood, la vieille fille qui enseigne au pensionnat voisin. Bien sûr, c’est un mariage de raison mais, sous ses airs guindés d’institutrice, Emmaline cache une nature sensuelle qui va bouleverser tous les a priori de Calbourne...

  • Mon avis :
Londres, 1818. Calbourne est de retour en Angleterre après dix ans d'absence. Son père est décédé il y a un an, et son grand frère Henry a pris la succession. Aujourd'hui il est mort et a laissé les affaires de la famille en mauvais état. Lord Ashendon, qui était jusque là le major Calbourne Rutherford, ne veut pas que ce titre et ces nouvelles responsabilités changent sa vie. Toutefois, ses plans vont être bouleversés par ses demi soeurs difficiles et une délicieuse professeure dans une école pour jeunes filles...

J'ai adoré les deux personnages principaux. Emmaline est une superbe héroïne, tandis que Calbourne est un personnage qu'on aime voir changer.
Emmaline Westwood a vingt-six ans, elle travaille comme professeure dans l'école de mademoiselle Mallard, un établissement très bien réputé. C'est une jeune femme élégante, posée, solide, intelligente et avec une forte personnalité. Emmaline cache tout de même un secret et des blessures qui ne la rendent que plus touchante.
Quant à Calbourne, c'est un homme de vingt-huit ans séduisant, fort, doté d'une grande sensibilité, mais qui peut se révéler froid, sévère et méthodique, manquant ainsi de romantisme ou de délicatesse par moments.

Leurs sentiments prennent place doucement, étant donné qu'ils sont des étrangers l'un pour l'autre au début. La plume d'Anne Gracie tisse subtilement les liens entre nos deux héros, mais également entre les demi soeurs de Calbourne et lui même, ainsi qu'avec Emmaline.
L'auteure nous offre également une enquête type "policière" intriguante, même s'il est vrai qu'elle n'est pas tout à fait au centre de l'histoire. En effet, Calbourne a été soldat pendant la guerre avec Napoléon, mais une fois que la paix est revenue, il est devenu un enquêteur pour son pays. 

Pour conclure, "Noces hâtives" est un premier tome très agréable et prometteur pour la suite. L'auteure nous offre une romance plaisante, une intrigue prenante, le tout porté par des héros formant un très bon duo. J'ai hâte de découvrir le deuxième tome.

mardi 11 décembre 2018

Un cow-boy perdu dans les Highlands

Couverture Un cow-boy perdu dans les Highlands 
Un cow-boy perdu dans les Highlands
de Karen Ranney
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 380 pages

Propriétaire d’un ranch au Texas, Connor McCraight ne s’attendait pas à devenir le nouveau duc de Lothian. Mais, noblesse oblige, le voilà qui débarque dans cette Écosse glaciale balayée par le blizzard. Son projet ? Vendre au plus vite le domaine et retourner en Amérique.
À Bealadair, les mœurs locales ont de quoi dérouter un cow-boy, et les habitants sont aussi accueillants que le climat. Il existe toutefois une exception : Elsbeth, la pupille du défunt duc, que les McCraight considèrent comme une domestique. Que faire ? Car la beauté brune de la jeune femme a tôt fait d’enflammer Connor et de retarder ses projets…

  • Mon avis
Écosse, début de l'année 1869. Connor McCraight, un rancher Texan, a appris il y a peu qu'il avait de la famille en Ecosse. Son oncle est mort sans héritier et Connor devient ainsi le quatorzième duc de Lothian et Laird du clan McCraight. Toutefois, Connor n'est pas enchanté par ces titres et se rend à Bealadair à contre coeur, voulant régler au plus vite cette histoire afin de retourner en Amérique. C'est sans compter sur sa tante qui veut contrarier ses plans, et son attirance pour Elsbeth Carow, qui était la pupille de son oncle.

