lundi 3 décembre 2012

Pure

Pure
de Julianna Baggott

Depuis les Détonations qui ont ravagé le monde, Pressia vit avec son grand-père dans les décombres, la cendre et le danger. Demain, elle aura 16 ans, âge où la milice vous enlève pour entraîner les plus forts... ou achever les plus faibles. Pressia n'a plus le choix, elle doit se préparer à fuir. Au loin brille le Dôme : un lieu sécurisé et aseptisé où une petite partie de la population, les Purs, s'est réfugiée avant la catastrophe. Partridge n'a qu'une idée en tête : sortir. Mais comment survivre dans ce monde post-apocalyptique où tout est presque mort ? 

  • Mon avis :
Pressia, vit avec son grand-père dans un monde ravagé. Depuis dix ans, la majeure partie de l'humanité survit dans un univers terrifiant, où tout a été balayé par une attaque nucléaire mondiale : les Détonations. Une petite partie des hommes vit dans un Dôme, à l'abri des menaces extérieures. C'est là que réside Partridge, où il mène une existence presque normale.
Malheureusement, Pressia a bientôt seize ans, âge auquel l'ORS vient chercher les adolescents pour les entraîner au combat, ou les achever. Décidée à ne pas se faire attraper par cette milice, elle prend la fuite. Au même moment, Partridge sort du Dôme en quête de vérité...

L'histoire se met doucement en place, permettant ainsi à l'auteure de nous présenter son univers complètement fou, ainsi que ses personnages principaux. Nous faisons connaissance avec Partridge et Pressia à travers une narration alternée, cela renforce l'envie de découvrir davantage à chaque fin de chapitre.
La relation entre les deux personnages principaux ne prend pas du tout la tournure à laquelle je m'attendais, et c'est plutôt une bonne chose. Nous ne sommes pas dans un cadre d'histoire d'amour, ça change de la plupart des dystopies.
Partridge est un jeune homme de dix-sept ans, un Pur, qui vit dans le Dôme, et dans le mensonge. Il va se rendre compte que quelque chose cloche en lui et décide de sortir pour retrouver une personne qui lui est chère. Il sera confronté à l'horreur des Détonations, à ce monde à moitié mort. C'est un personnage attachant et plein de courage.
Au départ, j'ai eu un peu de mal avec Pressia. Cependant, au fil des pages, elle grandit et se révèle être un personnage vraiment très intéressant à suivre.
J'ai beaucoup apprécié Bradwell. Il est d'un grand soutien pour Pressia et Partridge. Par contre, j'ai trouvé assez invraisemblable qu'il ait, à chaque fois ou presque, toutes les réponses aux questions que l'on se pose.
J'ai appris à aimer El Capitan, ce qui n'a pas été chose facile au départ. Non seulement à cause de sa particularité physique (chut, je ne vous en dit pas plus) mais également à cause de son rôle lorsqu'on le rencontre.

L'univers de l'auteure est vraiment riche et hyper bien travaillé. On évolue dans un monde post-apocalyptique très sombre et assez glauque par moments. La plupart des survivants à ces Détonations sont mutilés, ou ont fusionnés avec les choses / animaux / humains s'étant trouvés à proximité (voire les deux à la fois). Cela donne un aspect clairement monstrueux aux personnages. On rencontre des personnes collées entre elles, des hommes avec des oiseaux dans le dos, ou des ventilateurs en travers de la gorge...
Les fusions hommes-objet ne m'ont pas choquée outre-mesure, par contre j'ai été vraiment mal à l'aise face à certaines fusions entre personnes.
C'est vraiment impressionnant à quel point le monde est parti en cacahuète en même pas dix ans. Et le pire, c'est que je ne doute pas d'une telle issue s'il venait à se passer ce genre de catastrophe. Ce qui est bizarre, c'est que pendant ma lecture je ressentais de la tristesse plutôt que de la colère ou de la rébellion, comme c'est le cas habituellement lorsque je lis une dystopie. C'est vraiment un récit qui prend aux tripes.

Pour conclure, « Pure » n'a pas été le coup de coeur auquel je m'attendais, mais c'est une très bonne découverte. C'est assurément un livre à lire !

Livre lu pour :
 

  • Challenge :
"challenge jeunesse / young adult" : 10 livres lus / 35 

1 commentaire: