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mardi 17 octobre 2017

Les insurgés, tome 1 : La conquête

Couverture Les insurgés, tome 1 : La conquête
Les insurgés, tome 1 : La conquête
de Elle Kennedy
Editeur : Hugo roman
Broché : 335 pages

Hudson Lane est la demi-sœur du leader des Souverains qui ont pris le pouvoir et instauré la loi martiale. Son frère a décidé de la marier à son second, ce qu’elle ne veut même pas envisager. Elle s’enfuit et risque la mort pour cette désertion.
Dans sa fuite effrénée, elle croise le chemin de Connor Mackenzie qui a pris la tête des Insurgés. Elle ne peut lui révéler sa véritable identité.
Entre ces deux-là naît une attirance immédiate, mais Connor n’est pas tout à fait prêt à accueillir une inconnue dans son groupe et Hudson va devoir lutter pour se faire accepter.
Elle découvre ce que c’est que de vivre avec les Insurgés, les difficultés et les dangers du quotidien.
Elle découvre aussi les histoires terribles qu’ont vécues ses nouveaux compagnons à cause des Souverains, en particulier celle de Connor et de sa famille.
Mais son terrible secret va finir par être découvert, sa situation au sein des Insurgés est devenue plus que précaire. Connor va-t-il accepter qu’elle reste parmi eux ?

  • Mon avis :
La Terre a été ravagée par une guerre mondiale. Les bombes ont décimé des populations entières. Suite aux bombardements, des tremblements de terre ont achevé de dévaster la planète. Ceux qui ont survécu sont soit des Citoyens dans des Colonies (ou plutôt des prisonniers) où tous les aspects de leur vie sont contrôlés; soit des personnes qui vivent dehors mais doivent se débrouiller et lutter pour survivre, ils sont les Insurgés. Hudson a déserté une Colonie et cherche à se cacher de son frère qui est à la tête des Exécuteurs. Dans sa fuite, elle tombe sur Connor qui est à la tête d'un groupe d'Insurgés. Elle est bien décidée à tout faire pour obtenir sa protection, sans lui dire qui elle est vraiment.

Dit comme ça, l'univers paraît hyper intéressant, et c'est le cas en fait. Le soucis, c'est qu'on a deux ou trois phrases à ce sujet dans le livre, histoire de dire que c'est de la dystopie, et c'est tout. On en sait peu sur les Colonies et leur fonctionnement, c'est dommage. Quant à ce qu'il se passe chez les Insurgés, c'est du n'importe quoi. C'est théoriquement l'horreur, les gens doivent lutter pour manger, pour survivre, mais en fait ils ne pensent qu'à picoler, à baiser (c'est le terme utilisé), organiser des partouzes et ne font que parler de forniquer.

Les femmes sont des objets ou des poupées gonflables. Je ne suis pas féministe extrêmiste, mais ça m'a quand même fait bondir. Dans ce roman, l'auteur associe la notion de liberté au sexe débridé. En gros, il faut penser à baiser (permettez-moi l'expression, on la trouve partout dans le livre) et à passer à l'acte tous les jours (avec n'importe qui) sinon on n'a pas l'impression d'être libre.
D'ailleurs, les mecs qui ont survécu et qui peuplent le reste de la planète sont des millimétrés du bulbe qui ne pensent qu'avec ce qu'il y a dans leur caleçon. Toutefois, étant donné que l'héroïne les trouve tous beaux, alors ça passe (vous la sentez bien la petite pointe sarcastique ou pas ?). Cela nous donne des scènes complètement absurdes, où par exemple, lorsque Hudson rencontre Travis pour la première fois et qu'il lui dit “Bon sang t'es superbe. Pourquoi t'es pas déjà à poil ma belle ?”, elle se contente de nous dire qu'elle le trouve séduisant et elle discute tranquille. Non mais... Alerte au pervers !

Je n'ai pas du tout été touchée par les personnages principaux ou secondaires. Hudson nous est présentée comme une combattante, mais dans ses actions j'ai plutôt vu une simplette qui ne se respecte pas. Elle se soumet à Connor en trois minutes, le laisse régenter sa vie (et surtout sa vie sexuelle) alors qu'elle ne le connaît même pas. J'avais envie de secouer Hudson toutes les cinq minutes. Quant à Connor, son passé foireux destiné à faire pleurer dans les chaumières ne m'a pas ôté de la tête son attitude imbuvable. Les sentiments qui apparaissent entre eux arrivent comme un cheveu sur la soupe et ne sont pas crédibles.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la plume d'Elle Kennedy est loin d'être classe dans ce roman. Il y a du sexe à chaque chapitre dans les deux tiers du livre, et en plus, du sexe 100% vulgaire. On a des scènes de duo, de trio, de soumission, d'échangisme, de voyeurisme, de sexe violent... Si j'avais su que l'histoire tournait autour du cul (parlons clairement hein !) je ne l'aurai pas lu. Le résumé au dos de la couverture ne laisse pas du tout d'indices sur le fait que l'on se retrouve avec un porno entre les mains. OK, il y a un torse sur la couverture (je déteste ça) mais il y a des tonnes de romans avec des hommes à demi nus sur la couverture (faut croire que c'est vendeur) et pourtant le contenu est excellent. L'éditeur a même écrit qu'il s'agit de dystopie romantique... Heu... NON ! Aucune romance là dedans je vous l'assure. Et pour le côté dystopique, étant donné que l'univers est à peine effleuré (contrairement aux personnages qui passent leur temps à se tripoter, ah ah), on repassera...

En conclusion, « Les Insurgés, tome 1 : Conquête » a été pour moi une immense déception. J'avais beaucoup aimé l'autre saga de l'auteur éditée chez Hugo Roman « Off Campus », et je me suis dit que j'allais retrouver la plume de l'auteur dans un univers dystopique, et en fait on en est loin. C'est une histoire terriblement creuse, vulgaire, j'ai eu l'impression de lire un porno les trois quart du temps, et même si la fin est intéressante, elle ne relève pas le niveau. Dommage !

jeudi 10 novembre 2016

Divergente raconté par Quatre : édition augmentée

Couverture Divergente raconté par Quatre, édition augmentée 
Divergente raconté par Quatre : édition augmentée
de Veronica Roth
Editeur : Nathan
Broché : 272 pages
Prix : 17.95 €
L'histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris :
Lors de sa cérémonie du Choix, un jeune Altruiste se dresse contre sa famille et sa faction : il choisit de rejoindre les Audacieux. Il choisit de se libérer de son passé. Il choisit un nouveau destin, et devient Quatre.
Mais ce qu'il découvre chez les Audacieux peut mettre en péril son avenir, et celui de la société tout entière. Doit-il se dresser contre sa nouvelle faction ?
Et si Tris, cette novice qui ne ressemble à aucune autre, était la réponse à ses interrogations ?
  • Mon avis
Depuis aujourd'hui, vous pouvez retrouver dans toutes les bonnes librairies une nouvelle édition du roman « Divergente raconté par Quatre ».

Cette édition augmentée contient (comme la précédente parue en 2015) 4 nouvelles se situant dans l'univers de la saga Divergent. Les 3 premières concernent la vie de Tobias/Quatre avant le premier tome, et la dernière se situe chronologiquement au milieu du premier tome de la saga. En bonus, il y a aussi 3 scènes supplémentaires, écrites du point de vue de Quatre.

Qu'y a-t-il de neuf avec cette version ?
  1. Un entretien avec Veronica Roth, qui répond à des questions à propos de la trilogie « Divergente » et de ses personnages.
  2. Les premiers jets et les brouillons du premier tome.
  3. L'explication de l'évolution du personnage de Caleb.
  4. Des illustrations des cinq factions.
  5. Un texte du docteur en psychologie Brian J.Mistler, sur notre cerveau et la peur.
  6. Une autre scène de « Divergente » racontée par Quatre, les extraits du journal de Natalie Prior, deux scènes inédites du tome 3
  7. La mort des personnages.
  8. La playslist de l'auteur
 

 
 
Et le bonus le plus cool : une planche de tatoos ! 
 
 
 
Désormais, j'ai hâte d'être au début de l'année prochaine pour découvrir le nouveau roman de Veronica Roth « Marquer les ombres » :
Couverture Marquer les ombres


jeudi 11 août 2016

La vie rêvée d'Eve, tome 2 : Le choix

La vie rêvée d'Eve, tome 2 : Le choix
d'Anna Carey
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 265 pages
Prix : 16.90 €

Pour la première fois depuis qu'elle s'est échappée du pensionnat, Ève peut dormir sur ses deux oreilles. Elle vit à Califi a, un refuge pour les femmes. Cependant sa sécurité a un prix : elle a dû abandonner Caleb, le garçon qu'elle aime. Quand elle apprend qu'il a des ennuis, Ève part de
nouveau dans la Zone pour le sauver. Mais elle est capturée et emprisonnée dans la Cité des Sables, la capitale de la Nouvelle Amérique. Là, elle découvre alors un secret terrifiant sur son passé. Ève est tentée de fuir, mais les conséquences de son départ pourraient être mortelles pour ses proches. Il lui faut désormais faire un choix extrême : sauver ceux qu'elle aime... ou risquer de perdre Caleb pour toujours.