Le titre et le résumé m'ont tentée avant même la sortie du roman, mais une fois dans ma PAL j'ai découvert pas mal de critiques négatives. Du coup, j'ai commencé ma lecture avec un peu d'appréhension. Toutefois, j’ai quand même bien aimé ma lecture.
L'auteure nous offre une romance que je qualifierai de prudente, qui avance doucement, avec peu de scènes charnelles. On assiste à une sorte de jeu du chat et de la souris, certes un peu plat, mais pas dénué de charme. La relation entre nos deux héros n'est pas convainquante à 100%, mais les intrigues autour d'eux sont intéressantes et m'ont poussée à tourner les pages.

Une fois ma lecture terminée j'ai appris que "Un cow boy perdu dans les Highlands" est en fait le troisième tome de la saga. Cela ne m'a nullement dérangée pendant ma lecture et ce tome peut se lire independament des autres sans problème.

Elsbeth Carow était la pupille de Gavin McCraight depuis la mort de ses parents lorsqu'elle était âgée de huit ans. Depuis sa mort, elle a pris en charge la fonction de gouvernante et d'intendante du domaine. Très appréciée des domestiques et indispensable à la bonne marche de Bealadair, elle est pourtant dénigrée par la famille McCraight. Elsbeth est une jeune femme courageuse mais trop effacée. 
Quant à Connor McCraight, c'est un personnage agréable à suivre, même si j'aurai aimé un peu plus de pep's au niveau de son caractère (c'est un cow boy quand même! ). C'est un homme bien qui tire sa fierté du travail et a du mal à concevoir ces histoires de titres et d'héritage, alors que les nobles ne font rien pour les mériter. Il admire Elsbeth et se sent fasciné par elle.

En conclusion, "Un cow boy perdu dans les Highlands" a été une bonne surprise. Vu les critiques négatives et mitigées, j'avais peur de m'ennuyer, mais cela n'a pas été le cas. Ce n'est certes pas un coup de cœur, mais j'ai bien apprécié ma lecture. Les intrigues autour du duo de personnages m'ont beaucoup plu, de même que l'ambiance écossaise du roman.

samedi 10 novembre 2018

La dernière des Stanfield

Couverture La dernière des Stanfield 
La dernière des Stanfield
de Marc Levy
Editeur : Pocket
Poche : 448 pages

Ma vie a changé un matin alors que j'ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m'apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L'auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m'ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J'avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l'été s'achevait et j'étais encore loin d'avoir fait mon deuil.
Qu'auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi.

  • Mon avis :
Marc Levy nous offre une histoire prenante, une enquête que l'on n'a pas envie de lâcher. Certes, le début est un peu long à se mettre en place, mais j'ai tout de même été intriguée. Du coup, j'avais envie de continuer pour découvrir ce que l'auteur allait nous réserver avec ce roman.
L'intrigue de l'auteur est très bien menée, nous baladant à la découverte de divers personnages, de différents destins, à de multiples époques mais aussi plusieurs lieux, et tout ça, sans jamais nous perdre dans les méandres de ses secrets de famille. Vraiment, chapeau bas ! Je ne connaissais pas Marc Levy dans ce registre des secrets de famille et ça lui va plutôt bien !

La relation entre George-Harrison et Eleanor-Rigby ne m'a pas passionnée outre mesure, et je l'ai trouvée plutôt mal amenée à vrai dire. C'est sans doute un des points noirs du livre qui font que pour moi, ce n'est pas un coup de coeur.
J'ai également eu du mal à m'attacher aux personnages de May et de Sally-Anne. Leur histoire est très intéressante, imbriquées à celles du présent, et la plume de Marc Levy a réussi à me faire passer outre mon non-attachement aux protagonistes. Et je dois avouer que c'est une véritable prouesse car, personnellement, quand un personnage m'insupporte, ça me gâche l'histoire d'habitude.

