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vendredi 25 août 2023

Les petits soleils de chaque jour


Clélie vit une retraite paisible, après avoir fait le bonheur des clients de la boulangerie Destempes pendant plus de quarante ans, en leur vendant pains et gâteaux confectionnés avec amour. Mais à l'aube de l'été, Colline, la petite-fille de la maison, bouleversée par le divorce de ses parents, perd littéralement le goût de vivre. Touchée par la détresse de cette enfant de neuf ans, Clélie lui propose de venir passer les grandes vacances avec elle.
Elle va lui présenter ses voisins et amis de la place des Ternes, qui, chacun à sa manière, vont répondre à ses interrogations sur le sens de la vie, et l'aider à trouver sa place dans le monde.

Mon avis...

Lorsque j'ai lu le résumé j'ai tout de suite été emballée, mais quand j'ai reçu le livre et que j'ai vu le nombre de pages, je l'ai été beaucoup moins. C'est pour cela qu'il est resté 5 ans dans ma PAL...

L'histoire de Clélie & Colline pourrait être passionnante, si elle n'était pas aussi survolée. C'est vraiment dommage, parce que cette histoire d'amitié intergénérationnelle, avec des personnages principaux et secondaires plein d'humanité et de sensibilité; ça aurait pu être un coup de coeur.

C'est un roman plutôt sympa, qui se laisse lire, mais qui manque, à mon sens, cruellement de profondeur. Pourtant, il y avait du potentiel. Je trouve que les thèmes abordés n'ont pas été pleinement exploités.

Cette lecture n'était pas faite pour moi, tout simplement.


mardi 22 août 2023

Qui ne se plante pas ne pousse jamais



Lorsqu'elle apprend qu'elle est malade, Jacqueline mesure plus que jamais le prix de chaque instant. Au crépuscule d'une vie riche d'expériences et de souvenirs, elle veut faire partager son goût du bonheur aux deux êtres qui comptent le plus à ses yeux. Alexandre, le garçon qu'elle a élevé, jeune interne en médecine, et Margaux, sa petite-fille, qui travaille dans l'illustre chocolaterie familiale. Tous deux ne sont qu'à la moitié du chemin et déjà happés par leur vie professionnelle ! Depuis les falaises du Cap Fréhel où la vieille dame les a réunis, elle met sur pied un projet un peu fou pour qu'enfin ils ne s'empêchent plus de rêver et écoutent battre leur coeur. Car savoir qui on est, c'est savoir où on va... sans redouter les obstacles qui vous font grandir !

Mon avis...

Pour information, ce premier tome fait suite à la trilogie "Les yeux couleurs de pluie". 

Ce fut une lecture à la fois rapide et laborieuse. Je m'explique. Le style de l'auteure est fluide, mais l'histoire ne m'a pas passionnée.

J'attendais le personnage de Jacqueline comme une véritable actrice de ce roman, comme un moteur. Au final, je dirais qu'elle n'est qu'un prétexte. Et c'est bien dommage, parce qu'une héroïne octogénaire, je n'en ai pas croisée des masses jusqu'à présent...

Les personnages de Margaux et Alexandre ne m'ont pas particulièrement touchée. Aussi bien individuellement qu'ensemble d'ailleurs. Leur histoire m'a paru rapide, même s'il se passe plusieurs mois. Ils ont au final très peu d'interactions (trop peu?) pour que leur rapprochement soit crédible.

En somme, ce roman ne m'a pas convaincue, malheureusement.


lundi 21 août 2023

De battre la chamade


En commençant son internat de médecine à Brest, Marie-Lou est très vite happée par le tumulte de l'hôpital. Un concentré d’humanité ou les rencontres, les émotions, les disparitions aussi, font grandir, mûrir. Plus qu’un apprentissage, c’est une prise de conscience, sur soi et sur le monde. C’est là que bat le cœur de la vie. Côté sentimental, les choses ne sont pas moins compliquées... Comment retenir l’instable et insaisissable Matthieu dans ses filets ? Lui qui a dû mettre la médecine entre parenthèses pour retrouver son père disparu...

Mon avis...

Pour information, ce troisième tome fait partie de la trilogie "Les yeux couleurs de pluie". J'avais beaucoup apprécié le tome 1 (Les yeux couleurs de pluie) et un petit peu moins le tome 2 (Entre mes doigts coule le sable). 

Ce troisième et dernier tome fût une lecture plutôt sympa. Toutefois, on sent que la corde s'est usée et le couplet "fuis moi je te suis, suis moi je te fuis" commençait à devenir un peu lourd pour moi. À mon sens, faire une trilogie sur cette thématique, c'était trop. Les problèmes de communication deviennent lassants, avec des personnages principaux qui ne cessent de répéter les mêmes erreurs (surtout Mathieu).

L'ensemble des personnages secondaires est toujours attachant et c'était plaisant de leur "dire au revoir". J'aurais juste aimé les voir un peu plus, qu'ils soient plus approfondis et que leurs histoires soient plus développées.

La plume de l'auteure est fluide, le roman se lit vite, comme les précédents. Mais en somme, je ne sais pas trop si je recommanderais cette trilogie...


lundi 24 juillet 2023

Toutes les histoires d'amour du monde

 


Le grand-père de Jean, Moïse, raconte dans des lettres d'amour l'histoire de sa vie. Lorsque Jean et son père les découvrent, le premier est surpris, le second tombe dans une profonde mélancolie : la destinatrice, Ann-Lise Schmitt leur est inconnue et ils voient Moïse sous un nouveau jour, loin de l'homme dur qu'ils connaissent. Jean tente de comprendre et dévoile un lourd secret.


Mon avis...

C'est mon premier roman de Baptiste Beaulieu, que je ne connaissais jusqu'ici seulement à travers ses réseaux sociaux (c'est un homme tellement plein d'humanité, et un médecin que tout le monde rêverait d'avoir).

Lorsque Denis découvre les lettres de son père Moïse, adressées à une certaine Anne-Lise, il tombe des nues. Il confie ces lettres à son fils Jean, lequel va découvrir un grand-père sous un tout autre jour. 
Nous naviguons dans le passé, à travers la vie de Moïse, et quelle vie ! Toute sa vie a été marquée par la guerre (la première guerre mondiale pendant son enfance et la seconde guerre mondiale dans sa vie d'adulte) et on ne peut s'empêcher de s'émouvoir face à ces vies qui connaissent une telle adversité. Comment en sortir indemne ? Aurions-nous fait les mêmes choix que Moïse ? Que certaines personnes qu'il a rencontrées ? Comment se construire après avoir vécu tout ce qu'il a vécu ?
Nous naviguons également dans le présent avec Jean qui, pour tenter de surmonter les difficultés relationnelles avec son père, va se lancer sur les traces de Moïse et sur tous les héritiers des personnages rencontrés dans les carnets de son grand-père.

Ce roman (en tous cas la partir sur les lettres de Moïse) est une histoire vraie et c'est ce qui la rend d'autant plus poignante. J'ai même eu quelques larmes dans les quatre-vingt dernières pages... Baptise Beaulieu nous offre un roman rempli de sensibilité, une véritable ode à l'amour et au pardon. C'est un livre que je n'oublierais pas.

Page 63 "Les gens, leurs histoires, les liens d'amour et d'amitié, tout se dilue comme nos larmes sous une pluie violente"

Page 158 "Aime tout le monde quitte à te tromper, mais essaye l'amour en premier, plutôt que la méfiance !" 


dimanche 23 juillet 2023

Quand nos souvenirs viendront danser

  


"Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés. Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu'en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline. Quand le maire annonce qu'il va raser l'impasse - nos maisons, nos mémoires, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n'avons plus rien à perdre, et c'est plus excitant qu'une sieste devant Motus". A travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d'amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

Mon avis...

     Chaque roman de Virginie Grimaldi est un moment unique. Cette auteure ne m'a jamais déçue.

     "Quand nos souvenirs iront danser" est un roman poignant sur le temps qui passe et par extension sur les conséquences que cela peut avoir sur notre façon de voir la vie, sur nos souvenirs, sur nos liens avec nos proches... et sur tellement d'aspects de la vie. Le temps nous échappe sans que nous puissions y faire grand chose, quand bien même on voudrait faire durer les meilleurs moments et empêcher le crépuscule arriver.

     Les six Octogéniaux du roman (Rosalie, Marceline, Marius, Gustave, Anatole, Joséphine) décident de se battre pour sauver leurs maisons de la destruction. Cette impasse des colibris c'est toute leur vie, ce sont des lieux remplis de leurs souvenirs, de leur rencontre, témoin de toutes les étapes de leurs vies même les plus difficiles. 

     Les six octogénaires forment un groupe hétéroclite de personnes âgées qui détonne. Ils ont tous des réparties bien senties, ils sont drôles et terriblement attachants. A travers ses personnages Virginie Grimaldi aborde tout un tas de thèmes tels que l'amour, l'amitié, la mort, les secrets de famille, la maternité, les liens intergénérationnels...
Marceline se lance dans cette entreprise pour son mari Anatole car elle voit bien que cela lui redonne cette petite étincelle qui avait un peu disparue à cause de la maladie. Marceline a un côté peau de vache que j'ai adoré mais elle n'est pas que cela : c'est une femme qui s'est émancipée au fil du temps, une femme qui aime inconditionnellement son mari, qui a des difficultés avec sa fille et son petit fils... Marceline est une héroïne imparfaite qui m'a complètement séduite.

     Ce roman de Virginie Grimaldi est une pépite d'émotions délicate qui m'a laissée avec des petites gouttes aux coins des yeux.
Mention spéciale au rap qui m'a bien fait rire :) !


samedi 22 juillet 2023

Il nous restera ça

  

À 33 ans, Iris trimballe sa vie dans une valise.
Théo, 18 ans, a peu de rêves, car ils en foutent partout quand ils se brisent.
À 74 ans, Jeanne regarde son existence dans le rétroviseur.
Rien ne les destinait à se rencontrer.
Quand le hasard les réunit sous le même toit, ces trois êtres abîmés vont devoir apprendre à vivre ensemble. La jeune femme mystérieuse, le garçon gouailleur et la dame discrète se retrouvent malgré eux dans une colocation qui leur réserve bien des surprises.

C'est l'histoire de trois solitudes qui se percutent, de ces rencontres inattendues qui sonnent comme des évidences. 


Mon avis...

     Les romans de Virginie Grimaldi sont toujours plein d'émotions, et c'est ce que je suis ravie de retrouver dans chacun de ses ouvrages.
« Il nous restera ça » ne fait pas exception à la règle.

     Les personnages forment un trio étonnant mais qui fonctionne très bien. Théo 18 ans est un gamin touchant que l'on a envie de protéger, Iris 33 ans est en pleine reconstruction et est très émouvante; et Jeanne a été mon coup de 💙. C'est une dame de 74 ans qui, d'une certaine façon, m'a brisé le coeur : son mari a le même prénom que le mien, sa peine a fait écho en moi, c'était assez sur, je l'avoue. (Je suis tellement amoureuse de mon chéri que la mort me terrifie, même si nous sommes jeunes).

     Je me suis laissée porter par la plume de l'auteure et j'ai suivi avec plaisir cette belle histoire de nos 3 heros un peu cabossés par la vie. En effet, Virginie Grimaldi aborde des thèmes difficiles (isolement, deuil, vieillesse, abandon, violences conjugales...) mais elle sait les adoucir avec ses mots et son roman est un concentré de bienveillance, de confiance, d'entraide, et d'optimisme.

     C'était émouvant, poignant ; une très belle histoire de rencontres.


mardi 1 octobre 2019

La première fois c'était quand même plus marrant

Couverture La première fois c'était quand même plus marrant 
La première fois c'était quand même plus marrant
de Colleen Oakley
Editeur : Milady
Broché : 416 pages

Alors qu'elle s'apprêtait à profiter d'un week-end romantique pour célébrer le troisième anniversaire de sa guérison, Daisy reçoit une terrible nouvelle : elle est atteinte d'un nouveau cancer en phase terminale. La mort est une perspective effrayante ; abandonner Jack, son mari brillant mais adorablement démuni face à la vie, l'est encore plus. Daisy se lance donc avec acharnement dans la quête de la femme idéale pour qu'après son départ, Jack ne se retrouve pas seul. Mais lorsque l'image de son mari avec une autre ne devient que trop réelle, Daisy devra choisir ce qui compte le plus pour elle dans les quelques mois qu'il lui reste : son propre bonheur ou celui de Jack...

  • Mon avis :

« La première fois c'était quand même plus marrant » est un roman hyper émouvant. L'auteure nous fait passer par une palette d'émotions terribles et j'ai eu la boule au ventre tout au long du récit. Je suis passée par plusieurs étapes avec l'héroïne : la tristesse, la rage face au diagnostique, on veut qu'il soit erroné. J'ai également eu envie de lui dire d'arrêter de chercher la femme parfaite pour son mari, et de profiter des moments qui lui reste avec lui, que c'est bien plus important.

Daisy m'a beaucoup touchée. Elle prend peu à peu conscience des choses qu'elle ne vivra pas : vieillir, partager sa vie avec Jack, avoir des enfants... Elle doit faire le deuil de tout cela, tout en se sentant obligée de préparer Jack à vivre sans elle. Le final du livre est un peu inattendu, dans le sens où je pensais que l'auteure allait clôturer son histoire de manière différente, pas aussi ouverte.
La relation de Daisy avec Jack est adorable, même si elle n'est pas parfaite. Sa relation conflictuelle avec sa mère m'a fait de la peine. Daisy a toujours été l'adulte jusqu'au jour où elle a eu son premier cancer, et ça la destabilise même encore aujourd'hui de voir sa mère aux petits soins. Les personnages secondaires sont peu nombreux mais variés et ils servent tous le récit, à travers l'histoire de Daisy, à travers ses relations et ses émotions.

En conclusion, « La première fois c'était quand même plus marrant » était mon premier roman de l'auteure et il m'a beaucoup plu. C'est un livre triste, mais pas seulement. C'est également une belle histoire pleine d'amour.  Je n'ai pas lu son premier (« La première fois qu'on m'a embrassée je suis morte ») et je pense que je vais bientôt l'ajouter à ma PAL ;)

lundi 11 mars 2019

La Vie rêvée de Margaret

Couverture La Vie rêvée de Margaret 
La Vie rêvée de Margaret
de Katherine Center 
Editeur : Milady
Broché : 480 pages

Margaret est sur le point d’entamer le brillant avenir pour lequel elle s’est donné tant de mal : un job de rêve, un fiancé qu’elle adore, et la promesse d’une vie parfaite. Puis soudain, son rêve s’effondre. Hospitalisée, Margaret doit affronter l’impensable et se faire une raison : rien ne sera plus jamais pareil. Face à l’adversité, Margaret découvre que la vie n’a pas dit son dernier mot. Parfois, la dernière chose qu’on souhaite est précisément celle dont on a besoin. Parfois, on espère que quelqu’un sera là pour nous rattraper avant la chute. Et parfois, on trouve l’amour là où on l’attend le moins.

  • Mon avis
Margaret à toujours eu peur de l'avion. Une peur viscérale, qui n'a jamais faiblie, même après un premier voyage qui s'est bien passé en compagnie de sa famille lorsqu'elle était adolescente. Et un jour, c'est l'horreur. Margaret a vraiment un accident d'avion et se retrouve brûlée et paralysée. Elle a perdu sa vie de rêve. Son fiancé Chip sera-t-il à la hauteur ? Ses parents sauront-ils l'épauler comme il se doit ? Margaret va-t-elle retrouver goût à la vie, tout simplement ?

La vie toute tracée (ou presque) de Margaret va voler en éclats. Notre héroïne devra réapprendre à vivre, se battre pour s'en sortir et trouver une nouvelle voie. Certaines ficelles de l'intrigue sont assez évidentes, mais cela ne m'a pas gênée.

L'espoir et le bonheur sont bien présents dans ce roman. Certains passages de la vie de notre héroïne sont durs à lire, mais on a tellement envie qu'elle s'en sorte qu'on tourne les pages avidement, en quête de jours meilleurs. De jolis moments parsèment le récit et ce livre nous apparaît au final comme une véritable leçon de vie.

Je me suis très vite attachée à Margaret. Elle passe par tout un tas d'émotions au fil des événements, et en tant que lectrice je me suis laissée emporter par ces émotions à mon tour. Margaret est une jeune femme courageuse et déterminée, mais également faillible. Son humanité et ses faiblesses ne la rendent que plus attachante.

Certains personnages secondaires ont vraiment des réactions détestables, comme Chip ou la mère de Margaret, et son terriblement maladroits. J'avoue avoir eu envie de les baffer, lol. Mais d'un côté, cette complexité des personnages m'a charmée.
Quant au père de Margaret, je l'ai trouvé adorable bien que trop effacé par moments. J'ai également bien aimé la sœur de l'héroïne ainsi que Ian son kinésithérapeute.

Pour conclure, ce roman a été un véritable coup de cœur. C'est une histoire riche en émotions et pleine d'espoir et de positivité, malgré les moments difficiles que l'héroïne traverse.

Citation :
« Plus que tout le reste, je sais que vous devez juste choisir de tirer le meilleur parti des choses. Vous n'avez qu'une vie, et elle va seulement en marche avant. Et il existe vraiment toutes sortes de fins heureuses. »

lundi 3 décembre 2018

Les roses de Hartland

Couverture Les roses de Hartland 
Les roses de Hartland
de Nikola Scott
Editeur : Charleston
Broché : 439 pages

Addie pensait tout savoir de sa mère, Elizabeth, tout juste disparue. Mais le jour où une jeune femme surgit sur le pas de sa porte, prétendant être sa soeur, Addie vacille. Tout ce qu'elle a toujours cru n'était donc que mensonges ? Et que s'est-il passé, au cours de ce bel été de l'année 1958 qu'Elizabeth a passé avec la richissime famille Shaw dans leur manoir de Hartland, sur la côte sauvage du sud-ouest de l'Angleterre ?

  • Mon avis :
Au moment du premier anniversaire de la mort de sa mère, Adie découvre que celle-ci avait un secret : une autre fille, Phoebe, et jumelle d'Adie. Au départ elle ne veut pas y croire mais les preuves s'accumulent... Pourquoi sa mère a-t-elle menti ? Comment a-t-elle pu les séparer ?

Au fil des pages nous suivons Adie et Phoebe dans leur quête de vérité, tout en découvrant le passé de leur mère. 
Le récit alterne donc entre deux époques, l'une en 2000 narrée par Adie, et l'autre en 1958 racontée par sa mère, Lizzie.

J'ai été très touchée par la jeune Lizzie, un peu moins par sa version plus âgée, que l'on voit à travers les souvenirs d'Adie et ses sentiments. Lizzie perd peu à peu sa naïveté pour devenir quelqu'un de très amer. Sa vie a été terrible et déchirante, remplie de traumatismes et de moments difficiles. On comprend aisément qu'elle ait pu devenir si triste par moments. Toutefois, j’ai eu du mal avec le fait qu'elle ait été très dure avec Adie, qui n'était qu'une enfant en quête d'attention et d'amour. 

Adie, Lizzie et Phoebe sont toutes les trois des femmes très fortes. Elles ont certes des caractères différents, mais ont des points communs : leur force, leur indépendance, leurs destins bouleversants.