  • Mon avis :
La quasi totalité de la planète a été décimée il y a douze ans suite à la peste et son vaccin raté. Aux Etats-Unis, les hommes et les femmes ont été compartimentés pour rebâtir ne société viable, dirigée par le roi de la Nouvelle Monarchie Américaine. Les femmes vont à l'école et sont destinées à devenir de parfaites poules pondeuses (sans le savoir), assommée par un endoctrinement complet envers la gent masculine. Tandis que les hommes, eux, sont forcés de travailler jusqu'à l'épuisement, et ce dès leur plus jeune âge...

Je vous conseille de ne pas lire mon avis à partir d'ici si vous n'avez pas lu le premier tome.

Dans le premier tome, Eve a réussi à fuir l'école, elle a rencontré Caleb et elle a pu rejoindre la communauté de Califia. Depuis quelques mois elle goûte à une certaine sécurité, même si elle n'a pas pu oublier Caleb et rêve de pouvoir le retrouver un jour.

« Le choix » nous offre une très bonne intrigue, qui prend un autre tournant. L'histoire et l'univers prennent de la consistance et de la maturité. Si dans « La fuite » on est plus dans la découverte, là on est dans la planification, la rébellion, les complots... et c'est génial ! Certes, le tout est plutôt cousu de fil blanc, sans véritable surprise, mais cela ne m'a pas réellement gênée. J'ai beaucoup aimé suivre Eve au fil des évènements.

Les personnages secondaires du premier tome sont assez "absents" de ce récit. Ils partagent quelques moments de la vie d'Eve, et sont au coeur de l'intrigue pour certains, mais ils ne portent pas le récit. D'habitude, cela me gêne, et pourtant cela n'a pas été le cas ici. Certes, j'aurais aimé voir davantage Daren par exemple, mais je trouve que l'auteur a bien sur porter son héroïne et équilibrer son récit au niveau des personnages secondaires.

Fin des spoilers éventuels

Dans le premier tome, Eve était le genre d'héroïne qui faisait grincer des dents. Elle n'est pas parfaite dans ce deuxième tome, mais on voit très bien qu'elle a beaucoup évolué, beaucoup grandi. Eve fait enfin face à la réalité, et même si elle fait encore des erreurs (surtout quand elle se laisse guider par son coeur), je l'ai beaucoup appréciée, j'ai appris à l'aimer. Eve devient vraiment attachante et prend de l'assurance !

Du côté de l'écriture, c'est toujours aussi fluide et les pages défilent assez vite. Le seul bémol, pour moi, ce sont les dialogues intégrés à la narration. Il y a certes des guillemets, mais je suis une fan des alinéa, des retours à la ligne ou des tirets, pour savoir qui parle sans avoir à réfléchir ou à analyser qui le fait. C'est assez perturbant de devoir relire un paragraphe quand plusieurs personnages parlent, parce que l'on n'a pas saisi qui le fait et à quel moment.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé « La vie rêvée d'Eve, tome 2 : Le choix » même si ce deuxième tome est différent du premier (que j'avais aimé lui aussi). Le changement de décor est rafraîchissant, on découvre une héroïne grandie, et la fin laisse présager un troisième tome en apothéose.

mardi 21 juin 2016

The Young World

Couverture The Young World, tome 1 
The Young World, tome 1
de Chris Weitz
Editeur : Le livre de poche
Poche : 480 pages
Prix : 6.90 €

New York, XXIe siècle. Un virus a anéanti la population des Etats-Unis, à l'exception des adolescents, qui ont vu leur avenir se désintégrer sous leurs yeux. Plus d'électricité, plus d'eau courante, plus de transports, plus d'Internet : les jeunes sont livrés à eux-mêmes dans la ville qui ne dort jamais. Ils se partagent alors le territoire et forment des tribus qui coexistent plus ou moins pacifiquement.
Jefferson, le leader des Washington Square, tente d'organiser la survie des siens avec l'aide de Donna, dont il est secrètement amoureux. Privés de repères et lassés d'attendre la mort, il partent à travers Manhattan pour tenter de retrouver l'origine du virus qui a décimé le continent.

  • Mon avis :
Il y a deux ans, un virus a décimé une grande partie de la population. Les adultes ainsi que les enfants en bas âges ont tous succombé, il ne reste que des adolescents. Ils se sont regroupés en clans, ont divisé le territoire et tentent de survivre dans ce monde devenu hostile. L'un des clans "ennemis" a décidé de mener la vie dure aux Washington Square et la situation devient critique car les vivres viennent à manquer. Grâce aux découvertes d'un de leurs amis, Jefferson et un petit groupe partent sur les traces de l'origine du virus afin de trouver un vaccin. 

Ce livre m'a d'abord attirée car le résumé m'a un peu rappelé celui de « Gone » de Michael Grant (une saga que j'ai adorée !). Malgré les avis mitigés que j'ai pu voir sur « The young world », j'ai voulu me faire mon propre avis.

J'ai beaucoup aimé le postulat du roman et l'univers que l'auteur a créé. Nous sommes dans un roman young-adult certes, mais le pire n'est pas épargné à nos personnages. Ils passent par des épreuves difficiles, ils ont parfois des choix impossibles à faire et se retrouvent face à toute la monstruosité de l'humanité, quand bien même leurs "ennemis" ne sont pas très âgés. Ce virus et les évènements qui en ont découlé ont fait ressortir le pire chez certains adolescents.

Nous suivons l'histoire du point de vue de Donna et Jefferson, membres du clan de Washington Square.
La narration à deux voix est habituellement un procédé que j'aime beaucoup. Toutefois, dans ce roman, j'ai eu un peu de mal avec Donna. Lorsque l'on voit à travers ses yeux, on se retrouve avec un langage particulier, une écriture "parlée" avec des répétitions de mots à n'en plus finir tels que "genre" (que j'ai du lire 200 fois), "disons", et même des "mdr" dans les dialogues. Cela n'a fait que renforcer ma mauvaise impression sur Donna, qui est une jeune fille vraiment immature et gamine. C'est un personnage vraiment agaçant, et par conséquent, cela m'a gâché un peu ma lecture. Toutefois, je tiens à souligner que tout n'est pas "négatif" à son sujet. Par exemple, son humanité et son amour pour son petit frère m'ont beaucoup touchée.
Il y a un contraste saisissant entre Donna et Jefferson. Ce n'est pas un personnage parfait, mais il fait preuve de davantage de maturité. J'ai pris plaisir à suivre l'histoire de son point de vue. Jefferson est un jeune homme sympathique qui se retrouve dans une position de leader alors qu'il n'y était pas spécialement préparé. Il ne gère pas toujours les choses comme il faut mais il tente de faire du mieux qu'il peut.

Ce "défaut" dans la narration (à cause du personnage de Donna) prouve également que l'auteur a fait un bon travail au niveau de la caractérisation de ses personnages et de son écriture. Il a réussi à modifier son style suivant que l'on est dans la peau de Jefferson ou de Donna.
Sinon, l'ensemble du roman est fluide, et l'auteur a tout de même réussi à garder mon intérêt éveillé malgré les périodes de creux ou les moments un peu brouillons ou décousus.

En conclusion, mon avis est assez mitigé sur « The young world ». J'ai beaucoup aimé l'univers mis en place par l'auteur, ainsi que certains personnages. Toutefois, la première moitié du récit est assez longue et j'ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Donna. En revanche, la deuxième moitié du livre et la fin m'ont beaucoup plu. Par conséquent, je vais donner une chance à la suite et lire le deuxième tome.

vendredi 15 avril 2016

Red Queen

Couverture Red Queen, tome 1
Red Queen
de Victoria Aveyard
Editeur : Le livre de poche
Poche : 448 pages
Prix : 7.90 €

Dans le royaume de Norta, la couleur de votre sang décide du cours de votre existence. Sous l’égide de la famille royale, les Argents, doués de pouvoirs hors du commun, règnent sur les Rouges, simples mortels, qui servent d’esclaves ou de chair à canon.
Mare Barrow, une Rouge de dix-sept ans, tente de survivre dans une société qui la traite comme une moins que rien. Quand elle révèle sans le vouloir des pouvoirs extraordinaires et insoupçonnés, sa vie change du tout au tout. Enfermée dans le palais royal d’Archeon et promise à un prince argent, elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour, à maîtriser un don qui la dépasse, et à reconnaître ses ennemis, pour faire valoir l’indépendance de son peuple.