En conclusion, Marc Lévy nous embarque avec brio dans son histoire à travers les époques, avec ses divers narrateurs. C'est une bonne saga familiale où se fondent des non-dits, des secrets de famille et destins croisés. Cela n'a pas été un coup de coeur à cause de mon manque d'attachement aux personnages mais ce fut une excellente lecture quand même.

vendredi 9 novembre 2018

Le seigneur des mers

Couverture Le seigneur des mers 
Le seigneur des mers
de Sabrina Jarema
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 382 pages

Chef respecté de son clan, Rorik de Vargfjell sillonne la mer du Nord à bord de sa flotte marchande. Le jour où son plus beau navire est coulé par le comte Edward le long des côtes de Northumbrie, il réagit avec fureur et enlève la fille de ce dernier pour l'échanger contre une rançon. Or, Elfwynn est une bâtarde et son sort intéresse peu sa famille. Rorik n'a d'autre choix que de l'emmener chez lui, en Norvège. Et le seigneur païen, connu pour son appétit charnel, va bientôt brûler de désir pour sa jeune captive qui, malgré lui, touche son cœur...

  • Mon avis :
Il y a peu de romance historique sous le règne des vikings qui sont publiées en français, pourtant j'adorerais en lire plus. C'est un peuple qui m'a toujours fascinée ! Il y a quelques mois, j'étais donc ravie de voir que les éditions J'ai lu publiaient cette nouvelle saga. Et je ne suis pas déçue. J'ai adoré les deux premiers tomes, et c'est le coeur lourd que j'ai refermé ce troisième tome car c'est un petit coup de coeur et j'en voulais encore !


Tout m'a plu dans ce tome final : la romance entre les personnages principaux, leurs personnalités, l'univers viking, l'ambiance, la culture norvégienne, l'histoire...

Même si on ressent assez vite la passion entre nos deux héros, ils ne se laissent pourtant pas dominer par elle. Ainsi, Sabrina Jarema prend le temps d'installer la romance de ses personnages. J'ai adoré suivre nos deux héros. Leur connexion est électrique. Leur attirance est certes mutuelle mais ils ont du mal à se faire confiance. Ils se tournent autour et nous offrent de jolis dialogues piquants, pour notre plus grand plaisir.

Nos héros forment donc un très bon duo. Je les ai également beaucoup appréciés individuellement. Elfwynn est une jeune femme, généreuse, intelligente, courageuse et d'une grande douceur. Quant à Rorik, c'est un homme un peu bourru, mais diablement attachant. Rorik est également un homme sur qui on peut compter, loyal et je trouve que ses traits de caractère et son attitude protectrice envers Elfwynn sont des qualités qui font de lui un vrai héros viking comme on les aime. Tout ce qu'il possède, il l'a eu au mérite, et c'est ce qui fait de lui un leader légitime pour son peuple.

En conclusion, pour moi c'est une trilogie excellente et c'est le coeur lourd que je referme « Le seigneur des mers » car j'en voulai encore. Les deux premiers tomes présentaient une saga originale aux héroïnes fortes et aux vikings sexy, avec un background historique hyper intéressant. Ce troisième opus reste dans la même lignée, pour notre plus grand plaisir ! Je ne me suis pas ennuyée, c'est de nouveau un vrai coup de coeur.

mercredi 24 octobre 2018

Traîtrises

Couverture Traîtrises
Traîtrises
de Penelope Williamson
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 345 pages

Le plan de Jamie Maxwell, chef d'un des plus puissants clans d'Écosse, est audacieux : enlever Alexia, la fille cadette de sir Carleton, la veille de son mariage. Au nez et à la barbe du futur époux, l'un des favoris d'Elisabeth Tudor. Quel affront pour la Couronne ! Et pour les Maxwell, qu'une rivalité sans trêve oppose depuis des siècles aux Carleton, quelle magnifique vengeance ! D'autant plus délectable, d'ailleurs, qu'Alexia est pourvue d'indéniables attraits : de longs cheveux bruns, d'incroyables yeux ambrés, une silhouette fine... Des années plus tôt, Jamie l'avait rencontrée par hasard et n'avait pu résister au désir de goûter ses lèvres pulpeuses.

