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mercredi 11 avril 2018

La fille qui aimait les abeilles

Couverture La fille qui aimait les abeilles
La fille qui aimait les abeilles
de Santa Montefiore
Editeur : Charleston
Broché : 352 pages

1973. Trixie Valentine est amoureuse du leader d'un groupe anglais de rock qui passe l'été sur la petite île au large de Cape Cod (Massachusetts) où elle a grandi. La jeune femme en a assez de sa vie isolée, et rêve des grandes villes du monde. Elle a prévu de quitter l'île à l'automne avec Jasper ; après tout, elle ne veut pas finir comme sa mère, Grace, qui s'occupe des jardins des grands propriétaires depuis qu'elle a quitté l'Angleterre avec son mari, Freddie, à la fin de la guerre. Trixie ne comprend pas non plus l'obsession de sa mère pour les abeilles, et pourquoi elle les regarde s'affairer autour des ruches.
1937, l'Angleterre se prépare à la guerre, et la jeune Grace Hamblin est sur le point de se marier. Mais alors qu'elle est sur le point de s'engager avec Freddie Valentine, elle est déchirée entre cet amour de jeunesse et le superbe aristocrate qu'elle ne pourra jamais épouser, malgré son amour débordant pour lui. Le prix à payer pour faire le bon choix est énorme, et elle transporte sa douleur de l'autre côté de la planète, où Freddie, revenu gravement blessé de la guerre, amène également sa propre douleur, mais aussi un énorme secret.

  • Mon avis :
J'ai beaucoup aimé ce roman, qui se déguste comme une friandise au miel. Dès les premières pages, je suis tombée amoureuse de cette histoire. J'adore les histoires de famille, les histoires de femmes fortes qui se cherchent, qui découvrent des secrets, et qui nous les livrent ensuite. « La fille qui aimait les abeilles » est tout à fait ce genre de récit.

1973, aux États-Unis, sur l'île de Tekanasset. Trixie est une jeunefemme de 18 ans amoureuse du chanteur d'un groupe de rock, Jasper. Elle se sent incomprise par ses parents et se sent oppressée par les mœurs actuelles. Sa mère Grace a peur de voir sa fille répéter ses erreurs et que Trixie se retrouve avec un cœur brisé. Son père Freddie, autoritaire et bougon, ne comprend pas sa fille, ni sa femme d'ailleurs. Alors que Grace a la sensation que sa fille lui échappe, les souvenirs et secrets du passé remontent à la surface...

Le récit alterne entre le "présent" avec l'histoire de Trixie (1973) et le passé avec Grace, qui remonte jusqu'à 1933. Le décor change également puisque nous évoluons entre l'Angleterre et les États-Unis. J'adore les romans qui concernent plusieurs personnages et qui nous permettent de naviguer entre plusieurs époques et plusieurs lieux.

L'intrigue de ce roman est terriblement addictive. Chaque fin de chapitre m'a donné envie de découvrir le prochain. Les descriptions de l'auteur m'ont complètement captivée, elle m'a donné
envie de visiter l'île de Tekanasset (inspirée de l'île de Nantucket, aux Etats-Unis) aux côtés des personnages, de flâner dans le jardin du domaine des Melville et Walbridge Hall, de fréquenter ces jolies petites abeilles. L'auteure a donné une dimension magique à ses descriptions, elle a rendu réel son univers.

J'ai adoré la galerie de personnages que nous propose l'auteur.
Je me suis beaucoup attachée à Grace mais beaucoup moins à sa fille Trixie. Je ne saurai pas vraiment dire pourquoi. Peut-être parce que mon caractère se rapproche plus de celui de Grace que de celui de Trixie ? Toutefois, je dois quand même souligner que le destin de Trixie m'a tenue en haleine, même si le personnage n'est pas mon préféré.
Les personnages principaux vivent des situations difficiles et traversent des moments vraiment très durs. Pourtant c'est un roman plein d'amour, avec des moments très touchants et très doux.
Freddie était séduisant avant. La guerre lui a emporté un œil et une pommette ainsi que sa joie de vivre. Il est revenu du front complètement transformé, tel un étranger aux yeux de Grace.
Arthur, le père de Grace, est certes un homme sans instruction mais il est très cultivé, très intelligent et il a un esprit très curieux. C'est également un grand lecteur, et un amoureux de la nature. Lorsque Grace travaille parmi les fleurs et les abeilles, cela lui permet de rester proche de son père, de ressentir sa présence et entretenir son souvenir.
Lady Penselwood (la mère de Rufus) est elle aussi un personnage secondaire que j'ai apprécié. C'est une femme de caractère, mais qui a également un côté très doux.

Pour conclure, Santa Montefiore m'a totalement charmée avec « La fille qui aimait les abeilles ». C'est le premier livre que je lis de cette auteure et sa plume m'a captivée. Elle nous transporte aisément à travers les lieux et le temps. Santa Montefiore nous livre une histoire à la fois belle et tragique, avec des personnages très touchants. Je ne peux que vous conseiller cette lecture riche en émotions.

Quelques citations :
Chapitre 1  « Quand on a quelque chose à dire, mieux vaut le faire en face. Si l'on n'a pas le courage de ses opinions, on se tait. »
Chapitre 12  « Les gens heureux ne sont pas ceux qui ont tout. Ce sont ceux qui tirent le meilleur parti de ce qu'ils possèdent. »

lundi 15 janvier 2018

Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux

Couverture Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux 
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux
de Martha Hall Kelly
Editeur : Charleston
Broché : 549 pages

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé. De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, laisse de côté son enfance pour travailler dans la résistance
et faire passer des messages. Mais la moindre erreur peut être fatale. Pour l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre d'enfin montrer toutes
ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...
La vie de ses trois femmes va se retrouver liiée à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l'Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l'Histoire n'oublie jamais les atrocités commises.

  • Mon avis :
« Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux » est un roman bouleversant. Non seulement parce que l'on suit l'histoire vraie de ces trois femmes, mais également parce que l'auteure a un don pour manier les mots.

Nous suivons donc l'histoire de trois femmes, juste au moment où l'Allemagne envahit la Pologne. Le récit s'étend, pour certaines, jusqu'à plusieurs années après la seconde guerre mondiale. Nous faisons la connaissance de Caroline, qui est responsable de l'aide aux familles pour le consulat de France à New York. De Herta, une femme médecin allemande à l'idéologie inquiétante. Et Kasia, une jeune fille vivant en Pologne et qui va se retrouver déportée dans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück.

Comme je le disais plus haut, l'auteure a un don pour manier les mots. C'est son premier roman et je lui ai trouvé le talent digne d'une romancière ayant publié des dizaines d'ouvrages, à l'image de Lucina Riley (qui, certes, écrit dans un registre "plus léger"). Ses descriptions font que l'on se croit aux côtés des personnages; que ce soit aux Etats-Unis avec Caroline, en Allemagne avec Herta ou aux côtés de Kasia. L'alternances des points de vue nous pousse à vouloir tourner les pages pour savoir ce qui va arriver aux héroïnes du roman, c'est vraiment très addictif.

Après les deux cents premières pages, le roman prend un certain tournant. A tel point que j'ai failli stopper ma lecture, trop sensibilisée par les faits qui se déroulent dans le roman. Toutefois, j'ai voulu continuer ma lecture, par respect envers ces femmes qui ont vécu ces choses horribles, envers les personnes qui les ont aidées, envers ces gens qui ont souffert durant cette période sombre de l'histoire, et par extension, envers toutes ces pauvres personnes qui sont mortes.

Je me suis attachée à Caroline, Kasia, Zuzanna, et bien d'autres. Ces femmes m'ont touchée, elles m'ont émues. Je suis ravie d'avoir lu leurs histoires. Caroline est une femme avec le coeur sur la main. Certains aspects de sa vie privée ont été inventés, comme nous l'explique l'auteure à la fin de son livre, mais je pense qu'elle a très bien cerné la personnalité de cette femme et nous l'a magnifiquement retranscrite dans son récit.
Comme je le disais juste au dessus, Kasia et ses proches m'ont profondément émues. Elles traversent tant d'épreuves terribles, j'étais ravie d'en voir quelques unes s'en sortir, même si ce qu'elles ont vécu laissent forcément des séquelles physiques et morales. Elles définissent les notions même de courage, de dévouement, de pardon...
J'ai haït Herta de toutes mes forces, et pourtant, Martha Hall Kelly n'en a pas fait une caricature. Herta m'a inspirée un dégoût profond, mais j'étais en même temps ravie que l'auteure ne choisisse pas de la diaboliser. Elle ne l'excuse pas, mais ne l'a pas rendue inhumaine non plus (même si ses idées le sont). A mon sens, Martha Hall Kelly n'est pas tombée dans la facilité, et elle a traité la construction de ce personnage intelligemment.