  • Mon avis :
Ce tome est sorti au grand format l'année dernière, et malgré ma tendance à l'achat compulsif, j'ai résisté ! J'ai entendu que du bien sur cette série, et j'ai sauté sur l'occasion de découvrir le premier tome suite à sa sortie au format poche. Je ressors de ma lecture complètement enchantée !

Mare Barrow, habitante d'un petit village du royaume de Norta, va bientôt fêter son dix-huitième anniversaire. Elle fait partie des Rouges, les simples mortels au service des Argents (qui eux possèdent des pouvoirs). Le jour de ses dix-huit ans, elle sera emmenée au front pour faire la guerre... ou plutôt pour servir de chair à canon. Lorsque son meilleur ami Kilorn, normalement promis à une vie d'apprentissage, se retrouve contraint d'être envoyé au front, Mare décide de trouver une autre alternative, de tout faire pour le sauver. De fil en aiguille, Mare se retrouvera au palais royal d'Archeon, entourée d'Argents, dans une position bien peu enviable...

Au départ, j'ai été un peu refroidie par l'univers mis en place par l'auteur. En effet, même s'il est très bien pensé, il m'a énormément rappelé celui de Red Rising (de Pierce Brown), dont je venais tout juste de lire le second opus. Toutefois, au fil des pages, j'ai été totalement happée par le récit et j'ai fini par apprécier l'univers pour ce qu'il est, sans me focaliser sur les ressemblances avec la saga de Pierce Brown. C'est un univers sombre, oppressant où l'espoir n'a pas vraiment la place de se développer. C'est une société profondément ségrégationniste et injuste. D'un côté comme de l'autre (chez les Rouges et les Argents) on n'est pas vraiment libre, même si c'est pire du côté des Rouges.
On sent que l'auteur maîtrise son univers, et par conséquent on n'a pas de mal à s'imaginer aux côtés des protagonistes.

Victoria Aveyard nous offre une intrigue passionnante, prenante et qui nous emporte jusqu'à la toute dernière page. J'ai eu l'impression de vivre cette histoire à cent à l'heure, entre les complots, les doutes, les divers évènements qui surviennent... Même si j'ai eu des moments d'interrogation et de doutes, je n'ai pas vu venir certaines choses au coeur de l'intrigue. Et ce final ! Génial !

Mare est une femme courageuse mais pas téméraire. Elle a conscience que ses actions n'engagent pas que sa seule personne et qu'elle peut provoquer bon nombre de choses. Je l'ai trouvée très mature et très réfléchie, je l'ai adorée.
Cal et Maven, les deux fils du roi, sont deux personnages complexes. Parfois, ils nous montrent que les Argents peuvent avoir de bons côtés. Malheureusement, leur "nature" et leur éducation font d'eux des personnages souvent détestables.

En conclusion, « Red Queen » a été une excellente découverte, un véritable coup de coeur. Il va être dur d'attendre la sortie du deuxième (et dernier) tome au format poche ! Je me retiens d'acheter le grand format, car je veux que cela fasse joli dans ma bibliothèque ;)

dimanche 27 mars 2016

Red rising, tome 2 : Golden Son

Couverture Red rising, tome 2 : Golden Son
Red rising, tome 2 : Golden Son
de Pierce Brown
Editeur : Hachette
Broché : 528 pages
Prix : 18 €

« Aujourd’hui, je suis leur glaive. Mais je ne pardonne pas. Je n’oublie pas. »
Deux ans ont passé. Darrow n’est plus un Rouge risquant chaque jour sa vie dans les mines de Mars. Il est devenu le Faucheur, un Or dont la réputation n’est plus à faire. Rien ne lui résiste.
Pourtant, au fond de lui, Darrow n’a pas oublié. Il n’a pas pardonné. Mais il commet une erreur fatale : il sous-estime son ennemi. En un éclair, Darrow perd tout.
Au pied du mur, Darrow doit élaborer une nouvelle stratégie… Sinon, tous ses efforts, tous ses sacrifices auront été vains. Et Eo sera morte pour rien.

  • Mon avis :
« Red rising » avait été un de mes gros coup de coeur de l'année 2015. C'est donc avec grand enthousiasme que j'ai commencé ma lecture de « Golden son » et je suis conquise ! Ce second opus est, à mon sens, encore mieux que le premier !

Je vous conseille de ne pas lire mon avis à partir d'ici si vous n'avez pas lu le premier tome.

Nous retrouvons deux ans après les évènements survenant à la fin de « Red rising ». Epaulé par le Haut Gouverneur Nero au Augustus, notre héros s'est entraîné à l'Académie, mais ne termine pas premier de sa promotion. Suite à un accrochage avec les Bellona, la réputation de Darrow est ruinée et le Haut Gouverneur veut se débarrasser de lui. Pour rester au sein des Ors et continuer la rébellion en route, Darrow va devoir, une fois de plus, faire des choix difficiles et des sacrifices.

L'intrigue de ce deuxième tome est pleine de rebondissements et est très intense. Pierce Brown ne laisse pas de répit à ses personnages et on se retrouve embarqué avec eux à cent à l'heure dans cette "aventure". On plonge tout de suite dans l'action, dès les premières pages, et on n'a pas le temps de reprendre sa respiration jusqu'à la fin. Et quelle fin ! Elle m'a totalement traumatisée !

Fin des spoilers éventuels sur le premier tome.

L'univers de Pierce Brown imaginé dans « Red rising » (où se mélangent les cultures romaines et grecques de l'Antiquité, leur mythologie, leur justice...) prend un autre tournant avec un aspect futuriste renforcé (avec de superbes scènes de guerre dans des vaisseaux, dignes de Star Wars). L'auteur a su faire évoluer son univers, et c'est absolument génial. Outre la politique, les stratégies militaires et la rébellion, l'auteur met également en avant les liens entre les différents personnages. Darrow est malmené émotionnellement (comme s'il n'en avait pas déjà assez bavé physiquement) et chaque lien tissé avec chaque personnage prend une claque (dans le bon sens ou dans le mauvais sens). En somme, Spartacus et sa clique peuvent aller se rhabiller, Darrow est LE héros à suivre ;) (et pourtant, je surkiffe Spartacus lol).

En conclusion, l'auteur m'a totalement conquise avec « Golden son ». Tout est réuni pour rendre totalement accro : manipulations, complots, trahisons, rebondissements à foison, une fin terrible et des personnages hauts en couleurs. De plus, l'auteur nous présente une vraie intrigue captivante et ne nous offre pas un tome de transition comme c'est souvent le cas dans les trilogies. J'ai terminé ce livre depuis plusieurs jours et il me hante encore, c'est vous dire ! J'ai déjà précommandé le tome 3 intitulé « Morning Star » et qui sort le 25 mai chez nous en France :) Inutile de vous dire que je me jette dessus dès que je le reçois (ben si, j'l'ai dit) et je vais sans doute devoir me battre parce que mon mari aussi est accro.

Citation du chapitre 4 :
« Un idiot arrache les feuilles. Une brute abat l'arbre. Un sage détruit les racines. » 

 

vendredi 4 mars 2016

Le Dôme, tome 1 : La loi du dôme

Couverture Le Dôme, tome 1 : La loi du dôme
Le Dôme, tome 1 : La loi du dôme
de Sarah Crossan
Editeur : Bayard
Broché : 437 pages
Prix : 16.90 €

Les arbres ont été éliminés de la terre et l'oxygène s'est raréfié, provoquant des millions de morts...
Les survivants ont été rassemblés sous le Dôme, sorte de bulle protectrice où un nouvel ordre s'est constitué autour d'un Etat totalitaire et d'une société, Respirer Inc. qui contrôle l'air que les habitants respirent.
Tout en haut de l'échelle sociale, se trouvent les Premiums. Riches et en bonne santé, ils méprisent les Auxiliaires, trop pauvres pour payer un impôt sur l'oxygène et donc contraints de survivre avec le peu d'air qu'ils respirent...
Alina, 16 ans, qui a rejoint la Résistance, a échoué dans sa mission à l'intérieur du Dôme.
Elle est en danger et doit fuir, à l'extérieur. Elle rencontre alors Quinn, un jeune Premium et sa meilleure amie Bea, une Auxiliaire, partis camper hors du Dôme et leur demande de l'aide...

  • Mon avis :
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de dystopie, et je suis ravie d'avoir retrouvé le genre littéraire en compagnie de Sarah Crossan et son roman « La loi du dôme ».

A cause de la déforestation massive et de l'agriculture à outrance, l'Homme a provoqué sa propre perte. L'oxygène s'est raréfié et a provoqué des milliards de morts en seulement quelques années. Aux Etats-unis (et dans différents pays), les survivants ont été rasemblés sous un Dôme. Ce dernier est divisé en plusieurs zones. Plus on est pauvres, moins on a d'oxygène à disposition et on paie même des taxes dessus en cas de consommation excessive.
Nos trois héros vont se croiser alors qu'une prend la fuite, tandis que les autres sont en route pour un week-end camping en dehors du Dôme. Leur vie sera à jamais transformée suite à cette rencontre et à tous les évènements qu'elle provoque.

