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mardi 3 avril 2018

Phobos, tome 4

Couverture Phobos, tome 4 
Phobos, tome 4
de Victor Dixen
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Broché : 649 pages

Il y a eu un "avant" : Phobos Origines, un tome « prequel » plongeant dans le passé des prétendants, à la recherche des motivations secrètes qui les ont conduits à partir pour toujours.
Il y aura aussi un "après" : un horizon où les destins se rejoignent, où les mondes entrent en collision, où le futur s’écrit en lettres de feu.

  • Mon avis (en quelques mots) :
J'avais bien aimé les deux premiers tomes de la saga, ainsi que le tome intermédiaire « Phobos origines ». Le tome 3 m'avait laissé un petit goût amer, sans toutefois me pousser à faire l'impasse sur ce quatrième opus. Malheureusement, j'ai été hyper déçue par ce tome final, qui, je trouve, est clairement mauvais !

L'auteur nous offre une intrigue à rallonge (encore !) et de nouveaux des passages complètements inutiles : après les chapitres de publicités pendant les premiers tomes, on retrouve des commentaires de chaînes Youtube. Le pire, c'est qu'en général, cela n'apporte rien à l'histoire. On dirait donc du remplissage... Ce gros pavé est centré sur Léonore et son histoire, et même si c'est intéressant, ça ne justifie pas d'en manger pendant plus de 600 pages.
J'ai trouvé toute l'histoire de ce dernier tome complètement tirée par les cheveux, avec des évènements sans queue ni tête, et ne parlons même pas du final : tout part vraiment en vrille !!! On dirait une grosse blague...

En conclusion, les tomes 3 et 4 sont un véritables gâchis. J'avais tellement aimé les deux premiers opus de la saga, je suis très déçue ! « Phobos » était pour moi une saga originale, et elle est devenue indigeste au fil des pages et des tomes. Dommage !

lundi 2 avril 2018

Phobos, tome 3

Couverture Phobos, tome 3
Phobos, tome 3
de Victor Dixen
Editeur : Robert Laffont
Collection : R 
Broché : 624 pages

FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS...
1 JOUR...
1 HEURE...
ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU
Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d'un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.
ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE
Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?
MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

  • Mon avis (en quelques mots) :
J'ai bien aimé les deux premiers tomes de la saga, ainsi que le tome intermédiaire intitulé « Phobos origines ». C'est donc enthousiaste que j'ai commencé cette lecture. Malheureusement, ce troisième tome est plutôt une lecture en demi teinte pour moi. Je me suis ennuyée pendant la première moitié du roman, et la deuxième moitié ne m'a pas passionnée outre mesure.

Les deux premières parties du roman sont trop longues et molles. Le simulacre de procès organisé par les participants est bien trop long. Certes, il y a des informations intéressantes et des révélations qui le sont tout autant, mais pas suffisament pour tenir en haleine. D'ailleurs, on retrouve certaines révélations lues dans « Phobos origines ». Du coup, pour moi, ça faisait un peu répétition.

Parmi les choses que j'ai trouvées intéressantes dans ce tome, il y a l'esprit retors de Serena McBee (même si elle m'énerve à mort !), la dimension politique renforcée du programme Genesis et son implication mondiale, le final du roman qui donne envie de découvrir quand même le dernier tome.

jeudi 29 mars 2018

Phobos : Origines

Couverture Phobos : Origines 
Phobos : Origines
de Victor Dixen
Editeur : France loisirs
Broché : 302 pages 

Ils incarnent l'avenir de l'Humanité.
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars.
Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.
Ils dissimulent un lourd passé.
Le courage suffit-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ?
La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ?
Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs sur les " héros de l'espace " ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu'il ne soit trop tard.

  • Mon avis (en quelques mots) :
Ce tome intermédiaire va nous permettre d'en savoir plus sur les candidats masculins. Pour moi,c'est le tome qui manquait pour en apprendre plus sur eux, pour apprendre à les connaître, ou au moins décrypter leurs comportements dans la saga par rapport à leur passé.

Nous suivons l'ensemble des candidats masculins dans les différentes étapes du casting mondial de la société Genesis. J'ai beaucoup aimé suivre chacun d'entre eux, même si j'ai aimé certains personnages plus que d'autres. J'ai particulièrement apprécié l'histoire de Tao le chinois qui m'a beaucoup touchée, ainsi que celle de Samson le Nigérian, qui m'a prise aux tripes.
L'histoire de kendji le japonais est très intéressante tout comme celle d'Alexeï le russe. Toutefois je n'ai pas ressenti d'attachement partciulier à leur histoire.
Mozart et Marcus, les deux coups de cœur de Léonore notre héroïne, sont ceux dont les histoires  m'ont le moins intéressé.

Pour moi c'est un tome intermédiaire indispensable à lire si on aime la saga. Il est intéressant de le lire après le tome 2 et avant le tome 3. En effet, on en apprend plus sur le passé de chaque candidat et ce qui les a amené à s'enrôler pour le programme Genesis. " Phobos origines " montre encore plus l'esprit tordu de Serena McBee. C'est une terrible calculatrice et manipulatrice.

En somme, j'ai beaucoup aimé ce tome intermédiaire, je le recommande chaudement à tous ceux qui lisent la saga et qui veulent en savoir plus sur les personnages masculins.

lundi 26 mars 2018

Phobos, tome 2

Couverture Phobos, tome 2 
Phobos, tome 2
de Victor Dixen
Editeur : France loisirs
Broché : 490 pages

ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE,
IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.

  • Mon avis (en quelques mots) : 
Je vous conseille de ne pas lire l'intégralité de mon avis si vous n'avez pas lu le tome 1. Vous risqueriez de vous faire spolier les événements du premier tome.

C'est un tome très prometteur au début, l'action semble omniprésente. De plus, la révélation de Léonore n'apporte pas vraiment la réponse escomptée de la part des autres candidats.
Nous reprenons l'histoire exactement où nous l'avons arrêtée à la fin du premier tome. Les 12 candidats sont désormais au courant de la situation. Ils savent qu'ils n'ont que quelques mois pour trouver ce qui cloche sur la base de New Eden ou ils mourront. Quant à Andrew et Harmony, ils se retrouvent à devoir prendre la fuite, sous la menace de Serena McBee et ses sbires.

A partir d'ici, vous pouvez lire mon avis. Il n'y a aucun risque de spoil.

Malgré un début prometteur, contrairement au premier tome, j'ai ressenti beaucoup de longueurs dans ce deuxième opus. Pour moi, certains passages ne servent à rien (les descriptions interminables des publicités par exemple) et d'autres sont hyper répétitifs.En revanche, ce qui est bien, c'est qu'on apprend à mieux connaître les colons, surtout les garçons. D'ailleurs, certains secrets nous sont révélés.

Nous refermons le roman sur une dernière page qui nous livre une véritable bombe. À tel point que j'ai acheté le tome 3 immédiatement afin de pouvoir me jeter dessus ! Ce qui est vraiment contradictoire par rapport à ce que je disais plus haut : ce deuxième tome est, à mon sens,moins bon que le premier car il souffre de trop de longueurs et de passages inintéressants. De plus, les relations de couple sont vraiment trop mielleuses, c'est navrant. Ils se jurent un amour éternel alors qu'ils ne se connaissent même pas.

Pourtant, rendez-vous tout bientôt pour mon avis sur la suite de la saga !

dimanche 25 mars 2018

1749 miles

Couverture 1749 miles
1749 miles
de Fabienne Blanchut
Editeur : De plaines en vallées
Broché : 255 pages

Janvier 2013, Alamogordo au Nouveau-Mexique. Joshua Shapiro revient sur les traces de son passé. Juin 1957, base du Holloman Aerospace Medical Center.A 13 ans, il se prend d'affection pour un bébé chimpanzé apeuré et maladif. A foce de patience et d'amour, Ham puisque c'est le nom que Josh lui à donné, révèle une intelligence hors-norme et des qualités extraordinaires. Repéré par les ingénieurs de la NASA, il est choisi pour intégrer le programme des singes astronautes. Une aventure qui va changer à jamais leur destinée et celle de l'Humanité.