Des thèmes très durs sont abordés, comme par exemple la condition des femmes dans la période de l'après-guerre, les lourds secrets de famille et leurs conséquences, la maltraitance des mères célibataires dans les années 50 et 60, l'emprise des hommes sur les femmes...
Pourtant, malgré ces thèmes qui font mal au coeur, j'ai adoré ce roman. Je l'ai trouvé triste mais également plein d'espoir. De plus, j’ai beaucoup aimé suivre nos héroïnes, les voir grandir et évoluer. 

En conclusion, Nikola Scott nous livre un roman poignant, où nous expérimentons tout un panel d'émotions en compagnie de ses personnages. Le mélange entre le passé et le présent permet de nous livrer une intrigue captivante. "Les roses de Hartland" a été un véritable coup de coeur. Amateurs de secrets de famille et de quête identitaire, je vous recommande chaudement cette lecture !

samedi 10 novembre 2018

La dernière des Stanfield

Couverture La dernière des Stanfield 
La dernière des Stanfield
de Marc Levy
Editeur : Pocket
Poche : 448 pages

Ma vie a changé un matin alors que j'ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m'apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L'auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m'ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J'avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l'été s'achevait et j'étais encore loin d'avoir fait mon deuil.
Qu'auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi.

  • Mon avis :
Marc Levy nous offre une histoire prenante, une enquête que l'on n'a pas envie de lâcher. Certes, le début est un peu long à se mettre en place, mais j'ai tout de même été intriguée. Du coup, j'avais envie de continuer pour découvrir ce que l'auteur allait nous réserver avec ce roman.
L'intrigue de l'auteur est très bien menée, nous baladant à la découverte de divers personnages, de différents destins, à de multiples époques mais aussi plusieurs lieux, et tout ça, sans jamais nous perdre dans les méandres de ses secrets de famille. Vraiment, chapeau bas ! Je ne connaissais pas Marc Levy dans ce registre des secrets de famille et ça lui va plutôt bien !

La relation entre George-Harrison et Eleanor-Rigby ne m'a pas passionnée outre mesure, et je l'ai trouvée plutôt mal amenée à vrai dire. C'est sans doute un des points noirs du livre qui font que pour moi, ce n'est pas un coup de coeur.
J'ai également eu du mal à m'attacher aux personnages de May et de Sally-Anne. Leur histoire est très intéressante, imbriquées à celles du présent, et la plume de Marc Levy a réussi à me faire passer outre mon non-attachement aux protagonistes. Et je dois avouer que c'est une véritable prouesse car, personnellement, quand un personnage m'insupporte, ça me gâche l'histoire d'habitude.

En conclusion, Marc Lévy nous embarque avec brio dans son histoire à travers les époques, avec ses divers narrateurs. C'est une bonne saga familiale où se fondent des non-dits, des secrets de famille et destins croisés. Cela n'a pas été un coup de coeur à cause de mon manque d'attachement aux personnages mais ce fut une excellente lecture quand même.

vendredi 14 septembre 2018

Rendez-vous au Cupcake café

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Rendez-vous au Cupcake café
de Jenny Colgan
Editeur : Pocket
Poche : 544 pages

Lorsqu'elle est licenciée, Issy décide de tenter sa chance en ouvrant à Londres un salon de thé spécialisé dans les cupcakes. En effet, la jeune femme a un talent particulier pour réaliser ces petits gâteaux. Un don qu'elle tient de son grand-père boulanger. Mais les ennuis ne vont pas tarder à arriver, et Izzy devra se battre pour réaliser son rêve. 

  • Mon avis :
Je n'avais jamais lu de roman de Jenny Colgan malgré l'immense succès qu'elle rencontre en France et en Angleterre. J'ai décidé de me lancer avec cette nouvelle saga, et même si je ne suis pas déçue, je n'ai pas été totalement emballée je dois bien l'avouer.

Tout d'abord j'ai eu du mal à me plonger dans l'histoire. J'ai immédiatement bien accroché avec les personnages, et l'histoire m'a immédiatement plu. Toutefois, après la centaine de pages englouties, j'ai eu l'impression que l'intrigue faisait du sur place. Du coup, j'ai lu ce livre de manière épisodique, en intercalant d'autres lectures en même temps. D'ordinaire, je déteste faire cela, mais là, j'en ai vraiment eu besoin. En effet, je trouve que le récit souffre de trop de longueurs. À mon sens il aurait mérité d'être allégé d'une centaine de pages environ (disons que moi, je l'ai senti passé le gros pavé de 544 pages !).

Malheureusement le personnage d'Izzy a fini par m'énerver. Au départ ça allait bien, je la trouvait touchante, surtout dans ces moments avec son grand père. Puis au fil des chapitres on se retrouve avec une héroïne tantôt attachante, tantôt énervante. C'est une sacrée nunuche par moments. Certes Izzy évolue au fil des pages mais tout est gâché par son retour vers certaines personnes. J'ai vraiment eu envie de la baffer pour ce coup là. 

Les personnages secondaires sont, pour la plupart, adorables, comme Héléna, Pearl, Austin, ou le grand-père d'Izzy... J'ai juste eu du mal avec Caroline, qui n'est pas forcément méchante mais que j'ai trouvée trop hautaine, même si elle tente de faire amende honorable vers la fin du livre.
Il y a des personnages secondaires qu'on prend plaisir à détester, comme les "copines" de Caroline ainsi que le beau et trop pédant Graeme. 

J'ai également grandement apprécié les relations que nous dépeint l'auteure. Le trio formé par Izzy, Pearl et Helena, est particulièrement touchant. J'ai beaucoup aimé cette forte amitié qui se met en place doucement. On voit les liens se former entre elles, la confiance se développer. Je pourrais même ajouter Caroline à ce trio, surtout vers la fin. Elles forment des pilliers essentiels à leurs vies. 

Pour conclure, « Rendez-vous au Cupcake café » n'a pas été le coup de coeur que j'espérais, mais j'ai tout de même passé un bon moment de lecture dans l'ensemble. Je pense lire la suite, maintenant que les relations sont bien mises en place et que la fin annonce de nouvelles aventures.
Je possède également dans ma pile à lire son autre série, « La petite boulangerie », dont j'ai entendu beaucoup de bien.

jeudi 13 septembre 2018

Tu as promis que tu vivrais pour moi

Couverture Tu as promis que tu vivrais pour moi 
Tu as promis que tu vivrais pour moi
de Carène Ponte
Editeur : Pocket
Poche : 315 pages

Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.
Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l'homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.
Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l'intention de se contenter de paroles en l'air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait… 

  • Mon avis :
Molly est une jeune trentenaire qui connaît sa meilleure amie Marie depuis qu'elles ont six ans. Malheureusement, Marie meurt emportée par la maladie. Quelques jours après sa mort, Molly reçoit une lettre de son amie lui rappelant qu'elle a promis de vivre pour elle. Dans cette lettre, Molly découvre également 12 enveloppes, une pour chaque mois de l'année, dans lesquelles Molly sera guidée pour réaliser certains rêves de Marie.