L'auteur nous offre un roman à l'univers plutôt sombre où il faut avoir un instinct de survie développé pour s'en sortir. Malgré le côté catastrophique de la chose (si on n'a pas d'oxygène, on ne risque pas de vivre!), on ressent quand même une note d'espoir pour le futur de nos personnages et j'ai hâte de voir ce qui va leur arriver dans le deuxième tome.

En matière de dystopie, je pense que l'on peut dire que l'on a eu à peu près tous les cas de figure. J'en ai lu énormément (certainement pas toutes lol) mais assez pour savoir ce que j'aime ou pas, ce qui est novateur ou pas.
Pour moi, l'histoire présentée dans « La loi du dôme » est crédible, c'est une dystopie intelligente, et j'ai adoré cet aspect du roman ! A mon sens, c'est ce qui fait, entre autres, la force du roman. De plus, l'auteur nous pousse à nous poser des questions. Et si l'air venait réellement à manquer ? Comment on s'en sortirait ?

L'histoire nous est racontée de trois points de vue différents : Béa, Quinn et Alina.
Béa est une jeune femme pauvre qui veut s'en sortir en excellant dans ses études, afin d'atteindre le statut de Premium. Son ami, Quinn, est un de ces privilégiés. Quant à Alina, elle fait partie de la classe sociale inférieure est fait partie de la Résistance.
Malgré la jeunesse des personnages (adolescents), je ne leur ai pas trouvé un côté puéril ou agaçant. En revanche, je ne les ai pas vraiment trouvés charismatiques. Quinn est assez effacé, même si j'ai aimé sa réaction face aux évènements et aux révélations au fil du roman. Il en va de même pour Béa, qui est une jeune femme courageuse et réfléchie. Par contre, j'ai adoré Alina et son côté Résistante. C'est elle qui va ouvrir les yeux de nos deux autres protagonistes.

La plume de l'auteur est plutôt addictive. La narration alternée est un vrai plus pour pousser le lecteur à tourner les pages, mais ici, l'écriture simple et percutante de Sarah Crossan m'a poussée à dévorer les chapitres à une allure folle.

En conclusion, « La loi du dôme » a été une excellente découverte et j'ai hâte de lire la suite !  L'intrigue m'a captivée du début à la fin, et j'ai appris à apprécier les différents personnages principaux  et secondaires au fil de leur périple.

vendredi 19 février 2016

La 5e vague, tome 2 : la mer infinie

Couverture La 5e vague, tome 2 : La Mer Infinie
La 5e vague, tome 2 : la mer infinie
de Rick Yancey
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Broché : 401 pages
Prix : 17.90 €

Comment débarrasser la Terre de ses sept milliards d'habitants ? Retirez aux hommes leur humanité...
Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l'espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l'hiver en espérant le retour rapide d'Evan Walker, ou se mettre en quête d'éventuels survivants avant que l'ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège...

  • Mon avis (en quelques mots) :
J'avais adoré le premier tome et j'étais impatiente de me plonger dans la suite. Toutefois, j'ai pris mon temps pour ouvrir le deuxième tome. En effet, j'ai vu pas mal d'avis négatifs disant que ce second opus était assez long et plutôt chiant (en gros) et cela m'a refroidie. Ce mois-ci j'ai donc pris mon courage à deux mains et je me suis lancée. Malheureusement, je rejoins l'avis général.
Pour moi, c'est essentiellement un tome où on en apprend plus sur certains personnages, sur leur passé (Poundcake, Evan). Exit l'action et les rebondissements. Cela aurait pu être pas mal, mais je me suis souvent ennuyée. De plus, certains passages sont confus, délirants, voire assez loufoques.
J'ai également trouvé ce tome un peu moins bien écrit, plus hargneux et plus vulgaire. C'est simple, j'ai eu l'impression de lire un tome de transition où l'on nous aguiche sur la fin histoire de nous donner envie de lire la suite, mais où il ne se passe pas grand chose globalement.
Les révélations finales ne sont pas forcément inattendues, mais elles donnent envie de savoir comment l'auteur va goupiller tout ça.
En conclusion, je suis donc déçue de ma lecture mais la fin rattrape un peu le reste.
Je lirais donc la suite, mais sans grande conviction. Rick Yancey a intérêt à écrire un final du tonerre !

mardi 12 janvier 2016

La route

Couverture La Route
La route
de Cormac McCarthy
Editeur : Points
Poche : 251 pages
Prix : 6.90 €

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.

  • Mon avis (en quelques mots) :
Face aux critiques dithyrambiques, je n'ai pas résisté et j'avais mis ce roman dans ma wish-list depuis un bon moment. Malheureusement, ce livre a été une immense déception.

Niveau structure, le texte est assez inégal dans son ensemble. On se retrouve avec des phrases trop longues ou trop courtes, le tout formant un amas assez indigeste et pénible à suivre. De plus, il n'y a aucun chapitres, seulement des paragraphes, chose que je n'aime pas du tout. Les dialogues sont intégrés au récit, sans aucune ponctuation, c'est fouillis.
D'abord rebutée par le style, je me suis dit que, peut-être, l'histoire allait me faire oublier tous ces défauts. Malheureusement, non.

Nous suivons l'histoire d'un homme et d'un petit garçon (dont nous ne saurons jamais les prénoms) qui tentent de survivre dans un monde apocalyptique (dont on ne saura rien, même à la fin). La terre a été brûlée (comment ? par qui ?), l'humanité a disparue, ne laissant que peu d'hommes qui ont basculé du côté le plus sauvage d'eux-mêmes.
L'univers est d'une pauvreté affligeante. Ok, c'est apocalyptique, mais pourquoi ? A cause de qui ? Que s'est-il passé ? Ne rien dire, c'est assez facile au final. Il y a eu la fin du monde, et voilà, débrouille-toi avec ça lecteur !

L'emploi de la narration à la troisième personne m'a perturbée fortement. Déjà que l'on ne sait rien sur les personnages principaux (pas de prénoms, ni âge, ni description physique), on évolue à distance d'eux et cela m'a empêchée de ressentir la moindre émotion à leur sujet. Bien sûr, en tant que maman, le thème me fiche les boules et le petit garçon m'a attendrie, mais en dehors de ça, je ne me sentais absolument pas concernée.

Concernant l'intrigue, c'est aussi vide que le reste. Il ne se passe rien, l'auteur nous décrit le moindre truc en détails histoire de meubler. Oui, on a deux ou trois évènements horribles, et hop on repart sur la route. En gros, nos personnages marchent, ils ont faim, ils campent, ils rencontre un méchant, hop ça repart, ils marchent, ils ont faim, ils campent... etc. Et la fin est, je le dis sans mâcher mes mots, assez merdique.

Bref, rien ne m'a plu dans ce livre. Je suis allée au bout dans l'espoir d'avoir un déclic et de comprendre pourquoi ce roman a eu un prix. Je n'ai rien vu qui justifie un tel engouement. J'ai perdu mon temps, dommage !

mardi 5 janvier 2016

Partials, tome 2 : Fragments

Couverture Partials, tome 2 : Fragments 
Partials, tome 2 : Fragments
de Dan Wells
Editeur : Le livre de poche
Poche : 685 pages
Prix : 7.90 €

Kira a trouvé un remède au virus du RM. Il coule dans le sang des Partials. Les nouveau-nés survivent, enfin. Si l’espèce humaine n’est plus directement menacée, les Partials le sont : ils meurent à l’âge de 20 ans. Kira doit cette fois sauver l’ennemi d’autrefois. Quête d’autant plus déchirante qu’elle est elle-même une Partial, qui doit trouver sa place dans ce monde fragmenté…

  • Mon avis :
Je vous conseille de ne pas lire mon avis si vous n'avez pas lu le premier tome de la saga.

Nous retrouvons Kira quelques semaines après la fin du premier tome. Elle est partie d'East Meadow, à la recherche des locaux de ParaGen pour en apprendre plus sur elle et sur l'Alliance. La jeune femme trouvera des alliés inattendus et se lancera dans une aventure un peu folle et surtout très dangereuses. Kira est prête à tout pour sauver l'espèce humaine, mais aussi les Partials. L'un ne peut pas vivre dans l'autre.

