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mercredi 25 janvier 2017

Brisé(e)

Couverture Brisé(e) 
Brisé(e)
de Sophie Santoromito Pierucci 
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon romance
Broché : 606 pages

Oceana, trente ans, doit réunir plus de trois cent mille dollars au plus vite, c'est une question de survie. Autant dire « mission impossible », pour une infirmière à domicile aux revenus modestes... Alors, quand les Thomas, célèbres propriétaires d’hôtels sur la côte Est des États-Unis, lui proposent un emploi au salaire démesuré, elle accepte immédiatement. Elle devra s’occuper de Rick, un membre de la famille qui a besoin de soins suite à un grave accident. Convaincue qu’il s’agit d’un vieux grabataire, Oceana est surprise de découvrir un trentenaire plus que séduisant... Et il faut peu de temps avant que, mettant de côté les secrets qui entravent leurs vies respectives, Oceana et Rick débutent une liaison. Mais il est des vérités qui refusent de rester dans l’ombre… et qui sont prêtes à briser tous ceux qui chercheront à les taire.

  • Mon avis :
Le résumé de ce roman m'a tout de suite emballée. Bien évidemment, j'ai pensé à « Avant toi » de Jojo Moyes, mais on se rend vite compte que les deux romans n'ont rien à voir. Oceana est une jeune infirmière à domicile qui a cruellement besoin d'argent pour payer l'opération du coeur dont son fils a besoin. Lorsque la famille Thomas lui propose de prendre soin d'un membre de leur famille qui a besoin d'une auxiliaire de vie suite à un accident, avec un salaire énorme, Oceana saute sur l'occasion. La jeune femme s'attend à prendre soin d'un vieil homme mais se retrouve face à un jeune homme séduisant qui ne la laisse pas indifférente...

Très vite, nos deux personnages sont attirés l'un par l'autre et cèdent à la tentation. Quelque part, j'ai trouvé cela dommage. J'aurai aimé un peu plus de tension, que ça aille un peu plus crescendo. D'autant plus que le roman est très long (environ six cent pages), du coup on fini par avoir pas mal de scènes redondantes. En outre, le combo habituel des romances "non-dits / secrets" qui viennent pourrir une relation (qui pourrait être largement plus crédible et simplifiée sans tout ça) m'a un peu gâchée l'aventure parfois, je l'avoue.

Il y a une belle touche d'humour dans le roman. On le ressent surtout à travers certains moments de complicité entre Océana et Rick. J'ai beaucoup aimé cet aspect-là du livre. Leur relation, excepté le fait qu'elle commence trop vite, reste attendrissante.
En revanche, étant moi-même maman, j'ai tiqué sur plusieurs trucs à propos de la relation d'Océana avec son fils. Je trouve qu'elle l'oublie un peu trop... surtout qu'il est malade et qu'il peut lui arriver le pire à n'importe quel moment.

J'ai eu beaucoup de mal avec Carl, le meilleur ami de Rick. A son entrée dans le roman je me suis dit “chouette, une touche fraternelle touchante va agrémenter le récit”. En fait, pas du tout. Carl a un comportement totalement déplacé et réagi comme un gamin de quinze ans. Comment peut-on se comporter de cette manière envers son meilleur ami ? Heureusement qu'à la fin du roman, il se rattrape un peu ;)

En conclusion, « Brisé(e) » a été une lecture plutôt agréable malgré les longueurs et les redondances dans le récit. L'histoire de ces deux personnages qui tentent de se reconstruire, physiquement et émotionnellement, a un côté vraiment touchant.


mardi 13 décembre 2016

Mille baisers pour un garçon

Couverture Mille baisers pour un garçon
Mille baisers pour un garçon
de Tillie Cole 
Editeur : Hachette
Broché : 288 pages
Prix : 16.90 €

Poppy et Rune sont amoureux depuis qu'ils ont cinq ans. Un jour, la grand-mère de Poppy lui offre un bocal de mille cœurs en papier où noter ses meilleurs baisers. Poppy et Rune décident alors de s'embrasser mille fois, et plus encore. Cependant, avant que le bocal soit rempli, la famille de Rune déménage à l'autre bout de la Terre, et, sans explication, Poppy coupe subitement les ponts avec le garçon qu'elle aime plus que tout.C'est seulement à son retour, deux ans plus tard, que Rune apprend la raison du long silence de Poppy...

  • Mon avis :
J'ai volontairement tronqué le résumé car je trouve qu'il en dit trop. Moi-même j'en avais lu un autre, qui ne spoilait pas l'élément le plus fort du livre. C'est seulement une fois en pleine préparation de mon article que je me suis rendue compte de la teneur du résumé, qui, je trouve, en dit beaucoup trop. Je vais donc faire en sorte de ne pas vous spoiler pendant ma chronique. Vous parler de ce roman sans trop en dire, ce sera un p'tit challenge ;)

Poppy et Rune se connaissent depuis qu'ils ont cinq ans et sont amoureux depuis leur plus tendre enfance. Le jour où la grand-mère de Poppy meurt, elle lui confie un bocal avec mille coeurs en papier où elle doit noter ses meilleurs baisers. Rune déclare qu'il sera le seul garçon à lui offrir ses mille baisers. Leur histoire vole en éclats le jour où Rune doit retourner en Norvège avec ses parents lorsqu'ils ont quinze ans. En effet, Poppy a cessé de lui donner des nouvelles... A son retour, la situation entre eux est tendue.

Mon avis sur cette histoire est assez mitigée. J'ai beaucoup aimé certaines choses, mais d'autres m'ont tellement agacée que ça m'a un peu gâché ma lecture.
L'idée du bocal de baisers est absolument géniale et nous promet une romance originale. C'est le cas au début du livre (un peu moins dans la seconde moitié) et j'ai beaucoup aimé suivre le fil rouge de ce bocal. Autre point positif, les personnages sont très touchants. Qu'il s'agisse de nos héros ou des protagonistes secondaires, ils m'ont tous charmée.
Au niveau des points négatifs, je dirais que l'histoire est trop douce et vraiment trop mielleuse par moments. J'ai également été agacée de retrouver un élément présent dans pas mal de livres young-adult depuis un moment (je ne peux pas vous en dire plus sans vous spoiler). A cause de ce sentiment de déjà-vu, je n'ai pas été spécialement "triste" face à cet évènement.
Toutefois, le roman soulève de bonnes questions et fait aussi prendre conscience que la vie est plus belle si on prend le temps de s'arrêter quelques minutes pour l'apprécier. La beauté est dans le quotidien, et c'est un beau message.

En conclusion, je n'ai pas été envoûtée par « Mille baisers pour un garçon » comme je l'aurai voulu. J'ai vu beaucoup d'avis hyper positifs, du coup j'attendais peut-être trop de cette histoire. Le message final véhiculé par le roman est très beau, mais je n'ai pas totalement accroché à l'histoire, ni à l'épilogue.

lundi 24 octobre 2016

Sweet

Couverture Sweet
Sweet
d'Emmy Laybourne

Editeur : Hachette
Broché : 360 pages
Prix : 15.90 €

Madame, Monsieur,
J’ai l’honneur de vous inviter à une extraordinaire croisière de luxe à bord de l’Extravagance !
Au programme : découverte en avant-première d’un produit miracle qui vous débarrassera de vos bourrelets disgracieux. Et sans efforts !
Vous rêvez de retrouver votre taille de guêpe ? Le Solu est fait pour vous.
Le Solu n’est pas un amincissant comme les autres.
Le Solu vous fera vraiment maigrir.
Vous ne pourrez plus vous passer de lui.
Je vous le garantis.
N’attendez plus : rejoignez-nous sur les rives de Fort Lauderdale, en Floride, pour un embarquement imminent !
Au plaisir de vous aider à mincir,
Timothy Almstead, président de Solu Corporation

  • Mon avis :
Une couverture à la fois belle et intrigante, un résumé qui l'est tout autant, et le nom d'Emmy Laybourne, il n'en fallait pas plus pour me tenter ! Emmy Laybourne est une auteure jeunesse que j'aime beaucoup. Je l'ai découverte avec la saga « Seuls au monde » (il me reste le dernier tome à lire) et j'attendais avec impatience un autre de ses romans.

Nous nous retrouvons en compagnie de Lauren, une ado pulpeuse de dix-sept ans qui accompagne sa copine Vivika sur la croisière Solu afin de tester un nouveau produit miracle pour perdre du poids. Lauren n'a pas vraiment envie de maigrir, mais elle voit là l'occasion de passer du temps avec sa meilleure amie sur un palace flottant. Sur le bateau, on retrouve des invités triés sur le volet : des jeunes, des vieux, mais surtout des célébrités, des personnes riches et/ou influentes. Parmi eux, nous suivons aussi Tom, un jeune homme qui est là pour assurer la couverture média en exclusivité.