J'ai tout de suite adoré le résumé. Cette histoire de lettre mensuelle était très intrigante. Il y a des rêves simples, comme par exemple posséder un vrai sapin de Noël décoré et illuminé. Et il y a d'autres rêves plus difficiles à réaliser. Chacune des lettres de Marie va bouleverser la vie de Molly. Ainsi, on voit une héroïne grandir et évoluer au fil des pages, elle n'hésite pas à se remettre en question. Grâce à Marie elle va découvrir qu'elle avait tendance à se laisser porter par la vie et qu'elle n'a pas toujours fait les bons choix.

Il est vrai que tout s'enchaîne un peu trop facilement pour Marie, mais ça se pardonne aisément lorsqu'il s'agit d'un roman Feel-good. En tout cas, moi, ça ne m'a pas dérangée. Je suis passée par toute une palette d'émotions avec ce livre. Il est vrai qu'au départ, on nage un peu dans la tristesse de Molly. Toutefois, cela est peu à peu dilué dans les bons moments, le rire, les bons souvenirs... Molly fait son deuil au fil des pages, pour ne se souvenir que du meilleur.
Les personnages principaux sont très touchants. Marie et Molly ont eu une belle relation et cela continue avec ces lettres et ces "défis". Leur relation est vraiment très émouvante.
La galerie de personnages secondaires est hétéroclite et géniale. Viviane est celle que j'ai le moins appréciée. En revanche j'ai adoré Sacha.
En conclusion, « Tu as promis que tu vivrais pour moi » est un roman drôle et émouvant à la fois. Ce livre est une invitation à saisir le bonheur, une belle histoire avec de jolies émotions, enveloppée de bienveillance et qui délivre un beau message. Carène Ponte est une auteure que je vais suivre de très près.

jeudi 30 août 2018

Nous irons tous au paradis

Couverture Nous irons tous au paradis 
Nous irons tous au paradis
de Fannie Flagg
Editeur : Pocket
Poche : 416 pages

Elner Shimfissle, octogénaire, se fait piquer par une abeille et tombe d'une échelle. Arrivée à l'hôpital, elle est déclarée morte. Les habitants se souviennent de cette femme et s'interrogent sur le sens de la vie.

  • Mon avis :
Fannie Flagg est une auteure dont j'ai envie de découvrir la plume depuis un moment. "Nous irons tous au paradis" est donc le premier roman de l'auteur que je lis, et je dois avouer que je suis un peu déçue.

Elner est une vieille femme adorable qui vit à la campagne. Alots qu'elle souhaite récupérer des fruits dans son figuier, Elner se fait piquer par plusieurs abeilles et tombe de l'échelle. La vieille dame est déclarée morte à l'hôpital, à cause d'un choc anaphylactique. Alors que la nouvelle de sa mort se répand, on suit Elner dans une drôle d'aventure...

La narration alterne entre le point de vue d'Elner, qui est au Paradis, et celui des gens qui l'aimaient et sont restés sur Terre. Nous apprenons donc à connaître Elner de plusieurs façons. Elner est une robuste femme de la campagne, elle est curieuse et s'intéresse à tout, elle a beaucoup de connaissances avec une solide culture générale. Elner a également le coeur sur la main et est toujours disponible pour aider son prochain. C'est un personnage que j'ai grandement apprécié.
Le début du roman est très sympathique et les pages défilent vite. Cependant, une fois qu'on a passé la moitié du roman, j'ai trouvé que l'intrigue s'enlise un peu, on tourne en rond. Les personnages sont plaisants et c'est d'ailleurs pour cela que je suis allée au bout de ma lecture. Sinon, je vous avoue que je ne serai pas allée jusqu'à la dernière page. Pour moi, l'intrigue manque clairement de consistance. La deuxième partie du roman devient soporifique, c'est dommage.

En conclusion, je n'ai pas totalement accroché à "Nous irons tous au paradis" mais cela ne va pas m'empêcher de lire un autre livre de l'auteure. Je ne veux pas me faire un avis sur une seule histoire. De plus, même si Fannie Flagg ne m'a pas convaincue avec son histoire, j'ai apprécié sa plume et ses personnages.

dimanche 22 juillet 2018

La mélodie de l'été

Couverture Retour à Cedar Cove, tome 3 : Une lettre en été / La mélodie de l'été 
Retour à Cedar Cove, tome 3 : La mélodie de l'été
de Debbie Macomber
Editeur : Charleston
Poche : 334 pages

L'été est une saison importante pour la maison d'hôtes de Jo Marie Rose. Mark Taylor et elles ont passé beaucoup de temps ensemble pour aménager au mieux ce lieu paradisiaque. Et même si la jeune femme essaie de se persuader que Mark n'est qu'un ami, elle pense beaucoup à lui ces derniers temps, alors que, finalement, elle se rend compte qu'elle le connaît très peu. Désireuse d'en apprendre plus sur son passé, elle sait aussi qu'il lui faudra affronter d'abord le sien avant d'avancer dans la vie. Mais pour le moment, il est nécessaire d'accueillir trois nouveaux visiteurs. Ellie Reynolds a 23 ans, et arrive à Cedar Cove pour rencontrer Tom, un homme avec qui elle correspond depuis des mois et dont elle pense être tombée amoureuse. Maggie et Roy Porter sont là pour leurs premières vacances seuls sans les enfants. Ils espèrent retrouver la flamme de leur amour et regagner chacun la confiance de l'autre. Mais Maggie a un dernier secret à lui avouer, qui pourrait bien faire éclater son mariage.

  • Mon avis :
Jo Marie Rose, jeune veuve de trente sept ans, est propriétaire d'une maison d'hôtes à Cedar Cove. Dans ce troisième tome nous suivons trois arcs narratifs, imbriqués les uns les autres grâce à l'héroïne. D'un côté nous avons le duo Jo Marie et Mark, l'histoire du couple marié Maggie et Robb, et la rencontre de Tom et Ellie.

Je n'ai pas lu les deux premiers tomes de la saga car j'ignorais que "La mélodie de l'été" était un troisième tome. Toutefois, cela ne m'a pas dérangée pour la compréhension de l'intrigue. En revanche, cela m'a donné envie de me plonger dans la saga en entier. J'ai d'ailleurs commencé par lire les deux nouvelles "Notre rencontre" et "Perdu et retrouvé à Cedar Cove", et j'ai tout autant adoré.

Les histoires et l'ambiance de "La mélodie de l'été" m'ont fait penser à la série télévisée "Good witch" que j'aime beaucoup. Les deux ont une héroïne veuve (malheureusement), très douce et bienveillante, qui vient en aide aux autres. Jo Marie est adorable, elle soigne les coeurs blessés, remonte le moral et donne de précieux conseils. C'est une femme qu'on adorerait tous avoir comme amie.
Le mari de Jo Marie est mort il y a deux ans dans un accident d'hélicoptère en Afghanistan. Elle souffre encore de sa perte mais elle commence à penser à Mark autrement que comme un ami.

Vous l'aurez compris, je me suis beaucoup attachée à l'héroïne. Il en va de même pour l'ensemble des protagonistes du roman. Ils sont touchants, attachants et très intéressants.

La plume de l'auteure m'a happée du début à la fin. Debbie Macomber a créé une saga prenante, aux histoires intriguantes et aux personnages à la fois hétéroclites et attachants,  le tout planté dans un superbe décor.

En conclusion, "La mélodie de l'été" a été une excellente surprise. C'est une saga très positive, qui nous montre que malgré les épreuves, on peut trouver le bonheur. C'est le genre de roman doudou que j'affectionne tout particulièrement.

jeudi 14 juin 2018

L'amour à pleines dents

Couverture L'amour à pleines dents ! / L'amour à pleines dents
L'amour à pleines dents
de Cali Keys
Editeur : Charleston
Collection : Diva
Poche : 347 pages

À vingt-quatre ans, Mélissa Müller, compositrice-interprète, quitte la Suisse (et donc la fondue au fromage et le chocolat), direction le Québec (et donc la poutine et le smoked-meat) ! Mais ce qu'elle n'avait pas prévu (mais pas du tout du tout), c'était que son chéri la plaquerait en pleine balade romantique sur le Mont-Royal. Seulement Mélissa ne peut pas retourner en Suisse. Pas tout de suite, du moins. Car ce qu'elle n’a dit à personne, c'est qu'elle s'est inscrite au concours Best Singer, et qu'elle compte bien le gagner.

Diane a perdu Charles, son mari, il y a quelques années. Pour ne pas sombrer dans la dépression, elle s'investit dans son magasin de cupcakes, Sweet Cuppins, et engage Mélissa sur-le-champ. Ensemble, elles vont apprendre à reprendre goût à la vie, à aller au bout de leurs aspirations. Et qui sait, peut-être vont-elles aussi retrouver l'amour ?

  • Mon avis :
Mélissa a rencontré Steve il y a cinq ans, lorsqu'elle était sur les bancs de l'université. Elle pense qu'ils sont heureux ensemble, et lorsqu'il est muté au Canada, Mélissa n'hésite pas à le suivre. Malheureusement, Mélissa se rend enfin compte que Steve n'est pas là pour elle, qu'il ne croit pas en elle, il ne la soutien jamais dans ses projets. Lorsque Mélissa est sélectionnée pour passer le casting de l'émission Best Singer (une sorte de The Voice ou Nouvelle Star), elle n'en parle pas à Steve car elle sait qu'il ne comprendrait pas. Quelques semaines après leur arrivée, Steve largue Mélissa. Heureusement pour notre héroïne, elle va croiser la route de Diane, propriétaire d'un magasin de cupcakes qui a le coeur sur la main !

Les héroïnes de ce roman sont toutes les deux très attachantes. Cela vient du fait de leur passé et de leurs blessures émotionnelles, mais pas seulement.
Diane est une femme douce et gentille, qui a beaucoup souffert de la mort de son mari et des conditions dans lesquelles elle l'a perdu, et elle en souffre encore d'ailleurs. Elle fait preuve d'une grande patience, de gentillesse et de compréhension face à Melissa. On sent qu'elle a le coeur sur la main. Diane est une femme que j'adorerais avoir pour amie.
Quant à Méliss, c'est une jeune femme parfois drôle, pétillante, très sympathique et qui veut aller au bout de ses rêves. Je l'ai parfois trouvée un peu trop naïve ou pas assez combattive sur certaines choses, mais je l'ai beaucoup appréciée.

J'ai adoré la relation entre Diane et Mélissa. Elles ont un vrai coup de coeur amical, et jai ressenti beaucoup d'émotion à la lecture de leurs aventures. J'ai également beaucoup sourit à la lecture de cette histoire, surtout lors des rendez-vous pourris de Diane. C'est vraiment un livre feel-good, qu'on déguste tranquillement un dimanche après-midi pour se détendre.

Là où le roman ne m'a pas vraiment convaincue, c'est dans la romance entre Mélissa et Matthew. A mon avis, elle n'était pas nécessaire, dans le sens où la quête du bonheur de Mélissa n'avait pas besoin de passer par là. De plus, j'ai trouvé cette romance incompréhensible. On assiste à très peu de moments où ils sont ensemble, où ils ont des intéractions, du coup on se demande comment ils peuvent en arriver à se vouer un amour éternel... Ils ne partagent pas grand chose et ne se connaissent pas vraiment. Dommage.

En conclusion, « L'amour à pleines dents » est un roman feel-good vraiment prenant. C'est une jolie lecture avec de l'émotion et qui prête à sourire. J'ai aimé suivre les aventures des deux héroïnes et j'ai été touché par leur duo. En revanche, je n'ai pas apprécié la romance mise en place.

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mardi 15 mai 2018

Un appartement à Paris

Couverture Un appartement à Paris 
Un appartement à Paris
de Guillaume Musso
Editeur : Pocket
Poche : 544 pages

Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler.
À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

  • Mon avis :
Madeline, ex flic déprimée, loue un appartement à Paris pour s'isoler et se ressourcer. Gaspard, dramaturge casse pieds, loue un logement dans la capitale pour s'isoler et travailler. Malhreuseument pour eux, ils se retrouvent à avoir loué le même appartement, un atelier d'artiste. Madeline se fait embaucher pour retrouver les derniers tableaux du peintre, et Gaspard se retrouve malgré lui à mener l'enquête, intrigué par la vie de l'artiste. Madeline et Gaspard ont du mal à se supporter, mais ils vont tout de même devoir y parvenir pour enquêter.