Le premier tome n'avait pas été un coup de coeur à cause de quelques longueurs en milieu d'ouvrage. De plus, le côté médical de l'intrigue était assez  dur à appréhender au début, ce qui m'a un peu ralentie dans ma lecture. Cette fois-ci, avec ce deuxième tome, je n'ai pas vu le temps passer !
L'auteur m'a tout de suite embarquée et ce jusqu'à la dernière page. Les rebondissements, les révélations et l'action s'enchaînent, ne nous laissant aucun répit. Des évènements tragiques surviennent, nous laissant aussi désemparés que les personnages. J'ai vraiment « vécu » cette aventure avec eux, que ce soit du côté de Kira ou du côté de Marcus.

De plus, j'ai trouvé « Fragments » un peu plus varié au niveau des personnages. Nous suivons Kira et son équipe dans son aventure, mais également Marcus sur Long Island. Les personnages sont plus approfondis et on apprend à les connaître davantage.

Du côté des personnages "conducteurs", Kira est une héroïne vraiment agréable à suivre. Elle se prend en main, n'hésite pas à prendre des décisions, quitte à y perdre personnellement beaucoup. Kira est forte et téméraire, mais pas non plus irresponsable. J'ai beaucoup aimé vivre cette terrible aventure à ses côtés et la voir évoluer. Elle se remet en question de nombreuses fois mais ne perd pas son objectif de vue : sauver tout le monde.
Quant à Marcus, je pense que c'est le personnage qui a le plus changé et il m'a agréablement surprise. Il devient volontaire, déterminé et comprend enfin que les Partials ne sont pas forcément l'ennemi numéro un. Marcus se révèle être un personnage hyper intéressant et j'ai adoré le suivre lui aussi.

Les personnages secondaires sont eux aussi très bien mis en avant. Heron et Samm nous permettent d'en savoir plus sur les Partials et on se rend compte qu'ils ne sont pas si diaboliques que cela (cette pensée avait été amorcée dans le premier tome). On passe plus de temps avec eux, on s’aperçoit qu'ils sont comme les humains sur pas mal de choses.
Afa a été mon petit coup de coeur du côté des protagonistes secondaires. Il est adorable, un peu fou et j'ai adoré voir l'amitié naître entre lui et Kira. C'est un gros bébé d'une quarantaine d'années qui m'a émue.

En conclusion, ce deuxième tome de la saga est un vrai coup de coeur pour moi. Avec le premier tome, l'auteur a réussi à se démarquer dans le paysage littéraire young-adult et il continue de le faire avec « Fragments ». Il nous offre des personnages charismatiques et attachants ainsi qu'une intrigue haletante. J'ai hâte que la suite ! J'attends la sortie en poche avec impatience.

Livre lu pour :

lundi 23 novembre 2015

En quelques mots [#18]




Pour cette année 2015, j'ai instauré un nouveau rendez-vous « En quelques mots... » pour vous parler des livres que je ne vais pas chroniquer sur le site, mais dont je veux vous dire un petit mot quand même.
Je pense faire ce rendez-vous toutes les 2 semaines, voire tous les mois. Tout dépendra du nombre de livres que lirais :)



Couverture Partials, tome 1
Partials, tome 1
de Dan Wells
éditions Le livre de poche - 576 pages
J'ai lu beaucoup de dystopies, et du coup, je suis devenue assez "exigeante" au fil de mes lectures. Par conséquent, j'appréhende toujours un peu une nouvelle lecture du genre.
Je dois bien avouer que "Partials" a été une très bonne surprise ! L'univers créé par l'auteur est intéressant et plutôt crédible (j'adore ça dans les dystopies). C'est parfois un peu complexe (surtout lorsque l'héroïne met en avant ses compétences médicales) mais cela reste accessible avec un peu de concentration. Pour moi, l'auteur a réussi à se démarquer dans ce genre littéraire.
Kira est une héroïne agréable à suivre. Elle se prend en main, n'hésite pas à prendre des décisions, quitte à y perdre personnellement beaucoup. Kira est forte et téméraire, mais pas non plus irresponsable. J'ai beaucoup aimé vivre cette terrible aventure à ses côtés et la voir évoluer.
Si cette lecture n'est pas un coup de cœur, c'est juste à cause de quelques longueurs en milieu d'ouvrage. Sinon, j'ai passé un excellent moment et la suite m'attend déjà dans ma PAL.


Couverture Clair Obscur
Clair obscur
de Lily Haime
352 pages - 5.49 € version Kindle
La vie de Gwenn a basculée l'année de ses dix-sept ans. Sept ans plus tard, son passé refait surface avec le retour de Sevan, et ses blessures émotionnelles sont ravivées.
C'est la première fois que je lis un roman M/M, entendez par là une romance homosexuelle masculine.
L'auteur aborde différents thèmes, gravitant autour de l'homosexualité ou non (le regard des autres, l'acceptation de sa sexualité, la différence d'âge, le syndrome post traumatique...). Je trouve d'ailleurs que Lily Haime a des mots justes, des mots qui font réfléchir.
Bon, j'ai zappé les scènes charnelles osées (je ne suis clairement pas à l'aise avec ça) mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier l'histoire et d'aimer les personnages, principaux ou secondaires. Sevan et Gwenn sont différents, mais chacun très touchant. Ils ont une relation compliquée, semée d'embûches, mais on est heureux de les voir ensemble quand ça fonctionne.
En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce roman. Avec "Clair obscur", l'auteur nous offre un récit touchant et plein d'émotions.

jeudi 15 octobre 2015

Une braise sous la cendre

Couverture Une braise sous la cendre, tome 1 
Une braise sous la cendre
de Sabaa Tahir
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 528 pages
Prix : 18.90 €

"Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai."
Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

  • Mon avis :

Aujourd'hui sort « Une braise sous la cendre » chez Pocket Jeunesse, le fameux roman dont on entend parler partout depuis un moment :) Qu'en ai-je pensé ? J'ai adoré !

Il y a longtemps, l'Empire était partagé entre les Érudits et les Martiaux. Ces derniers ont pris le pouvoir par la force et font régner la terreur depuis. Les Érudits ne sont considérés que comme des esclaves et vivent une vie complètement misérable. Laia, une esclave de dix-sept ans, voir ses grands-parents se faire tuer et son frère Darin se faire embarquer par les Martiaux, car il est soupçonnés d'avoir des liens avec la Résistance. Elle prend alors la fuite. Peu fière de son comportement, elle décide de partir à la recherche de la Résistance. Ils sont responsables de l'arrestation de son frère, ils pourront sans doute faire quelque chose pour elle.
Parallèlement à l’histoire de Laia, nous suivons celle d'Elias, qui est dans sa dernière année d'école militaire à Blackcliff. La vie de ces Martiaux est tout aussi terrible que celle des esclaves. On leur apprend à devenir de vraie machines à tuer. Comme vous vous en doutez, les vies de ces deux personnages vont se télescoper.

J'ai adoré l'intrigue de ce roman ! L'auteur ne nous laisse pas un moment de répit, que l'on suive Laia ou Elias. De plus, l'univers sombre et violent nous pousse à vouloir en lire toujours plus. On a envie que les personnages s'en sorte, on redoute ce qu'ils vont devoir endurer. Laia et Elias vivent des vies différentes, mais au fond, ils ont beau être Érudit et Martial, ils souffrent de cette vie, de cette prison qu'est la leur. Nos héros en bavent, c'est terrible, aussi bien d'un côté que de l'autre.
L'univers est très original et ne ressemble à rien de ce que j'ai lu jusqu'ici. Outre le règne par la terreur et la division Érudits/Martiaux, l'univers mélange aussi la magie et la société romaine telle qu'on la connaît dans l'Antiquité. C'est également un roman au climat politique instable, avec son lot de complots et de trahisons. C'est tout simplement passionnant !

On s'attache très vite aux deux personnages principaux.
Laia a un petit côté pleurnicharde qui m'a un peu agacée au début, mais on la voit évoluer au fil des pages. Je l'aurai aimée encore plus si elle avait été combative, ou plus "rebelle", mais je peux comprendre qu'un personnage prenne le temps d'évoluer et de "grandir" au fil des évènements.
Quant à Elias, il a lui aussi tendance à vouloir baisser les bras, mais il ne le fait jamais. On ressent toute sa détresse et on le comprend. Il est complètement différent des autres Martiaux, il ne peut montrer aucune faiblesse et il est obligé de tout encaisser sous peine de risquer la mort. Elias a un côté fragile (sous sa carapace de tueur sans pitié) qui le rend complètement attachant.

De plus, Sabaa Tahir a une plume qui pousse à l'addiction. Chaque fin de chapitre donne envie de tourner la page pour en lire un autre. La narration alternée renforce également le sentiment de vouloir en lire plus.
Nous avons quelques questions sans réponses, mais cela ne m'a pas totalement frustrée. Après tout, il faut bien garder un peu de mystère pour la suite, non ?