Ce roman a été également pour moi l'occasion d'apprendre pas mal de choses. Je savais qu'il y avait eu des expériences faites sur certaines prisionniers des Nazis, mais j'ignorais quoi exactement. Je ne suis pas allée voir les photos des "lapins de Ravensbrück" sur internet car j'ai eu peur de ne le pas le supporter, mais j'ai été voir les visages des soeurs qui ont inpiré les personnages de l'auteur.
Dans les manuels d'histoires et les cours au lycée, on nous apprend surtout que les Etats-Unis nous ont tous sauvés, et que les allemands étaient tous mauvais (je schématise, mais c'est ça). Mais on oublie de nous dire que les Etats-Unis ont tout fait pour repousser le moment d'entrer en guerre, qu'ils ont refusé des milliers de réfugiés, et des milliers d'enfants, renvoyant leurs bâteaux à une mort certaine. On oublie aussi de vouloir nous faire réfléchir sur le nazisme et ce que cette guerre impliquait pour les Allemands.

En conclusion, « Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux » est un roman terriblement bouleversant et percutant, qui laissera à coup sûr une marque indélébile dans mon esprit. Je respecte énormément le travail qu'a fait l'auteure pour nous livrer ce récit. Au delà de l'aspect historique du roman, l'auteure nous offre également une fresque de personnages principaux et secondaires très touchante et très bien travaillée.

« C'est un miracle, toute cette beauté qui émerge après tant d'épreuves, vous ne trouvez pas ? »
(page 517)


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vendredi 8 septembre 2017

Les soeurs du Nightingale

Couverture Nightingale, tome 2 : Les soeurs de Nightgale 
Nightingale, tome 2 : Les soeurs du Nightingale
de Donna Douglas
Editeur : Charleston
Poche : 594 pages

Pour les élèves infirmières à l'hôpital Nightingale, les soeurs des services sont sans coeur et effrayantes et avec de remarquablement hauts standards. Mais les soeurs ont leurs propres problèmes... VIOLET La nouvelle soeur du quart de nuit n'est pas ce qu'elle semble être. Qui est-elle et quel sombre secret dissimule-t-elle ? Alors que le mystère s'épaissit, soeur Wren est déterminée à découvrir la vérité. DORA L'élève infirmière à du mal avec son propre secret et son chagrin pour Nick, l'homme qui s'est enfui. Un nouveau venu au service fait naître la possibilité de lui redonner le sourire. Mais peut-elle se remettre si aisément de Nick ? MILLIE La camarade de classe de Dora est aussi déchirée entre les deux hommes de sa vie. Mais une amitié inattendue avec un patient âgé lui fait remettre en cause où son coeur, et son avenir, se trouvent réellement. Alors que la nation est en deuil du Roi George V, il semble que jamais plus rien ne sera comme avant, particulièrement pour les femmes du Nightingale.

  • Mon avis :
Nous retrouvons nos héroïnes : Millie, Dora et Helen, qui entament une autre année de leur formation en tant qu'apprenties infirmières. Le prestigieux hôpital de Londres, le Nightingale, a toujours des secrets à nous révéler. J'ai adoré retrouver les filles, je trouve que ce sont des personnages géniaux.
Une nouvelle soeur qui fait également son entrée : Violet Tanner. Son histoire personnelle nous intrigue et lorsqu'elle nous est révélée complètement, on ne fait que l'aimer encore plus.

Les trois jeunes filles sont issues de milieux sociaux différents et elles ont des caractères bien distincts. Leurs différences enrichissent clairement le récit, tout comme les personnages secondaires que l'on suit dans ce second opus (je pense notamment à Soeur Wren qui a un rôle plus important et que l'on adore détester, Soeur Violet qui est très émouvante, ou encore Ruby que l'on a envie d'étrangler, si si !).

Dora est une gentille fille issue de la classe moyenne de l'East End. Elle n'a pas vraiment les moyens de suivre cette formation mais elle est prête à tout pour quitter son foyer et réussir. Depuis la disparition de son beau père, sa famille est dans une très mauvaise passe financièrement parlant. Dora doit aussi faire face à des déconvenues amoureuses.
Millie est l'enfant unique d'un comte et voudrait fuire le mariage et les responsabilités familiales. Un peu frivole au début du premier tome, elle fini par prendre conscience de la réalité et s'assagit, notamment grâce à Dora. Sa vie avec son fiancée va quelque peu se retrouver bouleversée dans ce deuxième tome.
Helen est la fille de Constance Treymane, qui siège au conseil d'administration de l'hôpital. Sa mère est un vrai tyran et tente de régenter toute la vie d'Helen. Toutefois, Helen a réussi à s'émanciper un peu du joug de sa mère notamment grâce à Charlie. Il est dommage qu'on la voit un peu moins dans ce tome, j'espère qu'on va la "fréquenter" un peu plus dans la suite des aventures des Soeurs du Nightingale.

Nous retrouvons cet aspect historique si bien traité par l'auteur. On en apprend beaucoup sur la vie des infirmières au XXe siècle. C'est très enrichissant et hyper intéressant. Le roman nous plonge totalement dans l'ambiance de l'époque avec ses mœurs particulières. Dans ce deuxième tome la Seconde Guerre Mondiale se profile, et on sent que des heures sombres se préparent pour nos héroïnes. C'est terrible !


En conclusion, Donna Douglas nous offre un deuxième tome largement à la hauteur du premier. « Les soeurs du Nightingale » m'a passionnée de la toute première page, jusqu'au final. Je suis ravie que cette suite soit un coup de coeur, au même titre que « Les filles du Nightingale », et j'ai hâte de pouvoir lire le troisième tome.
Si vous ne connaissez pas cette saga et que vous aimez Downton Abbey, Grey's anatomy et Call the midwife, FONCEZ !

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vendredi 3 mars 2017

Les larmes de Cassidy

Couverture Les larmes de Cassidy 
Les larmes de Cassidy
d'Amy Wane Loth 
Editeur : Charleston
Broché : 448 pages

Paris, 1935. Matthew Alban-Wilson est un jeune et brillant docteur et exerce dans un hôpital parisien. Il s'intéresse tout particulièrement à une patiente dans le coma, arrivée sept ans plus tôt. Lorsque celle qu'il a prénommée Blanche se réveille miraculeusement, le docteur ne peut réfréner sa curiosité. Inspiré par les travaux de sa mère, écrivaine, et de sa grand-mère, psychiatre, Matthew demande à Blanche de lui raconter son histoire. La jeune femme est en réalité Cassidy McMurray, une aristocrate irlandaise. De Clifden à Paris en passant par l'Inde, les mots de Cassidy et la plume de Matthew retracent l'histoire d'une fille de l'Eire, l'histoire d'une femme du XXe siècle. Retrouvera-telle
sa vie d'avant ?

  • Mon avis :
En 1935, à Paris, Cassidy se réveille après sept ans de coma. Son médecin, Matthew Alban-Wilson, a très envie de connaître la vie de sa patiente. Celle-ci va lui narrer son histoire, qu'il va coucher sur le papier. C'est ainsi que l'on plonge directement dans la vie de Cassidy McMurray, dès sa plus tendre enfance, dès sa naissance.

L'auteure m'a complètement envoûtée avec son histoire, et ce dès le départ. J'ai adoré suivre le destin de Cassidy, tout comme celui des personnages qui gravitent autour d'elle. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la vie de Cassidy est semée d'embûches.
Etant donné que l'on visite plusieurs pays (France, Irlande, Angleterre, Inde...) sur la première partie du vingtième siècle, on découvre beaucoup de choses intéressantes historiquement parlant. On sent que l'auteure a fait un véritable travail, très minutieux. Ses descriptions sont réalistes et Amy Wane Loth nous transporte aisément à travers les lieux et les époques.