  • Mon avis (en quelques mots) :
Le roman commence à San Francisco dans la fin des années 50. Joshua Shapiro a alors 13 ans. Son père, major général de l' US Air Force, est muté sur la base spatiale de d'Holloman, au Nouveau-Mexique. Il sera responsable en chef du centre de médecine aérospatiale sur l'Air Force Base d'Holloman. En 1957 il fait l'acquisition de singes pour la NASA pour le programme spatial. Joshua obtient un pass et il a le droit d'aller voir les animaux. Son père a récupéré un bébé singe malade et
chétif dont la mère a été tuée par les braconniers. Joshua se prend immédiatement d'affection pour « 65 » (qu'il fini par renommer  « Ham »)et c'est réciproque. Au bout de quelques mois ils ont une vraie interaction. Lorsque Ham est prêt à intégrer le projet  « astro chimps »ils se retrouve séparés... mais auront pour toujours une connection particulière.
Aujourd'hui, en 2012, Joshua n'est pas loin de 70 ans. Il doit se rendre à Alomogordo, où est enterré Ham, pour les 30 ans de sa mort, afin d'y faire un discours en présence du président des États-Unis Barack Obama et de 50 enfants adolescents. Nous suivons Joshua dans ce road trip de...1749 miles.

J'ai passé un très bon moment avec ce roman jeunesse. La plume de Fabienne Blanchut est très fluide, les pages se tournent très vite, sans effort. C'est la première fois que je lis un tel livre et je ne suis pas déçue du voyage ;) Je me suis passionnée pour l'histoire de Joshua mais bien évidemment celle de Ham aussi. D'ailleurs, j'ai eu un petit goût de trop peu concernant ce si mignon petit singe. Je ne voulais pas le quitter si vite !

Joshua est un personnage très attachant, aussi bien en tant qu'adolescent qu'à l'âge adulte. Nous vivons ses aventures, ses amitiés et ses amours à ses côtés, et on s'attache vraiment à lui.

Une petite chose que j'ai particulièrement apprécié, est le fait que l'auteure a pensé à lister les événements réels et ceux qui ne le sont pas, à la fin de son ouvrage. Je dois dire que cela m'a bien servi, car l'auteure a tellement réussi son ouvrage qu'on a l'impression que tout est vrai.

Pour conclure, Fabienne Blanchut nous livre une belle histoire pour la jeunesse, mais également pour les moins jeunes (je n'ai plus 15 ans depuis quelques années déjà lol). « 1749 miles » est un livre conjuguant roman et documentaire, un "docu-fiction" comme on dit. À travers l'histoire fictive de Joshua, nous revivons une partie de la conquête spatiale américaine, un bout de la vie de Ham (un singe qui a réellement existé !) et une histoire pleine d'émotions.

samedi 24 mars 2018

Phobos, tome 1

Couverture Phobos, tome 1 
Phobos, tome 1
de Victor Dixen
Editeur : France Loisirs
Broché : 429 pages

Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

  • Mon avis (en quelques mots) : 
Six filles et six garçons vont partir pour la planète Mars, lors d'une téléréalité organisée par la société Genesis. Serena McBee, la productrice exécutive du projet, est considérée comme une bonne fée par les filles du programme. Elle les a sélectionnées et les a sorties de leur misère. Les 12 candidats ont subit un an d'entraînement dans la Vallée de la Mort, aux Etats-Unis, ils parlent tous tous anglais et sont de différentes nationalités. En effet, ils ont été sélectionnés à travers le monde entier. Pendant les 23 semaines de voyage, les filles et les garçons sont séparés, ils auront juste des séances de speed dating.

Le récit alterne entre ce qui se passe devant les caméras, et ce qui se passe hors champ. D'ailleurs, en ce qui concerne les scènes hors caméras, nous suivons plusieurs histoires, toutes liées à Genesis, d'une façon ou d'une autre. Celle de Serena McBee, qui cache bien son jeu, ou encore celle d'Andrew Fisher, le fils de l'expert en communication de Genesis.

Léonore, notre héroïne, voit ça comme une nouvelle chance. Elle bossait dans une usine de bouffe pour chien et n'avait pas de projets particuliers pour l'avenir. Léo fait des cauchemars d'incendie depuis qu'elle est petite, mais elle ne se souvient pas de grand chose. Elle a une cicatrice dans le dos,  « la salamandre  » mais elle ne l'a dit à personne. Je ne suis pas une grande fan de Léonore, car elle a un caractère vraiment particulier. Pourtant, à cause de ce qu'elle vit pendant ce voyage, elle m'a touchée et j'ai aimé la suivre.

Cette téléréalité est un mix entre le Bachelor et Secret Story. Tout ce que je déteste ! Pourtant, Victor Dixen a réussi à maintenir mon intérêt éveillé, et ce jusqu'à la dernière page de son roman atypique. Pourtant,je n'aime pas les triangles amoureux, ni le culte de l'apparence et encore moins la téléréalité. Mais l'auteur a, à mon sens, beaucoup de bonnes idées et j'ai aimé l'intrigue qu'il nous présente.
J'ai également un petit regret au niveau de la narration. Étant donné que les filles sont séparées des garçons, on ne sait pas du tout ce qui se passe du côté des jeunes hommes et je trouve ça terriblement frustrant.

jeudi 11 janvier 2018

Phobos

 
Phobos, tome 1
de Victor Dixen
Editeur : France Loisirs
Broché : 429 pages

Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

  • Mon avis (en quelques mots) :
J'ai entendu énormément de bien de ce roman, mais vu que je suis souvent déçue avec les livres de la collection R, j'ai hésité à me lancer. Cela faisait bien longtemps que je n'ai pas lu de romans de cette maison d'édition. J'ai refermé le livre ravie d'avoir tenté le coup !

Les chapitres alternent entre ce qui se passe devant les caméras (avec nos 12 participants) et ce qui se passe hors champs, avec les différentes intrigues qui se greffent ensemble.
Par contre, j'ai été frustrée de ne pas avoir le point de vue des garçons. C'est vraiment LE truc qui m'a manquée tout au long du roman.
Sinon, le récit est addictif jusqu'au bout, jusqu'au final très frustrant que nous propose Victor Dixen.

Au départ, j'ai eu un peu de mal avec les personnages, qui sont trop caricaturaux. De plus, l'aspect "Bachelor" de l'intrigue ne m'a pas vraiment plu. En fait, je trouve certaines réactions des participants vraiment puériles, mais je leur pardonne, ils n'ont que 18 ans... J'ai pourtant fini par avoir envie de les connaître, même si ce n'était pas gagné au départ.

En conclusion, contre toute attente, j'ai vraiment passé un bon moment. J'ai déjà la suite dans ma PAL et je pense qu'elle ne va pas y rester très longtemps ;)

mercredi 31 mai 2017

Les 100, tome 4 : Rébellion

Couverture Les 100, tome 4 : Rébellion 
Les 100, tome 4 : Rébellion
de Kass Morgan
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Broché : 302 pages

Guérir.
À peine les blessures de la guerre fratricide entre les 100 et les Nés-Terre commencent-elles à se refermer qu'une nouvelle menace surgit.
Subir.
Un groupe inconnu de Terriens illuminés attaque le campement des 100, pillant leurs provisions et kidnappant les meilleurs éléments.
Résister.
Restés libres mais surpassés en puissance de feu, Clarke, Bellamy et Luke doivent attendre le moment idéal pour sauver Wells, Octavia et Glass des griffes des dangereux fanatiques.
Se libérer.
Deux conceptions radicalement différentes de la vie sur Terre s'opposent, et jamais celle des 100 n'a paru si fragile.

  • Mon avis :
J'ai adoré les trois premiers tomes de cette saga. Chaque opus était passionnant et riche en rebondissements, avec une intrigue vraiment prenante. Pour moi, le troisième tome offrait une bonne conclusion à l'histoire. C'est donc avec surprise que j'ai découvert qu'un quatrième tome était prévu. Toutefois, ayant aimé la trilogie, c'est avec enthousiasme que j'ai commencé ma lecture. Malheureusement, j’ai été très déçue par "Rebellion".
Je vous conseille de ne pas lire mon avis à partir d'ici si vous n'avez pas lu les précédents livres. Il se pourrait que je fasse quelques références à des choses qui se sont déroulées dans les trois premiers tomes.

Après des mois de peur et de souffrance,  nos héros peuvent enfin se réjouir de vivre ensemble et peuvent enfin souffler. Toutefois, la situation va rapidement se degrader. Nos survivants se font attaquer, et d'autres sont enlevés. Les secours s'organisent en même temps que les tensions internes se développent. La relation entre Bellamy et Clarke se détériore (qu'est ce que j'ai pu détester Clarke dans cet opus !), certains personnages sont en proie à des doutes terribles, et d'autres se révèlent être surprenants.

Fin des spoilers éventuels

La narration alternée, les chapitres courts et la plume simple de l'auteur font que le livre se lit assez rapidement. Toutefois, je l'ai trouvé beaucoup moins addictif que les autres. En effet, le développement de certains personnages se fait vraiment à la va vite (Wells et Glass) et c'est dommage car l'auteur aurait pu pousser leur évolution plus loin. De plus, l'intrigue n'est pas vraiment très prenante. Les obstacles rencontrés par nos personnages se résolvent trop rapidement. Le tout n'est pas suffisamment approfondi, ça reste très superficiel. Pourtant il y avait matière à faire quelque chose de bien plus complexe et plus intéressant. 

En conclusion, j'ai été très déçue par "Rebellion". Je pense que le précédent tome offrait déjà une bonne conclusion et je n'ai pas vu l'intérêt de cette nouvelle intrigue plutôt mal faite. J'ignore si l'auteur a prévu de faire un autre tome (et j'avoue que je ne vois pas ce qu'elle pourrait y raconter), mais ce sera sans moi pour la suite. C'est dommage car j'avais vraiment adoré la trilogie.

lundi 17 avril 2017

Trilogie des gemmes, tome 1 : Rouge rubis

Couverture Trilogie des gemmes, tome 1 : Rouge rubis
Trilogie des gemmes, tome 1 : Rouge rubis
de Kerstin Gier
Editeur : Le livre de poche
Poche : 348 pages

Elle est le Rubis, la douzième, l'ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret est révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps.
Gwendolyn est une lycéenne comme les autres. Bon, d'accord, elle voit des fantômes dans les couloirs de son lycée, mais d'abord elle n'en voit qu'un, et puis personne n'est parfait. Pour le reste, c'est le grand ordinaire, avec des profs barbants, une mère exigeante, des frères et soeurs casse-pieds..
Mais lorsqu'elle se retrouve soudain projetée au début du siècle dernier, Gwendolyn panique. Ça ne dure pas très longtemps, mais quand même! Elle qui se croyait banale s'avère être marquée du sceau des veilleurs du temps. De ceux qui voyagent à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions. De quoi sortir du train-train quotidien.

  • Mon avis :
Gwendolyn est une adolescente de seize ans pas tout à fait banale. En effet, elle voit des fantômes et dans sa famille, il y a des personnes qui peuvent voyager dans le temps. Sa cousine Charlotte y est préparée depuis son plus jeune âge. La vie de Gwendolyn est organisée entre sa meilleure amie Leslie, sa famille un peu particulière et ses cours au lycée. Toutefois, tout va basculer lorsqu'elle se retrouve catapultée dans le passé...

Dès les premières pages, nous plongeons de plein fouet dans cette histoire. Le roman ne déborde pas spécialement d'action, mais les rebondissements et les révélations qui jalonnent le récit captivent et font que l'on tourne les pages sans s'en rendre compte. De plus, l'écriture de l'auteur est fluide et agréable. Elle nous offre un univers original et intéressant. Certes, les voyages dans le temps ce n'est pas vraiment nouveau en littérature jeunesse (je pense à l'excellente saga « Time Riders » par exemple) mais l'auteur a su se démarquer, créer un univers avec des règles complexes et vraiment intéressantes.

J'ai passé un très bon moment en compagnie des personnages principaux. Le roman se concentre autour de Gwen, ce qu'elle vit et ce qu'elle ressent. C'est une héroïne imparfaite et maladroite, mais extrêmement attachante. Elle n'a pas "le complexe du héros" et encaisse comme elle peut toutes ces nouvelles choses qui lui arrivent, bonnes ou mauvaises. Gwen nous offre la bonne dose de courage, de rébellion et de détermination nécessaire à une intrigue plaisante.
Quant à Gideon, on a du mal à l'apprécier au début, surtout par rapport au fait qu'on le perçoit à travers les yeux de l'héroïne. Toutefois, on apprend à l'aimer au fur et à mesure qu'il change au contact de Gwen.

La galerie de personnages secondaires est également très réussie. J'ai adoré la tante Maddy, une originale très gentille. J'ai également eu un petit coup de coeur pour Mme Rossini, la couturière. Je n'oublie pas non plus Leslie, la meilleure amie de Gwen qui est toujours de bon conseil et d'un naturel optimiste.

Pour conclure, « Rouge rubis » a été une excellente surprise. C'est un roman young-adult à l'ambiance particulière qui possède un univers original et intéressant. J'ai le tome 2 « Bleu Spahir » dans ma bibliothèque et je prédis qu'il ne va pas y rester longtemps !

Un petit mot sur le film :
J'ai regardé le film à la suite de ma lecture, et j'ai beaucoup aimé. Dans l'ensemble, je trouve que le film est fidèle au récit, sauf vers la fin où j'ai eu l'impression qu'il y avait des choses en plus. Quelques raccourcis sont pris en cours d'intrigue, mais cela ne m'a pas gênée.

jeudi 12 janvier 2017

Un manoir pour refuge

Couverture Un manoir pour refuge, tome 1 
Un manoir pour refuge, tome 1
d'Ena Fitzbel
Editeur : Rebelle
Collection : Chimères
Broché : 340 pages

Élève au lycée français de Prague, Mila fait chaque nuit ce rêve étrange et rassurant d’un manoir perdu au fin fond de la lande écossaise. Elle y rejoint une amie chère à son cœur et Kenneth, un mystérieux jeune homme dont elle est tombée amoureuse.
Un jour, elle révèle à sa classe l’existence du manoir. Le soir même, le rêve qu’elle croyait immuable s’en trouve bouleversé : une domestique disparaît, tandis que l’une de ses camarades à Prague plonge dans un sommeil léthargique.
Mila doit se rendre à l’évidence : son rêve n’est pas comme les autres. Les frontières entre songe et réalité n’en finissent pas de se brouiller. La jeune fille est cependant loin d’imaginer la véritable nature de ce qui pourrait devenir un vrai cauchemar.
Commence alors une course contre la montre pour échapper à son emprise. Laissez-vous entraîner dans un univers onirique empreint de mystère !

  • Mon avis :
Depuis plusieurs jours, Mila s'endort et fait le même rêve. Celui d'un manoir Ecossais, perdu mais accueillant, où elle retrouve sa meilleure amie Bridget et son frère Kenneth, dont elle est amoureuse. Lorsque pour un cours d'écriture Mila dévoile son manoir et ses histoires à ses camarades, le rêve change. Une domestique du rêve disparaît et des camarades de classe se retrouvent à rêver du même manoir et des mêmes évènements.

L'illustration et le résumé ont tout de suite attiré mon attention. Tout nous laisse penser que l'on va avoir à faire à une histoire empreinte de mystères, et quelque part, c'est bien le cas. Le début du roman avance tranquillement, à bon rythme. L'intrigue se met en place, tout en nous donnant envie de découvrir ce qui se cache derrière les prochaines pages, puis les prochaines, et encore les prochaines.
Toutefois, vers la moitié du récit, j'ai commencé à m'ennuyer et à ne plus lire avec le même enthousiasme. La révélation sur ce manoir m'a surprise, mais je l'ai trouvée vraiment top (chut, je ne vous en dit pas plus). Toutefois, j'ai trouvé ce "filon" assez mal exploité, d'où ma déception sur la deuxième partie, et mon avis en demi-teinte. De plus, la fin est bien trop expéditive (voire brutale) à mon goût et assez brouillonne (même si les explications apportent des éclaircissements).

Plusieurs points de vue se mélangent dans le roman, et je pense que c'est ce qui m'a permis d'aller jusqu'au bout de ma lecture sans trop soupirer. En effet, je ne supportais pas du tout Mila/Elsa, et c'est quand même l'héroïne. Dur dur d'accrocher à 100% à un roman lorsque le personnage principal nous tape sur les nerfs. Toutefois, la galerie de personnages secondaires est assez plaisante et permet de voir différentes manières d'encaisser les révélations qui sont faites tout au long du récit. En effet, chaque personnage réagit différemment et j'ai aimé la f açon d'évoluer de certains (Michael et Lynn/Tif notamment).

En conclusion, Ena Fitzbel nous propose un récit atypique, intéressant et à l'univers fantastique intriguant. Même si je n'ai pas adhéré à 100% à « Un manoir pour refuge », je vous conseille de vous lancer si vous aimez la science-fiction et le fantastique. L'auteur a de très bonnes idées.

lundi 22 août 2016

La racine carrée de l'été


La racine carrée de l'été
de Harriet Reuter Hapgood
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 331 pages
Prix : 17.90 €

Le Temps, pour Gottie H. Oppenheimer, prodige des mathématiques, a perdu sa linéarité, la faisant revivre des épisode de son passé. L'été dernier, quand son grand-père est décédé. L'après-midi où elle est tombé amoureuse de Jason, qui ne lui à même pas tenu la main le jour des funérailles. Le jour où son meilleure ami Thomas a déménagé, sans rien lui laissé hormis une cicatrice sur la main. Son grand-père est mort, mais Jason et Thomas sont de retour. Le passé, le présent et le futur de Gottie vont se mélanger. Et quelqu'un aura le cœur brisé...

  • Mon avis :

[ sortie prévue pour le 1er septembre 2016 ]

L'été dernier, Grey, le grand-père de Gotie est mort. Cet été là elle a vécu de nombreuses choses, dont son premier amour avec Jason, qui n'était même pas là pour la soutenir lors des funérailles. Un an plus tard, l'été est revenu et la vie de Gotie va à nouveau être perturbée. En effet, Jason a une nouvelle copine, Thomas son meilleur ami est de retour après cinq ans, et les souvenirs de Grey affluent, au point de faire perdre la raison à Gotie.

Vu le titre et le résumé, on se doute que les mathématiques seront de la partie. Cet aspect ne m'a pas particulièrement gênée malgré le fait que je sois vraiment une bille en maths. Le tout est assez bien expliqué et vulgarisé pour que l'on comprenne ce dont nous parle l'héroïne. Ce qui m'a gênée, c'est l'aspect science-fiction du récit, car je ne m'attendais pas du tout à ça, j'aurai préféré que l'auteur tourne autrement son intrigue. (spoilers : en fait, j'aurai préféré que ces absences soient une manifestation de son esprit endeuillé, et non de vrais voyages dans le temps). Une bonne partie du roman est consacrée aux théories concernant l'espace temps et l'univers, et ça ne m'a pas du tout passionnée. Et encore moins quand la fiction prend le pas sur la réalité. Malgré la plume assez simple de l'auteur, ce fut une lecture longue et fastidieuse.

Gottie a l'impression de ne pas vivre sa vie dans le bon ordre à cause de ses absences, et pour tout vous dire, cela a été mon cas à moi aussi. J'ai ressenti une sensation de "brouillon" en lisant le livre, ça part dans tous les sens, c'est décousu. Pour ma part, l'originalité du récit s'est transformé en défaut au fil de l'histoire.

En outre, je n'ai pas réussi à m'attacher à Gottie. Nous n'avons vraiment rien en commun, et je ne l'ai pas du tout comprise. De plus, son hypersensibilité et son égoïsme ont fini par m'énerver. Par certains aspects, Gottie nous apparaît comme intelligente et raisonnée, mais elle reste pour moi trop "gamine" dans ses relations, dans sa façon de voir la vie.

En conclusion, je pense que « La racine carrée de l'été » est un roman avec lequel il ne peut y avoir de sentiment mitigé. Soit on adore, soit on passe à côté. Malheureusement pour moi, je suis restée hermétique à cette histoire et à cette héroïne et je n'ai pas aimé. Je vous conseille de vous faire votre propre avis ;)

samedi 16 juillet 2016

Chroniques Lunaires, tome 4 : Winter

Chroniques Lunaires, tome 4 : Winter
de Marissa Meyer
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 987 pages
Prix : 21.90 €

La Princesse Winter est admirée par le peuple lunaire pour sa grâce et sa gentillesse. Malgré les cicatrices qui marquent son visage, on dit que sa beauté dépasse de loin celle de sa belle-mère, la Reine Levana.
Winter déteste Levana et sait que cette dernière n'approuverait pas ses sentiments pour son ami d'enfance, le séduisant garde Jacin. Mais la jeune fille n'est pas aussi faible que le croit la reine et cela fait des années qu'elle a entrepris de contrecarrer les plans de sa belle-mère. Avec Cinder et leurs alliés, Winter pourrait même avoir le pouvoir de commencer une révolution et gagner une guerre qui sévit depuis trop longtemps.
Est-ce que Cinder, Scarlet, Cress et Winter seront à la hauteur pour battre Levana et enfin trouver la paix qu'elles méritent?

  • Mon avis :
Je vous conseille de ne pas lire mon avis sur vous n'avez pas lu les tomes précédents.

La reine Levana a peur de perdre son trône. Entre sa belle-fille Winter bien aimée du peuple et le retour de Sélène/Cinder, Levana devient complètement irrationnelle et elle est ivre de colère. La situation devient vite instable sur la Lune, qui est au bord de l'implosion.

Comme pour les tomes précédents, on se concentre sur un nouveau personnage, sans oublier le reste de l'équipe que l'on suit depuis le début. Même si Cinder reste bien entendu le personnage qui semble le plus important, tous les autres apportent leur pierre à l'édifice. Je regrette un peu que Winter soit une héroïne si passive. Heureusement que les autres sont là pour pimenter le roman.
D'ailleurs, une fois encore, l'auteur n'épargne pas nos personnages. Ils vivent bon nombre de choses et le chemin jusqu'au dénouement est semé d'embûches. L'histoire est vraiment prenante et ne souffre d'aucun temps mort. L'intrigue est bien ficelée, on tremble jusqu'au bout pour nos personnages.

Dans ce dernier tome, on continue d'explorer les autres facettes de l'univers de Marissa Meyer. Après la vie sur Terre dans « Cinder », une partie de l'espace avec « Cress », on passe beaucoup de temps sur la Lune et j'en ai été ravie. On découvrait déjà une partie de la vie du peuple lunaire dans le tome consacré à Levana (mon avis par ici) mais justement, j'avais un petit goût de trop peu.
On ne voit pas les 987 pages passer grâce à une excellente recette : des chapitres courts, plusieurs points de vue, une écriture très fluide et un récit génial. « Winter » est un roman qui se dévore sans anicroche !

Fin des spoilers éventuels.

Pour conclure, je trouve que « Winter » est un tome qui clôture parfaitement la saga des  « Chroniques Lunaires ». L'auteur prend le temps de nous présenter une intrigue passionnante, tout en nous permettant de dire au revoir à cet univers futuriste génial. C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai rédigé cet avis. Marissa Meyer m'aurait fait vibrer durant trois ans, tout au long de sa saga.

mercredi 29 juin 2016

La Déferlante

La Déferlante, tome 1
de Michael Buckley
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 384 pages
Prix : 17.90 €

Trente mille créatures inquiétantes surgies de la mer : les Alphas.
Veulent-elles nous envahir ou fuient-elles un danger terrifiant ?
Lyric, une humaine, et Fathom, le prince des Alphas, doivent absolument s’entendre pour sauver l’humanité.

  • Mon avis :
Il y a quelques années, l'arrivée par milliers des Alphas, le peuple de la mer, a chamboulé la vie des habitants de Fish City. L'ensemble de l'humanité est plutôt hostile envers cette nouvelle espèce et ils se retrouvent parqués sur la plage, dans un camp. Chaque espèce vite de son côté jusqu'au jour où le gouvernement décide de mettre en place un système d'intégration. Quelques jeunes Alphas vont aller au lycée pour se mélanger aux humains.

Nous suivons l'histoire du point de vue de Lyric Walker, notre héroïne, lycéenne de dix-sept ans à Fish City. Lorsque le directeur du lycée l'oblige à passer du temps avec Fathom, le prince des Alphas, sa vie va irrémédiablement changer. Sa famille va se retrouver en danger, sa position au sein du lycée la met elle aussi en danger. De plus, il semble que les Alphas n'aient pas tout dit et que le monde soit également menacé.

Dès les premières pages, l'auteur m'a captivée. Les multiples intrigues qui forment le récit sont prenantes et intéressantes. On ressent bien toute la tension que provoque la situation. Que ce soit à petite échelle (pour Lyric et ses proches) ou à plus grande échelle (la ville entière) on ressent toute la pression, toute l'incompréhension des deux espèces l'une envers l'autre.
L'univers de Michael Buckley est original et l'on en découvre toujours un peu plus petit à petit. Jusqu'à la dernière page, on a quelque chose à apprendre. De plus, l'écriture de l'auteur aux descriptions justement dosées nous permet de nous plonger totalement dans son roman. On s'imagine tout à fait la ville de Fish City, ses habitants, les Alphas... La mythologie qu'il a créée autour des Alphas est passionnante. D'ailleurs, j'espère qu'on en apprendra davantage dans le prochain opus.

Lyric est une jeune fille très attachante. J'ai beaucoup aimé le fait qu'elle prenne sur elle pour tenter de protéger ses proches. Elle fait preuve d'une grande maturité même si elle est, au fond d'elle, terrifiée.
La meilleure amie de Lyric, Bex, m'a brisé le coeur. La pauvre, elle vit tellement de choses ! J'ai eu envie de pleurer avec elle.
Quant à Fathom, c'est un jeune homme imbu de lui-même avec des croyances et des traditions bien différentes des nôtres. Au début, je ne l'ai pas aimé, mais il fait preuve lui aussi d'une grande maturité et évolue au fil des évènements. Par conséquent, j'ai fini par apprécier Fathom ainsi que sa relation avec Lyric.

En conclusion, j'ai adoré « La déferlante » ! Michael Buckley nous propose une intrigue prenante avec un univers original et des personnages très intéressantes à suivre. Ce roman a été une très bonne surprise et j'ai hâte de voire ce que l'auteur va nous réserver pour la suite.


mardi 21 juin 2016

The Young World

Couverture The Young World, tome 1 
The Young World, tome 1
de Chris Weitz
Editeur : Le livre de poche
Poche : 480 pages
Prix : 6.90 €

New York, XXIe siècle. Un virus a anéanti la population des Etats-Unis, à l'exception des adolescents, qui ont vu leur avenir se désintégrer sous leurs yeux. Plus d'électricité, plus d'eau courante, plus de transports, plus d'Internet : les jeunes sont livrés à eux-mêmes dans la ville qui ne dort jamais. Ils se partagent alors le territoire et forment des tribus qui coexistent plus ou moins pacifiquement.
Jefferson, le leader des Washington Square, tente d'organiser la survie des siens avec l'aide de Donna, dont il est secrètement amoureux. Privés de repères et lassés d'attendre la mort, il partent à travers Manhattan pour tenter de retrouver l'origine du virus qui a décimé le continent.

  • Mon avis :
Il y a deux ans, un virus a décimé une grande partie de la population. Les adultes ainsi que les enfants en bas âges ont tous succombé, il ne reste que des adolescents. Ils se sont regroupés en clans, ont divisé le territoire et tentent de survivre dans ce monde devenu hostile. L'un des clans "ennemis" a décidé de mener la vie dure aux Washington Square et la situation devient critique car les vivres viennent à manquer. Grâce aux découvertes d'un de leurs amis, Jefferson et un petit groupe partent sur les traces de l'origine du virus afin de trouver un vaccin. 

Ce livre m'a d'abord attirée car le résumé m'a un peu rappelé celui de « Gone » de Michael Grant (une saga que j'ai adorée !). Malgré les avis mitigés que j'ai pu voir sur « The young world », j'ai voulu me faire mon propre avis.

J'ai beaucoup aimé le postulat du roman et l'univers que l'auteur a créé. Nous sommes dans un roman young-adult certes, mais le pire n'est pas épargné à nos personnages. Ils passent par des épreuves difficiles, ils ont parfois des choix impossibles à faire et se retrouvent face à toute la monstruosité de l'humanité, quand bien même leurs "ennemis" ne sont pas très âgés. Ce virus et les évènements qui en ont découlé ont fait ressortir le pire chez certains adolescents.

Nous suivons l'histoire du point de vue de Donna et Jefferson, membres du clan de Washington Square.
La narration à deux voix est habituellement un procédé que j'aime beaucoup. Toutefois, dans ce roman, j'ai eu un peu de mal avec Donna. Lorsque l'on voit à travers ses yeux, on se retrouve avec un langage particulier, une écriture "parlée" avec des répétitions de mots à n'en plus finir tels que "genre" (que j'ai du lire 200 fois), "disons", et même des "mdr" dans les dialogues. Cela n'a fait que renforcer ma mauvaise impression sur Donna, qui est une jeune fille vraiment immature et gamine. C'est un personnage vraiment agaçant, et par conséquent, cela m'a gâché un peu ma lecture. Toutefois, je tiens à souligner que tout n'est pas "négatif" à son sujet. Par exemple, son humanité et son amour pour son petit frère m'ont beaucoup touchée.
Il y a un contraste saisissant entre Donna et Jefferson. Ce n'est pas un personnage parfait, mais il fait preuve de davantage de maturité. J'ai pris plaisir à suivre l'histoire de son point de vue. Jefferson est un jeune homme sympathique qui se retrouve dans une position de leader alors qu'il n'y était pas spécialement préparé. Il ne gère pas toujours les choses comme il faut mais il tente de faire du mieux qu'il peut.

Ce "défaut" dans la narration (à cause du personnage de Donna) prouve également que l'auteur a fait un bon travail au niveau de la caractérisation de ses personnages et de son écriture. Il a réussi à modifier son style suivant que l'on est dans la peau de Jefferson ou de Donna.
Sinon, l'ensemble du roman est fluide, et l'auteur a tout de même réussi à garder mon intérêt éveillé malgré les périodes de creux ou les moments un peu brouillons ou décousus.

En conclusion, mon avis est assez mitigé sur « The young world ». J'ai beaucoup aimé l'univers mis en place par l'auteur, ainsi que certains personnages. Toutefois, la première moitié du récit est assez longue et j'ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Donna. En revanche, la deuxième moitié du livre et la fin m'ont beaucoup plu. Par conséquent, je vais donner une chance à la suite et lire le deuxième tome.

mercredi 30 mars 2016

Le cercle des 17, tome 4 : A la recherche de Jade Dragon

Couverture Le cercle des 17, tome 4 : A la recherche de Jade Dragon 
Le cercle des 17, tome 4 : A la recherche de Jade Dragon
de Richard Paul Evans
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 472 pages
Prix : 17.90 €

L'Electroclan et le Dr Hatch sont à la recherche de Lin Julung, une jeune chinoise surnommée Jade Dragon, détenant des informations cruciales sur l'origine des pouvoirs électriques.

  • Mon avis :
« Le cercle des 17 »  est une saga jeunesse que j'aime tout particulièrement. Chaque tome est une véritable aventure pleine de rebondissements et je me suis attachée à l'ensemble des personnages.

Si vous n'avez pas lu les précédents tomes, je vous conseille de ne pas lire mon avis à partir d'ici.

Nous retrouvons nos héros là où nous les avions laissés à la fin du troisième tome, c'est à dire récupérés par le groupe de la Voix et emmenés en sécurité. L'Electroclan et leurs alliés doivent s'organiser pour sauver Jade Dragon, une jeune fille capturée par les Elgen il y a peu. Elle a mis au point une formule qui permettrait à Hatch de créer des enfants électriques.

Après trois tomes, nous voilà bien familiarisés avec l'univers de Richard Paul Evans. Pourtant, l'auteur réussi une nouvelle fois à nous captiver avec son quatrième opus « A la recherche de Jade Dragon ». En effet, on en apprend plus sur la création de la société Elgen et son essor, ainsi que sur les activités de la résistance. Quant à Hatch, on découvre l'intégralité de son projet et il fait froid dans le dos.

Fin des spoilers éventuels sur les précédents tomes.

Les relations entre les personnages sont également davantage mises en lumière. L'amitié qui les unit est vraiment très forte, pratiquement à toute épreuve. Certains personnages se révèlent être surprenants (surtout un en particulier) et j'ai adoré le fait que l'auteur ne tombe pas dans la "facilité" et sache faire évoluer ses personnages.

Je ne me suis pas ennuyée avec ce quatrième tome, mais je dois avouer que l'intrigue générale (le fil rouge) n'avance pas beaucoup, et cela a un petit côté frustrant. Toutefois, je tiens quand même à souligner que l'auteur ne nous laisse pas de répit (à nous ou à ses personnages) et nous entraîne dans son monde avec facilité.

En conclusion, « A la recherche de Jade Dragon » n'a certes pas été un coup de coeur comme le précédent opus, mais la série reste toujours aussi plaisante à suivre. Je suis à chaque fois ravie de passer du temps avec l'Electroclan.


dimanche 27 mars 2016

Red rising, tome 2 : Golden Son

Couverture Red rising, tome 2 : Golden Son
Red rising, tome 2 : Golden Son
de Pierce Brown
Editeur : Hachette
Broché : 528 pages
Prix : 18 €

« Aujourd’hui, je suis leur glaive. Mais je ne pardonne pas. Je n’oublie pas. »
Deux ans ont passé. Darrow n’est plus un Rouge risquant chaque jour sa vie dans les mines de Mars. Il est devenu le Faucheur, un Or dont la réputation n’est plus à faire. Rien ne lui résiste.
Pourtant, au fond de lui, Darrow n’a pas oublié. Il n’a pas pardonné. Mais il commet une erreur fatale : il sous-estime son ennemi. En un éclair, Darrow perd tout.
Au pied du mur, Darrow doit élaborer une nouvelle stratégie… Sinon, tous ses efforts, tous ses sacrifices auront été vains. Et Eo sera morte pour rien.

  • Mon avis :
« Red rising » avait été un de mes gros coup de coeur de l'année 2015. C'est donc avec grand enthousiasme que j'ai commencé ma lecture de « Golden son » et je suis conquise ! Ce second opus est, à mon sens, encore mieux que le premier !

Je vous conseille de ne pas lire mon avis à partir d'ici si vous n'avez pas lu le premier tome.

Nous retrouvons deux ans après les évènements survenant à la fin de « Red rising ». Epaulé par le Haut Gouverneur Nero au Augustus, notre héros s'est entraîné à l'Académie, mais ne termine pas premier de sa promotion. Suite à un accrochage avec les Bellona, la réputation de Darrow est ruinée et le Haut Gouverneur veut se débarrasser de lui. Pour rester au sein des Ors et continuer la rébellion en route, Darrow va devoir, une fois de plus, faire des choix difficiles et des sacrifices.

L'intrigue de ce deuxième tome est pleine de rebondissements et est très intense. Pierce Brown ne laisse pas de répit à ses personnages et on se retrouve embarqué avec eux à cent à l'heure dans cette "aventure". On plonge tout de suite dans l'action, dès les premières pages, et on n'a pas le temps de reprendre sa respiration jusqu'à la fin. Et quelle fin ! Elle m'a totalement traumatisée !

Fin des spoilers éventuels sur le premier tome.

L'univers de Pierce Brown imaginé dans « Red rising » (où se mélangent les cultures romaines et grecques de l'Antiquité, leur mythologie, leur justice...) prend un autre tournant avec un aspect futuriste renforcé (avec de superbes scènes de guerre dans des vaisseaux, dignes de Star Wars). L'auteur a su faire évoluer son univers, et c'est absolument génial. Outre la politique, les stratégies militaires et la rébellion, l'auteur met également en avant les liens entre les différents personnages. Darrow est malmené émotionnellement (comme s'il n'en avait pas déjà assez bavé physiquement) et chaque lien tissé avec chaque personnage prend une claque (dans le bon sens ou dans le mauvais sens). En somme, Spartacus et sa clique peuvent aller se rhabiller, Darrow est LE héros à suivre ;) (et pourtant, je surkiffe Spartacus lol).

En conclusion, l'auteur m'a totalement conquise avec « Golden son ». Tout est réuni pour rendre totalement accro : manipulations, complots, trahisons, rebondissements à foison, une fin terrible et des personnages hauts en couleurs. De plus, l'auteur nous présente une vraie intrigue captivante et ne nous offre pas un tome de transition comme c'est souvent le cas dans les trilogies. J'ai terminé ce livre depuis plusieurs jours et il me hante encore, c'est vous dire ! J'ai déjà précommandé le tome 3 intitulé « Morning Star » et qui sort le 25 mai chez nous en France :) Inutile de vous dire que je me jette dessus dès que je le reçois (ben si, j'l'ai dit) et je vais sans doute devoir me battre parce que mon mari aussi est accro.

Citation du chapitre 4 :
« Un idiot arrache les feuilles. Une brute abat l'arbre. Un sage détruit les racines. » 

 

vendredi 4 mars 2016

Le Dôme, tome 1 : La loi du dôme

Couverture Le Dôme, tome 1 : La loi du dôme
Le Dôme, tome 1 : La loi du dôme
de Sarah Crossan
Editeur : Bayard
Broché : 437 pages
Prix : 16.90 €

Les arbres ont été éliminés de la terre et l'oxygène s'est raréfié, provoquant des millions de morts...
Les survivants ont été rassemblés sous le Dôme, sorte de bulle protectrice où un nouvel ordre s'est constitué autour d'un Etat totalitaire et d'une société, Respirer Inc. qui contrôle l'air que les habitants respirent.
Tout en haut de l'échelle sociale, se trouvent les Premiums. Riches et en bonne santé, ils méprisent les Auxiliaires, trop pauvres pour payer un impôt sur l'oxygène et donc contraints de survivre avec le peu d'air qu'ils respirent...
Alina, 16 ans, qui a rejoint la Résistance, a échoué dans sa mission à l'intérieur du Dôme.
Elle est en danger et doit fuir, à l'extérieur. Elle rencontre alors Quinn, un jeune Premium et sa meilleure amie Bea, une Auxiliaire, partis camper hors du Dôme et leur demande de l'aide...

  • Mon avis :
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de dystopie, et je suis ravie d'avoir retrouvé le genre littéraire en compagnie de Sarah Crossan et son roman « La loi du dôme ».

A cause de la déforestation massive et de l'agriculture à outrance, l'Homme a provoqué sa propre perte. L'oxygène s'est raréfié et a provoqué des milliards de morts en seulement quelques années. Aux Etats-unis (et dans différents pays), les survivants ont été rasemblés sous un Dôme. Ce dernier est divisé en plusieurs zones. Plus on est pauvres, moins on a d'oxygène à disposition et on paie même des taxes dessus en cas de consommation excessive.
Nos trois héros vont se croiser alors qu'une prend la fuite, tandis que les autres sont en route pour un week-end camping en dehors du Dôme. Leur vie sera à jamais transformée suite à cette rencontre et à tous les évènements qu'elle provoque.

L'auteur nous offre un roman à l'univers plutôt sombre où il faut avoir un instinct de survie développé pour s'en sortir. Malgré le côté catastrophique de la chose (si on n'a pas d'oxygène, on ne risque pas de vivre!), on ressent quand même une note d'espoir pour le futur de nos personnages et j'ai hâte de voir ce qui va leur arriver dans le deuxième tome.

En matière de dystopie, je pense que l'on peut dire que l'on a eu à peu près tous les cas de figure. J'en ai lu énormément (certainement pas toutes lol) mais assez pour savoir ce que j'aime ou pas, ce qui est novateur ou pas.
Pour moi, l'histoire présentée dans « La loi du dôme » est crédible, c'est une dystopie intelligente, et j'ai adoré cet aspect du roman ! A mon sens, c'est ce qui fait, entre autres, la force du roman. De plus, l'auteur nous pousse à nous poser des questions. Et si l'air venait réellement à manquer ? Comment on s'en sortirait ?

L'histoire nous est racontée de trois points de vue différents : Béa, Quinn et Alina.
Béa est une jeune femme pauvre qui veut s'en sortir en excellant dans ses études, afin d'atteindre le statut de Premium. Son ami, Quinn, est un de ces privilégiés. Quant à Alina, elle fait partie de la classe sociale inférieure est fait partie de la Résistance.
Malgré la jeunesse des personnages (adolescents), je ne leur ai pas trouvé un côté puéril ou agaçant. En revanche, je ne les ai pas vraiment trouvés charismatiques. Quinn est assez effacé, même si j'ai aimé sa réaction face aux évènements et aux révélations au fil du roman. Il en va de même pour Béa, qui est une jeune femme courageuse et réfléchie. Par contre, j'ai adoré Alina et son côté Résistante. C'est elle qui va ouvrir les yeux de nos deux autres protagonistes.

La plume de l'auteur est plutôt addictive. La narration alternée est un vrai plus pour pousser le lecteur à tourner les pages, mais ici, l'écriture simple et percutante de Sarah Crossan m'a poussée à dévorer les chapitres à une allure folle.

En conclusion, « La loi du dôme » a été une excellente découverte et j'ai hâte de lire la suite !  L'intrigue m'a captivée du début à la fin, et j'ai appris à apprécier les différents personnages principaux  et secondaires au fil de leur périple.

vendredi 19 février 2016

Le Jeu du maître

Couverture Mortality Doctrine, tome 1 : Le Jeu du maître
Mortality Doctrine, tome 1 : Le Jeu du maître
de James Dashner
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 286 pages
Prix : 16.90 €

Quand le quotidien est sans intérêt, que les rêves n'existent plus, il existe la réalité virtuelle : comme la plupart des jeunes de son âge, Michael passe son temps sur le VirtNet, une plateforme tentaculaire à mi-chemin entre un jeu vidéo et un réseau social. Relié au serveur par des fils sensoriels, son cerveau baigne dans cet univers parallèle. Mais quand une série de suicides - bien réels, ceux là - intervient dans le cadre du jeu, Michael et ses amis hackers doivent se rentre à l'évidence, effrayante. L'intelligence artificielle aurait-elle pris le pas sur la réalité ?

  • Mon avis :
[.Livre à paraître le 3 mars 2016.] 

Michael passe beaucoup de temps dans le VirNet, un jeu de réalité virtuelle à mi-chemin entre le jeu vidéo et le réseau social. Michael a rencontré ses amis, Bryson et Sarah, sur le VirNet et ne les a jamais rencontrés IRL (in real life = dans la vraie vie). 
La rumeur enfle dans le VirNet : un certain Kaine serai capable de piéger les gens et de les pousser à se suicider. Certains se retrouvent à l'état de légume dans le monde réel. Cette rumeur va devenir une réalité pour nos 3 héros, le jour où une jeune fille se suicide devant Michael, arrachant son Noyau qui la relie au monde réel. 
Contactés par la sécurité du VirNet, Michael, Bryson et Sarah acceptent d'arpenter le VirNet et ses recoins les plus sombres pour retrouver la trace de Kaine.

James Dahsner nous livre un roman original qui sort des sentiers battus grâce à son thème singulier : les jeux vidéos et plus précisément l'intelligence artificielle. Toutefois, l'intrigue reste plutôt classique dans sa construction et le tout est assez linéaire. J'ai tout de suite été happée par le récit, et le dernier tiers du livre m'a tenue en haleine jusqu'au bout. Cependant, j'ai ressenti un petit "coup de mou" au milieu du roman à cause de quelques longueurs.

L'univers de James Dahsner est original et vraiment bien construit. Certes, il m'a fallu un petit temps d'adaptation avec tous ces termes techniques, mais rien d'insurmontable.  Je regrette juste que l'on n'en sache pas plus sur le monde réel. Au final, on évolue surtout au coeur du VirNet et on ne sait pas vraiment pourquoi le monde réel semble si morne et triste, à tel point que tout le monde se réfugie online.

Mon grand soucis à propos de ce livre, c'est que je n'ai pas vraiment ressenti d'émotions ou d'empathie envers les personnages. Je ne sais pas pourquoi je suis restée autant en retrait face à tout ce qu'ils vivent. Sans doute parce qu'on apprend peu de choses sur eux. Bryson et Sarah sont des personnages assez effacés, quant à Michael, même s'il est le narrateur, il nous livre trop peu souvent ses pensées, ses sentiments.

En conclusion, je dirais que « Le jeu du maître » n'a pas été à la hauteur de toutes mes espérances. Toutefois, je voudrais lire la suite et laisser une chance à cette saga. Après tout, l'univers est très intéressant et le final est bluffant ! Je suis très intriguée et j'ai envie de voir ce qui va arriver à Michael (le tome 2 est prévu pour le mois d'octobre 2016).
 

jeudi 18 février 2016

Au-delà des étoiles, tome 2

Couverture Au-delà des étoiles, tome 2 
Au-delà des étoiles, tome 2
de Beth Revis
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 437 pages
Prix : 18.50 €

Cela fait 3 mois qu’Amy a brutalement été tirée de son sommeil artificiel et que le Godspeed, le vaisseau spatial censé la conduire sur une autre planète, est devenu son seul univers. Libéré de Phydus et de ses mensonges, le vaisseau semble un temps retrouver la paix, mais très vite, le chaos menace. Alors qu’Elder, aidé d’Amy, tente de prendre le commandement et de rétablir la situation, une terrible découverte vient tout bouleverser : dans les entrailles du vaisseau se cache un terrible mystère dont dépend le sort de ses 2298 passagers. Empêtrés dans un climat de plus en plus tendu, des informations de plus en plus alarmantes et un amour de plus en plus difficile à réprimer, Amy et Elder découvrent avec horreur qu'ils sont beaucoup plus proches de leur destination qu'ils ne le croyaient et que la mission de colonisation va entrer dans une nouvelle phase... et s'accélérer !