Cela fait des années que je n'ai pas ouvert un roman de Guillaume Musso (le dernier était « L'appel de l'ange » à sa sortie poche en 2012), pourtant, j'ai lu pas mal de ses livres étant adolescente et je les avais beaucoup aimés pour la plupart. Malheureusement, « Un appartement à Paris » ne m'a pas vraiment plu.
L'intrigue est assez lente à démarrer, mais elle devient vraiment intéressante pratiquement au milieu du récit. C'est un peu tardif mais après tout, si la suite se révèle bonne, je me dis que tout n'est pas perdu. Pour moi, ça n'a pas été le cas. Je n'ai pas été prise par le récit, ni par les évènements qui s'y déroulaient. De plus, certains évènements sont assez tirés par les cheveux, ils manquent de crédibilité et la fin... je l'ai trouvée vraiment trop facile !
Petit bémol supplémentaire, l'art et l'univers des artistes ne sont pas vraiment mon truc. Du coup, tout ce qui est références à cet univers, ça ne m'a pas parlé plus que ça. J'ai même trouvé certaines informations complètement inutiles.

Je ne suis généralement pas contre les personnages antipathiques, il m'arrive même d'en apprécier dans certains romans. Toutefois, lorsqu'il s'agit de personnages principaux, c'est généralement difficile, puisqu'on se les coltine tout le roman... Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé Madeline ni Gaspard.
Gaspard est un homme qui vit la plupart du temps en dehors de la société et de ses règles. Quatre vingt-dix pour cent du temps, c'est un gros con cynique (désolée, mais c'est vrai !) qui a des réactions et réflexions complètement hallucinantes.
Quant à Madeline, elle a été flic pendant plusieurs années, à la brigade criminelle de Manchester puis New York, bossant même sur les affaires qu'on appelle "cold case". Je l'ai trouvée assez fade comme femme, et je n'ai pas réussi à m'attacher à elle et à compatir à ses malheurs. Pourtant, c'est le personnage principal de « L'appel de l'ange » et je me souviens l'avoir beaucoup aimée. Comme quoi, le recyclage de personnages n'est peut-être pas toujours bon... Ou alors mes goûts ont fortement évolués depuis ces dernières années ;)
Nos deux héros baladent tous les deux de grosses casseroles et de gros bagages émotionnels. Ils sont clairement abîmés par la vie. Pourtant, cela n'a pas suffit à augmenter leur capital sympathie à mes yeux.

En conclusion, l'histoire de « Un appartement à Paris » m'a intriguée, mais elle est loin de m'avoir passionnée. De plus, je n'ai pas apprécié les personnages principaux, du coup cela m'a rendu la lecture plutôt difficile. Heureusement que la plume de Guillaume Musso est simple, fluide et qu'elle va à l'essentiel. Je pense que sans cela, je n'aurai pas pu aller jusqu'au bout de ma lecture.

vendredi 11 mai 2018

Le premier jour du reste de ma vie

 
Le premier jour du reste de ma vie
de Virginie Grimaldi
Editeur : Le livre de poche
Poche : 330 pages

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement... Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde… 

  • Mon avis (en quelques mots) :
Cela a été le premier roman de l'auteure que j'ai lu et elle m'a complètement CONQUISE.

Marie est une quadra malheureuse qui vient de quitter son con de mari. Elle a pris ses valises, ses économies et embarque pour un tour du monde en solitaire sur une croisière. Marie décide d'être seule, pour se recentrer sur elle-même. Toutefois, tout ne se passe pas comme prévu. Sur la croisière Marie rencontre Anne, une septuagénaire qui cherche à récupérer son amoureux, et Camille une ex-grosse, sleevée, qui veut collectionner les conquêtes avant d'avoir le courage de demander à son collègue de sortir avec elle.

J'ai adoré suivre ces trois femmes pendant leur croisière. Il va leur arriver bon nombres d'aventures, dont certaines bien loufoques. Ce petit roman est un concentré d'émotions. Grâce à l'auteure j'ai été émue, j'ai souri, j'ai ri, j'ai eu la gorge serrée. De plus, j'ai aimé la fin, qui n'est pas tout à fait celle à laquelle je m'attendais.
Marie, Anne, Camille m'ont toutes les trois beaucoup touchée, chacune à leur manière. Leur amitié est vraiment belle, nos héroïnes font du bien au moral ;)

La petite citation qui m'a parlé, page 262 « Nous allons tous au même endroit, autant prendre le chemin le plus heureux. »

mercredi 2 mai 2018

En voiture, Simone !

Couverture Nos adorables belles-filles / En voiture, Simone ! 
En voiture, Simone !
de Aurélie Valognes
Editeur : Le livre de poche
Poche : 256 pages

Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut:
Un père, despotique et égocentrique, Jacques.
Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine.
Leurs fils. Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.
Et surtout… trois belles-filles délicieusement insupportables !
Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’invite dans la famille et dont personne ne veut.
Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

  • Mon avis (en quelques mots)
Tout commence par un repas de Noël complètement foiré, et termine par... je ne vous le dirais pas :) Ce que je peux vous dire, c'est que l'on va suivre la famille sur plusieurs mois, qu'on va les voir évoluer, et qu'il va se passer plein de choses drôles.

Pourtant, au départ, je me suis dit “ Mais qu'est ce que c'est que ce livre ??? ”. Pour moi, ce n'est pas du tout l'image que je me fais de la famille. Entre hypocrisie et joutes verbales mesquines, c'est franchement une ambiance pourrie ! Toutefois, ça m'a bien fait rire et sourire !

La galerie de personnages est hétéroclite et ils apportent tous quelque chose à l'histoire. J'ai eu du mal à apprécier la plupart d'entre eux, au moins la première partie du livre, car ils sont vraiment imbuvables entre eux. Les deux seules qui "sauvent les meubles", ce sont Martine (la mamie, femme de Jacques) et Antoinette (l'arrière grand-mère et la mère de Jacques). Toutefois, Aurélie Valognes a réussi à me faire apprécier ses personnages sur la fin, car ils évoluent, et ce dans le bon sens.

C'est une fresque familiale plutôt drôle (pour le lecteur, pas pour les "acteurs" lol) dans laquelle certaines familles se reconnaîtrons peut-être. Si c'est le cas, je leur souhaite de pouvoir faire comme ces Bretons, et d'apprendre à vivre ensemble, à s'écouter les uns les autres et à s'apprécier :)

En somme, « En voiture Simone ! » est une comédie familiale qui donne le sourire, mais qui livre aussi un message important : il faut être soi même pour être heureux, que ce soit seul, en couple ou en famille.

dimanche 22 avril 2018

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Tu comprendras quand tu seras plus grande
de Virginie Grimaldi
Editeur : Le livre de poche
Poche : 480 pages

A 32 ans, Julia, psychologue ne croit plus au bonheur. Après avoir perdu surccessivement son père, son fiancé et sa grand-mère, elle se laisse aller sans réagir. Jusqu'au jour où elle répond, sur un coup de tête, à une offre d'emploi de thérapeute en maison de retraite à Biarritz.