Cassidy est une héroïne très touchante. Même si je n'ai pas toujours été d'accord avec les choix qu'elle a pu faire au court de sa vie, c'est un personnage principal vraiment très intéressant à suivre, à voir évoluer.
J'ai un peu regretté que le personnage de Matthew ne soit pas davantage développé. Son histoire personnelle était tellement passionnante !
La galerie de personnages principaux est vraiment très réussie. Ils m'ont tous émue et touchée, ou parfois même mise en colère. Le fait est que chaque protagoniste suscite bon nombre d'émotions, et je trouve ça juste génial.

Niveau écriture, je trouve que « Les larmes de Cassidy » est un roman qui sonne profondément juste, où chaque mot à sa place. Je dois avouer que je suis presque tombée amoureuse de la plume d'Amy Wane Loth. Le "presque" tient au fait que j'ai trouvé un passage du roman un peu ennuyeux (la troisième partie, en Inde). C'était un moment certes intéressant mais je l'ai trouvé trop long.

En conclusion, « Les larmes de Cassidy » est un coup de coeur ! Le roman est à la fois triste et beau, il a un côté sombre mais respire en même temps l'espoir. Amy Wane Loth nous offre un roman à la fois prenant et émouvant, où se mêlent plusieurs personnages attachants et des destins passionnants.

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vendredi 9 décembre 2016

Les Filles du Nightingale

Couverture Les Filles du Nightingale 
Les Filles du Nightingale, tome 1
de Donna Douglas
Editeur : Charleston
Poche : 688 pages
Prix : 9.75 €

Londres, 1936 Trois jeunes femmes complètement différentes deviennent apprenties infirmières dans un grand hôpital. Dora a décidé de quitter sa misérable maison bondée de la classe ouvrière pour une meilleure vie, mais également pour échapper à son détestable beau-père. Possède-t-elle ce qu’il faut pour suivre les autres filles mieux éduquées ? Helen est la plus calme des trois, une jeune femme qui évite toute sorte d’amusement. Dans l’ombre de sa toute puissante mère, administratrice de l’hôpital et de la vie de sa fille, arrivera-t-elle à trouver sa propre voie ? Millie, Lady Camilla, est une aristocrate rebelle, dont l’attitude insouciante lui vaudra de se heurter encore et encore à l’infirmière en chef, la terrifiante Sister Hyde. Retournera-t-elle à la vie luxueuse pour laquelle elle est née ou gardera-t-elle courage pour continuer sa carrière ?

  • Mon avis :
L'intrigue de « Les filles du Nightingale » se tisse autour de trois jeunes filles entrées en formation dans le prestigieux hôpital de Londres le Nightingale : Dora, Milie et Helen. Ce sont trois jeunes filles issues de différents milieux sociaux avec des caractères bien distincts. Pendant leur formation, nous rencontrons également divers personnages secondaires qui croisent la route de nos apprenties infirmières.

J'ai adoré suivre les aventures de Dora, Milie et Helen. Je me suis davantage attachée à Dora, mais je les ai aimées toutes les trois. Leurs différences enrichissent clairement le récit.
Dora est une gentille fille issue de la classe moyenne de l'East End. Elle n'a pas vraiment les moyens de suivre cette formation mais elle est prête à tout pour quitter son foyer et réussir.
Milie est l'enfant unique d'un comte et fuit le mariage et les responsabilités familiales.  Un peu frivole au début du roman, elle fini par prendre conscience de la réalité et s'assagit, notamment grâce à Dora.
Helen est la fille de Constance Treymane, qui siège au conseil d'administration de l'hôpital. Sa mère est un vrai tyran et régente toute la vie d'Helen, qui n'a pas voix au chapitre.

Quant à la galerie des personnages secondaires, elle est très éclectique. Qu'il s'agisse des patients, des autres infirmières, des Soeurs "professeures" ou des proches de nos héroïnes, je trouve qu'ils ont tous leur place au sein du roman.

« Les filles du Nightingale » est certes un roman, mais l'aspect historique est très bien traité et nous permet d'en apprendre plus sur la vie des infirmières au XXe siècle. C'est très enrichissant et hyper intéressant. Le roman nous plonge totalement dans l'ambiance de l'époque avec ses moeurs particulières.
En lisant ce roman, j'ai beaucoup pensé au roman « Appelez la sage-femme » de Jennifer Worth (un roman-témoignage sur la vie des premières sages-femmes dans les années 1950). C'est assurément un point positif car c'est un livre qui m'a émue et qui m'a beaucoup intéressée ;)

Florence Nightingale est un personnage qui m'a toujours intriguée. Je ne connaissais pas en détail sa biographie, seulement les grandes lignes, alors j'ai fait quelques petites recherches pendant ma lecture de « Les filles du Nightingale ». Pour résumé brièvement, Florence Nightingale (1820-1910) est une infirmière issue d'une famille aristocrate britannique, qui a milité pour l'amélioration et la modernisation des soins médicaux (entre autres, elle a fait beaucoup de choses cette femme !).

En conclusion, « Les filles du Nightingale » a été un vrai coup de coeur ! Les destinées de nos trois héroïnes s'entrecroisent pour nous donner un roman instructif, parfois bouleversant et assurément prenant. Je suis très pressée de lire les tomes suivants !

dimanche 5 juin 2016

Cité 19, tome 2 : zone blanche

Couverture Cité 19, tome 2 : Zone blanche 
Cité 19, tome 2 : zone blanche
de Stéphane Michaka
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 423 pages
Prix : 17.90 €

Faustine, une adolescente d'aujourd'hui, se retrouve brusquement plongée dans le XIXe siècle. Décor grandeur nature ? Voyage dans le temps ? La réalité est bien plus inquiétante... 

  • Mon avis :
J'ai tronqué volontairement le résumé de ce deuxième - et dernier - tome afin de ne pas vous spoiler. C'est pourquoi je vous conseille de ne pas lire mon avis à partir d'ici si vous n'avez pas lu le premier tome de la série.

Nous retrouvons Faustine là où nous l'avions laissée immédiatement à la fin du premier tome. Elle découvre les Veilleurs et apprend qu'elle est une Dormeuse. Faustine comprend peu à peu qu'elle n'a pas voyagé dans le temps, mais qu'elle rêve ce fameux Paris du XIXe siècle. Plus déterminée que jamais, elle souhaite à tout prix faire la lumière sur le fameux tueur qui sévit dans la capitale et également sur ces fameux Veilleurs.

Fin des spoilers éventuels sur le premier tome.

Comme je le disais pour le premier tome, je trouve que « Cité 19 » est un roman original qui sort des sentiers battus en littérature young-adult. Même si j'ai été un peu moins emballée par ce deuxième tome, l'univers est toujours aussi bien travaillé, toujours aussi prenant. En effet, l'auteur mêle avec brio différents styles (historique, scientifique, fantastique, thriller) et on sent que Stéphane Michaka maîtrise son univers. Il nous plonge complètement dans son Paris du XIXe siècle, même si l'aspect politique prend effectivement le dessus.

En ce qui concerne l'intrigue, j'ai été un peu déçue, je dois bien l'avouer. On obtient les réponses à nos questions certes, mais l'histoire n'est pas vraiment palpitante. J'ai eu l'impression de lire un gros final qui tire en longueur, sans vraiment "d'histoire" ou "de neuf" à proprement parler. Je n'arrive pas à définir ce que j'ai pu ressentir exactement. Je pense qu'en fait, l'auteur aurait très bien pu éviter de scinder en deux son histoire et faire un seul et même roman.
Le début du roman est assez long mais intéressant, tout comme la fin d'ailleurs, que j'ai trouvée géniale. Malheureusement, le milieu du récit tire en longueur et on se perd un peu dans les méandres de la politique. Il y a même certains éléments de l'intrigue qui passent totalement à la trappe ou son traités avec énormément de rapidité (le tueur, les deux amis de Faustine : Vikrame et Morgane) alors qu'ils avaient une place plus importante dans le tome précédent.

Au niveau des personnages, je suis contente que l'on alterne les points de vue entre Faustine d'un côté, et Cité 19 de l'autre. Cela nous permet de mieux cerner les différents protagonistes (les "bons" comme les "mauvais") et de comprendre plus aisément les enjeux de l'histoire.
Faustine est toujours aussi courageuse et débrouillarde. C'est une héroïne que j'ai appris à apprécier au fil des pages, au fil de ces deux tomes.

En conclusion, j'ai été un peu déçue par ma lecture car je n'ai pas retrouvé toute la magie qui m'avait émerveillée lors de ma lecture du premier tome. L'univers est toujours aussi génial et je dirais que ce tome est cohérent, qu'il clôture plutôt bien la saga. Pourtant, je n'ai pas réussi à totalement y adhérer, il m'a manqué quelque chose. Toutefois, je garde un très bon regard sur l'ensemble du diptyque, je suis ravie d'avoir découvert la plume de Stéphane Michaka et j'ai hâte de lire d'autres de ses ouvrages.


samedi 5 mars 2016

La mer en hiver

Couverture Comme la mer en hiver / La mer en hiver
La mer en hiver
de Susanna Kearsley
Editeur : Charleston
Broché : 460 pages
Prix : 22.50 €

Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne. Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.

  • Mon avis :
Depuis quelques mois, Carrie McClelland peine à écrire son roman. Pourtant, elle a déjà fait toutes ses recherches et sait déjà ce qu'elle veut raconter. Carrie va rendre visite à son amie Jane en Ecosse (qui est aussi son agent) et, immédiatement, notre héroïne sent que c'est ici qu'elle doit écrire son roman, là où se déroule son histoire. Carrie loue une maison à Cruden Bay, et fait ainsi la connaissance de la famille Keith. Peu à peu, le personnage de Sophia, son ancêtre, s'impose à elle. Carrie décide d'écrire son histoire, transportée par ses rêves mélangeant souvenirs et faits historiques.

Le roman alterne donc entre deux périodes bien distinctes, mais au même endroit. D'un côté nous suivons Sophia Patterson en 1708, et de l'autre nous suivons Carrie de nos jours. Cette narration alternée renforce l'addiction et fait monter le suspense jusqu'aux révélations finales. L'équilibre est parfait entre tous les aspects du roman : le côté historique, fantastique et la romance.

L'auteure a créé un roman à l'univers envoûtant et passionnant. J'ai adoré suivre les deux destins de ces femmes, tout comme celui des hommes qui gravitent autour d'elles.
Je trouve que l'auteur écrit vraiment bien. Les descriptions sont justement dosées, elle m'a transportée en Ecosse à travers les époques avec une grande facilité. C'est fluide, c'est prenant, et elle m'a complètement transportée jusqu'à la dernière page. J'ai dégusté chaque chapitre.

On sent un gros travail de la part de l'auteur pour tout ce qui concerne l'aspect historique de son roman. Cette période trouble entre l'Angleterre, la France et l'Ecosse est une de mes préférées en littérature. Toutefois, je ne me souviens pas de tout (les dates, les faits, les noms), et ici l'auteur réussi à rendre l'ensemble du contexte politique et historique très accessible. 
Pendant ma lecture de « La mer en hiver », impossible de ne pas penser à « Outlander » (de Diana Gabaldon) dont l'histoire se déroule quelques années plus tard (dans les années 1740). Ce sont deux romans bien différents, mais le contexte de l'un s'approche de l'autre. Désormais, je suis fan de D.Gabaldon ET S.Kearsley ;)

Carrie et Sophia sont deux femmes fortes, mais de manière différente, surtout par rapport aux époques dans lesquelles elles vivent. J'ai aimé le côté indépendant de Carrie ainsi que le fait qu'elle cherche des réponses tout en acceptant cette touche de magie dans sa vie. Quant à Sophia, c'est une jeune femme qui a enduré beaucoup de choses et qui va vivre pas mal d'épreuves. Elle y fera face avec force et dignité, c'est une héroïne à la fois douce et courageuse.
Les personnages secondaires m'ont tous beaucoup plu, qu'ils viennent du passé ou du présent. Ils donnent tous une dimension encore plus riche au roman. J'ai aimé la patience et la douceur de Graham, la bonté et la simplicité de Kirsty, la gentillesse de la comtesse d'Erroll, le ténébreux Moray...

En conclusion, « La mer en hiver » a été un véritable coup de coeur. L'auteur nous offre un roman prenant et émouvant, où se mêlent différents personnages tous attachants et passionnants. « La mer en hiver » a un côté envoûtant, dont l'histoire nous poursuit même une fois le livre terminé depuis plusieurs jours. Je suis ravie d'avoir lu une telle merveille !

L'info en plus : Ce roman est un one-shot, mais j'ai vu sur Goodreads que l'auteur a écrit un autre roman concernant un des personnages de « La mer en hiver » et le château de Slains. Je croise les doigts pour que les éditions Charleston le publient !

vendredi 25 septembre 2015

Les héritières de Rome

Couverture Les Héritières de Rome
The Empress of Rome, book 2 : Les héritières de Rome
de Kate Quinn
Editeur : Pocket
Poche : 441 pages
Prix : 7.70 €

En l'an 69, la splendeur de Rome appartient au passé, et tous se disputent les restes de l'Empire. Surtout chez les Cornelii... L'ambitieuse Cornelia s'imagine déjà à sa tête : l'empereur Galba a désigné son époux pour héritier. Et sa sœur, Marcella, passionnée d'histoire, a décidé qu'elle ne s'écrira pas sans elle. Mais un coup d'État meurtrier bouleverse leurs vies et laisse à Lollia, leur cousine, l'occasion de tirer son épingle du jeu – sa petite sœur Diana préférant les courses de char à l'agitation politique. L'histoire est lancée au galop et emporte les quatre héritières. À la fin, il n'y aura cependant qu'un empereur... et qu'une seule impératrice...

  • Mon avis :
Après mon coup de coeur pour « La maîtresse de Rome » j'ai tout de suite voulu me plonger dans le prochain tome de cette saga. J'ai décidé de suivre la publication en VO, à savoir que celle-ci positionne « Les héritières de Rome » comme deuxième tome (et non « L'impératrice des sept collines » comme la publication française). 

L'intrigue de « Les héritières de Rome » se déroule en 69 après J.C. (soit avant le premier roman, « La maîtresse de Rome »), durant la période où le titre de César sera accordé à quatre Empereurs successifs. Nous suivons la vie de quatre cousines issues de la famille Cornelii dans cette situation politique instable et très tendue. C'est un roman où se mêlent la passion, l'amour, la trahison, la politique, les complots, l'amitié... L'auteur n'épargne pas ses personnages et on vit à cent à l'heure à leurs côtés. J'ai été happée par le récit du début à la fin, et j'ai lu le roman pratiquement d'un seul tenant. J'ai adoré l'ambiance assez dure du récit, où l'on retrouve les courses de char du Cirque Maxime, le faste des réceptions chez les patriciens, mais aussi le mauvais côté, avec l'horreur des guerres, les affrontements politiques, l'esclavage...

Concernant les personnages principaux, je les ai beaucoup aimées et toutes pour différentes raisons. Kate Quinn a su nous offrir des protagonistes originales, imparfaites et intéressantes car bien travaillées. Globalement, elles ont toutes les quatre un fort caractère et elles ne se laissent pas marcher sur les pieds. Chacune est ambitieuse et les Cornelii savent ce qu'elles veulent, et ce qu'elles ne veulent pas !

J'ai aimé Diane pour sa témérité et son côté garçon manqué. C'est une jeune femme qui a du répondant. Par exemple, ses piques assassines envers sa belle soeur sont excellentes. Quant à Lollia, je ne peux pas dire que j'ai apprécié son caractère, mais je trouve que c'est un personnage marquant, au même titre que Cornelia. Elles mettent toutes les deux un peu de temps à se "réveiller" mais une fois qu'elles prennent leur destin en main, attention à quiconque se mettra en travers de leur chemin. Le seul personnage que j'ai aimé au début, mais que j'ai fini par presque détester, c'est Marcella. Seule sa fin m'a fait ressentir de la pitié pour elle (et aussi parce que j'ai lu « La maîtresse de Rome » avant, et donc je sais ce qui l'attend).

Je trouve que lire ce roman en deuxième est vraiment très intéressant. Certains passages apparaissent comme des clins d'oeils à des évènements de « La maîtresse de Rome » ou à ses personnages (que l'on rencontre, mais plus jeunes). Après, cela n'engage que moi et ce n'est qu'un conseil, vous faites comme bon vous semble :)

En somme, « Les héritières de Rome » n'a certes pas été un coup de coeur comme pour « La maîtresse de Rome » (il m'a manqué un petit quelque chose, c'est passé à un cheveu !), mais j'ai tout de même adoré ma lecture. Kate Quinn a une plume prenante et addictive, et elle m'a transportée de la première à la dernière page.

lundi 31 août 2015

En quelques mots [#10]




Pour cette année 2015, j'ai instauré un nouveau rendez-vous « En quelques mots... » pour vous parler des livres que je ne vais pas chroniquer sur le site, mais dont je veux vous dire un petit mot quand même.
Je pense faire ce rendez-vous toutes les 2 semaines, voire tous les mois. Tout dépendra du nombre de livres que lirais :)


Couverture Magic Dreams
Kate Daniels, tome 4.5 : magic dreams
d'Ilona Andrews
epub - 86 pages - 2.32 €
Cette nouvelle met en scène Dali et Jim, personnages secondaires de la saga. Ce petit "interlude" nous offre une vraie histoire avec une intrigue intéressante, sur pratiquement une centaine de pages.
On y découvre une Dali absolument touchante et un Jim tout mignon. Cette nouvelle nous permet d'en apprendre plus sur ces deux personnages. L'histoire en elle-même est originale, j'ai beaucoup aimé en savoir plus sur Dali et la magie qui l'entoure.
Désormais, j'ai hâte de me plonger dans le tome 5 de Kate Daniels : Magic Slays !


Couverture La Maîtresse de Rome
The empress of Rome, book 1 : La maîtresse de Rome
de Kate Quinn
éditions Pocket - 690 pages - 7.90 €
Je me demande pourquoi j'ai mis autant de temps à m'acheter ce livre ! Il faisait partie de ma wish list depuis des années, et je n'ai jamais osé franchir le pas, craignant d'être déçue, de découvrir une histoire "trop" portée sur la romance (j'ai été induite en erreur à cause du titre).
Je ressors de cette lecture complètement enchantée. C'est un roman historique parfait, un véritable coup de coeur. L'histoire est passionnante, les intrigues qui parsèment le récit sont très intéressantes, le contexte historique est génial. C'est un roman où se mêlent la passion, l'amour, la trahison, la politique, l'amitié... Les personnages sont nombreux, mais pas trop. On a le temps de les aimer, de les détester, d'apprendre à les connaître, de vivre auprès d'eux.
Le roman m'a fait pensé aux séries télévisées Rome et Spartacus, que j'ai adorées.

lundi 10 août 2015

L'évangile de Loki

Couverture L'Evangile de Loki
L'évangile de Loki
de Joanne Haris 
Editeur : Panini Eclipse 
Broché : 398 pages 
Prix : 23 €

L’ascension et la chute des dieux nordiques du point de vue du plus grand des tricheurs et des menteurs, Loki : sa naissance au royaume des Géants, sa place en Asgard, ses nombreux exploits au nom d’Odin, sa chute et sa trahison. Loki, c’est moi. Loki, le porteur de lumière, bel homme, modeste et insaisissable, héros incompris de ce tissu de mensonges. Lisez cela avec prudence, tout y est au moins aussi vrai que la version officielle, et, j’ose le dire, bien plus divertissant. Jusque-là, l’histoire, telle qu’on la connaît, m’a réservé un rôle assez peu flatteur. Mais désormais, c’est à mon tour d’entrer en scène. À moi de raconter !

  • Mon avis :
Avec cet Evangile, l'auteur nous propose de découvrir la mythologie nordique à travers les yeux de Loki. Je ne connaissais pas grand chose de la mythologie nordique, mes connaissances étant principalement issues de la série télévisée Vikings (lol) et de quelques anecdotes apprises ici ou là. Après ma lecture, j'ai fait quelques recherches, et j'ai donc vu que l'auteur s'est servie de vraies références et des vrais mythes nordiques pour nous livrer cette histoire.

Le Dieu Trompeur nous explique la création des Mondes, celle d'Asgard et la vie des dieux qui peuplent cet endroit. Loki nous apprend comment il a été introduit dans Asgard, mais aussi la façon dont il a été trahi, moqué et dénigré par les dieux. Il nous confesse ses pêchés, nous raconte ses motivations et nous explique comment il s'est vengé. C'est une récit passionnant, mené par un personnage haut en couleurs, un anti héros comme je les adore. Les dernières phrases du roman nous laissent penser que Loki est à l'origine du Christianisme... je vous laisse découvrir comment :) L'auteur nous offre un Loki drôle, fourbe, adepte du sarcasme et des piques verbales bien senties.

Oui, Loki est un salaud, mais un salaud super drôle qu'on aimerait avoir comme pote, lol.

lundi 27 juillet 2015

La Voie des Oracles, tome 2 : Enoch

Couverture La Voie des Oracles, tome 2 : Enoch 
La Voie des Oracles, tome 2 : Enoch
de Estelle Faye
Editeur : Scrinéo
Broché : 332 pages
Prix : 16.90 €

Poursuivis par les hommes d’Aedon, Thya, Enoch et Aylus fuient dans les terres barbares…
Sur les routes, les trois acolytes vont découvrir un monde très divers, coloré, fabuleux, où des magies et des mystiques plusieurs fois centenaires côtoient des aspirations farouches à la liberté. Un monde plus vaste et plus étrange que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.
Au cours de ce nouveau voyage, Thya et Enoch vont à nouveau être mis à l’épreuve, et se révéler, ou se perdre…. Avec, en fond, la menace grandissante d’Aedon, soutenu cette fois par un nouvel allié surnaturel…

  • Mon avis :

Nous retrouvons Thya, Enoch et Aylus en cavale dans les forêts germaniques. Ils cherchent à échapper à Aedon, le frère de Thya. Ce dernier a assassiné son père et reçoit l'appui d'une puissante et précieuse alliée. Grâce à elle, Aedon devient plus puissant et dispose désormais de ressources quasi illimitées pour traquer sa soeur. En plus de la menace de son frère, Thya devra aussi se méfier de ses visions et surmonter beaucoup d'épreuves durant son périple.

Nous quittons donc la Gaule pour découvrir d'autres parties du monde. J'ai tout de suite été transportée par l'histoire de Thya et ses compagnons, tout comme celle d'Aedon et sa quête de vengeance. J'ai apprécié le changement de décor, même si j'adorais l'univers du premier tome et la Gaule du Ve siècle.

L'auteur nous prouve une fois de plus qu'elle maîtrise son univers. Dans le premier tome, je lui "reprochais" juste un petit goût de trop peu concernant les êtres magiques et autres créatures de l'ancien peuple. Cette fois-ci, Estelle Faye a exaucé tous mes voeux ! L'équilibre est parfait entre le côté historique et le côté fantastique de son récit. Nous croisons la route de beaucoup d'êtres surnaturels, tous plus captivants les uns les autres. Ils donnent une dimension encore plus riche au roman. L'auteur nous dépeint une fresque fantastique et onirique à la fois terrible et magnifique. Nous croisons les licornes, des fées, des djinns, des êtres de la nature (faune, ondines, sylphides, satyres, ménades...) et différents dieux (cruels ou d'autres pouvant faire preuve de compassion). 

Thya a beaucoup évolué depuis le tout début des évènements. Si je l'avais trouvée un peu égoïste et adepte des choix irréfléchis dans le premier tome, je ne peux que constater la maturité et le courage dont elle fait preuve dans ce second tome. Thya est intelligente, courageuse et plus déterminée que jamais.
Quant à Enoch, il a désormais gagné toute ma sympathie. Il devient de plus en plus attachant et aura lui aussi son lot d'épreuves dans ce tome. Sa relation avec Aylus est poignante et nous livre de beaux moments.
J'ai une petite pensée toute particulière pour le Minuscule, le petit Sylvain. Sa description m'a fait penser à un Groot miniature (dans le film Les gardiens de la Galaxie) et j'ai tout de suite craqué pour ce personnage si petit mais si fort et si fidèle.