En conclusion, « Une braise sous la cendre » a été une excellente découverte, une magnifique surprise. L'auteur nous offre un roman à l'univers sombre et violent, mais également très riche. L'intrigue nous prend aux tripes et on s'attache très vite aux personnages.

mercredi 14 octobre 2015

Fire Sermon

Couverture Fire sermon, tome 1 : Ils mourront ensemble 
Fire Sermon
de Francesca Haig
Editeur : Hachette
Broché : 496 pages
Prix : 18 €

Quatre cents ans après notre ère, la Terre a été ravagée par un terrible feu nucléaire. Sur une terre appauvrie qui se repeuple à grande peine, un phénomène mystérieux et inexplicable débute : chaque personne naît désormais avec un jumeau. De chaque paire, l’un naît Alpha, physiquement parfait en tous points, et l’autre Oméga, affublé d’une difformité physique plus ou moins marquée. Dans cette société, les Omégas sont discriminés et ostracisés tandis que leurs frères Alphas vivent dans l’opulence en s’accaparant les maigres richesses de la Terre. Or un lien invisible et indéfectible unit les jumeaux, sans qu’on puisse en percer le mystère : où qu’ils se trouvent, et qu’importe la distance qui les sépare, quand l’un des deux meurt… l’autre meurt aussi. Cass est l’une des rares Omégas à être dotée d’un pouvoir de clairvoyance. Alors que son jumeau, Zach, accède aux hautes sphères du Conseil des Alphas, Cass ose faire le pire des rêves possibles : celui d’un monde où Alphas et Omégas sont traités à égalité. Prise au cœur du combat entre le Conseil et la Résistance, Cass va devoir lutter pour survivre et permettre à son rêve de devenir réalité.

  • Mon avis :
Il y a plusieurs centaines d'années, une catastrophe nucléaire a pratiquement rasé l'humanité de la surface de la Terre. Depuis ce Grand Feu, les hommes ont changé, ils ont muté. Aujourd'hui, ils naissent par paire, ils mettent au monde des jumeaux dont l'un est Alpha (pratiquement parfait), l'autre Oméga (ils ont soit des tares physiques, mentales ou sont devins). Les Omégas sont rejetés de la société tandis que les Alphas représentent l'élite. Pourtant, chacun a besoin de l'autre pour vivre. En effet, lorsqu'un meurt, l'autre aussi.

Nous suivons l'histoire de Cassandra, une jeune Omega de dix-neuf ans. Une rumeur enfle au sein de la communauté Oméga, où il est question d'une île secrète où ils peuvent vivre en paix, loin du joug du Conseil Alpha. Cassandra sent que ce n'est pas une simple rumeur, elle en a rêvé. Lorsqu'elle réussi à s'échapper du cachot où son frère Alpha l'a enfermée, notre jeune héroïne se lance dans un un voyage périlleux, pour retrouver cette fameuse île.

L'univers de Francesca Haig est original, prenant et vraiment bien construit. Je me suis tout de suite sentie happée par ce nouveau monde imaginé par l'auteur. C'est un univers sombre, oppressant où l'espoir n'a pas vraiment la place de se développer. C'est une société profondément ségrégationniste et injuste. En somme, c'est un univers qui prend aux tripes et fascinant ! Je regrette juste que l'on n'en sache pas plus sur ce qui a provoqué le Grand Feu. Ne pas en savoir plus sur ce point de départ de la catastrophe est un peu gênant je dois l'avouer.

Mon grand soucis à propos de ce livre, c'est que je n'ai pas vraiment ressenti d'émotions ou d'empathie envers les personnages. Ce qui est terrible dans un tel univers ! Je suis restée en retrait, limite hermétique à leur histoire. Je ne me suis pas sentie proche de Cassandra et Kip, et je ne saurai pas dire pourquoi exactement. De plus, les difficultés rencontrées par nos deux héros n'en sont pas vraiment. En effet, à chaque fois, le tout est réglé en quelques instants, il y a presque toujours une solution rapide et facile.

Cassandra est une jeune fille qui aurait pourtant pu être très attachante à cause de ce qu'elle a vécu et de ce qu'elle vit dans le récit. Malheureusement, je l'ai trouvée plutôt terne. Cassandra manque de peps, tout comme l'histoire que l'on nous raconte.
Quant à Kip, j'ai vu venir la révélation le concernant à des kilomètres. Cela ne m'a pas gâchée ma lecture, mais j'attendais le moment fatidique. J'ai trouvé que cette révélation n'avait pas fait grand bruit, comme si cela rendait le personnage de Kip superflu dans l'histoire. C'est dommage.

En conclusion, « Fire sermon » n'a pas été à la hauteur de mes espérances. L'univers mis en place par l'auteur est génial, mais je n'ai pas ressenti de connexion avec les personnages et j'ai trouvé l'histoire un peu plate. Toutefois, je suis assez curieuse de voir ce que l'auteur nous réserve pour la suite. C'est donc avec plaisir que je lirais le deuxième tome.

mercredi 2 septembre 2015

U4 : Jules

Couverture U4 : Jules 
U4 : Jules
de Carole Trébor
Editeur : Nathan
Broché : 382 pages
Prix : 16.90 €


  • Mon avis :
« U4 » est LA saga qui fait beaucoup parler d'elle en ce moment. Il s'agit de quatre auteurs (Yves Grevet, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Florence Hinckel) qui ont choisi de travailler ensemble autour d'un même univers. Les 4 romans peuvent se lire séparément, et on peut commencer par celui que l'on veut si l'on désire lire toute la saga. Chaque roman met en scène un personnage.

J'ai eu la chance de recevoir les épreuves non corrigées de deux des quatre romans. Après vous avoir parlé de « Koridwen » d'Yves Grevet (mon avis par ici), aujourd'hui je vous parlerai donc de « Jules » de Carole Trébor.

Plus de 90% de la population mondiale a été décimée par le virus U4. Cette épidémie a essentiellement touché les adultes et les enfants, laissant les adolescents de la planète livrés à eux mêmes. Jules est un des rares survivants. Il tombe sur une petite fille, Alicia, dans son immeuble. Lorsqu'il croise des jeunes de sont lycée, il décide d'aller avec eux. Ils ont établi une vraie petite communauté.
Adepte du jeu vidéo WOT (Warriors of Time), Jules a reçu un message au début de l'épidémie, lui donnant rendez-vous d'ici la fin de l'année à Paris, pour un voyage dans le temps. Jules décide d'y aller, mais d'ici là, il va falloir survivre dans un Paris sous contrôle des gangs et des militaires.

Je n'étais pas très emballée par ma lecture au départ, car j'avais peur de retrouver les mêmes éléments d'intrigue que dans « U4 : Koridwen ». Si on n'a pas exactement les mêmes évènements, il faut quand même avouer que le gros de l'histoire reste la même. De plus, certaines actions que j'avais déjà lues dans « U4 : Koridwen », perdent un peu de leur effet dans « U4 : Jules ». En effet, on sait ce qu'il va se passer, donc bon... De plus, il y a assez peu d'action et tout est concentré sur les émotions de Jules. Sinon, l'écriture de l'auteur est assez simple, donc dans l'ensemble, ça se lit plutôt vite.

Autre point négatif pour moi, c'est le personnage principal. Jules ne m'a fait ni chaud ni froid, et je n'ai pas du tout ressenti d'empathie à son encontre. Pourtant, il a vécu des choses difficiles, et sa relation foireuse avec son frère aurait pu me toucher. Mais non. Il a un côté schizophrène qui ne le rend pas crédible du tout. Il y a un trop gros décalage entre sa personnalité initiale, et son changement (qui s'opère au bout de quelques paragraphes). Il a peur des rats, des araignées, mais en deux secondes il se transforme en tueur insensible, pensant à agir comme son avatar de jeu vidéo. Ce changement de personnalité est très mal amené et s'effectue trop vite (pas même un chapitre).

En conclusion, « U4 : Jules » ne m'a pas convaincue, encore moins que « U4 : Koridwen ». Mon intérêt déjà émoussé au départ, n'a fait que décliner au fil des pages. Seul le final me paraît plus cohérent et plus sympathique que dans l'autre roman.

samedi 22 août 2015

U4 : Koridwen

U4 : Koridwen
de Yves Grevet
Editeur : Nathan
Broché : 384 pages
Prix : 16.90 €

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?
Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l'aide d'Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d'un long voyage et de mondes parallèles.

  • Mon avis :
[livre à paraître le 27 août]

« U4 » est LA saga qui fait beaucoup parler d'elle en ce moment. Il s'agit de quatre auteurs (Yves Grevet, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Florence Hinckel) qui ont choisi de travailler ensemble autour d'un même univers. Les 4 romans peuvent se lire séparément, et on peut commencer par celui que l'on veut si l'on désire lire toute la saga. Chaque roman met en scène un personnage.

J'ai eu la chance de recevoir les épreuves non corrigées de deux des quatre romans, et aujourd'hui je vais vous parler de « Koridwen » d'Yves Grevet (prochainement, je vous parlerai de « Jules » de Carole Trébor).

