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lundi 5 mars 2018

Everything, everything

Couverture Everything, everything
Everything, everything
de Nicola Yoon
Editeur : Bayard
Broché : 362 pages

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

  • Mon avis :
Madeline souffre de DICS (Déficience Immunitaire Combiné Sévère). A 18 ans, elle n'a pratiquement jamais mis les pieds dehors et elle est une « enfant-bulle ». Notre héroïne a “ une vie ” seulement virtuelle grâce à internet. Lorsque des nouveaux voisins s'installent, Madeline les observe. Elle est très intriguée par le fils, Olly, qui semble avoir à peu près son âge. Au fil des jours, ils finissent par entrer en contact via tchat et e-mails. Seulement, au bout d'un moment, ces contacts brefs et virtuels ne suffisent plus à Madeline...

Concernant l'intrigue, je l'ai trouvée plutôt bien pensée et bien ficelée, même si j'avais deviné certaines choses. D'habitude, tout comprendre du récit avant la fin me gâche un peu la lecture, mais là cela l'a pas été le cas. Tant mieux n'est-ce pas ? Une chose m'a manquée dans le roman : le point de vue d'Olly. J'aurai tellement aimé avoir une narration alternée pour cette histoire !
Je voulais faire un parallèle entre ma lecture et le film, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir. Je ne pourrais donc pas me prononcer de ce côté là.

Madeline est une jeune fille très touchante. Il y a une forme d'innocence en elle que je trouve rafaîchissante. Elle m'a fait l'effet d'un personnage à l'âme pure. J'ai aimé le fait que, même si parfois l'héroïne craque, on ne se retrouve pas dans un récit trop larmoyant où l'héroïne ne fait que se plaindre de son sort. Certes, sa situation est horrible, mais j'ai apprécié le fait que l'auteur passe un peu outre cela et intègre la maladie de Madeline à son roman pour en faire une belle histoire, pas pour en faire un truc dégoulinant de tristesse.
Carla, l'infirmière qui s'occupe d'elle, est une femme adorable. Elle est comme une deuxième mère pour Madeline, même si elle a déjà une relation très fusionnelle avec sa maman.

Pour conclure, « Everything everything » n'a certes pas été un coup de coeur (à vrai dire, je ne saurai dire pourquoi exactement) mais j'ai passé un très bon moment. L'histoire est addictive, Olly est un jeune homme attachant, tout comme Madeline. Ils forment un bon duo et l'évolution de leurs sentiments est à la fois belle et romantique. Pour moi, c'est un bon roman young-adult.

Page 110 « Le temps est précieux, et c'est un manque de respect que de gaspiller celui des autres. »

dimanche 28 janvier 2018

L'ange de Marchmont hall

Couverture L'ange de Marchmont hall
L'ange de Marchmont hall
de Lucinda Riley
Editeur : Charleston
Broché : 539 pages

Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu'elle y retourne pour Noël, sur l'invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n'a aucun souvenir de la maison – le résultat de l'accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie.
Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L'inscription érodée lui indique qu'un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences.
Avec l'aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska…

  • Mon avis :
Décembre 1985, Marchmont Hall, Pays de Galles.
Greta souffre d'amnésie sélective depuis le traumatisme dont elle a été victime une vingtaine d'années plus tôt. David Marchmont est un ami qui prend soin d'elle, et cet hiver là, il décide de l'emmener à Marchmont Hall, en espérant que ces lieux familiers vont raviver sa mémoire. En faisant une balade sur le domaine, Greta tombe sur la sépulture d'un petit garçon. Cela lui cause un choc et réveille les souvenirs douloureux qu'elle avait enfouis.

L'intrigue nous emporte à la fois au moment où se déroule l'histoire (en décembre 1985) et à plusieurs moments du passé (dès octobre 1945). J'ai beaucoup aimé cette narration à plusieurs époques. C'est un roman où il se passe une foule d'évènements et où l'on suit plusieurs personnages. On n'a pas le temps de s'ennuyer et le tout est très addictif. Les destins des personnages principaux m'ont complètement fascinée.
J'ai adoré Greta, que j'ai trouvé très touchante. Elle a fait beaucoup de mauvais choix, mais justement, sa prise de conscience et son évoluion font d'elle un personnage intéressant et passionnant. Il en va de même pour David, qui est un homme dévoué, courageux et loyal durant toutes ces années.