J'ai tout de suite été embarquée dans l'aventure Solu à bord de l'Extravagance. On sait qu'il va se passer quelque chose de terrible, que ça va déraper (mais si, vous avez bien vu les tâches de sang sur la couverture, non ?) mais on ne sait pas quand ni comment. La plume d'Emmy Laybourne est hautement addictive, l'intrigue et la tension montent crescendo. Les thèmes abordés dans le roman sont originaux et assez peu vus en littérature young adult en ce moment (le diktat de la minceur, le fait de s'accepter soi-même, les addictions...). Le seul petit bémol pour moi, c'est que j'ai eu l'impression que l'auteur ne poussait pas assez loin l'horreur de la situation. Cela aurai donné une dimension encore plus flippante au récit.

De plus, j'ai beaucoup aimé les personnages. Lauren est une jeune femme touchante et drôle, j'ai adoré la suivre et la voir se transformer au contact de Tom. Quant à lui, il nous réserve également de bonnes surprises. Leur relation va certes un peu vite, mais cela s'explique en partie par le contexte dans lequel elle se créée.

En conclusion, j'ai passé un excellent moment avec « Sweet ». Le roman n'a pas été un coup de coeur parce que je trouve qu'Emmy Laybourne n'a pas été au bout de ce qu'elle aurai pu faire avec ce roman, avec ses idées. Cependant, je tiens à souligner que j'ai adoré. L'auteur nous offre une histoire prenante avec des personnages attachants. J'ai désormais hâte de pouvoir lire autre chose de l'auteur.

dimanche 27 mars 2016

Red rising, tome 2 : Golden Son

Couverture Red rising, tome 2 : Golden Son
Red rising, tome 2 : Golden Son
de Pierce Brown
Editeur : Hachette
Broché : 528 pages
Prix : 18 €

« Aujourd’hui, je suis leur glaive. Mais je ne pardonne pas. Je n’oublie pas. »
Deux ans ont passé. Darrow n’est plus un Rouge risquant chaque jour sa vie dans les mines de Mars. Il est devenu le Faucheur, un Or dont la réputation n’est plus à faire. Rien ne lui résiste.
Pourtant, au fond de lui, Darrow n’a pas oublié. Il n’a pas pardonné. Mais il commet une erreur fatale : il sous-estime son ennemi. En un éclair, Darrow perd tout.
Au pied du mur, Darrow doit élaborer une nouvelle stratégie… Sinon, tous ses efforts, tous ses sacrifices auront été vains. Et Eo sera morte pour rien.

  • Mon avis :
« Red rising » avait été un de mes gros coup de coeur de l'année 2015. C'est donc avec grand enthousiasme que j'ai commencé ma lecture de « Golden son » et je suis conquise ! Ce second opus est, à mon sens, encore mieux que le premier !

Je vous conseille de ne pas lire mon avis à partir d'ici si vous n'avez pas lu le premier tome.

Nous retrouvons deux ans après les évènements survenant à la fin de « Red rising ». Epaulé par le Haut Gouverneur Nero au Augustus, notre héros s'est entraîné à l'Académie, mais ne termine pas premier de sa promotion. Suite à un accrochage avec les Bellona, la réputation de Darrow est ruinée et le Haut Gouverneur veut se débarrasser de lui. Pour rester au sein des Ors et continuer la rébellion en route, Darrow va devoir, une fois de plus, faire des choix difficiles et des sacrifices.

L'intrigue de ce deuxième tome est pleine de rebondissements et est très intense. Pierce Brown ne laisse pas de répit à ses personnages et on se retrouve embarqué avec eux à cent à l'heure dans cette "aventure". On plonge tout de suite dans l'action, dès les premières pages, et on n'a pas le temps de reprendre sa respiration jusqu'à la fin. Et quelle fin ! Elle m'a totalement traumatisée !

Fin des spoilers éventuels sur le premier tome.

L'univers de Pierce Brown imaginé dans « Red rising » (où se mélangent les cultures romaines et grecques de l'Antiquité, leur mythologie, leur justice...) prend un autre tournant avec un aspect futuriste renforcé (avec de superbes scènes de guerre dans des vaisseaux, dignes de Star Wars). L'auteur a su faire évoluer son univers, et c'est absolument génial. Outre la politique, les stratégies militaires et la rébellion, l'auteur met également en avant les liens entre les différents personnages. Darrow est malmené émotionnellement (comme s'il n'en avait pas déjà assez bavé physiquement) et chaque lien tissé avec chaque personnage prend une claque (dans le bon sens ou dans le mauvais sens). En somme, Spartacus et sa clique peuvent aller se rhabiller, Darrow est LE héros à suivre ;) (et pourtant, je surkiffe Spartacus lol).

En conclusion, l'auteur m'a totalement conquise avec « Golden son ». Tout est réuni pour rendre totalement accro : manipulations, complots, trahisons, rebondissements à foison, une fin terrible et des personnages hauts en couleurs. De plus, l'auteur nous présente une vraie intrigue captivante et ne nous offre pas un tome de transition comme c'est souvent le cas dans les trilogies. J'ai terminé ce livre depuis plusieurs jours et il me hante encore, c'est vous dire ! J'ai déjà précommandé le tome 3 intitulé « Morning Star » et qui sort le 25 mai chez nous en France :) Inutile de vous dire que je me jette dessus dès que je le reçois (ben si, j'l'ai dit) et je vais sans doute devoir me battre parce que mon mari aussi est accro.

Citation du chapitre 4 :
« Un idiot arrache les feuilles. Une brute abat l'arbre. Un sage détruit les racines. » 

 

mardi 8 mars 2016

Sunshine

Couverture Sunshine, tome 1
Sunshine, tome 1
de Paige McKenzie
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon
Broché : 304 pages
Prix : 15 €

L’univers tranquille de Sunshine, 16 ans, bascule à cause du déménagement que lui impose sa mère adoptive Kate. Pour des raisons professionnelles, Kate conduit sa fille à l’autre bout des Etats-Unis, dans une maison qu’elle choisie sur Internet. Sunshine constate que rien n’est à son goût : la maison est décrépie, l’intérieur est moche et sombre. Pour couronner le tout, une odeur de moisi flotte dans l’air, l’humidité imprègne les moquettes, la température ambiante donne la chair de poule en permanence. La première nuit, Sunshine entend des pas et des pleurs à l’étage. Bizarrement, sa mère n’entend rien. Sunshine constate aussi que ses affaires ne restent jamais à leur place, sur les étagères de sa chambre. Aucun doute, la maison est hantée. Bientôt Sunshine découvre qu’il s’agit de l’esprit d’une fillette de 10 ans, auquel elle va peu à peu s’habituer. Mais, un autre esprit rôde, bien plus maléfique...

  • Mon avis :
Sunshine vient de fêter ses seize ans lorsqu'elle déménage d'Austin pour la petite ville de Ridgemont, car mère a obtenu un meilleur poste. Dès la première nuit dans sa nouvelle maison, Sunshine sent que quelque chose cloche. Il y fait toujours froid, humide, elle entend des pas et les pleurs d'une petite fille. Notre héroïne sait qu'elle n'est pas folle et cherche à le prouver. Au lycée, Sunshine rencontre Nolan en classe d'arts visuels, qui n'est pas fermé au paranormal. C'est le début de leur amitié et de leur "enquête" sur le (ou les) fantôme qui rôde chez Sunshine.

« Sunshine » fut une lecture très agréable. Pour ma part, je pense qu'on est très loin de l'angoisse qui nous est promise (je doute de trouver un jour un livre qui me fasse vraiment flipper) mais le roman est addictif, avec un univers très bien travaillé.
L'intrigue de cette "maison hantée" et ses conséquences dans la vie de Sunshine, m'a beaucoup plu. J'ai beaucoup aimé l'ambiance du roman, même si elle n'est pas "agréable". C'est là que l'on sent que l'auteur a bien travaillé son texte : on ressent tout à fait ce côté humide, sombre et fantastique du récit.
J'avoue avoir un peu tiqué sur le final. Je l'ai trouvé trop rapide et trop facile. Il aurait mérité à être un peu plus développé. C'est dommage !

Sunshine est une jeune fille courageuse et un brin entêtée. Son fort caractère va lui permettre d'avancer malgré les doutes et les difficultés. Parfois, on la sent à la limite de baisser les bras, mais elle ne se morfond pas longtemps et se relève pour affronter la réalité.
Nolan est un jeune homme qui m'a fortement intriguée. Il est un véritable soutien pour Sunshine, mais j'ai eu l'impression qu'on nous cachait pas mal d'informations sur lui. Je pense que son personnage pourrait  être développé davantage (peut être dans le prochain tome ?). Nolan est un personnage débrouillard qui se pose les bonnes questions.