  • Mon avis (en quelques mots) :
Après une descente aux enfers, Julia, 32 ans, accepte sur un coup de tête un poste de psychologue dans une maison de retraite à Biarritz. Le premier jour, elle se demande ce qui a bien pu lui passer par la tête.

Au rythme de Julia, on apprend à connaître les collègues de la jeune femme, ainsi que ses patients. Je me suis beaucoup attachée à tout ce petit monde. La galerie de personnages est vraiment parfaite. Ils sont tous extraordinaires, tantôt drôles ou touchants, mais tous attachants, attendrissants et même parfois chiants !

L'auteure nous livre une histoire parfois triste, souvent drôle, mais toujours pleine d'émotions. C'est un roman qui met le sourire aux lèvres et qui met de bonne humeur.
Tous les ingrédients sont réunis pour passer un très bon moment. Pour moi, « Tu comprendras quand tu seras plus grande » est un roman feel-good excellent. De plus, j'ai adoré la fin, que je n'ai pas vue venir.

Je finirais mon petit article en vous disant que le bonheur n'attend pas, sachez le saisir, voire le provoquer. Et si le bonheur commençait par la lecture de ce roman ? ;)

mercredi 11 avril 2018

La fille qui aimait les abeilles

Couverture La fille qui aimait les abeilles
La fille qui aimait les abeilles
de Santa Montefiore
Editeur : Charleston
Broché : 352 pages

1973. Trixie Valentine est amoureuse du leader d'un groupe anglais de rock qui passe l'été sur la petite île au large de Cape Cod (Massachusetts) où elle a grandi. La jeune femme en a assez de sa vie isolée, et rêve des grandes villes du monde. Elle a prévu de quitter l'île à l'automne avec Jasper ; après tout, elle ne veut pas finir comme sa mère, Grace, qui s'occupe des jardins des grands propriétaires depuis qu'elle a quitté l'Angleterre avec son mari, Freddie, à la fin de la guerre. Trixie ne comprend pas non plus l'obsession de sa mère pour les abeilles, et pourquoi elle les regarde s'affairer autour des ruches.
1937, l'Angleterre se prépare à la guerre, et la jeune Grace Hamblin est sur le point de se marier. Mais alors qu'elle est sur le point de s'engager avec Freddie Valentine, elle est déchirée entre cet amour de jeunesse et le superbe aristocrate qu'elle ne pourra jamais épouser, malgré son amour débordant pour lui. Le prix à payer pour faire le bon choix est énorme, et elle transporte sa douleur de l'autre côté de la planète, où Freddie, revenu gravement blessé de la guerre, amène également sa propre douleur, mais aussi un énorme secret.

  • Mon avis :
J'ai beaucoup aimé ce roman, qui se déguste comme une friandise au miel. Dès les premières pages, je suis tombée amoureuse de cette histoire. J'adore les histoires de famille, les histoires de femmes fortes qui se cherchent, qui découvrent des secrets, et qui nous les livrent ensuite. « La fille qui aimait les abeilles » est tout à fait ce genre de récit.

1973, aux États-Unis, sur l'île de Tekanasset. Trixie est une jeunefemme de 18 ans amoureuse du chanteur d'un groupe de rock, Jasper. Elle se sent incomprise par ses parents et se sent oppressée par les mœurs actuelles. Sa mère Grace a peur de voir sa fille répéter ses erreurs et que Trixie se retrouve avec un cœur brisé. Son père Freddie, autoritaire et bougon, ne comprend pas sa fille, ni sa femme d'ailleurs. Alors que Grace a la sensation que sa fille lui échappe, les souvenirs et secrets du passé remontent à la surface...

Le récit alterne entre le "présent" avec l'histoire de Trixie (1973) et le passé avec Grace, qui remonte jusqu'à 1933. Le décor change également puisque nous évoluons entre l'Angleterre et les États-Unis. J'adore les romans qui concernent plusieurs personnages et qui nous permettent de naviguer entre plusieurs époques et plusieurs lieux.

L'intrigue de ce roman est terriblement addictive. Chaque fin de chapitre m'a donné envie de découvrir le prochain. Les descriptions de l'auteur m'ont complètement captivée, elle m'a donné
envie de visiter l'île de Tekanasset (inspirée de l'île de Nantucket, aux Etats-Unis) aux côtés des personnages, de flâner dans le jardin du domaine des Melville et Walbridge Hall, de fréquenter ces jolies petites abeilles. L'auteure a donné une dimension magique à ses descriptions, elle a rendu réel son univers.

J'ai adoré la galerie de personnages que nous propose l'auteur.
Je me suis beaucoup attachée à Grace mais beaucoup moins à sa fille Trixie. Je ne saurai pas vraiment dire pourquoi. Peut-être parce que mon caractère se rapproche plus de celui de Grace que de celui de Trixie ? Toutefois, je dois quand même souligner que le destin de Trixie m'a tenue en haleine, même si le personnage n'est pas mon préféré.
Les personnages principaux vivent des situations difficiles et traversent des moments vraiment très durs. Pourtant c'est un roman plein d'amour, avec des moments très touchants et très doux.
Freddie était séduisant avant. La guerre lui a emporté un œil et une pommette ainsi que sa joie de vivre. Il est revenu du front complètement transformé, tel un étranger aux yeux de Grace.
Arthur, le père de Grace, est certes un homme sans instruction mais il est très cultivé, très intelligent et il a un esprit très curieux. C'est également un grand lecteur, et un amoureux de la nature. Lorsque Grace travaille parmi les fleurs et les abeilles, cela lui permet de rester proche de son père, de ressentir sa présence et entretenir son souvenir.
Lady Penselwood (la mère de Rufus) est elle aussi un personnage secondaire que j'ai apprécié. C'est une femme de caractère, mais qui a également un côté très doux.

Pour conclure, Santa Montefiore m'a totalement charmée avec « La fille qui aimait les abeilles ». C'est le premier livre que je lis de cette auteure et sa plume m'a captivée. Elle nous transporte aisément à travers les lieux et le temps. Santa Montefiore nous livre une histoire à la fois belle et tragique, avec des personnages très touchants. Je ne peux que vous conseiller cette lecture riche en émotions.

Quelques citations :
Chapitre 1  « Quand on a quelque chose à dire, mieux vaut le faire en face. Si l'on n'a pas le courage de ses opinions, on se tait. »
Chapitre 12  « Les gens heureux ne sont pas ceux qui ont tout. Ce sont ceux qui tirent le meilleur parti de ce qu'ils possèdent. »