Lucinda Riley réussi avec brio à nous tenir en haleine jusqu'au bout, en intégrant une partie "thriller" et psychologique à son roman. C'est un aspect de sa plume que je ne connaissais pas, étant donné que j'ai lu ses romans un peu plus "joyeux" (la saga « Les Sept Soeurs » par exemple).
J'ai vécu cette aventure à fond, comme si j'étais un petit animal (une petite souris? un petit insecte?) placé sur l'épaule des protagonistes. J'ai été émue, j'ai souri, et j'ai également ressenti de la colère envers certains évènements et personnages. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Lucinda Riley nous livre un roman riche en émotions.

Pour conclure, avec « L'ange de Marchmont Hall », l'auteure nous propose une intrigue familiale terriblement prenante, à la fois belle et tragique. Lucina Riley m'a transportée à la fois à travers les lieux et à travers le temps, dans cette histoire profondément émouvante sur fond de secrets et drames familiaux. J'ai dévoré ces (presque) six-cent pages en un rien de temps.

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vendredi 19 janvier 2018

Lucky Harbor, tome 4 : Passionnément

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Lucky Harbor, tome 4 : Passionnément
de Jill Shalvis
Editeur : Milady
Poche : 471 pages

Et si on jouait au docteur ?
Mallory en a assez d’être la gentille petite infirmière dévouée. Elle rêve du grand frisson. Ty traîne dans les parages de Lucky Harbor, et pourrait bien exaucer son rêve le plus cher…
Le « beau gosse » de service n’est que de passage, ce qui convient parfaitement à Mallory. La jeune fille bien rangée laisse place à une séductrice délurée et réveille en lui des désirs inavouables. Pour la première fois de sa vie, Ty ne peut se résoudre à mettre les voiles. Depuis quand le hasard fait-il si bien les choses ? À Lucky Harbor, tous les espoirs sont permis…

  • Mon avis :
L'intrigue ne révolutionne pas le genre littéraire, mais elle est sympathique à suivre, au moins pendant la première moitié du roman. Ensuite, je me suis un peu ennuyée et j'ai trouvé que l'intrigue tournait un peu en rond. C'est dommage car j'ai adoré les deux personnages principaux.
Au niveau des personnages secondaires, après le trio formé par Chloé, Tara et Maddie dans les trois premiers tomes, nous assistons à la naissance d'un nouveau trio avec Mallory, Amy et Grace. Je dois dire que je préfère cette nouvelle équipe, “ les accros au chocolat ”. Il n'y a pas d'animosité entre elles et elles sont vraiment drôles.

« Lucky Harbor, tome 4 : Passionnément » est un roman plein d'humour. En effet, le duo formé par Mallory et Ty est plaisant à suivre, notamment parce qu'ils ont chacun beaucoup de répartie et nous offrent des scènes cocasses et des joutes verbales très drôles. 
Mallory est infirmière aux urgences. Elle est compatissante, drôle, chaleureuse, attentionnée et elle a du cran. J'ai adoré ce personnage, c'est une jeune femme qu'on adorerait tous avoir pour amie.
Quant à Ty, sur le papier, il a vraiment tout pour plaire. C'est un bel homme, qui a l'air gentil même s'il est distant avec le monde, débrouillard et surtout mystérieux. Malgré lui, il fait tourner en bourrique les habitants de Lucky Harbor qui le surnomment “ beau gosse ” et qui veulent en savoir plus sur lui et sont à l'affût de la moindre information. C'est un ancien secouriste des forces spéciales de la marine et suite à une blessure, il est en ville depuis 6 mois pour sa convalescence.

J'aime beaucoup les habitants de Lucky Harbor, qui forment notre galerie de personnages secondaires. Nous les croisons de temps en temps, sans vraiment apprendre à les connaître mais il se dégage tout de même une atmosphère chaleureuse comme je les aime grâce à ces personnages.