En conclusion, « Sunshine » fut plutôt une bonne surprise. On ne se retrouve pas face à un livre qui fait spécialement peur (le côté "horreur" est assez secondaire) mais l'aspect fantastique est intéressant et maîtrisé. Certaines questions restent sans réponses, mais je ne me retrouve pas forcément pressée de lire la suite. Je peux très bien m'arrêter là dans la saga sans être perturbée !

dimanche 14 février 2016

Before you break

Couverture Between Breaths, tome 2 : Before You Break
Between Breaths, tome 2 : Before You Break
de Christina Lee
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon romance
Broché : 320 pages
Prix : 15.90 €

Elle : Profondément marquée par le décès de son frère et incapable de se libérer de l’emprise de son petit ami volage, Ella noie sa souffrance dans ses études de psychologie. Bénévole pour une hotline de soutien psychologique sous le nom de Gabriella, elle se met à recevoir des appels réguliers d’un certain Daniel rongé par des idées suicidaires. Lui : Quinn, bad boy sexy au cœur tendre, a un lourd secret à cacher et cherche à expier ses fautes. Sous le pseudonyme de Daniel, c’est lui qui appelle souvent Gabriella, en qui il trouve une oreille attentive et une voix rassurante pour remonter la pente.
Eux : Au fil de leurs échanges, une complicité plus qu’amicale se développe entre Gabriella et Daniel, alors même qu’ils ne se reconnaissent pas quand ils se rencontrent « en vrai »…

  • Mon avis :
J'avais adoré "All of you" de Christina Lee, c'est donc tout naturellement que j'ai voulu lire la suite de la saga, même si nous suivons un autre couple.

Ella est étudiante en psychologie et est bénévole pour une hotline de soutien psychologique. Quant à Quinn, il est étudiant dans la même faculté qu'Ella, mais dans un autre domaine. Ils se connaissent tous les deux vaguement, Quinn fait partie du cercle d'amis de Joel, le petit ami d'Ella. Un jour, Ella est particulièrement touché par l'appel d'un certain Daniel sur la hotline. Ils se parleront plusieurs fois, de façon brève mais riche en émotions, sans savoir qui ils sont en réalité.

Christina Lee nous offre une romance new-adult touchante et captivante. Avec sa plume simple et directe, l'auteur nous transmet facilement les émotions de ses personnages. Ella et Quinn forment un très bon duo et on aime les voir évoluer, se tourner autour et enfin franchir le pas pour être heureux. Ils ont chacun un passé très douloureux, ils ont vécu des évènements assez similaires et cela a eu un grand impact sur leur vie aujourd'hui. Cette souffrance va les rapprocher, même s'ils l'abordent différemment.
Les sujets abordés par l'auteur sont difficiles (le suicide, la perte d'un être cher, les souffrances psychologiques) mais elle le fait avec brio. A aucun moment on ne tombe dans le drama surjoué. L'histoire et les personnages sont très touchants.

Je me suis vite attachée aux deux personnages principaux. Ils en commun le deuil et la peine, mais peu à peu ils vont transformer cela en espoir et vont trouver le moyen d'y faire face.
Ella est une jeune femme intelligente, jolie, avec le coeur sur la main. Sa relation avec son petit ami Joel est désastreuse mais elle peine à se séparer de lui car il est son dernier lien avec son petit frère décédé. Daniel/Quinn vont lui faire comprendre qu'elle doit aller de l'avant et attendre davantage de la vie.
Quinn est persuadé d'être quelqu'un de mauvais à cause d'une faute commise dans le passé. Je ne suis pas d'accord avec la description faite de Quinn sur la quatrième de couverture, il est loin d'être un bad boy. Quinn est un jeune homme doux et gentil, qui essaye de se faire discret. Il vit une vie qu'il n'a pas choisie et se cache derrière sa culpabilité.

En conclusion, Christina Lee continue sur sa lancée et nous offre un deuxième tome aussi bon que le premier. Ce roman est certes plus sombre, mais il est tout aussi captivant. J'ai adoré suivre l'histoire de Quinn et Ella, et le final du récit est vraiment réussi, il m'a presque tiré une petite larme. Désormais, j'ai hâte de lire le troisième tome Whisper to me.

dimanche 6 décembre 2015

Twilight édition spéciale 10ème anniversaire

Couverture Twilight : Édition spéciale 10e anniversaire, À la vie à la mort
Twilight édition spéciale 10ème anniversaire
de Stephenie Meyer
Editeur : Hachette 
Collection : Blackmoon
Broché : 792 pages
Prix : 20.99 €

Stephenie Meyer a souhaité marquer l’anniversaire de sa saga : « Je n’en reviens pas que dix ans aient passé depuis la première publication de Twilight » déclare-t-elle. « Pour moi cet anniversaire célèbre les fans, et toute leur incroyable passion et implication. Je suis heureuse de les retrouver à cette occasion. ».
Pour fêter comme il se doit cet anniversaire, Black Moon vous dévoile une édition double de Twilight, qui associe à l’histoire d’amour culte une réécriture complète du roman signée Stephenie Meyer intitulée « À LA VIE, À LA MORT ». Audacieuse, surprenante, celle-ci réinvente l’histoire en inversant les genres des personnages : c’est l’histoire d’un jeune adolescent Beau tombe amoureux d’une vampire Edythe …Stephenie Meyer a souhaité marquer l’anniversaire de sa saga : « Je n’en reviens pas que dix ans aient passé depuis la première publication de Twilight » déclare-t-elle. « Pour moi cet anniversaire célèbre les fans, et toute leur incroyable passion et implication. Je suis heureuse de les retrouver à cette occasion.».

  • Mon avis :
Concernant la saga Twilight, je ne peux pas dire que j'étais une fan hystérique lol, toutefois, à l'époque (en 2009) je commençais la lecture intensive, et je suis tombée sous le charme de l'histoire d'Edward et Bella. J'ai dévoré les trois premiers tomes, mais le dernier m'a donné plus de mal. Pour moi, la saga était très bonne, mais la fin m'a vraiment déçue.

Qu'ai-je donc pensé de cette édition spéciale anniversaire ? L'auteur tient-elle ses promesses en nous parlant d'un "Twilight réinventé" ? Pour moi, le bilan de cette lecture est clairement négatif, malheureusement.

Le texte est pratiquement un copier-coller de l'original (ce que l'on peut aisément voir en comparant la version originale disponible en retournant le livre). Pour moi, ce n'est pas une histoire réinventée. A la rigueur, on peut dire qu'elle a été remaniée, mais bon.

Bella devient Beaufort (ça fait un peu "fromagé" comme prénom, non ?) et Edward est devenu Edythe. Je n'avais pas spécialement d'apriori sur ce changement de sexe des personnages principaux, j'ai donc commencé ma lecture vraiment optimiste. Malheureusement, comme je le disais plus haut, étant donné qu'il n'y a pas un profond remaniement du texte, on se retrouve avec des personnages principaux aux caractères vraiment "bizarres".
Edythe nous est présentée comme une femme fatale dangereuse (et plutôt flippante) et Beau campe le jeune garçon en détresse qui ne cesse de rougir et de se prendre les pieds dans le tapis. Je suis désolée, mais ça ne fait pas du tout rêver ! J'avais réussi à me faire au côté "chouineuse" de Bella dans Fascination, mais pour Beau, rien à faire, je n'ai pas apprécié ce grand dadais pleurnicheur.
La relation attendrissante de Bella et Edward est transformée en une relation très niaise entre Beau et Edythe. De plus, avec le personnage de Jacob (ici devenue Julie) hors de vue, on n'a pas de triangle amoureux, et ça enlève quand même vachement de piment à l'histoire.

Certains changement de sexe des personnages secondaires m'ont vraiment laissée perplexe. A vrai dire, je n'en ai pas du tout vu l'utilité. De plus, les nouveaux prénoms sont vraiment ridicules !
Deux ou trois scènes ont été changées, mais là encore, c'est un gros flop.

La seule chose que j'ai appréciée dans le livre, c'est la fin. L'auteur clôture son roman et nous offre un vrai final, et j'ai trouvé ça sympathique. Je pourrais chipoter sur le manque d'émotions de la part de Beau, mais je vais arrêter là les critiques.

En conclusion, je n'ai pas du tout adhéré à cette nouvelle version de Twilight malheureusement. Je ne sais pas si les fans y trouverons leur compte, mais personnellement cela n'a pas été mon cas. L'agneau épris du lion, ça marche bien dans Fascination avec un agneau-Bella, mais ça ne m'a pas plu avec cet agneau-Beau !

mercredi 14 octobre 2015

Fire Sermon

Couverture Fire sermon, tome 1 : Ils mourront ensemble 
Fire Sermon
de Francesca Haig
Editeur : Hachette
Broché : 496 pages
Prix : 18 €

Quatre cents ans après notre ère, la Terre a été ravagée par un terrible feu nucléaire. Sur une terre appauvrie qui se repeuple à grande peine, un phénomène mystérieux et inexplicable débute : chaque personne naît désormais avec un jumeau. De chaque paire, l’un naît Alpha, physiquement parfait en tous points, et l’autre Oméga, affublé d’une difformité physique plus ou moins marquée. Dans cette société, les Omégas sont discriminés et ostracisés tandis que leurs frères Alphas vivent dans l’opulence en s’accaparant les maigres richesses de la Terre. Or un lien invisible et indéfectible unit les jumeaux, sans qu’on puisse en percer le mystère : où qu’ils se trouvent, et qu’importe la distance qui les sépare, quand l’un des deux meurt… l’autre meurt aussi. Cass est l’une des rares Omégas à être dotée d’un pouvoir de clairvoyance. Alors que son jumeau, Zach, accède aux hautes sphères du Conseil des Alphas, Cass ose faire le pire des rêves possibles : celui d’un monde où Alphas et Omégas sont traités à égalité. Prise au cœur du combat entre le Conseil et la Résistance, Cass va devoir lutter pour survivre et permettre à son rêve de devenir réalité.

  • Mon avis :
Il y a plusieurs centaines d'années, une catastrophe nucléaire a pratiquement rasé l'humanité de la surface de la Terre. Depuis ce Grand Feu, les hommes ont changé, ils ont muté. Aujourd'hui, ils naissent par paire, ils mettent au monde des jumeaux dont l'un est Alpha (pratiquement parfait), l'autre Oméga (ils ont soit des tares physiques, mentales ou sont devins). Les Omégas sont rejetés de la société tandis que les Alphas représentent l'élite. Pourtant, chacun a besoin de l'autre pour vivre. En effet, lorsqu'un meurt, l'autre aussi.

Nous suivons l'histoire de Cassandra, une jeune Omega de dix-neuf ans. Une rumeur enfle au sein de la communauté Oméga, où il est question d'une île secrète où ils peuvent vivre en paix, loin du joug du Conseil Alpha. Cassandra sent que ce n'est pas une simple rumeur, elle en a rêvé. Lorsqu'elle réussi à s'échapper du cachot où son frère Alpha l'a enfermée, notre jeune héroïne se lance dans un un voyage périlleux, pour retrouver cette fameuse île.

L'univers de Francesca Haig est original, prenant et vraiment bien construit. Je me suis tout de suite sentie happée par ce nouveau monde imaginé par l'auteur. C'est un univers sombre, oppressant où l'espoir n'a pas vraiment la place de se développer. C'est une société profondément ségrégationniste et injuste. En somme, c'est un univers qui prend aux tripes et fascinant ! Je regrette juste que l'on n'en sache pas plus sur ce qui a provoqué le Grand Feu. Ne pas en savoir plus sur ce point de départ de la catastrophe est un peu gênant je dois l'avouer.

Mon grand soucis à propos de ce livre, c'est que je n'ai pas vraiment ressenti d'émotions ou d'empathie envers les personnages. Ce qui est terrible dans un tel univers ! Je suis restée en retrait, limite hermétique à leur histoire. Je ne me suis pas sentie proche de Cassandra et Kip, et je ne saurai pas dire pourquoi exactement. De plus, les difficultés rencontrées par nos deux héros n'en sont pas vraiment. En effet, à chaque fois, le tout est réglé en quelques instants, il y a presque toujours une solution rapide et facile.

Cassandra est une jeune fille qui aurait pourtant pu être très attachante à cause de ce qu'elle a vécu et de ce qu'elle vit dans le récit. Malheureusement, je l'ai trouvée plutôt terne. Cassandra manque de peps, tout comme l'histoire que l'on nous raconte.
Quant à Kip, j'ai vu venir la révélation le concernant à des kilomètres. Cela ne m'a pas gâchée ma lecture, mais j'attendais le moment fatidique. J'ai trouvé que cette révélation n'avait pas fait grand bruit, comme si cela rendait le personnage de Kip superflu dans l'histoire. C'est dommage.

En conclusion, « Fire sermon » n'a pas été à la hauteur de mes espérances. L'univers mis en place par l'auteur est génial, mais je n'ai pas ressenti de connexion avec les personnages et j'ai trouvé l'histoire un peu plate. Toutefois, je suis assez curieuse de voir ce que l'auteur nous réserve pour la suite. C'est donc avec plaisir que je lirais le deuxième tome.

jeudi 6 août 2015

Les maudits, tome 1 : résurrection

Couverture Les Maudits, tome 1 : Résurrection 
Les maudits, tome 1
d'Edith Kabuya
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon
Broché : 410 pages
Prix : 15.90 €

Ce que Vince m’a fait, la nuit où il m’a sauvée ?
Je ne saurais vous l’expliquer.
Je peux toutefois jurer de deux choses :
1- Je n’ai pas que frôlé la mort : j’étais morte.
2- En me ramenant à la vie, Vince a fait de moi une Maudite.
Hantée par le Monde des Morts à jamais.

  • Mon avis :
Un Tueur Fou rôde, et il en est à sa sixième victime. La dernière en date est une jeune fille de Chelston, au Canada. Ce tueur sans pitié enlève et découpe ces pauvres jeunes filles. Le climat est à la panique dans la petite ville, et tout le monde est sur ses gardes. Désobéissant à son père, Robin Gordon, seize ans, se rend à une soirée organisée pour Halloween, chez Zack, le garçon pour qui elle craque secrètement. Dans la nuit, Robin se fait agresser par une créature humanoïde bizarre, et se réveille irrémédiablement changée...

Ce roman a été un véritable coup de coeur ! J'ai beaucoup aimé suivre Robin, qui essaye de rassembler les pièces du puzzle peu à peu. Nous obtenons les réponses en même temps qu'elle, au fil des pages.
L'univers de l'auteur peu paraître classique de prime abord, mais Edith Kabuya le traite avec originalité et j'ai beaucoup aimé. L'auteur a su y mettre sa touche personnelle, un petit côté inédit ! Les Maudits m'intriguent beaucoup et j'ai hâte d'en savoir plus sur eux.
L'intrigue est très bien menée et les évènements s'enchaînent à bon rythme. Je n'ai pas eu le temps de souffler et j'ai lu le livre en seulement deux soirées, tant j'étais prise dans le récit.

J'ai ressenti beaucoup d'empathie pour le personnage de Robin, qui a vécu des choses difficiles durant son enfance. De plus, les évènements récents en remettent une couche. La jeune fille a du mal à accepter sa nouvelle condition, ce qui va la pousser à commettre des actes irréfléchis. Dans le fond, tous les torts ne luis sont pas imputables, mais certains actes sont très lourds de conséquences et je lui en ai beaucoup voulu (oui, comme si elle était réelle lol). Je dois tout de même souligner que Robin évolue et tire des leçons de ces actes égoïstes. La Robin de la dernière page n'est pas du tout celle du début du roman, et cela fait du bien de voir une héroïne qui comprend ses erreurs et qui avance, même si ce n'est pas chose aisée.
Quant aux personnages masculins, je n'ose pas vous en dire trop de peur de vous spoiler. Je n'ai pas vraiment apprécié Zack, et j'ai eu du mal à voir ce que les filles de cette ville lui trouvent. En revanche, j'ai bien aimé Vince, qui lui aussi, comme Robin, se dévoile peu à peu. Il est très mystérieux et on n'a pas toutes les réponses à son sujet, mais on en apprend tout de même un peu. J'ai souvent eu de la peine pour lui, surtout à cause de la façon dont Robin le traite. Vince est un jeune homme courageux, gentil et énigmatique.

En conclusion, Edith Kabuya nous offre une histoire prenante et captivante, le tout mené par une plume agréable et des personnages très intéressants. Je suis tombée sous le charme de ce premier tome de la saga « Les Maudits » et je n'ai qu'une hâte : me jeter sur la suite !

samedi 27 juin 2015

La sorcière de Prince Island

Couverture La sorcière de Prince Island 
La sorcière de Prince Island
de Kendall Kulper 
Editeur : Hachette
Collection : Black moon
Broché : 400 pages
Prix : 16 €

Avery Roe n’a qu’un seul désir : devenir, après sa grand-mère qui l’a élevée, la prochaine Sorcière de Prince Island, dont le rôle est de protéger les marins. Mais sa mère a choisi pour elle un tout autre destin. Elle l’arrache à sa grand-mère avant qu’elle apprenne le secret des femmes de la famille. Prise au piège de sa mère, Avery ne peut plus utiliser sa magie. Il lui reste tout juste la capacité de deviner, en rêve, ce que l’avenir lui réserve. Des années durant, Avery cherchera à libérer la magie qui sommeille en elle. À seize ans, elle y est plus résolue que jamais. Parce que les habitants ont besoin de sa protection. Parce qu’elle aime Taneh, un séduisant harponneur aux étranges tatouages. Parce que, dans un rêve, elle a vu son propre meurtre. Or, nul ne peut supprimer la Sorcière de l’île de Prince Island…

  • Mon avis :
Avery Roe  vit avec sa grand mère depuis qu'elle a été abandonné par sa mère un an après sa naissance. Les Roe sont une famille de sorcières très puissantes, qui protègent l'île de Prince Island et ses habitants. Avery ne rêve que du jour où elle deviendra sorcière après sa grand mère. Sa mère, pour qui être une sorcière est une malédiction, va l'empêcher d'accéder à ce rêve en venant la chercher à ses douze ans. Avery se retrouve alors enfermée dans une prison dorée, incapable d'exercer la magie, et loin de sa grand mère.

"La sorcière de Prince Island" est un roman qui m'a ennuyée. L'auteur a beaucoup de connaissances et de bonnes idées, mais le récit souffre de longueurs et manque de passion. Je suis restée spectatrice de cette histoire, sans vraiment m'intéresser aux événements qui surviennent, ou à la quête de la jeune Avery. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il ne se passe rien dans ce roman, mais en tournant la dernière page, j'ai vraiment ressenti une impression de vide.

Avery est une jeune fille au départ intéressante, mais elle a fini par m'agacer. Elle se laisse trop facilement influencer. Avery se montre butée et râle intérieurement, mais elle n'agit pas beaucoup par elle même. Avery a également un côté assez égoïste,  s'intéressant aux gens uniquement quand ils peuvent lui apporter quelque chose, et les oubliant presque aussi vite.
Le personnage de Taneh est très intéressant, mais il est trop effacé. Pourtant, son passé fait de lui un être attachant, et ses particularités le rendent très intriguant. On a des réponses à son sujet, mais j'aurais aimé en savoir encore plus. 

En conclusion, "La sorcière de Prince Island" est un roman qui avait pas mal de potentiel, mais qui souffre d'un manque de profondeur, et d'un rythme trop lent. Malheureusement, je n'ai pas du tout été charmée par ce livre, je me suis même ennuyée.

dimanche 22 mars 2015

The Originals, tome 1 : l'ascension

 
The Originals, tome 1 : l'ascension
de Julie Plec
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon
Broché : 336 pages
Prix : 16.50 €

Ils sont trois frères et sœurs, et ils sont les plus vieux vampires du monde. Après une longue errance, Elijah, Rebekah et Klaus Mikaelson sont de retour à la Nouvelle-Orléans, déterminés à recouvrer le pouvoir qu’ils y exerçaient des siècles plus tôt. La ville, longtemps déchirée par les querelles entre sorcières et loups-garous, voit les deux clans se réconcilier, grâce notamment à une jeune sorcière considérée comme la princesse de cette communauté surnaturelle. Issue de l’union d’un loup-garou et d’une sorcière, Vivianne est promise à un loup-garou pour sceller l’alliance des deux clans. Malgré la désapprobation de son frère et sa sœur, Klaus s’est promis que Vivianne sera sienne, et il est prêt à tout pour y parvenir. Nous sommes en 1722, ils sont les vampires des origines, « The Originals »…

  • Mon avis :
Les vampires Originaux arrivent à la Nouvelle Orléans en 1713. Bien décidés à en faire un foyer viable pour y vivre sereinement, Klaus, Rebekah et Elijah, tentent de se fondre dans le décor. Une sorte d'alliance est créée entre eux, les sorciers et les loups-garous. Cet équilibre fragile sera rompu durant l'année 1722, entraînant de multiples évènements fâcheux pour les trois espèces. Cela pourra-t-il se terminer autrement que dans un bain de sang ?

J'aime beaucoup la série télévisée The Originals (diffusée sur CW outre-atlantique) c'est donc tout naturellement que j'ai voulu découvrir ce que nous réserve les livres qui en sont inspirés. Pour moi, on retrouve vraiment l'esprit de la série, et c'est même un bon complément pour les fans. Il n'y a pas de redondance au niveau de l'intrigue, puisque cela se passe avant les évènements de la série télévisée.

Nous suivons Elijah, Rebekah et Klaus dans leur quête du bien être, qu'ils n'arrivent pas à atteindre malgré leurs centaines d'années d'existence. Ils ont un objectif commun, mais ils ont chacun une manière bien différente d'agir pour y parvenir. Elijah préfère tenter la diplomatie, tandis que Klaus est plutôt du genre à vouloir chercher la bagarre. Rebekah se retrouve un peu au milieu des manigances de ses frères.

Les caractères des personnages sont bien dépeints et le tout est cohérent par rapport à la série. Klaus est un homme assez mystérieux et qui ne s'embrasse pas des considérations des autres. Il tue sans soucis et assument complètement sa nature vampirique. Toutefois, il est très famille et est prêt à tout pour les protéger (même si des fois ses méthodes pour y parvenir ne plaît pas aux concernés). Au fond de lui, Klaus est un homme bon à la recherche de l'approbation familiale et de l'amour, mais il a du mal à l'accepter !
Rebekah est une jeune femme un peu entre le caractère de Klaus et d'Elijah. Elle peut se montrer douce et gentille comme elle peut tout à coup être sanguinaire. Rebekah recherche le véritable amoure coute que coute, quitte à se séparer de sa famille temporairement. Je l'ai trouvée un peu plus pleurnicharde que dans la série télévisée, mais pas au point de m'irriter complètement.
Quant à Elijah, c'est un personnage plein de classe, loyal et droit. Il peut se montrer ferme et cela ne le dérange pas de tuer, mais il n'est jamais cruel et agit souvent par nécessité.

Le livre se lit vite et se dévore, notamment parce que les chapitres alternent les points de vue des trois vampires. Le style de l'auteure est simple mais prenant, et j'avoue que je ne m'attendais pas à aimer autant !
Les évènements s'enchaînent rapidement certes, mais du coup, cela manque parfois de profondeur. La plupart du temps les solutions sont vites trouvées et c'est un peu dommage. Il en va de même pour les sentiments dans les relations de nos trois personnages principaux. On a l'impression qu'ils tombent amoureux en un claquement de doigts et j'ai trouvé cela peu crédible (quand bien même ils sont vampires et passionnés).

Pour conclure, j'ai passé un très bon moment avec « The Originals, tome 1 : l'ascension ». Les fans de la série télévisée y trouveront un bon complément, car les intrigues se déroulent bien avant, et le tout est cohérent. Les personnages sont tout aussi intéressants et j'ai aimé découvrir une partie de leur passé.

Le deuxième tome, intitulé « La perte » sortira au mois de juillet 2015. J'ai hâte !

samedi 14 mars 2015

L'enfant Papillon

Couverture L'enfant Papillon
L'enfant Papillon
de Gabrielle Massat
Editeur : Hachette
Broché : 396 pages
Prix : 16 €

C’est au XXIIe siècle que la Cité a été frappée par un virus mortel. Depuis lors, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. Des messages de l’Extérieur, relayés par le gouvernement militaire, promettent une libération qui ne vient pas. Maïa, sous-lieutenant de 17 ans, rêve de quitter sa ville natale et cherche une faille dans les murs de la Cité. Mais un jour, son mentor Dimitri est condamné pour trahison par sa faute. La nécessité de s’échapper devient alors beaucoup plus urgente. Elle n’a qu’une seule piste : retrouver la trace du mystérieux « Enfant Papillon », seul habitant de la Cité à avoir jamais franchi le mur.

  • Mon avis :
Il y a près de cent ans, un virus s'est échappé d'un centre de soin. Le seul moyen que le gouvernement a trouvé pour enrayer l'épidémie a été la mise en quarantaine de la ville, autour de laquelle des murs électrifiés ont été érigés. Les survivants d'entre les murs n'ont plus de nouvelles depuis l'extérieur, tout est filtré par le gouvernement intérieur. Les enfermés ont dû apprendre à survivre au fil des années, tentant tant bien que mal de garder espoir quant à la création d'un vaccin pour qu'ils ne soient plus une menace pour l'extérieur.

La jeune Maïa est sous lieutenant dans l'armée et travaille au service des renseignements. Sa vie bascule lorsque Dimitri, son mentor, est arrêté pour trahison. La sentence sera forcément cruelle, et Maïa a moins d'un mois pour trouver le moyen de sortir de la quarantaine avec son mentor. Dans sa quête, la jeune femme n'aura d'autres choix que de prendre de gros risques et de s'allier avec des personnes qui pourraient la mettre en danger.

Gabrielle Massat nous offre un roman dystopique un peu original et surtout prenant. L'univers est bien travaillé, et le tout est servi par une plume descriptive de qualité. On sent que l'auteur maîtrise son univers, et par conséquent on n'a pas de mal à s'imaginer aux côtés des protagonistes. L'intrigue est intéressante et prenante, même si j'ai eu une idée de la fin du roman assez vite dans ma lecture.

Je me suis rapidement attachée à Maïa et j'ai pris plaisir à la suivre. Elle a relation assez particulière avec son mentor Dimitri, et ils sont unis par leurs idéaux communs. La rencontre de Maïa avec Nathanael et Zéphyr bouscule les certitudes de la jeune femme. Au fil des pages et des évènements, Maïa développe une nouvelle soif : celle de la justice. Jusque là elle ne cherchait que la liberté, mais elle change, évolue et devient révoltée par l'indifférence et la cruauté dont font preuve les habitants de la Cité envers les uns envers les autres.

Le trio de personnages fonctionne très bien. Ils sont très différents les uns des autres, et ils n'auraient même jamais du se rencontrer, mais c'est cette différence qui fait leur force. Un lien indéfectible va se créer entre eux trois. Maïa, Zéphyr et Nathanael sont dotés d'une grande force de caractère et sont prêts à tout pour trouver la liberté et fuir la Cité. Ils ont tous les trois soif d'un nouveau départ, d'une seconde chance, dans un monde nouveau.

Pour conclure, « L'enfant papillon » a été une excellente surprise. A mon sens, le roman de Gabrielle Massat est une véritable pépite dans le paysage littéraire young-adult. Adeptes des dystopies (ou si vous ne connaissez pas le genre, ça marche aussi, lol), je vous recommande chaudement « L'enfant papillon » ! De plus, ils s'agit d'un one-shot ;) pas besoin de trépigner d'impatience pour avoir une suite.

lundi 15 décembre 2014

Le loup de L.A.

Couverture Les loups de Mercy Falls, tome 3.5 : Le loup de L.A. 
Le loup de L.A.
de Maggie Stiefvater
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon
Broché : 400 pages
Prix : 18 €

Tout le monde croit connaître l’histoire de Cole St. Clair. Le succès. La drogue. La déchéance. Puis sa disparition. Mais rares sont ceux qui connaissent son secret le plus sombre – sa capacité à se métamorphoser en loup. Isabel fait partie du cercle restreint de ceux qui savent. Il fut un temps où ils auraient même pu s’aimer. Un temps révolu. Jusqu’au jour où Cole est de retour. De retour sur la scène. De retour où le danger rôde. De retour dans la vie d’Isabel.

  • Mon avis :
J'étais tombée sous le charme du premier tome de la trilogie « Les loups de Mercy Falls », j'avais moins aimé la suite. Toutefois, j'avais très envie de retrouver la plume de Maggie Stiefvater. Malheureusement, je n'ai pas accroché à ce roman et ma lecture fut laborieuse.

Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de l'histoire de la trilogie « Les loups de Mercy Falls » ou des personnages de Cole et Isabel. Je me souviens juste que dans le second tome, je les avais bien aimés (mais sans plus).

L'aspect fantastique du récit est clairement relégué au dernier plan. Ce qui est vraiment dommage, étant donné que j'avais aimé la façon d'aborder les loups de la part de l'auteur. Cependant, ce n'est pas le plus gênant. A vrai dire, ce roman n'a pas vraiment d'intrigue ni de fil rouge. De plus, l'histoire entre Cole et Isabel est en dent de scie, pas vraiment intéressante, et la fin arrive comme un cheveu sur la soupe (je me suis même demandée si je n'avais pas sauté des pages par inadvertance). J'ai eu l'impression de tourner en rond, les personnages ressassent souvent les mêmes pensées et font les mêmes erreurs. Ils n'évoluent pas, ne mûrissent pas, et leur relation n'a pas de saveur.

Je dois avouer que je n'ai pas reconnu le caractère de Cole dans ce livre. Je l'ai trouvé trop prétentieux, imbu de lui même à outrance, hautain... Excepté sur la fin, où l'on voit qu'il avait plus à nous offrir, finalement. Mais cela est trop tard si je peux dire, "le mal est fait".
Quant à Isabel, elle est vraiment méchante, et cela inutilement. Je comprends sa colère, étant donné ce qu'elle a vécu, mais ce n'est pas une raison pour être odieuse en permanence. Elle l'avoue elle même qu'elle est froide et prétentieuse, et cela ne semble pas vraiment la déranger.

Les personnages secondaires ne m'ont pas séduite non plus, excepté Leon. Toutefois, on le voit vraiment trop peu. Il en va de même pour Sofia, qui m'a fait beaucoup de peine. A vrai dire, j'ai surtout plain les personnages secondaires de se retrouver dans la ligne de mire des protagonistes principaux !

D'ordinaire, je trouve que Maggie Stiefvater a un don pour transporter ses lecteurs. Outre « Les loups de Mercy Falls », j'avais beaucoup aimé la poésie de son roman « Sous le signe du scorpion » (même si je n'ai pas 100% adhéré à l'histoire). Le seul couac était « La prophétie de Glendower », qui m'a terriblement déçue. En somme, dans « Le loup de L.A. », je n'ai pas du tout retrouvé la magie de la plume de l'auteur. Ce n'est pas mal écrit, mais je n'ai pas du tout été embarquée.

Pour conclure, je suis assez déçue de ma lecture. Je n'ai pas été emballée par l'histoire ni par les caractères des personnages. La plume de Maggie Stiefvater, d'ordinaire addictive, ne m'a pas séduite ici. Dommage !

vendredi 10 octobre 2014

Boys out !

Couverture Boys out !
 Boys out !
de Rawia Arroum
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon
Broché : 320 pages
Prix : 16 €

Depuis l’Éradication, le monde est gouverné par les femmes et pour les femmes uniquement. Les hommes n’ont plus le droit de cité. Tous sont bannis, ou bien traqués et placés en détention pour assurer leur seule fonction : la reproduction. Ensuite, systématiquement, ils sont éliminés. Comme toutes les jeunes filles de son âge, Lyra s’entraîne dur pour être capable d’affronter et de maîtriser les mâles qui rôdent encore. Jusqu’au jour où elle doit rencontrer un homme pour procréer à son tour…

  • Mon avis :
« Boys out ! » offre un univers dystopique très intéressant, qui fonctionne sous un régime matriarcal. Les femmes se sont rebellées partout dans le monde et ont renversé l'homme oppresseur. Désormais, ils sont interdits, chassés et même tués. Il ne servent qu'à procréer, et encore, une fois qu'ils ont fait leur devoir de reproduction, ils sont exécutés (et les femmes ne gardent que les enfants filles). Pour moi, ce régime matriarcal poussé à l'extrême ne peut pas être pérenne. C'est un point qui m'a gênée et j'ai eu du mal à imaginer un tel système, à me sentir vraiment dedans. J'aime beaucoup lorsque les dystopies (qu'elles aient une part de science fiction ou non) sont rationalisées, expliquées, crédibilisées. Les romans où l'on peut facilement imaginer que la situation devienne effectivement possible sur Terre (comme dans Hunger Games, Divergent, Enclave, La 5ème vague...). Pour moi, cela n'a pas été le cas avec « Boys out ! », et je le regrette.

Lyra, une jeune femme de 17 ans, vit dans ce monde essentiellement féminin. Elle s'entraîne dur au Camp et n'aspire qu'à être une excellente citoyenne. La vie de Lyra bascule le jour où elle reçoit une convocation de la Structure : le jour de ses 18 ans elle devra procréer. La jeune femme est à la fois morte de trouille et révulsée à l'idée d'être en contact avec un homme. Le jour fatidique arrive, et Lyra rencontre alors Loan, son destiné. Prise de panique, elle demande à être endormie pendant "l'acte". Ces quelques minutes en compagnie de Loan vont ébranler les convictions de Lyra et remettre en doute tout ce qu'elle tient pour vérité.

Malgré le fait que je n'ai pas vraiment réussi à m'immerger dans l'univers, le récit est plutôt addictif. J'ai lu ce roman très vite, en à peine deux soirées. En effet, la plume de l'auteure est agréable et fluide. Toutefois, j'ai ressenti un petit essoufflement dans l'intrigue une fois passé la moitié du livre. Ce qui est assez bizarre comme sensation étant donné que c'est le moment où les révélations commencent à se faire. De plus, la fin est malheureusement trop brutale à mon goût, trop précipitée.

Je n'ai pas tout de suite aimé le personnage de Lyra, mais j'ai appris à la connaître au fil des pages. Lyra évolue, et sa prise de conscience sur le monde où elle vit se fait progressivement. Quant à Loan, je l'ai immédiatement adopté. C'est une jeune homme idéaliste et charmant.

Pour conclure, mon avis sur « Boys out ! » est assez mitigé. La première moitié du roman m'a beaucoup plu, tout comme le message final véhiculé. Par contre la seconde moitié m'a beaucoup moins passionnée, tout comme la fin, que j'ai trouvée trop brutale.



mercredi 1 octobre 2014

Sortie du jour : Oniria

 Je voulais vous présenter le livre Oniria, qui sort chez Hachette jeunesse aujourd'hui.
Je ne l'ai pas encore lu, mais le résumé est très tentant, tout comme les illustrations intérieures.


Oniria - Tome 1 - Le Royaume des rêves, co-édition Hachette/Hildegarde 
Oniria Tome 1 - Le Royaume des rêves
Par B. F. Parry

Date de parution : 01/10/2014
A partir de 11 ans
320 pages - 16.5 €

Eliott, 12 ans, est un garçon en apparence comme tous les autres. Jusqu’au jour où il découvre un sablier magique qui lui permet de voyager dans un monde aussi merveilleux que dangereux : Oniria, le monde des rêves. Un monde où prennent vie les milliards de personnages, d’univers, et toutes les choses les plus folles et les plus effrayantes rêvées chaque nuit par les êtres humains. Collégien ordinaire le jour, Eliott devient la nuit, parmi les rêves et les cauchemars qui peuplent Oniria, un puissant Créateur, qui peut faire apparaître tout ce qu’il souhaite par le simple et immense pouvoir de son imagination. En explorant Oniria pour sauver son père, plongé depuis plusieurs mois dans un mystérieux sommeil, Eliott est finalement confronté à son extraordinaire destin. Car Eliott est l’ « Envoyé » : il doit sauver le Royaume des rêves, menacé par la sanglante révolution des cauchemars.

ONIRIA_FOND1 
ONIRIA_FOND2 
ONIRIA_FOND3 

http://www.lecture-academy.com/wp-content/uploads/2014/10/728%EF%80%A190.jpg

dimanche 24 août 2014

Jeux dangereux, tome 1 : Le défi

Couverture Jeux dangereux, tome 1 : Le défi 
Jeux dangereux, tome 1 : Le défi
de Emma Hart
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon romance
Broché : 317 pages
Prix : 15.90 €

Maddie a un mois pour séduire Braden, le faire tomber amoureux d’elle, coucher avec lui et le jeter comme une vieille chaussette, comme lui le fait avec toutes ses conquêtes. Braden a un mois pour séduire Maddie et la faire tomber amoureuse de lui pour l’attirer dans son lit. Chacun décide de relever le défi lancé par ses amis. Les jeux de la séduction et du désir sont ouverts, attention à ne pas se brûler...

  • Mon avis :
Les copains de Braden le mettent au défi de séduire Maddie, l'emmener dans son lit et de la jeter comme une vieille chaussette. Braden accepte volontiers (cela ne le dérange pas du tout, c'est un coureur de jupons très imbu de lui même). Du côté de Maddie, ses copines la défient de rendre Braden fou amoureux, et de le laisser tomber pour lui rendre la monnaie de sa pièce (en soutien à toutes les greluches qu'il a mises dans son lit).

Bon, il faut l'avouer, l'idée de départ n'est pas géniale, mais les avis positifs sur le livre m'ont intriguée, et puis cela faisait longtemps que je n'avais pas mis le nez dans un New Adult.
La probabilité pour qu'un tel pari soit lancé au même moment par les deux groupes d'amis est quasiment nulle, mais bon, passons.
La romance en elle même et l'histoire du livre est pas mal. Toutefois il faut bien avouer que le roman est un New Adult basique, qui ne se distingue pas des autres malheureusement. De plus, le livre souffre d'une vulgarité excessive inutile. C'est essentiellement à cause du personnage de Braden.

J'ai donc trouvé Braden totalement imbuvable. Face à Maddie il arrive à se tempérer, mais étant donné que l'on a un livre avec une narration à deux voix, on a droit aux pensées du monsieur. Certaines m'ont franchement gonflée, j'ai souvent levé les yeux au ciel. Quant à ses "discussions" avec ses potes, ce n'est pas mieux. Un petit exemple ? "Je ne veux pas qu'elle soit à mes pieds, mais cheval sur ma bite!". Braden ne manque pas de classe n'est ce pas ?
Braden a un petit côté touchant vers la fin, mais il est tellement énervant dans le reste du livre que je n'ai pas réussi à l'excuser.

Du côté des copines de Maddie c'est pas vraiment mieux. Elles paraissent un peu limitées, et ne sont pas spécialement intéressantes (à part peut être Megan, qui est amie à la fois avec Braden et Maddie). Niveau vulgarité, on a aussi de quoi faire avec les nanas. J'ai retenu un petit extrait :
"- Allons-y, dit Lila (...)
- Où ça ? Grogne Kay.
- A la fraternité répond Megan (...)
- Je passe la moitié de ma putain de vie dans cette baraque pleine de bites bourrées de testostérone.
- Arrête tu vas nous faire pleurer, la taquine Lila. Peut être que si tu aimais un peu plus les bites, t'en ferais pas toute une histoire.
- Je te ferais dire que j'aime la bite, merci beaucoup. "

Ne me remerciez pas, c'est cadeau lol.

Le personnage de Maddie est celui que j'ai préféré. Elle n'est pas exceptionnelle (après tout elle se lance dans un pari stupide...) mais elle est touchante (de part son histoire, son passé) et j'ai aimé la voir évoluer au fil des pages.

En conclusion,  "Le défi" est un roman New Adult qui ne m'a pas du tout séduite. L'histoire est banale, les personnages peu intéressants, et la vulgarité trop présente.

samedi 23 août 2014

Le manuscrit perdu de Jane Austen

Couverture Le manuscrit perdu de Jane Austen
Le manuscrit perdu de Jane Austen
de Syrie James
Editeur : Hachette
Collection : Blackmoon
Broché : 416 pages
Prix : 16 €

Samantha McDonough mène la vie sans surprise d’une bibliothécaire sans histoire. Un jour, elle fait une surprenante découverte. Un livre, déniché dans une petite librairie, qui va changer sa vie. Car entre ses pages se cache une lettre vieille de deux cents ans. Une lettre signée par l’une des plus grandes romancières anglaises : Jane Austen. Voilà Samantha lancée sur la piste d’un manuscrit perdu, dans une course contre le temps, qui va la guider tout droit entre les murs d’un manoir magnifique, et entre les bras de son séduisant propriétaire…

  • Mon avis :
Samantha MacDonough est une jeune trentenaire qui habite à Los Angeles. En voyage à Londres pour le travail de son petit ami Stephen, elle fait une découverte qui va changer sa vie. Dans un de ses vieux livres de poésie, elle retrouve une lettre de Jane Austen adressée à sa soeur, où elle parle d'un manuscrit égaré à Greenbriar. L'amie de Samantha la persuade de mener l'enquête auprès du nouveau propriétaire de la demeure. Samantha se retrouve face à un homme séduisant, Anthony Withaker, et ne tarde pas à le convaincre de l'aider dans sa recherche de ce fameux manuscrit.

Ce roman a été une très jolie surprise. Je dois dire que je m'attendais à tout autre chose. J'aime beaucoup les oeuvres de Jane Austen, mais je n'ai jamais pris le temps de me pencher sur sa vie. Ce livre a été l'occasion d'en apprendre plus sur elle, et de me donner envie de me plonger dans sa biographie.

Le livre alterne entre les passages au présent (avec Samantha et Anthony), et la lecture du manuscrit retrouvé, intitulé "Les Stanhope".
Je dois bien avouer que j'ai préféré l'histoire de Rebecca Stanhope, l'héroïne austenienne. J'ai trouvé cette partie du roman vraiment bien faite, et l'auteur nous tient en haleine jusqu'au bout. Ce n'est certes pas la plume de Jane Austen, mais c'était vraiment prenant et agréable. On sent bien que l'auteure connaît son sujet, qu'elle connaît l'oeuvre de Jane Austen et ses personnages. Les multiples clins d'oeils et références m'ont souvent fait sourire. Et si vous n'avez pas lu de romans de Jane Austen, je suis sûre que "Les Stanhope" vous donnera envie de les découvrir. 
Quant à l'histoire entre Anthony et Samantha, je dois avouer que j'ai beaucoup moins accroché. Sans doute est-ce dû au fait que celle-ci occupe une très petite place dans le récit. De plus, la relation entre nos deux protagonistes modernes évolue trop vite à mon goût.

En somme, j'ai été conquise par ce fameux manuscrit perdu que nous présente l'auteure. Ses personnages sont intéressants, tout comme son intrigue. Toutefois, je suis restée sur ma faim en ce qui concerne la romance moderne en parallèle.

http://www.lecture-academy.com/livre/le-manuscrit-perdu-de-jane-austen/#.U_i6K6PfJ8E 
http://www.lecture-academy.com/livre/le-manuscrit-perdu-de-jane-austen/#.U_i6K6PfJ8E
 

samedi 22 février 2014

Seuls au monde, tome 2

Couverture Seuls au monde, tome 2
Seuls au monde, tome 2
de Emmy Laybourne
Editeur : Hachette jeunesse
Collection : Blackmoon
Broché : 304 pages
Prix : 15.90 €

Ils sont quatorze, ils ont entre cinq et dix-sept ans, et ils se sont réfugiés dans un centre commercial pour échapper à une catastrophe écologique. Ils ont appris à s’organiser pour rester en vie. Mais cette solution n’est pas éternelle...

  • Mon avis :
Suite à une tempête de grêle incroyable, Dean et son petit frère Alex se réfugient dans le centre commercial de la ville, avec 12 autres enfants et adolescents. Très vite, les situations catastrophiques s'enchaînent à l'extérieur (éruptions volcaniques, tsunami, séismes...) et nos 14 personnages se retrouvent coincés à l'intérieur du supermarché.