Plus de 90% de la population mondiale a été décimée par le virus U4. Cette épidémie a essentiellement touché les adultes et les enfants, laissant les adolescents de la planète livrés à eux mêmes. Koridwen est une des rares survivantes de son petit hameau en Bretagne. Elle tente de trouver une raison de vivre en s'occupant de la ferme de ses parents, et de ses animaux. Adepte du jeu vidéo WOT (Warriors of Time), Koridwen a reçu un message il y a quelques jours, lui donnant rendez-vous d'ici la fin de l'année à Paris, pour un voyage dans le temps. La jeune fille ne tient pas compte de ce mystérieux message, jusqu'au jour où elle tombe sur une lettre de sa défunte grand-mère (une guérisseuse un peu sorcière) lui disant qu'elle pourra un jour sauver l'humanité. Koridwen s'équipe, récupère son cousin Max et décide de partir direction Paris.

Au départ, j'étais très emballée par ma lecture. Toute la partie "road trip" du roman est vraiment sympa et chaque fin de chapitre nous donne envie de lire le prochain. D'ailleurs, j'aurai adoré avoir une carte pour suivre la progression de Koridwen. La moitié du livre a donc été vraiment très intéressante.
Toutefois, une fois que Koridwen est arrivée à destination, mon intérêt n'a fait que décliner au fil des pages. J'ai trouvé que les évènements s'enchaînaient sans vraiment de fluidité. Plus on approche de la fin et plus c'est décousu, moins prenant. J'ai eu l'impression que l'on me servait une simple succession d'action.

Le côté "sorcière celtique" du roman est un peu nébuleux et parfois abracadabrantesque. Dans une dystopie, j'aime la "réalité". Par conséquent, j'ai été un peu déstabilisée avec tout ce folklore breton et ces histoires de voyages dans le temps. Malgré tout, je ne peux nier que cela donne un côté original au récit !

Koridwen est une jeune fille intelligente et réfléchie mais elle n'est pas pour autant dépourvue de faiblesses et de défauts. En somme, c'est une héroïne humaine et crédible. J'ai beaucoup apprécié son personnage, même si vers la fin je l'ai trouvée de plus en plus égoïste. Quant à Max, le cousin de Koridwen, c'est vraiment un personnage hors du commun. Il ne parle pas beaucoup (il est autiste) mais il m'a beaucoup touchée et je trouve qu'il apporte une petite dimension spéciale au roman.

Pour conclure, « U4 - Koridwen » ne m'a pas tout à fait convaincue. Si au départ j'ai été très intriguée par le récit, mon intérêt n'a fait que décliner au fil des pages. Le final assez brute n'a fait que renforcer mon avis en demi teinte. Je vous donne rendez-vous bientôt pour mon avis sur « U4 - Jules ».


Les couvertures des trois autres romans :

vendredi 7 août 2015

La vie rêvée d'Eve, tome 1 : La fuite

Couverture La vie rêvée d'Eve, tome 1 : La fuite 
La vie rêvée d'Eve, tome 1 : La fuite
de Anna Carey
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 245 pages
Prix : 16.90 €

USA 2032.
Seize ans après qu’un virus mortel a décimé la Terre, hommes et femmes vivent séparés.
Ève, 18 ans, n’a jamais quitté l’enceinte de son école. Elle pense qu’un avenir radieux l’attend, jusqu’à ce qu’elle découvre la terrible vérité : les jeunes diplômées sont enfermées dans une clinique où elles enchaînent les maternités pour repeupler le monde dévasté.
Horrifiée, Ève s’enfuit. Commence alors un voyage solitaire et périlleux à travers la Zone, où elle doit éviter les chiens sauvages et les hommes qui la terrifient...

  • Mon avis :
La veille de la cérémonie des diplômes, Eve voit une fille s'enfuir de leur école. Avant de partir, Arden lui raconte ce qu'elle a vu : les jeunes femmes diplômées sont utilisées pour la reproduction. Eve décide de mener l'enquête et se rend compte que c'est l'horrible vérité. Notre héroïne, aidée par une de ses professeure, prend la fuite en dehors de l'école, dans la Zone. Eve devra apprendre à survivre en territoire hostile, alors qu'elle n'y est pas du tout préparée...

La quasi totalité de la planète a été décimée il y a douze ans suite à la peste et son vaccin raté. Aux Etats-Unis, les hommes et les femmes ont été compartimentés pour rebâtir ne société viable, dirigée par le roi de la Nouvelle Monarchie Américaine. Les femmes vont à l'école et sont destinées à devenir de parfaites poules pondeuses (sans le savoir), assommée par un endoctrinement complet envers la gent masculine. Tandis que les hommes, eux, sont forcés de travailler jusqu'à l'épuisement, et ce dès leur plus jeune âge. Ce monde post-apocalyptique créé par l'auteure est certes assez classique, mais j'ai beaucoup aimé le découvrir.
Toutefois, j'ai tiqué sur certaines choses, certains détails, qui m'ont parus assez bizarres. J'ai également trouvé que l'histoire n'était pas assez étoffée sur certains points, les évènements s'enchaînent parfois un peu trop vite.

Au départ, Eve est une jeune fille naïve et pleurnicharde, qui se prend pour quelqu'un de génial. J'ai souvent eu envie de lui crier "Non mais quelle gourdasse !". Eve est le genre d'héroïne qui nous fait grincer des dents, mais qu'on apprend à apprécier et à comprendre au fil des pages. Au final, ce n'est pas vraiment de sa faute, c'est l'école qui l'a conditionnée. Dans un sens, j'ai trouvé Arden (la jeune fille qui a pris la fuite avant Eve) plus intéressante car plus débrouillarde et plus réfléchie.
Quant à Caleb, je l'ai trouvé très touchant (par rapport à son passé, aux évènements qu'il a vécus). J'ai adoré le fait que sa relation avec Eve n'évolue pas trop vite, et qu'elle soit au départ construite sur une entraide, sur l'apprentissage de la confiance. Toutefois, Caleb est un peu "absent" et j'aurais aimé le voir plus présent dans le roman.

En conclusion, j'ai passé un bon moment avec le premier tome de cette saga. L'intrigue m'a captivée du début à la fin, et j'ai appris à apprécier les personnages principaux au fil de leur périple.

vendredi 24 juillet 2015

Digitale

Digitale
de Sarah Wagon
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 256 pages
Prix : 14.90 €

Jade, 20 ans, travaille pour le centre de reboot qui traite les membres de la société dont la puce électronique contrôlant les émotions ne fonctionne plus. L'un des patients, Sacha Fleery, résiste à toutes les tentatives de réinitialisation. A son contact, malgré elle, Jade échappe au contrôle de sa puce et redécouvre ses émotions.

  • Mon avis :
[-Livre à paraître le 20 août 2015-]

Le monde a été anéanti à cause de la violence des hommes il y a plusieurs centaines d'années. Désormais, les humains contrôlent leurs émotions grâce à des programmes implantés dans des puces électroniques : ils sont des Digitaux. Jade, une jeune femme de 20 ans, vit dans ce monde. Elle travaille dans un centre de Reboot où les Déficients (ceux dont les puces sont défectueuses) sont soignés. C'est à ce moment là qu'elle fait la connaissance d'un nouveau patient dont elle a la charge : Sacha.

L'intrigue du récit n'est pas exceptionnelle. L'auteur a réussi à maintenir un peu mon intérêt grâce à l'action bien présente et à quelques rebondissements, mais je n'ai pas été vraiment captivée. « Digitale » ne révolutionne pas la dystopie et je dirais même que c'est un roman qui ressemble beaucoup aux livres du genre que l'on pouvait découvrir il y a 3 ou 4 ans.
Concernant l'univers, je dois l'avouer, il m'a fait une grosse impression de déjà-vu. Pendant ma lecture, j'ai beaucoup pensé au roman Glitch d'Heather Anastasiu (où les humains sont contrôlés par des puces électroniques). Non pas que la trame soit exactement la même, mais le gros de l'intrigue est là...

Quant aux personnages principaux et leur relation, je n'ai pas du tout ressenti les émotions que l'auteur nous décrit. Sacha et Jade ont un peu plus d'une vingtaine d'années, mais se comportent comme s'ils en avait 16. C'est assez perturbant. De plus, j'ai vraiment eu du mal avec leurs dialogues, que j'ai trouvés vraiment creux. Tout va trop vite entre eux, et sans raison. Au final, je ne comprends pas qu'ils terminent ensemble tant ils sont insipides (ce n'est pas un scoop, je ne vous spoile pas, rien qu'avec le résumé on sait que ça va arriver).