En conclusion, ce quatrième tome de la saga « Lucky Harbor » ne fait certes pas partie de mes préféré, mais j'ai tout de même passé un bon moment. Le duo formé par Mallory et Ty m'a beaucoup fait sourire et ils m'ont attendrie tous les deux. Toutefois, à mon sens, l'intrigue souffre de certaines longueurs, ce qui m'a empêché de pleinement apprécier ce quatrième opus.

Je précise que vous pouvez lire ce quatrième tome sans avoir lu les trois premiers, car c'est un arc narratif totalement différent.

mercredi 17 janvier 2018

Les hommes du duc, tome 2 : Quand la passion l'emporte

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Les hommes du duc, tome 2 : Quand la passion l'emporte
de Sabrina Jeffries
Editeur : J'ai lu
Collection : Aventures et passions
Poche : 384 pages

Nouveau venu chez Manton Investigations, Victor Cale se voit confier une première mission qui le conduit à Edimbourg, où il doit enquêter sur une jolie veuve, joaillière, à qui un jeune aristocrate naïf a promis le mariage. Surprise, Mme Franke n'est autre qu'Isabella, son épouse ! Faussaire de génie, elle a subtilisé des bijoux de grande valeur avant de disparaître dans la nature dix ans plus tôt. Depuis, Victor rumine sa vengeance.
Aujourd'hui, il est bien décidé à confondre cette intrigante. Mais la jeune fille effacée d'antan est devenue une femme de tête sûre d'elle, dont la beauté sensuelle ne tarde pas à l'embraser...

  • Mon avis :
J'avais beaucoup aimé le premier tome de la saga « Oublions le passé », c'est donc tout naturellement que j'ai voulu lire la suite. Ai-je trouvé le deuxième tome aussi bien que le premier ? Malheureusement, mon bilan est plutôt mitigé.

L'intrigue de ce roman est, au départ, très bonne et prometteuse. Le récit devient soporifique, je me suis vraiment ennuyée une bonne partie de ma lecture. Pourtant, le cadre avait tout pour me plaire : une enquête de bijoux volés, une intrigue où l'héroïne se retrouve à devoir jouer un double jeu, ainsi qu'une romance particulière car le duo Victor/Isabella se connaît déjà. 
Habituellement, j'aime beaucoup les romances lorsque les couples ont déjà vécu une histoire, qu'ils se retrouvent séparés pour X raison, et qui finissent par se redécouvrir. Généralement, c'est plus intense, plus crédible, les sentiments sont amplifiés... Malheureusement, je n'ai rien ressenti de tout cela avec Isabella et Victor. Ce qui pose problème, étant donné que l'intrigue concernant l'enquête n'est pas aussi palpitante qu'espéré, et que l'auteur se concentre sur sa romance.
L'enquête de Victor est assez vite écourtée, tout comme le mystère qui entoure nos deux personnages. Leurs secrets nous sont rapidement révélés, si bien que l'on fini par s'ennuyer, étant donné que l'on n'a rien à découvrir.

Isabella est une jeune femme courageuse, déterminée et débrouillarde. L'auteure m'a touchée avec l'histoire personnelle de son héroïne. Isabella aime toujours Victor, ça se sent, et elle lui ouvre de nouveau peu à peu son coeur, malgré elle. Même si leur romance ne m'a pas transportée, j'ai quand même posé un regard attendri sur ces deux personnages.
L'histoire personnelle de Victor a été abordée dans le premier tome et je l'avais adorée. J'étais impatiente de le retrouver dans sa propre intrigue, et j'avoue être un peu déçue. Je l'imaginais autrement. Je l'ai trouvé assez effacé comme homme. Ce qui fait que, malgré sa tendresse évidente pour Isabella, je n'ai pas été spécialement charmée par son caractère.

En conclusion, « Quand la passion l'emporte » n'a pas su totalement me séduire. L'intrigue est très bonne au départ, mais je trouve qu'elle finit par s'essoufler et c'est dommage. Toutefois, je ne vais pas rester sur cette impression et je vais lire la suite, que j'ai déjà en ma possession.  Dans le prochain tome j'espère retrouver une histoire avec un peu plus de panache (comme dans le premier tome).

www.jailupourelle.com/

mardi 16 janvier 2018

Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper

Couverture Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper
Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper
de Phaedra Patrick
Editeur : Milady
Poche : 377 pages

Un an après la mort de Miriam, Arthur consent enfin à se séparer des affaires de sa défunte épouse. Il découvre alors un bracelet qu’il n’avait jamais vu, et les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ?

  • Mon avis :
Arthur Pepper est un vieil homme de 70 ans, un homme à la vie réglée comme du papier à musique. Le jour de l'anniversaire de la mort de sa femme Miriam, il se décide à se séparer de ses affaires, espérant ainsi aller de l'avant et alléger, si possible, son fardeau. Arthur tombe sur un bracelet qu'il n'a jamais vu au poignet de sa femme, orné de 9 breloques mystérieuses. Sur l'une d'elle, il trouve un numéro de téléphone. Arthur rumine pendant quelques jours, puis se décide à mener l'enquête sur le passé de Miriam. Que va-t-il découvrir sur sa femme avec qui il partageait sa vie depuis 40 ans ?

Le thème du deuil est, selon moi, très bien abordé. C'est triste car grâce à la plume de l'auteur on ressent tout le désarroi de son personnage, mais pas au point de se sentir désespéré. Dans son attitude et ses réflexions, Arthur apporte une vraie fraîcheur, et Phaedra Patrick nous offre un roman porteur d'espoir.
De plus, le thème du deuil n'est pas le thème central du récit. Nous suivons avant tout Arthur dans sa enquête et sa soif de vérité. C'est toute une aventure que vit notre personnage, pour notre plus grand plaisir. Certains passages sont abracadabrandestes, mais au fond, ce n'est pas grave. Cela nous fait sourire et nous permet d'avoir des scènes vraiment drôles.
Quelque part, Arthur et son histoire m'ont fait pensé au film d'animation Disney « Là-haut » avec Monsieur Friedricksen.

Les protagonistes de ce roman sont tous très attachants. Cela vient de leur passé et leurs histoires personnelles, mais pas seulement.
S'il était de mon âge, je pourrais dire que je suis tombée amoureuse du personnage d'Arthur. C'est un vieil homme diablement touchant. On le voit évoluer sous nos yeux, passant par des moments de doute, de désespoir, de bonheur, d'interrogation. Arthur apprend qu'il peut être heureux sans Miriam, même si cela ne sera jamais parfait étant donné qu'elle est l'amour de sa vie.
On apprend à connaître Miriam à travers les yeux d'Arthur et tous les personnages du passé de sa femme qu'il rencontre. Cela a été un peu compliqué pour moi de m'attacher à elle, j'ignore si c'est parce qu'elle est un personnage à la fois absent physiquement et omniprésent dans l'esprit des protagonistes de l'histoire.
Quant à Bernadette, la voisine d'Arthur, c'est une femme douce et gentille. Elle est envahissante mais elle a vraiment le coeur sur la main. Bernadette fait preuve d'une grande patience et de compréhension envers Arthur. J'ai également bien aimé son fils, qu'on ne voit certes pas beaucoup mais qui nous offre quelques scènes cocasses en compagnie d'Arthur.

Je n'ai pas envie de vous en dire trop sur les personnages, sur leurs histoires personnelles ou sur l'aventure d'Arthur. Je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il faut découvrir soi même.

En conclusion, avec « Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper » Phaedra Patrick nous offre une histoire émouvante. Arthur est un vieil homme triste qui va découvrir le passé de sa femme Miriam, mais aussi le fait qu'il doit apprendre à vivre et à être heureux sans elle à ses côtés. Quelque part, « Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper » est un roman feel-good.

samedi 13 janvier 2018

Wonder

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Wonder
de R.J. Palacio
Editeur : Pocket jeunesse
Poche : 502 pages

"Je m'appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire."
Né avec une malformation faciale, Auggie n'est jamais allé à l'école. A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège... Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux, malgré tout ?

  • Mon avis (en quelques mots) :
August, alias Auggie, est un petit garçon âgé de dix ans né avec une malformation faciale. Il a subit plusieurs opérations, mais il sera toujours différent. Pourtant, à l'intérieur, c'est un jeune garçon comme tous les autres. Maintenant que les opérations vont s'espacer, il serait capable de suivre un enseignement scolaire classique, à l'école, au lieu de faire l'école à la maison avec sa mère. Au départ hermétique à cette idée, Auggie finit par accepter d'entrer au collège en classe de sixième.

Nous suivons donc Auggie dans cette aventure, à la fois terrifiante et merveilleuse. J'ai eu la gorge serrée pratiquement à chaque chapitre de ce roman. L'auteur nous offre une histoire magnifique portée par des personnages qui le sont tout autant.
Certaines scènes m'ont brisé le coeur. Les enfants peuvent se montrer vraiment cruels et cons, mais les adultes aussi et ils n'ont, à mon sens, aucune excuse. L'histoire d'Auggie m'a certes fait pleurer mais elle m'a également donnée le sourire, notamment grâce à ses superbes personnages et de beaux moments (don la fin fait partie même si elle fait un peu " bisounours").

Nous suivons l'intrigue du point de vue d'August, mais également celui de sa soeur Olivia, le petit ami de celle-ci et ses nouveaux amis au collège. Cette fresque de protagonistes nous permet de voir comment August est perçu par ses proches, de voir à quel point il illumine leur vie et à quel point il est aimé.

Auggie est un personnage adorable que j'ai adoré. Il a beaucoup d'amour et fait parfois preuve d'auto dérision, quitte à mettre certains mal à l'aise, ce qui m'a amenée à sourire un bon nombre de fois. August est donc drôle, mais aussi intelligent, attendrissant, brave, et terriblement attachant.

C'est un livre que l'on devrait faire lire à tous les collégiens pour aborder des thèmes forts et les faire réfléchir sur : le harcèlement, le handicap, la différence, l'amour, l'amitié, le pardon, le partage... 
 
 "Nous portons tous en nous, en tant qu'humains, non seulement la capacité d'être bons, mais aussi la liberté de choisir la bonté." (page 480)

vendredi 12 janvier 2018

Le garçon en pyjama rayé

Couverture Le garçon en pyjama rayé
Le garçon en pyjama rayé
de John Boyne
Editeur : Folio jeunesse
Poche : 202 pages

Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu'il s'agit de l'histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l'autre côté d'une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister.

  • Mon avis (en quelques mots) :
Ce roman jeunesse est bouleversant ! L'auteur y traite le sujet des camps de concentration mais d'une façon bien singulière, à travers les yeux d'un jeune allemand qui n'est au courant de rien concernant la guerre et l'extermination des populations.

Nous suivons Bruno, neuf ans, qui doit quitter sa maison de Berlin avec sa mère, sa soeur, et son père qui travaille pour le "Fourreur". Ils déménagent à "Hoche Vite", où leur maison est plutôt agréable, mais de l'autre côté de la clôture, Bruno se rend compte que l'atmosphère est sinistre. Il se pose des questions, mais n'a aucune réponse. Il décide donc d'aller se promener le long de cette clôture et c'est là qu'il fait la connaissance de Schmuel, qui a son âge, mais il est toujours triste, sale et affamé.

Bien que l'horreur ne nous soit pas décrite directement, nous en tant qu'adulte-lecteur, nous savons ce qui s'est passé durant cette période. J'ai été très touchée non seulement par les personnages, mais également par rapport à la singularité du traitement de l'histoire. C'est une période sombre de l'humanité et je me demande toujours comment des êtres humains ont pu faire ça à d'autres :(

On peut regretter la naïveté un peu trop forte de Bruno, ou le fait que l'histoire ne soit pas hyper approfondie. Toutefois, il faut garder à l'esprit que c'est un roman pour les très jeunes lecteurs, à partir de 9 ans.

mardi 2 janvier 2018

Aux livres exquis

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Aux livres exquis
de Fanny Vandermeersch 
Editeur : Charleston
Broché : 178 pages

Chloé n'aime pas la routine. Maman d'un enfant, mariée à un homme qu'elle ne voit jamais, elle refuse de rester la gentille femme au foyer qui attend son mari - infidèle.
Quand elle lit dans le journal qu'un café littéraire, "Les livres exquis" cherche une serveuse en CDD, c'est le rêve.
Or, si elle s'entend à merveille avec le comptable, les débuts sont difficiles avec le patron, David.
Et quand elle découvre son portrait dessiné à plusieurs reprises dans le carnet d'une cliente mystérieuse qui s'est volatilisée, elle comprend qu'elle arrive à un tournant de sa vie.
Entre muffins brûlés, énigme, crises de larmes, de rire, voyage au Maroc, révélations sur le décès de sa mère et découvertes de ses origines, la vie de notre héroïne ne sera plus la même.

  • Mon avis
Chloé est une jeune maman délaissée par son mari qui ne vit que pour son boulot et n'est jamais là. Et en plus, il est désagréable et se paye le culot d'être infidèle ! Pour ne pas se morfondre, Chloé prend les choses en main et trouve un CDD dans un café littéraire. Elle s'entend très bien avec Tristan (le comptable) et Morgane (la fille qu'elle va remplacer), mais la communication est très difficile avec David, le patron. Il est perpétuellement en colère depuis que sa femme n'est plus dans le paysage et agit comme un vrai con et un ours mal léché avec Chloé. Toutefois, les choses vont peu à peu changer...

« Aux livres exquis » est un roman feel-good vraiment agréable. J'ai passé un bon moment en compagnie de Chloé et ses acolytes. Des thèmes intéressants sont abordés et les personnages sont vraiment plaisants. Même les plus "cons" se révèlent attachants lorsque leur passé nous est révélé.
La plume de Fanny Vandermeersch est très agréable et le pages défilent très vite grâce à la fluidité de l'écriture de l'auteure.

Toutefois, ce roman est, selon moi, bien trop "superficiel" sur plusieurs aspects (le mot est fort, mais je n'en ai pas trouvé d'autre). L'intrigue est certes intéressante, mais trop prévisible et manque de développement par moments. Si bien que, concernant les relations entre les personnages, tout va trop vite. Ils s'aiment trop vite et trop fort, que ce soit en amitié ou en amour, sans que l'on comprenne comment ils en sont arrivés là. Le café littéraire est lui aussi sous développé, pourtant c'est une idée vraiment chouette et que j'ai adorée.

L'aspect "superficiel" du roman était inévitable vu le nombre de pages. C'est bien entendu mieux qu'une nouvelle (où rien n'est développé la plupart du temps) mais pas aussi bien qu'un long roman. J'ai bien conscience que c'est une observation toute personnelle. C'est avant tout un avis par rapport à tous les livres que j'ai pu lire, et ce dans tous les formats : romans pavés de + de 1000 pages, romans moyens avoisinant les 300/400 pages, les nouvelles très courtes ou un peu plus longues... Pour moi, dans un roman court de moins de 200 pages, on ne peut pas développer une intrigue et ses personnages et leurs relations. Il y a forcément un côté qui pêche (un même plusieurs).

En conclusion, « Aux livres exquis » est un roman feel-good mais qui, pour moi, reste trop en surface des choses. Même si Fanny Vandermeersch ne m'a pas conquise à 100% avec ce roman, elle m'a charmée avec sa plume. Je lirais très volontiers ses prochains ouvrages.