  • Mon avis :
La rivalité entre les Maxwell, des Écossais; et les Carleton, des Anglais; existe depuis des dizaines d'années.
Alexia Carleton est sur le point d'épouser Seymour Howard, favori de la reine Elizabeth Tudor, gouverneur des régions frontalières anglaises de l'ouest. Seymour a fait prisonnier Malcolm Maxwell, et son grand-frère Jamie vient le libérer. Au passage il kidnappe Alexia et dit qu'il la rendra contre une rançon de cinq cents livres et l'épée de son grand-père.
C'est une histoire avec beaucoup d'action et de retournements de situation, on n'a absolument pas le temps de s'ennuyer. De plus, les décors et les paysages d'Écosse m'ont fait rêver. Le background historique est hyper bien travaillé, on a vraiment l'impression d'être au XVIème siècle, au cœur des intrigues pour remettre Mary Stuart sur le trône d'Angleterre.

Alexia et Jamie forment un duo haut en couleurs. Ils ont deux caractères forts mais s'aiment énormément. Entre eux il y a une véritable alchimie et une grande passion. Il y a parfois beaucoup de doutes, de quiproquos et de différences entre eux, mais leur amour sera plus fort.
Je suis tombée amoureuse du personnage de Jamie. Il n'est pas parfait, mais c'est un héros que j'ai tout de suite aimé. C'est un artiste et un très bon chef de clan, pourtant il n'était pas destiné à le devenir.
Alexia est une jeune femme courageuse téméraire et déterminée. Depuis son enfance elle a un côté garçon manqué qui n'est pas pour me déplaire. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et sait tenir tête aux hommes, et ce intelligemment.Alexia n'a pas sa langue dans sa poche et se révèle plutôt du genre indomptable.
La galerie des personnages secondaires est tout simplement excellente. J'ai adoré la tante Mado, Lady Madeline Campbell, comtesse douairière d'Argyll. Elle est extravagante, gentille, et douce. Il y a aussi Katherine, la femme du Marais. Elle est mystérieuse mais elle aussi très douce et gentille. J'ai également adoré Malcolm un des frères de Jamie, et Big Jock, un de ses hommes. 

Pour conclure, « Traîtrises » a été un vrai petit coup de coeur. C'est une très belle romance qui ne manque pas de piquant, avec bon nombre de rebondissements et un background historique très intéressant. Les personnages principaux et secondaires sont très attachants.

www.jailupourelle.com/

mardi 23 octobre 2018

Les Rokesby, tome 2 : Un petit mensonge

Couverture Les Rokesby, tome 2 : Un petit mensonge
Les Rokesby, tome 2 : Un petit mensonge
de Julia Quinn
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 375 pages

1779. Orpheline, Cecilia Harcourt quitte l'Angleterre et débarque à New York où elle espère retrouver son frère, blessé à la guerre. A l'hôpital, personne ne sait où est Thomas. En revanche, son meilleur ami Edward Rokesby est là. Blessé à la tête, il est amnésique. Démunie, ne sachant où aller, Cecilia prétend qu'Edward l'a épousée quelque temps plus tôt et le soigne avec dévouement. Au fil des jours, leur complicité grandit et Cecilia s'enferre dans le mensonge. Jusqu'au jour où le jeune homme, guéri, décide qu'il est temps de faire l'amour à sa délicieuse épouse...

  • Mon avis :
Manhattan, 1779. Cécilia Harcourt a fait la connaissance d'Edward Rokesby via sa correspondance avec son frère Thomas. Les deux hommes se sont connus sur le champ de bataille au Nouveau-Monde, se battant pour la couronne anglaise. Quand le père de Cécilia meurt, elle se retrouve mal-en-point car le domaine Marswell n'a pas d'héritier mâle, puisque Thomas est porté disparu. Son cousin voudrait l'épouser, mais Cécilia ne veux pas de Horace. Elle prend la fuite en prétextant aller chez une tante, mais en fait elle va à New York à la recherche de Thomas. Elle a peur car elle a reçu une lettre lui annonçant que son frère avait été blessé. Puis, lorsqu'elle entend parler de la blessure d'Edward elle décide d'aller le voir à l'hôpital. Malheureusement, il est dans le coma Elle invente alors une histoire de mariage par procuration et une cour épistolaire afin de pouvoir lui rendre visite. Lorsque Edward se réveille, ses souvenirs sont embrouillés, et Cécilia n'ose pas dire la vérité, car ce dernier veut l'aider à retrouver Thomas.