En conclusion, j'avais adoré le premier tome, mais ce second opus est encore meilleur, un véritable coup de coeur ! J'ai adoré suivre Thya et ses compagnons dans cette formidable aventure. Ce second tome est plus magique, plus intense et encore plus captivant. La fin est à la fois géniale et horrible ! J'ai vraiment hâte de voir ce que nous réserve l'auteur pour la suite.

Petit plus de ce second tome : la carte en début d'ouvrage. J'ai adoré pouvoir suivre le chemin de nos héros grâce à elle :)

Vous pouvez visiter le site de l'illustrateur Aurélien Police par ici, ainsi que celui de l'auteur Estelle Faye par là.

samedi 18 juillet 2015

Questions-Réponses dès 7 ans

 

 Aujourd'hui je vous présente trois nouveaux ouvrages de la collection « Questions/Réponses » spécialisée pour les enfants de 7 ans et +

Par un jeu de questions-réponses vivant et dynamique, cette collection de livres documentaires répond au désir des enfants de tout savoir et de tout comprendre.



Couverture Passion rugby 
« Passion rugby »
de Jean-Michel Billioud et Jérôme Brasseur
Documentaire : 32 pages
Prix : 6.80 €

Dans ce documentaire, le rugby est passé à la loupe. Au total, le livre répond à 32 questions. L'enfant découvrira par exemple : Qui a inventé le rugby ? Est-ce un sport réservé aux garçons ? Que fait le capitaine dans un match ? Comment stopper un adversaire ? C'est quoi le haka ?

Le livre offre aussi quelques anecdotes. Saviez-vous par exemple que les premiers ballons étaient fabriqués avec une vessie de porc ? Ou que le joueur néo-zélandais Jonah Lomu était surnommé "l'autobus" car les meilleurs plaqueurs n'arrivaient pas à l'arrêter ?

A la fin du livre, il y a un lexique concernant surtout les règles du rugby.

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Couverture La mythologie grecque 
« La mythologie grecque »
de Hélène Montardre et Erwan Fagès
Documentaire : 32 pages
Prix : 6.80 €


C'est un livre documentaire vraiment très complet et très intéressant, nous montrant toute la grandeur de la mythologie grecque. Beaucoup de questions sont abordées, et ce dans des thèmes très variés. Par exemple : Qu'est ce que la mythologie ? Où a grandi Zeus ? A quoi à servi le fil d'Ariane ? Où sont dessinées les histoires des dieux ?

Les réponses sont claires et précises, idéales pour les enfants à partir de 7 ans. Elles sont agrémentées de très jolies illustrations.
A la fin de l'ouvrage, il y a même un petit lexique pour quelques mots compliqués.

Le documentaire nous donne aussi quelques anecdotes. Saviez-vous par exemple que certains prêtres de Zus marchaient pieds nus et ne se lavaient jamais les pieds pour rester en communication avec la terre ? Ou qu'une pièce de monnaie était glissée dans la bouche des défunts pour payer la traversée su Styx ?

Gabriel (7 ans) est un grand fan de la mythologie et des religions. Il s'est plongé avec plaisir dans ce documentaire et il y a appris beaucoup de choses.

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Couverture L'histoire de France 
« L'histoire de France » 
de Emmanuelle Ousset et Philippe Munch
Documentaire : 32 pages
Prix : 6.80 €

Le livre possède 13 double-pages pour savoir l'essentiel sur l'histoire de France, depuis les premiers hommes jusqu'aux années 1970 environ. 
Parmi les 32 questions abordées dans le livre, vous pouvez retrouver par exemple : Les premiers français vivaient-ils tout nus ? Depuis quand y a-t-il des maisons ? Qui sont les gaulois ? Qui est le premier roi de France ? Pourquoi Louis XIV est-il appelé le Roi-Soleil ? Que s'est-il passé à la Bastille ?

Les réponses sont claires et vraiment bien expliquées. Elles sont agrémentées de belles illustrations.

Gabriel (7 ans) a beaucoup aimé ce livre. Il y pioche une question de temps en temps, et part à la découverte de l'histoire :) Il avait notamment pas ma de questions sur les premiers hommes et la seconde guerre mondiale. L'ouvrage lui a permis d'avoir quelques réponses (autre que les miennes).

vendredi 1 mai 2015

En quelques mots... [#4]




Pour cette année 2015, je vais instaurer un nouveau rendez-vous « En quelques mots... » pour vous parler des livres que je ne vais pas chroniquer sur le site, mais dont je veux vous dire un petit mot quand même.
Je pense faire ce rendez-vous toutes les 2 semaines, voire tous les mois. Tout dépendra du nombre de livres que lirais :)

Couverture La femme parfaite est une connasse !, tome 2 : Le retour
La femme parfaite est une connasse, le retour 
de Anne-Sophie Girard & Marie-Aldine Girard
J'ai lu - 157 pages - 5 €
Le premier tome n'était pas parfait, mais il m'avait fait sourire à plusieurs reprises. C'est donc sans attente particulière que j'ai lu ce second opus, mais en me disant tout de même que j'allais rire. Malheureusement, cela ne fut pas le cas. Dans l'ensemble, j'ai du sourire 2 ou 3 fois. Les auteures se sont éloignées de leur idée de départ (décomplexer la femme normale face à la parfaite, la connasse) pour faire un fourre-tout de situations plus ou moins drôles dans la vie de tous les jours. L'ensemble se veut certes humoristique et léger, mais justement, là c'est un peu trop. Les vannes utilisées sont du vu et revu, beaucoup d'anecdotes/blagues sont assez sexistes au final. C'est dommage !

vendredi 17 avril 2015

Appelez la sage-femme

Couverture Appelez la sage-femme 
Appelez la sage-femme
de Jennifer Worth
Editeur : Le livre de poche
Poche : 504 pages
Prix : 7.60 €

Rien ne prédestinait Jennifer Worth à devenir sage-femme dans les quartiers miséreux des Docklands. Quand à vingt-deux ans elle rejoint les sœurs de Nonnatus House, une maternité qui vient en aide aux plus pauvres, elle s’apprête à vivre l’expérience de sa vie…

  • Mon avis :
« Appelez la sage-femme » est un roman qui m’a beaucoup émue. C’est un témoignage fort qui ne m’a pas laissée indifférente, et grâce auquel j’ai appris beaucoup de choses.

Après quatre ans d’études d’infirmière, Jennifer Worth, âgée de vingt-deux ans, décide d’intégrer le couvent de Nonnatus House pour parfaire sa formation de sage-femme. Elle nous décrit sa vie et sa formation dans les quartiers pauvres du Londres des années 1950. On suit Jennifer dans son quotidien, mais aussi dans ses souvenirs, chaque chapitre faisant référence à un fait marquant ou à un personnage qui l’a touchée d’une manière ou d’une autre.

On se rend compte que faire ce métier dans les années 1950 était à la fois magnifique et terrible. Il fallait s’attendre à tout et avoir le cœur bien accroché. On prend conscience qu’un accouchement aujourd’hui est presque facile, comparé à ceux des années 1950 et aux conditions dans lesquels ils étaient pratiqués.

En lisant ce livre, j’ai été étonnée de voir autant de misère et de conditions d’hygiène si déplorables. Quand bien même nous sommes dans les années 1950, il s’agit tout de même de l’Angleterre ! Jennifer Worth ne fait pas que nous donner son témoignage en tant que sage-femme. Grâce à elle, on en sait plus sur les conditions sociales de l’East End, et de l’Angleterre de l’après-guerre en général. On également prend conscience de tous les progrès de la médecine dans le domaine de l’accouchement, de l’obstétrique, du suivi prénatal et du suivi post natal.

les maladies qui les compliquent considérablement (MST, rachitisme, éclampsie, accouchement en siège…). L’auteur dépeint aussi les problèmes sociaux qui touchent la population de l‘East End (pauvreté, violence domestique, surpopulation, prostitution, les workhouse…) et j’ai été terriblement choqué par tout cela, sachant que cela s’est produit il y a à peine soixante ans.