En conclusion, je n'ai pas du tout accroché avec ce roman. Le récit est très prévisible et les personnages ne m'ont fait ni chaud ni froid. Pour ma part, c'est du « vu et revu ». Je sais que je suis dure, et cela ne me fait pas plaisir de l'être... Pourtant, voilà ce que je pense de ce roman.
Je pense que « Digitale » pourrait plaire davantage aux lecteurs qui n'ont pas beaucoup lu de dystopies.

mercredi 15 juillet 2015

Rising, tome 1 : Red rising

Couverture Red rising, tome 1 
Rising, tome 1 : Red rising
de Pierce Brown
Editeur : Hachette jeunesse
Broché : 480 pages
Prix : 18 €

« J’aurais pu vivre en paix. Mais mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire...

  • Mon avis :
Dans le futur, la Terre et la Lune sont mourantes et surpeuplées. Les Ors, l'élite de la société, colonisent Mars et réduisent les autres en esclavage. Darrow est un jeune homme de seize ans qui fait partie de la plus basse caste de la société. Darrow est un mineur qui creuse toute la journée pour exploiter les richesses de la planète. Malgré sa condition, il est heureux avec Eo, sa femme. Jusqu'au jour où celle-ci se sacrifie pour ses idéaux de justice. Darrow découvre alors l'atroce vérité sur sa condition et celles de son peuple...

J'ai été captivée par ce roman, et je suis pressée de lire la suite ! L'histoire est vraiment prenante et chaque fin de chapitre pousse à l'addiction. J'ai certes ressenti un petit "coup de mou" au niveau de la troisième partie (il y en a quatre en tout), mais rien de bien méchant. Le tout reste quand même très intense ! L'auteur a su poser les bases de son univers tout en nous proposant une intrigue complète, pleine d'action et de rebondissements.

Pierce Brown a imaginé un univers passionnant et intéressant, où se mélangent les cultures romaines et grecques de l'Antiquité, leur mythologie, leur justice... J'ai beaucoup aimé cet aspect du récit. La société est organisée par couleurs, où les Ors font partie du haut de la pyramide. L'injustice et la cruauté règnent sur Mars, que ce soit au fond des mines ou à la surface.

Je me suis vite attachée à Darrow même si au début je l'ai trouvé un peu "mou" et pas assez en colère (jusqu'à "l'événement déclencheur"). Toutefois, ayant vu son père exécuté pour ses idéaux de justice et d'indépendance, je comprends ses réticences à se rebeller. J'ai adoré voir l'évolution de Darrow, qui change beaucoup en quelques mois.

En conclusion, « Red rising » est un roman YA de science-fiction original et vraiment prenant. On peut dire que c'est un roman qui sort son épingle du lot ! J'attends avec hâte le second tome Golden son.

vendredi 26 juin 2015

L'ordre de tuer

Couverture L'épreuve, tome 0 : L'ordre de tuer
L'ordre de tuer
de James Dashner
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 348 pages
Prix : 18.50 €

Treize ans avant que Thomas entre dans le Labyrinthe, une éruption solaire a frappé la Terre. Mark et Trina ont survécu à la catastrophe. Mais cette terrible épreuve n'est rien comparée à ce qui les attend. Une étrange épidémie se répand aux États-Unis, elle frappe de folie les individus qu'elle atteint. Pire, elle met en danger jusqu'à l'existence de la race humaine !
Convaincus qu'il existe un moyen de sauver les malades, Mark et Trina sont bien décidés à le trouver... s'ils parviennent à rester en vie. Dans ce monde dévasté, certains préfèrent tuer pour que personne ne découvre la vérité.

  • Mon avis :
"L'ordre de tuer" est un roman issu de l'univers "Le labyrinthe" de James Dashner. Je vous conseille de le lire en dernier, après la trilogie. En effet, même s'il s'agit d'un prequel à la saga, les événements et informations contenus dans ce tome pourraient vous spoiler sur l'intrigue générale de la trilogie.
Voilà pourquoi je vous conseille de ne pas lire mon avis, si vous n'avez pas lu la saga.

Nous nous retrouvons auprès de Mark et ses amis, treize ans avant les événements du premier tome "Le labyrinthe". Les éruptions solaires et les catastrophes qui ont suivies ont eu lieu il y a un an. Mark et son petit groupe ont réussi à s'en sortir et tentent de vivre une vie normale. Ce quotidien difficile mais relativement tranquille va être mis à mal par la propagation d'un virus : la Braise.

J'ai beaucoup aimé suivre l'histoire de Mark et ses amis. L'intrigue m'a tenue en haleine jusqu'au bout, et j'avais très envie de savoir si les personnages allaient pouvoir s'en sortir.  Parallèlement à leurs "aventures", on revit le moment des éruptions solaires, le jour où tout à basculé pour la planète, à travers des flashbacks, via les rêves de Mark. On prend alors conscience de ce qu'on du vivre tous ces gens, bien avant la création du WICKED et du labyrinthe.
On a quelques réponses aux questions que l'on pouvait se poser après la lecture de la trilogie. Le roman n'est pas centré là dessus, et cela ne m'a pas dérangé. Je ne cherchais pas spécialement davantage d'explications dans "L'ordre de tuer", mais j'ai été contente d'en avoir. Disons que c'est un plus non négligeable, en plus de la toute nouvelle intrigue que nous propose l'auteur. 

Du côté des personnages, je les ai trouvés bien travaillés et on s'attache facilement à eux. Mark et Trina sont de jeunes adultes de dix-sept ans. J'ai apprécié le jeune garçon, qui est courageux et qui est prêt à tout pour protéger ses amis. Alec, autre membre du groupe, est un ancien soldat d'une quarantaine d'années plein de ressources. Il m'a fait pensé à un vieil ours un peu bougon, mais protecteur et attachant.
J'ai trouvé le roman plus sombre et plus violent que la trilogie. Il a également une note de crédibilité qui fait froid dans le dos. On s'imagine sans mal ce monde qui part à la dérive. Par conséquent, j'ai tremblé pour Mark et ses amis, presque autant que pour les personnages du Labyrinthe.

J'ai également été contente de retrouver la plume de James Dashner, que je trouve très addictive. Chaque fin de chapitre donne envie de savoir la suite, si bien qu'on les enchaîne sans s'en rendre compte.

Pour conclure, je suis vraiment ravie de ma lecture. Je me suis replongée avec plaisir dans l'univers de l'auteur, même si on ne retrouve pas les mêmes personnages. James Dashner a réussi à me passionner avec une nouvelle histoire, tout en gardant les événements de base de la trilogie. Pour moi,  "L'ordre de tuer" est une très bonne dystopie.

samedi 9 mai 2015

Divergente raconté par Quatre

 
Divergente raconté par Quatre
de Veronica Roth
Editeur : Nathan
Broché : 262 pages
Prix : 16.90 €

L'histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris.
Lors de sa cérémonie du choix, un jeune altruiste se dresse contre sa famille et sa faction : il rejoint les audacieux. Il choisit un nouveau destin, et devient Quatre.
Mais ce qu'il découvre alors met en péril son avenir, et celui de la société tout entière.
Va-t-il devoir se dresser contre sa nouvelle faction?

  • Mon avis :
Ce roman se compose de 4 nouvelles se situant dans l'univers de la saga Divergent. Les 3 premières concernent la vie de Tobias/Quatre avant le premier tome, et la dernière se situe chronologiquement au milieu du premier tome de la saga.

Vous pouvez donc vous lancer dans la lecture de ce recueil sans avoir lu la trilogie complète (mais au moins le premier tome). Toutefois, je pense que le plaisir n'est pas le même, et je trouve ça plus sympa de lire "Quatre" après avoir lu la trilogie ;)

Ce roman m'a permis de prolonger le plaisir de se retrouver dans cet univers. Je pense que je garderai un souvenir impérissable de la saga Divergent, qui a été une des premières dystopies que j'ai lues.
Ces quatre nouvelles forment un tout très sympa, cohérent et de qualité. Je n'ai pas trouvé cela trop court (comme c'est souvent le cas quand on lit des nouvelles) mais c'est vrai que j'ai refermé le livre avec l'envie de lire plus (non, je ne suis pas accro, lol).

Ce recueil nous permet d'en savoir plus sur Quatre, qui reste assez mystérieux tout au long de la saga (il se dévoile un peu plus dans le dernier tome). J'ai aimé suivre sa vie avant la cérémonie du Choix, et son arrivée chez les Audacieux. Les évènements qui nous sont relatés nous permettent de mieux comprendre ce superbe personnage.

En bonus, il y a aussi 3 scènes supplémentaires, écrites du point de vue de Quatre.

Désormais, la saga Divergent est bel et bien terminée, et j'en suis assez triste. Comme je le disais plus haut, c'est une des premières dystopies que j'ai lues, et j'ai dévoré le premier tome en une seule nuit (les suivants, je les ai lus un peu moins vite lol), j'ai été assez marquée par cette saga :)