Mercy Thompson, tome 10 : L'épreuve du silence

Couverture Mercy Thompson, tome 10 : L'épreuve du silence 
Mercy Thompson, tome 10 : L'épreuve du silence
de Patricia Briggs 
Editeur : Bragelonne 
Broché : 408 ages

Enlevée par l’un des plus puissants vampires au monde, retenue en otage afin de manipuler son mari, le loup-garou Adam, et la reine des vampires des Tri-Cities, Mercy parvient à échapper à son ravisseur de justesse. Seule et désarmée au beau milieu de l’Europe, à des milliers de kilomètres des siens, Mercy doit se frayer un chemin entre ennemis et alliés potentiels, et éviter de déclencher la guerre qui gronde entre loups-garous et vampires, et dresseraient les meutes les unes contre les autres. Et au cœur de la cité millénaire de Prague, les fantômes rôdent…

  • Mon avis :
La scène d'ouverture de ce dixième tome m'a beaucoup plu. Une grande partie de la meute est là, ils sont ensemble, l'ambiance est bon enfant, c'est chaleureux, on sent qu'ils s'aiment tous. J’ai eu l'impression de retrouver de la famille ou des amis proches. Ça donne tout de suite le sourire aux lèvres et je savais que j'allais adorer ma lecture!  Toutefois, on se doute bien que cela ne va pas durer et en effet, les ennuis débarquent vite. Mercy se fait percuter au volant de son 4x4 et elle se fait enlever.

L'univers créé par Patricia Briggs s'enrichit toujours, et ce même après dix tomes. J'ai également été ravie d'en apprendre plus sur Mercy et ses pouvoirs. Notre héroïne a encore des surprises pour nous, et on apprend tout cela en même temps qu'elle.
Ce tome est différent des autres de part sa construction. Les chapitres ne se suivent pas tout à fait chronologiquement, on change de narrateurs et de moment où l'action se passe. J'ai bien aimé ce changement, même s'il demande une concentration plus importante. C'est original et bien maîtrisé par l'auteur.
Certains passages m'ont paru un peu trop longs, mais rien de bien méchant, cela n'a pas été jusqu'à l'ennui. L'intrigue générale m'a plu, l'action n'est pas omniprésente mais il y a presque toujours des rebondissements intéressants.
J'ajoute aussi que j'ai trouvé ça vraiment chouette de quitter temporairement le paysage des Etats-Unis. J'aime beaucoup ce pays, mais c'était intéressant de découvrir l'Europte à travers les yeux de Patricia Briggs.

Mercy est mise à l'épreuve dans ce tome. Comme son nom l'indique (je vous rappelle que ce tome s'intitule "L'épreuve du silence"),  notre héroïne va se retrouver isolée une bonne partie du récit (je ne vous spoile pas, on s'en doute vu le titre du livre et vu les premiers événements dans les premiers chapitres). On voit bien que Mercy a évolué et a changé. Avant, dans les premiers tomes, elle aurait eu du mal à supporter cette situation. Désormais, elle ne fait certes pas la fière, mais elle essaie de maîtriser au maximum ses émotions et sa panique, et elle met toute son énergie à tenter de s'en sortir. C'est devenue une jeune femme très courageuse, beaucoup plus sûre d'elle et de ses capacités.

Tout comme dans le neuvième tome, Adam m'a beaucoup touchée. Son amour pour Mercy semble infini. Il a une grande place dans cet opus et j'ai adoré le suivre.
Les personnages secondaires sont eux aussi intéressants, car ils donnent une dimension particulière au récit. En effet, on a surtout affaire aux "méchants", mais j'ai vraiment apprécié leurs personnalités différentes (sauf quand ils s'en prennent directement à Mercy bien sûr). D'ailleurs, j'espère en revoir certains.

En conclusion, j'ai beaucoup aimé "L'épreuve du silence". Il y a certes des moments où je n'ai pas été transportée, mais une fois ma lecture finie et en y repensant dans sa globalité, je dois dire que j'ai vraiment adoré ce dixième opus. L'auteur a su se renouveler, enrichir à la fois son univers et ses personnages, tout en nous offrant une histoire intrigante et également intéressante du point de vue de la psychologie de Mercy.

mercredi 13 décembre 2017

Y aura-t-il trop de neige à Noël ?