La plupart des personnages rencontrés par l’auteur m’ont beaucoup touchée : Mary la prostituée Irlandaise, Carmen la femme aux nombreux bébés, le mari de Carmen, la vieille Mrs Jenkins…

C’est un témoignage simple, bien écrit mais sans poésie, franc et honnête. Ce livre m’a laissé à la fois une impression de tristesse (pour ces femmes de l’époque, pour ces pauvres bébés…) mais aussi d’espoir et d’humour. Si les conditions font que la mort et la maladie rôde, l’auteure a toujours un œil optimiste et Jennifer nous invite, quelque part, à voir le meilleur et à célébrer la vie.

Pour conclure, « Appelez la sage-femme » est un témoignage émouvant sur les conditions des femmes en général (sages-femmes, religieuses, ou simples patientes) dans le Londres des années 1950. J’ai été très émue par ce livre, et je vous le recommande !

Livre lu pour :

mardi 20 janvier 2015

La Voie des Oracles, tome 1 : Thya

Couverture La Voie des Oracles, tome 1 : Thya
La Voie des Oracles, tome 1 : Thya
de Estelle Faye
Editeur : Scrinéo
Broché : 336 pages
Prix : 16.90 €

La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ. Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont pourchassés par la nouvelle Eglise. Thya, fille de l'illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su qu'elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts. Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups d'assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir derrière la seule chance qu'elle a de le sauver... Se fier à ses visions et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé d'embûches et d'incroyables rencontres voir le passé refaire surface, et réécrire l'Histoire...

  • Mon avis :
Depuis qu'elle a découvert ses dons d'Oracle, Thya vit en recluse en Aquitania. Son père Gnaeus Sertor l'y a cachée pour la protéger. En effet, l'Empire romain est devenu chrétien, et les croyances païennes ne sont plus tolérées. Si quelqu'un découvre les pouvoirs de Thya, elle risque le bûcher. L'année de ses seize ans, le père de Thya se retrouve criblé de flèches ennemies. Une vision lui dit d'aller vers Brog, là où son père a connu la gloire et triomphé contre les Vandales. Prête à tout pour sauver Gnaeus, Thya se lance seule sur les routes de la Gaule. 

Le schéma narratif du livre peut paraître traditionnel (une jeune fille qui se lance dans une quête personnelle après un évènement tragique) mais le roman a sa part d'originalité, notamment grâce à univers riche et maîtrisé. En effet, Estelle Faye mêle habilement le côté historique et le côté fantastique de son récit. Grâce à ses descriptions, on se retrouve complètement immergés dans cette époque. De plus, le Ve siècle est une période peu commune dans le paysage littéraire young-adult.
Je dois tout de même avouer avoir eu un petit goût de trop peu concernant les êtres magiques et autres créatures de l'ancien peuple (faunes, dryades, oracles...). J'aurais aimé les voir un peu plus, les voir intervenir davantage durant la quête de Thya. Au final, elle croise leur chemin sans vraiment s'en rendre compte.

J'ai donc été séduite par l'histoire, mais également par les personnages.
Thya est une jeune femme courageuse, qui n'a pas eu une vie facile et qui pourtant ne se laissera pas dévorer par ses démons. Toutefois, j'ai quelques fois eu l'impression qu'elle faisait des choix irréfléchis qui nuisent aux autres (surtout au début). C'est l'aspect égoïste de sa personnalité que j'ai le moins aimé, mais j'avoue qu'il n'est pas prédominant. Thya est également une jeune fille un peu naïve (normal, quant on a vécu enfermée toute sa vie ou presque) mais elle est aussi intelligente et sait se poser les bonnes questions.
Quant à Enoch, je l'ai vraiment trouvé attachant. Au départ sont côté sûr de lui et séducteur m'a laissée de marbre, mais rapidement, on voit qu'il se cache beaucoup de choses derrière cette façade.
J'ai eu aussi un petit coup de coeur pour Mettius. Ancien soldat de Gnaeus, il a beaucoup à nous apprendre sur les évènements du passé. C'est un homme d'honneur, au coeur d'or, et il fait partie des personnages que l'on est content de rencontrer.
Les relations entre les personnages sont réalistes et justes, mais aussi très belles. Exit la relation amoureuse basique entre adolescents, et place aux vrais sentiments et aux relations mises à mal par les difficultés de la vie. Cela fait du bien de voir plusieurs sortes de relations au sein d'un même livre (amitié, fraternité, amour), au lieu de se concentrer sur une romance.

En conclusion, « La voie des Oracles » pose les bases d'une saga vraiment prometteuse, tout en nous présentant une intrigue complète et prenante. J'ai adoré suivre Thya et ses compagnons dans cette aventure, et j'ai hâte de voir ce que nous réserve l'auteur pour la suite.

Je voulais dire un dernier petit mot sur la couverture, que je trouve tout simplement sublime. Elle reflète tout à fait l'esprit du roman et les couleurs se marient superbement bien.

Vous pouvez visiter le site de l'illustrateur Aurélien Police par ici, ainsi que celui de l'auteur Estelle Faye par là.

Une petite citation pour la route ! (p.265)
« Thya comprit qu'il tiendrait parole. Pas parce qu'il avait juré, entre eux ils n'avaient pas besoin de serment. Mais parce qu'ils étaient chacun le miroir de l'autre. On ne ment pas à son reflet. »

mercredi 6 novembre 2013

Le cercle des confidentes, tome 1 : Lady Megan

Couverture Le cercle des confidentes, tome 1 : Lady Megan 
Le cercle des confidentes, tome 1 : Lady Megan
de Jennifer McGowan
Editeur : Milan
Collection : Macadam
Broché : 430 pages
Prix : 15.20 €

Lorsque Meg Fellowes, 17 ans, voleuse et comédienne de la troupe de la Rose d’Or, est arrêtée, elle sait que la sentence va être la mort. C'est ce à quoi les voleurs sous le règne d’Élisabeth 1re d’Angleterre doivent s'attendre. Pourtant, on lui propose une alternative : accepter de faire partie d’un groupe de demoiselles d’honneur très spéciales : des espionnes. Avec ses nouvelles compagnes, Jane, Anna, Béatrice et Sophia, Meg doit protéger la couronne des intrigues de la cour. En ces temps troublés, mille complots guettent la jeune reine protestante.

  • Mon avis :
Au XVIe siècle, Megan Fellowes est une jeune fille de 17 ans. A la fois comédienne et voleuse, elle fait partie de la troupe de la Rose d'Or qui se produit un peu partout dans l'Angleterre. Pendant que certains d'entre eux sont sur les planches à faire leur représentation, d'autres se glissent discrètement parmi les spectateurs pour leur faire les bourses et les poches. Un soir Megan se fait prendre au piège, et se retrouve contrainte d'accepter de servir la reine Elisabeth d'Angleterre (fille d'Henry Tudor) en tant qu'espionne.

Megan rejoint Beatrice, Jane, Anna et Sophia en tant que demoiselle d'honneur. Elle aura plusieurs mois d'apprentissage pour perfectionner ses talents (très bonne comédienne et une mémoire incroyable) et pour en acquérir d'autres. Le règne d'Elisabeth est fragilisé par les peuples catholiques (surtout les Espagnols) qui ne voient pas la religion anglicane d'un très bon oeil (c'est le moins que l'on puisse dire). La situation politique est donc tendue, et les Confidentes sont donc tenues d'espionner les personnes se trouvant à la Cour.

Globalement, l'histoire m'a plu. Toutefois je me suis parfois ennuyée et j'ai regretté que tout cela ne soit pas plus palpitant, surtout qu'il s'agit d'espionnage. L'intrigue est présente dès le début, mais l'action est beaucoup trop longue à se mettre en place et n'intervient que tardivement dans le récit. Je n'ai pas été très emballée par les longs passages sur l'observation de la Cour. En revanche, j'ai apprécié tous les enjeux politiques et les informations historiques.
Quant aux personnages, les Confidentes sont des jeunes filles intrigantes, grâce à leurs dons exceptionnels. Dans l'ensemble je les ai toutes appréciées, et ce même si elles ont des personnalités très différentes les unes des autres. Justement, cette multiplicité m'a séduite.