Une fois de plus j'ai passé un très bon moment avec ce roman de Julia Quinn. L'intrigue m'a plu, les événements qui pimentent la relation entre Cécilia et Edward sont très intéressants (même s'ils sont moins drôles que dans le tome précédent), et la galerie des personnages secondaire est plutôt sympa.
Malgré le contexte de la guerre, les deux personnages principaux nous offrent des moments que j'ai trouvés très romantiques.
J'ai adoré la relation des personnages principaux, mais je les ai également beaucoup appréciés individuellement. 
Cécilia déteste mentir à Edward mais elle se sent piégée. Elle pense que s'il apprend la vérité il ne l'aidera pas à retrouver Thomas. Elle est courageuse, déterminée et débrouillarde.
Quant à Edward, c'est un homme intègre, attachant et loyal, et malgré sa position inconfortable auprès de Cécilia, il fait tout pour la rendre heureuse.

Pour conclure, Julia Quinn m'a convaincue avec le deuxième tome de cette nouvelle saga. C'est un tome un peu plus sérieux et moins humoristique, mais j'ai tout de même beaucoup aimé. J'ai adoré les personnages principaux, j'ai trouvé leur histoire très romantique et j'ai eu le sourire aux lèvres tout au long de ma lecture. Vivement la suite !

www.jailupourelle.com/

vendredi 19 octobre 2018

Le seigneur des monts

Couverture Le seigneur des monts 
Vikings Lords, tome 2 : Le seigneur des monts
de Sabrina Jarema
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 404 pages

An 851. Au village de Haardvik, Magnus Sigrundson n'a d'yeux que pour la mystérieuse prophétesse Silvi, si belle avec ses cheveux d'argent. Ambitieux, prêt à se lancer dans de périlleuses expéditions à la tête d'une flotte de navires marchands, mais cerné d'ennemis, Magnus a besoin d'une épouse qui le seconde et veille sur son clan. Une femme forte, indépendante, visionnaire. Et bien que Silvi ait toutes ces qualités, elle veut devenir prêtresse. Pour la convaincre, Magnus devra éveiller sa sensualité et lui prouver qu'elle ne trahit pas ses dieux en s'abandonnant à l'amour charnel...

  • Mon avis :
851 après JC. Silvi Ivarsdottir se sent destinée à devenir prêtresse et n'a qu'un rêve, se rendre à Uppsala. Toutefois, Eirik, son frère (le héros du premier tome), a d'autres projets pour elle. Il a bien remarqué que Silvi et Magnus se dévorent des yeux et il lui propose un arrangement pour un mariage. Toutefois, Magnus ne veut pas empêcher Silvi de réaliser son rêve. Ils conviennent d'une chose : lorsqu'Asa et Eirik viendront à Thorsfjell en été, ils emmèneront Silvi pour voir comment elle réagit... La jeune femme se retrouve alors tiraillée entre son envie de devenir prêtresse et son attirance envers Magnus.

Il y a peu de romance historique sous le règne des vikings qui sont publiées en français, pourtant j'adorerais en lire plus. C'est un peuple qui m'a toujours fascinée ! Il y a quelques mois, j'étais donc ravie de voir que les éditions J'ai lu publiaient cette nouvelle saga. Jusque là, je ne suis pas déçue. J'ai adoré le premier tome, et c'est le cas du deuxième également !