Y aura-t-il trop de neige à Noël ? De Marie Vareille, Sophie Henrionnet, Isabelle Alexis, Tonie Behar, Marianne Levy et Adèle Bréau - Éditions Charleston 
Y aura-t-il trop de neige à Noël ?
Collectif d'auteurs #TeamRomCom
Editeur : Charleston 
Poche : 288 pages
Prix : 6.50 €

  • Mon avis :
Ce livre renferme douze nouvelles qui se déroulent toutes pendant la période de Noël. Dans une première partie, nous découvrons les personnages de six nouvelles. Puis dans une seconde partie, nous découvrons ces mêmes personnages un an plus tard. J'ai beaucoup aimé le principe et la couverture est sublime, c'est pourquoi j'ai voulu me lancer dans l'aventure. Malheureusement, j'ai refermé ce livre assez déçue. 

« Crush et Crash » et « Une partie de plaisir » (de Isabelle Alexis) :
La première partie n'était certes pas sensationnelle à mes yeux, car trop abracadabrantesque. Toutefois, je me demandais bien comment cela allait se terminer. Je dois avouer que les vengeances d'ex, ça minsupporte (et c'est encore pire quand ils sont de mauvaise foi). Ça me donne envie de baffer les personnages. 
Je connaissais la plume d'Isabelle Alexis dont j'ai lu le roman "Je n'irai pas chez le psy pour ce con!" et qui m'avait bien fait rire en 2010.

« Y aura-t-il trop de neige à Noël ? » et « Le réveillon était presque parfait » (de Tonie Behar) :
Avec cette histoire, nous avons aussi notre dose de farfelu concernant les événements. Pourmoi, le rapprochement entre les 2 protagonistes est trop soudain. C'est un peu pareil dans « Cap ? » (de Marie Vareille) mais, bizarrement, ça ne m'a pas fait le même effet. Je pense que cela doit venir de l'écriture. Et puis les héroïnes n'ont pas le même caractère. Celle de Marie Vareille fait douce et gentille, juste un peu paumée. Tandis que celle de ... fait vraiment "pétasse chiante" (oups, j'ai dit un gros mot, lol).
La conclusion est elle aussi trop rapide, et c'est dommage car j'ai préféré la deuxième moitié.

« Le marché de Noël » et « Le brie de Noël » (de Adèle Bréau) :
Je trouve que l'auteur a eu une très bonne idée pour son histoire, même si je trouve que cela n'a pas été assez abouti sur un certain point (la famille de l'héroïne). La deuxième nouvelle se finit trop tôt, j'aurai aimé avoir des explications.

« La théorie du pingouin » et « Tu bluffes Martoni » (de Sophie Henrionnet) : 
Je n'ai pas trop aimé la première partie, car l'histoire fait un peu "listing" et j'ai horreur des hashtag dans un roman, surtout quand on en abuse. Pour moi, c'est comme si un auteur utilisait les termes "lol, mdr, jtm" lorsqu'on est en pleine narration. Ça me hérisse les poils des bras. Toutefois, je tiens à souligner que j'ai bien aimé la deuxième partie.  

« Keep calm & love christmas » et « Christmas thérapie » (de Marianne Lévy) : 
J'ai beaucoup aimé l'histoire de Sam Miller, 38 ans, célibataire et adepte malgré lui des plans galère de sa soeur qui veut le caser chaque année. Il fait la rencontre de sa cendrillon dans un ascenseur et un quiproquo va les séparer. C'est une histoire romantique comme je les aime. 
 
« Cap ? » et « Christmas latte » (de Marie Vareille) : 
J'aime beaucoup Marie Vareille et ça se confirme avec son histoire. C'est doux, romantique, c'est tout à fait dans l'esprit de Noël comme j'imagine le lire dans un livre. L'héroïne est attachante, l'histoire émouvante. L'auteur a réveillé mon côté fleur bleue.

Au final, comme vous avez pu vous en rendre compte, j'ai été globalement déçue par cet ouvrage. Je m'attendais à tellement mieux, tellement plus émouvant et romantique ! Je suis tout de même contente d'avoir retrouvé la plume de Marie Vareille, et d'avoir découvert celles d'Adèle Bréau et Marianne Lévy.
 
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