  • Mon avis :
J'avais adoré le premier tome, à tel point que je l'avais lu en une soirée. C'était un vrai coup de coeur pour moi. L'auteur a-t-elle réussi à me convaincre de nouveau avec ce tome 2 ? C'est un grand OUI ! J'ai adoré, et j'ai hâte de lire le troisième et dernier tome de cette trilogie géniale.

Je vous conseille de ne pas lire mon avis si vous n'avez pas lu le premier tome.

Nous retrouvons le vaisseau Godspeed et ses habitants trois mois après les évènements de la fin du premier tome. Elder a pris le commandement, mais rien ne se déroule comme il le voudrait. Elder veut être un chef honnête et juste, mais la nature humaine des habitants de Godspeed va lui mettre des bâtons dans les roues. Son autorité est salement remise en cause. Quant à Amy, rejetée par tous à cause de sa différence, elle tente de se cacher d'eux. Toutefois, Orion lui a laissé des messages et il a des secrets à lui révéler. Amy va donc devoir se dévoiler un minimum et se mettra en danger.

L'auteur nous offre une histoire intense qui ne souffre d'aucun temps mort. Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer et j'ai dévoré ce tome pratiquement d'un seul coup (malheureusement, il faut bien dormir, lol). La chasse aux indices d'Amy est passionnante, à chaque vidéo, à chaque petit mot, j'avais envie d'en savoir plus. Les révélations apportées par ce jeu de piste m'ont souvent bluffée. Parallèllement à cette chasse, on suit Elder dans ses propres problèmes avec le vaisseau et les gens qui le peuplent. Rebellions, violences, défis à l'égard de l'autorité, les morts... rien ne lui sera épargné.

Fin des spoilers éventuels.

Le poids des secrets au sein du vaisseau et la situation "politique" catastrophique contribuent à renforcer ce sentiment d'oppression, de confinement. Je trouve que l'on ressent davantage ce sentiment d'urgence. Une course contre la montre se profile peu à peu, cela prend le lecteur aux tripes.

La narration alterne entre le point de vue d'Elder et celui d'Amy, comme dans le précédent opus. Cela renforce l'addction du lecteur et m'a souvent poussée à me dire "allez, encore un petit chapitre" pour me retrouver à finir le livre tard dans la nuit ;) De plus, vu que nos deux héros ne sont pas tout le temps ensemble, chaque point de vue nous éclaire sur ce qu'il se passe au sein de Godspeed.

La relation entre Amy et Elder évolue, mais j'ai apprécié que l'auteur ne les fasse pas forcément tomber dans les bras l'un de l'autre. Leur relation est compliquée, avec pas mal de secrets et de non-dits. Ils sont différents et souvent, ils n'arrivent pas à se comprendre.

En conclusion, j'ai adoré ce deuxième tome, peut-être même encore plus que le premier. L'histoire de Godspeed me passionne toujours autant et j'ai hâte de savoir ce que Beth Revis nous réserve pour la fin. D'autant plus que les dernières lignes de ce tome 2 nous laissent sur un suspense terrible :)


NIL

Couverture Nil, tome 1
NIL
de Lynne Matson
Editeur : Pocket jeunesse
Broché : 464 pages
Prix : 17.90 €

Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait : la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore : on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…

  • Mon avis :
[.Sortie aujourd'hui le 18 février 2016.]

Charley, dix-sept ans, s'évanouit sur un parking d'un centre commercial proche de chez elle, et se réveille nue comme un ver dans un désert hostile. Pendant douze jours, elle va survivre seule comme elle peut. Au douzième jour elle croise la route de Thad et Jason, habitants de la Cité avec une vingtaine d'autres personnes. Charley découvre qu'elle est en fait sur l'île de NIL, un territoire hostile, où les jeunes qui la peuplent sont arrivés ici de la même façon qu'elle. Pour repartir, elle a une année, pas plus, sinon c'est la mort assurée. Le soucis est que repartir n'est pas facile. Il faut attraper une porte, et elles apparaissent chaque jour de manière aléatoires.

Le livre pourrait se lire comme un one-shot car l'auteur nous propose une vraie fin. En effet, « NIL » pose les bases de l'univers, tout en nous offrant une vraie intrigue bien complète.
J'ai beaucoup aimé le début du roman (le côté découverte de l'île et des personnages) ainsi que la dernière partie (où l'intrigue se précise et se précipite). Toutefois, je dois bien avouer qu'au milieu du roman j'ai ressenti certaines longueurs. Ce sentiment s'est accentué à cause du fait que je n'ai pas vraiment eu d'affinités avec les personnages principaux de l'histoire et ni avec leur relation.

Malgré la jeunesse des personnages, dans l'ensemble, je les ai trouvés assez matures. Ils ont réussi à s'organiser pour survivre et font souvent preuve de sagesse et de réflexion. Il y a des éléments perturbateurs et le système n'est pas parfait (sinon il n'y aurai pas d'intérêt) mais j'ai bien aimé l'ensemble des personnages secondaires.
« NIL » m'a un peu fait penser à un mix entre « Labyrinthe » (de James Dashner), la série télévisée « Lost » et l'émission télévisée « Koh Lanta » (sans les avantages que les joueurs ont). J'ai adoré cet univers mystérieux, un peu sombre et profondément injuste. Cependant j'ai envie de chipoter et de dire que l'auteur aurait pu aller un peu plus loin et d'être moins tendre avec ses personnages ;)

Charley est une jeune femme pleine de ressources, elle tente de s'adapter à la situation au lieu de paniquer. J'ai aimé cet aspect de sa personnalité. Charley est débrouillarde et elle veut s'en sortir. En revanche, ce que j'ai moins aimé, c'est le fait qu'elle se pâme devant Thad.
Quant à Thad, c'est le beau-gosse-snowboarder un peu cliché. Pour rajouter à ce tableau, il est un leader né que tout le monde aime. Toutefois, il n'est pas méchant et se révèle être un jeune homme intelligent et prévenant. Tout comme Charley, ce que je lui reproche est son amour instantané pour l'héroïne féminine.

La relation entre Thad et Charley est vraiment trop cul-cul la praline comme on dit. Au bout de quelques jours à se fréquenter en compagnie des habitants de l'île, ils finissent par se vouer un amour éternel. Qu'ils s'apprécient et se sentent attirés l'un par l'autre, je le comprend tout à fait. Mais là, on nous fait bien comprendre que dès le premier jour, ils ont su qu'ils étaient des âmes-soeurs. Sachant qu'au final, ils passent peu de temps ensemble sur l'île (ils s'évitent un bon moment) et qu'ils ne vivent pas de folles aventures (sauf vers la fin), ça ne fait pas crédible du tout.

Pour conclure, je trouve que « NIL » est un roman non exempt de défauts, mais je dois bien avouer que j'ai passé un bon moment dans l'ensemble. De plus, l'auteur m'a vraiment intriguée sur la fin (même si c'est une vraie fin) et j'ai envie de découvrir ce qu'elle nous propose dans le deuxième tome de sa trilogie.