En somme, mon avis est assez mitigé. Si je n'ai pas passé un désagréable moment avec « Le cercle des confidentes », je dois avouer qu'il m'a manqué quelque chose pour vraiment l'apprécier.

dimanche 14 juillet 2013

VIII

Couverture VIII 
VIII
d'Harriet Castor
Editeur : Hachette jeunesse
Broché : 416 pages
Prix : 18 €

VIII retrace la vie de Hal, un jeune guerrier beau et talentueux, convaincu d’avoir été élu pour guider son peuple. Mais les fantômes d’un violent passé familial viennent le hanter, jusqu’à le transformer, dès son accession au trône, en un meurtrier doté d’une cruauté sans fin… le roi Henry VIII.

  • Mon avis :
Avec ce livre, l'auteure revient sur la vie d'Henry VIII une fois roi d'Angleterre, mais aussi sur son enfance, torturée et pas toujours heureuse.

J'ai beaucoup aimé toute la partie concernant l'enfance d'Henry. Ils nous est dépeint comme un jeune garçon qui recherche sans cesse l'approbation et l'attention de son père. Deuxième fils d'un roi, il ne sert à rien, il n'est qu'une roue de secours. Mais très vite, il est persuadé qu'il est voué à un fabuleux destin.
Sa relation avec sa mère est vraiment touchante. Henry est un petit garçon qu'on affectionne et l'auteure nous montre pourquoi il est devenu cet homme tourmenté, ambitieux et fier. Je pense que l'auteure ne doit pas être loin de la vérité en fin de compte. J'aurai aimé que l'on reste un peu plus dans l'enfance d'Henry.

La partie concernant le règne d'Henry VIII est, à mon sens, la moins prenante. C'est une succession de faits un peu romancés, mais cela ne m'a pas intéressée outre mesure. Sans doute parce que c'est une histoire que je connais assez bien, du coup cela ne m'a rien apporté de spécial. Je préfère de loin la série télévisée sur les Tudors avec l'acteur Jonathan Rhys Meyers (plus complète et moins édulcorée).
Obsédé par l'idée d'avoir un fils, Henry enchaînera les mariages et les femmes et se mettant ainsi la chrétienté à dos. D'ailleurs, cet aspect n'est pas très étoffé dans le livre, or je trouve que c'est un fait très important, qui explique beaucoup de choses.
Henry a l'impérieux besoin de montrer qu'il n'est pas un second choix, que sa place est bien sur le trône d'Angleterre. C'est un jeune homme cultivé, bon militaire et qui veut asseoir sont autorité malgré son jeune âge (il a 18 ans lorsqu'il accède au trône).

Au final, « VIII, l'histoire d'un roi » est un livre qui se lit vite et qui contient l'essentiel sur la vie d'Henry VIII. Je pense qu'il plaira surtout à ceux qui ne connaissent pas du tout l'histoire de ce roi d'Angleterre si spécial (et si intéressant !). Toutefois, je dois admettre que la partie concernant le règne d'Henry aurait mérité à être un peu plus étoffée. De plus, cela manque de dates. On fait des calculs approximatifs par rapport à l'âge d'Henry et son entourage, mais les repères chronologiques ne sont pas vraiment clairs.

vendredi 22 mars 2013

Le serment du Titanic


  • Mon avis :
« Le serment du Titanic » est un véritable coup de coeur !

Michael Dunnagan, un jeune irlandais de quinze ans, décide de fuire son oncle alcoolique et sa vie de misère. Il embarque clandestinement sur le Titanic et arrive en Angleterre. Par hasard, il fait la rencontre d'Owen Allen, un jeune homme de vingt ans, avec lequel il se lie d'amitié. Owen a pour projet de rejoindre son oncle et sa tante en Amérique, dans le but des les aider dans leur pépinière. Ainsi, il espère gagner assez d'argent pour offrir une vie meilleure à sa soeur Annie, qui doit pour le moment rester en Angleterre dans un pensionnat.
Owen embarque sur le Titanic et a la surprise d'y retrouver Michael, qui s'y est introduit clandestinement. Une relation fraternelle se développe entre eux, et ils font le serment de réaliser leurs rêves en Amérique, pour pouvoir faire venir Annie d'ici peu. Malheureusement, le Titanic finit au fond de l'océan. Owen se sacrifie pour sauver la vie de Michael et lui fait jurer de tenir sa promesse. Michael se retrouve ainsi dans le New Jersey...

L'intrigue se déroule sur plusieurs années, entre 1912 et 1919. Nous suivons Michael qui tente de se reconstruire dans le New Jersey, et Annie qui tente de survivre en Angleterre. Michael culpabilise d'être en vie et souffre de la perte d'Owen. Tandis qu'Annie en veut terriblement à Michael d'avoir survécu. Les mois passent, et la colère d'Annie s'efface peu à peu. Avec Michael, ils ont pris l'habitude de s'écrire régulièrement. Malheureusement, la Première Guerre Mondiale les frappe de plein fouet, remettant en cause tous leurs projets et mettant également leurs vies en péril.

« Le serment du Titanic » est une histoire pleine de rebondissements, dans laquelle j'ai véritablement été happée, prise dans la tourmente avec les personnages, avide de savoir ce qu'il allait leur arriver et s'ils allaient enfin finir par se retrouver.
Pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux films Titanic et Pearl Harbor (même si celui-ci ne cible pas l'époque de la Première Guerre Mondiale). Les mêmes sentiments poignants sont là et nous dévorent.
Les personnages secondaires qui entourent les protagonistes principaux sont superbes et apportent une vraie touche de douceur dans la vie des deux héros. Tante Maggie et Daniel sont vraiment un grand coup de coeur pour moi. Ce sont des personnes géniales, avec le coeur sur la main. En tournant la dernière page, j'ai eu du mal à quitter toute cette petite famille.

Pour conclure, « Le serment du Titanic » est un roman touchant, émouvant et poignant. Ce n'est pas seulement une histoire d'amour, c'est également une histoire qui aborde brillamment d'autres thèmes (l'amitié, le pardon, la foi, l'honneur, la loyauté...) et qui traite merveilleusement bien deux catastrophes majeures de l'Histoire : la tragédie du Titanic et la Première Guerre Mondiale. Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce roman magnifique.


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jeudi 27 septembre 2012

Stabat Mater

Stabat Mater
de Tiziano Scarpa

Cecilia, la narratrice, est orpheline. Elle a été abandonnée à sa naissance et recueillie par l'hospice de la Pietà, à Venise. Chaque jour, masquée et dérobée au regard du public, Cecilia joue du violon. Dans cet univers confiné et reclus, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit elle parle et écrit à cette mère inconnue dont l’absence la fait cruellement souffrir. L'année de ses seize ans, un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux, Antonio Vivaldi.

  • Mon avis :
Cécilia est une jeune orpheline âgée de seize ans. A sa naissance, elle a été recueillie par l'hospice de la Pietà à Venise. Depuis toujours elle souffre d'insomnies. Presque chaque soir, elle écrit à cette « Madame Mère » qu'elle ne connaît pas. Ses lettres sont le témoin de son mal être, de ses espoirs, de sa vie, tout simplement.

Cécilia est un personnage torturé, dont l'abandon de sa mère laisse une blessure profonde. Régulièrement, elle discute et échange avec la Mort, qu'elle se représente d'une tête aux cheveux de serpent, sorte de Méduse. Ses lettres sont également le moyen pour elle de réfléchir sur la vie en général et de se poser de grandes questions.
Cécilia est élevée dans la musique et l'amour de Dieu, au coeur de l'hospice. Sa passion pour le violon va finir par la sauver. La rencontre avec Antonio Vivaldi n'intervient que tardivement dans le récit. Je trouve cela dommage, j'aurais adoré que Cécilia, la musique et Vivaldi soient évoqués bien plus longuement. 

« Stabat Mater » est un roman original très bien écrit. C'est poétique, philosophique, cependant je n'ai pas été touchée par le personnage principal. J'ai eu l'impression d'une certaine distance avec Cécilia, même si l'on est témoin direct de sa détresse. Malgré ce point, ma lecture fut très agréable et Tiziano Scarpa a su me faire voyager dans son Italie du XVIIIe siècle.