Dans le premier tome, nous suivons les aventures de ces enfants rescapés. J'ai volontairement tronqué le résumé du livre, pour ne pas vous spoiler sur l'intrigue. Je vous conseille de ne pas lire ma chronique à partir d'ici, si vous n'avez pas lu le premier tome.

A la fin de ce premier tome, le groupe se retrouve scindé en deux. Niko, Alex (le petit frère de Dean) et les autres prennent le bus direction Denver pour sauver Brayden (blessé par balles) et trouver de l'aide pour les autres restés au supermarché. Au Greenway, Dean est resté avec Astrid et des enfants.
J'ai adoré suivre le récit de Dean d'un côté (même si lui m'a parfois tapé sur le système) et celui d'Alex de l'autre (qui se révèle être un jeune garçon vraiment attachant). J'ai tourné les pages avec frénésie, mourant d'envie de savoir ce qui allait leur arriver. Chaque épreuve difficile est un vrai coup de poignard et j'en ai voulu à l'auteur par moment, je l'avoue. En effet, certains passages sont vraiment très durs.

Fin des éventuels spoilers.

Malgré la jeunesse des personnages, rien ne leur est épargné, à l'image du monde cruel dans lequel ils vivent désormais. Cette situation catastrophique fait ressortir le meilleur des gens, comme le pire. Encore une fois, le récit déborde d'action, et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Chaque journée apporte son lot de surprises. Elles sont souvent mauvaises, mais parfois bonnes (et cela fait du bien de voir nos héros dans ces moments là). La plume de l'auteur est hautement addictive ! Une fois de plus Emmy Laybourne a su me passionner !

Pour conclure, « Seuls au monde » est une série young-adult de type catastrophe très réussie. Que ce soit au niveau de l'histoire, des émotions, ou des personnages. Le premier tome était très bon, ce second opus est un véritable coup de coeur. Vivement la suite !

lundi 17 février 2014

La légion de la colombe noire

Couverture La légion de la colombe noire, tome 1 
La légion de la colombe noire, tome 1
de Kami Garcia
Editeur : Hachette jeunesse
Collection : Blackmoon
Broché : 348 pages
Prix : 18 €

Quand Kennedy Waters trouve sa mère morte, son monde commence à s'écrouler. Elle ne sait pas que les forces paranormales d'un monde beaucoup plus sombre sont ceux qui tirent les ficelles. Pas avant que les vrais jumeaux Jared et Lukas Lockhart ne brisent les vitres de la chambre de Kennedy et détruisent un esprit dangereux qui a été envoyé pour la tuer. Les frères lui révèlent alors que sa mère faisait partie d'une ancienne société secrète chargée de protéger le monde d'un démon vengeur - une société dont les cinq membres ont tous été assassinées au cours de la même nuit. Maintenant Kennedy doit prendre la place de sa mère dans la Légion si elle veut découvrir la vérité et rester en vie.


  • Mon avis :
Dans l'ensemble, « La légion de la colombe noire » a été une bonne surprise et j'ai passé un bon moment.

Je ne vais pas vous résumer l'histoire, la quatrième de couverture le fait très bien, et ce sans en dévoiler trop. L'intrigue est plutôt prenante, et l'auteure nous plonge dans l'action dès les premiers chapitres. Les évènements s'enchaînent rapidement, si bien que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer. Toutefois, j'ai été un peu embêtée par le côté trop "linéaire" du roman. En effet, le même schéma est utilisé et répété plusieurs fois, et en l'espace de 350 pages seulement, cela fait beaucoup.

Les personnages sont sympathiques, mais ne sont pas assez développés. Étant donné que l'auteure a fait le choix de nous plonger tout de suite dans l'action, la psychologie des protagonistes n'est pas vraiment abordée. De ce fait, j'ai réussi à en apprécier certains, mais je suis restée assez en retrait. C'est dommage.
En revanche, l'auteure a développé une pseudo-romance version triangle amoureux, et j'avoue que là, je n'ai pas compris pourquoi. J'ai trouvé que cela arrivait comme un cheveu sur la soupe, et bien trop rapidement. L'amitié entre les cinq membres de la Légion suffisait largement, et là dessus il y avait matière à développer de manière plus intéressante.

Dans cet univers assez dur et particulier (poltergeists, esprits, démons) j'aurai préféré un narrateur masculin. Cela nous aurait peut être évité les émois (un peu ridicules) de l'héroïne et ses tergiversations. Pour moi, le roman méritait une héroïne un peu plus badass.
Sinon, la mythologie en elle même m'a beaucoup plu, et il est vrai qu'elle m'a un peu rappelé la série télé Supernatural (mais la comparaison s'arrête là). Les esprits sont vraiment flippants et lorsque j'imaginais l'action se dérouler sous mes yeux, je ne voulais surtout pas à être à la place de nos protagonistes !

La fin du roman est intense et l'auteure nous laisse plantés là, attendant la suite, cherchant le prochain chapitre. Du coup, j'ai très envie de découvrir la suite !

mercredi 16 octobre 2013

Icônes

Couverture Icônes 
Icônes
de Margaret Stohl
Editeur : Hachette jeunesse
Collection : Blackmoon
Broché : 408 pages
Prix : 18 €

Tout a changé depuis le jour du Jour. Le jour où les fenêtres ont explosé. Le jour où l’électricité a été coupée. Le jour où la famille de Doloria a été frappée par la mort. Le jour où la Terre a perdu une guerre dont elle ignorait qu’elle était en cours. Depuis, Dol vit une existence simple à la campagne, à l’abri des Icônes et de leur terrifiant pouvoir. Mais elle ne pourra pas se cacher éternellement de la vérité. Elle est différente. Elle a survécu. Pourquoi ? Dol et son ami de toujours, Ro, sont arrêtés et emmenés à l’Ambassade, au large de la cité tentaculaire autrefois appelée Cité des Anges. 

  • Mon avis :
Il y a un peu plus d'une quinzaine d'années, des extraterrestres (les Seigneurs) ont envahi la Terre à l'aide d'Icônes. Ce sont 13 structures (j'ai imaginé ça comme une grosse torpille) qui ont anéanti toute l'énergie de la planète (électrique et chimique) grâce à des points stratégiques (les grosses villes). Leur arrivée a ôté la vie à environ un milliards de personnes. Depuis ce Jour, l'humanité vie en servitude, guidés par des Ambassadeurs humains qui collaborent avec les Seigneurs. Il y a un mouvement rebelle en place, mais il n'est pas vraiment au point et ne peuvent pas faire grand choses sans énergie.
Dol et Ro vivent à la campagne, dans une mission catholique dirigée par le Padre. La vie des deux jeunes gens basculent le jour où ils sont arrêtés et emmenés à l'Ambassade de Los Angeles.

J'ai tout de suite été embarquée par l'histoire. Je voulais absolument savoir où l'auteur allait en venir, et ce qui allait arriver à Dol et Ro. Ils sont spéciaux, et pourraient changer les choses avec leurs pouvoirs. Mais qui sont-ils vraiment ? Leur "séjour forcé" à l'Ambassade va les mettre à rude épreuve, mais va aussi leur permettre d'en savoir plus sur eux mêmes.

Dans l'ensemble, j'ai apprécié les personnages centraux du roman.
J'ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Dol, mais aussi bizarre que cela puisse paraître, cela n'a pas gêné ma lecture. Son pouvoir d'empathie très puissant est en revanche très intéressant.
J'ai détesté Lucas pratiquement au moment où l'on fait sa rencontre. Je n'ai pas compris son entêtement concernant l'Ambassadrice, alors qu'il a toutes les preuves sous le nez.
Quant à Tima et Ro, ce sont deux personnages vraiment intéressants (tout autant que leurs pouvoirs) et j'ai hâte de voir ce qu'ils deviennent par la suite. Leur passé difficile, leur part ténébreuse souvent incontrôlable, font qu'on s'attache rapidement à eux.

Un petit point qui fâche cependant : le triangle amoureux (voire le carré !). Pourquoi les auteurs se sentent toujours obligés de les inclure dans leur histoire ? Cela m'a exaspérée, surtout que dans cet univers, dans cette ambiance, cela n'était vraiment pas nécessaire. Des liens familiaux ou d'amitié solide auraient suffit. Surtout que l'attachement quasi immédiat de Dol pour Lucas n'est pas du tout crédible (même s'il est en partie expliqué "techniquement").

L'auteur a créé un univers complexe, mais je ne m'y suis pas sentie perdue. Les informations sont distillées au bon moment, tout au long du récit, au fil des aventures de Dol. Bien sûr, on n'a pas toutes les réponses concernant les motivations des Seigneurs, mais après tout, c'est un premier tome.

Pour conclure, « Icônes » a été une bonne surprise malgré les points négatifs que j'ai pu relever. C'est une dystopie intéressante dont l'univers, l'histoire, et les personnages secondaires m'ont beaucoup plu.