Tout m'a plu dans ce livre : la romance entre les personnages, leurs personnalités, l'univers viking, l'ambiance, la culture norvégienne, l'histoire...
Ce roman nous offre aussi un soupçon de magie et de fantastique, et ce encore plus que dans le premier tome, et c'est à mon sens une bonne chose. J'ai beaucoup aimé cet aspect là du récit. Il en va de même pour la mythologie nordique (que l'on découvreencore  un peu) et la mythologie spécifique mise en place par l'auteure. De plus, l'auteure a vraiment bien travaillé tout le côté historique de son récit, ce n'est pas qu'un background, elle a vraiment bien étoffé son texte, nous imprégnant totalement dans l'époque où se déroulent les faits.

La relation de nos deux héros est pleine de frictions. A travers eux, ce sont deux mondes qui se télescopent, qui entrent en collision, alors forcément, ça met du piment ! Pourtant, j'ai trouvé leur relation tout aussi romantique que celle d'Asa et Eirik (les héros du premier tome) quand bien même leur couple est un peu plus "péchu". De plus, Magnus est vraiment très prévenant avec Silvi. J'ai trouvé cela très touchant, surtout par rapport à l'image des hommes que l'on peut se faire de l'époque. Les héros de l'auteure ont en eux une certaine douceur envers les femmes qu'ils aiment, et ça contrebalance avec leur virilité nécessaire du quotidien.

En conclusion, « Le seigneur des monts » a tenu toutes ses promesses. Le premier tome annonçait une saga originale aux héroïnes fortes et aux vikings sexy, avec un background historique hyper intéressant. Ce deuxième opus reste dans la même lignée, pour notre plus grand plaisir ! Je ne me suis pas ennuyée, c'est de nouveau un vrai petit coup de coeur. J'ai désormais hâte de lire le toisième tome intitulé « Le seigneur des mers ».

mardi 16 octobre 2018

Dernière saison dans les Rocheuses

Couverture Dernière saison dans les Rocheuses 
Dernière saison dans les Rocheuses
de Shannon Burke
Editeur : 10/18
Broché : 288 pages

En 1820, aux Amériques, le commerce des fourrures est un moyen périlleux de faire fortune. À peine le jeune William Wyeth s’est-il engagé auprès de la compagnie de trappeurs la plus téméraire de l’État qu’il manque de se faire tuer. Il découvre alors la force des liens entre les hommes, dont la survie ne dépend que de leur solidarité. Chasse au bison, nuits passées à dormir sur des peaux de bête, confrontations aux forces de la nature ou aux tribus indiennes, la vie de trappeur est rude, mais William a soif d’aventures. Il a quitté sa famille pour le grand Ouest, sauvage et indompté. Il devra réunir plus de courage et d’habileté qu’il ait jamais cru avoir pour en sortir vivant.

  • Mon avis :
Ce roman a été une excellente découverte, un vrai coup de coeur. L'auteur nous offre une histoire à la fois captivante, prenante et émouvante. J'ai été charmée par le récit en lui-même, par l'ambiance. La vie à la dure dans les paysages américains du XIXeme siècle, est une chose qui me passionnent. De plus, les personnages sont différents mais attachants et intéressants. Avec tout ça, on n'a pas le temps de s'ennuyer.

Je me suis sentie bouleversée par les destins entrecroisés de ces personnages que l'on suit, surtout par la vie du héros William Wyeth. Je ne connaissais pas grand chose de la vie des trappeurs dans l'Ouest de l'Amerique du Nord, et j'ai pris plaisir à découvrir cela dans ce roman.
William Wyeth est un personnage très intéressant à suivre. Son aventure est très prenante, il apprend à connaître le métier de trappeur, la camaraderie qui en découle, et il affrontera un bon nombre de dangers. A plusieurs reprises, j'ai vraiment eu peur pour lui !

En conclusion, ce roman a été pour moi un véritable coup de coeur. « Dernière saison dans les Rocheuses » est une aventure à vivre, une histoire avec des personnages hauts en couleurs et des paysages sublimes que l'on prend plaisir à découvrir. C'est certes une fiction historique, mais le tout sonne tellement juste qu'on a l'impression de lire une sorte de biographie. Mon seul regret : que ce roman ne soit pas un gros pavé de plusieurs centaines de pages. J'aurai adoré rester plus longtemps en compagnie de William Wyeth.