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mardi 15 mai 2018

Un appartement à Paris

Couverture Un appartement à Paris 
Un appartement à Paris
de Guillaume Musso
Editeur : Pocket
Poche : 544 pages

Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler.
À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

  • Mon avis :
Madeline, ex flic déprimée, loue un appartement à Paris pour s'isoler et se ressourcer. Gaspard, dramaturge casse pieds, loue un logement dans la capitale pour s'isoler et travailler. Malhreuseument pour eux, ils se retrouvent à avoir loué le même appartement, un atelier d'artiste. Madeline se fait embaucher pour retrouver les derniers tableaux du peintre, et Gaspard se retrouve malgré lui à mener l'enquête, intrigué par la vie de l'artiste. Madeline et Gaspard ont du mal à se supporter, mais ils vont tout de même devoir y parvenir pour enquêter.

Cela fait des années que je n'ai pas ouvert un roman de Guillaume Musso (le dernier était « L'appel de l'ange » à sa sortie poche en 2012), pourtant, j'ai lu pas mal de ses livres étant adolescente et je les avais beaucoup aimés pour la plupart. Malheureusement, « Un appartement à Paris » ne m'a pas vraiment plu.
L'intrigue est assez lente à démarrer, mais elle devient vraiment intéressante pratiquement au milieu du récit. C'est un peu tardif mais après tout, si la suite se révèle bonne, je me dis que tout n'est pas perdu. Pour moi, ça n'a pas été le cas. Je n'ai pas été prise par le récit, ni par les évènements qui s'y déroulaient. De plus, certains évènements sont assez tirés par les cheveux, ils manquent de crédibilité et la fin... je l'ai trouvée vraiment trop facile !
Petit bémol supplémentaire, l'art et l'univers des artistes ne sont pas vraiment mon truc. Du coup, tout ce qui est références à cet univers, ça ne m'a pas parlé plus que ça. J'ai même trouvé certaines informations complètement inutiles.

Je ne suis généralement pas contre les personnages antipathiques, il m'arrive même d'en apprécier dans certains romans. Toutefois, lorsqu'il s'agit de personnages principaux, c'est généralement difficile, puisqu'on se les coltine tout le roman... Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé Madeline ni Gaspard.
Gaspard est un homme qui vit la plupart du temps en dehors de la société et de ses règles. Quatre vingt-dix pour cent du temps, c'est un gros con cynique (désolée, mais c'est vrai !) qui a des réactions et réflexions complètement hallucinantes.
Quant à Madeline, elle a été flic pendant plusieurs années, à la brigade criminelle de Manchester puis New York, bossant même sur les affaires qu'on appelle "cold case". Je l'ai trouvée assez fade comme femme, et je n'ai pas réussi à m'attacher à elle et à compatir à ses malheurs. Pourtant, c'est le personnage principal de « L'appel de l'ange » et je me souviens l'avoir beaucoup aimée. Comme quoi, le recyclage de personnages n'est peut-être pas toujours bon... Ou alors mes goûts ont fortement évolués depuis ces dernières années ;)
Nos deux héros baladent tous les deux de grosses casseroles et de gros bagages émotionnels. Ils sont clairement abîmés par la vie. Pourtant, cela n'a pas suffit à augmenter leur capital sympathie à mes yeux.

En conclusion, l'histoire de « Un appartement à Paris » m'a intriguée, mais elle est loin de m'avoir passionnée. De plus, je n'ai pas apprécié les personnages principaux, du coup cela m'a rendu la lecture plutôt difficile. Heureusement que la plume de Guillaume Musso est simple, fluide et qu'elle va à l'essentiel. Je pense que sans cela, je n'aurai pas pu aller jusqu'au bout de ma lecture.

mercredi 2 août 2017

Les aventures improbables de Julie Dumont

Couverture Les aventures improbables de Julie Dumont 
Les aventures improbables de Julie Dumont
de Cassandra O'Donnell 
Editeur : J'ai lu
Poche : 384 pages

Julie Dumont, parisienne, est célibataire. En chemin pour l'anniversaire de mariage de ses parents en Normandie, elle est témoin d'une étrange scène : un homme est jeté d'une voiture et s'enfuit. En conduisant cet inconnu à l'hôpital, elle comprend qu'il s'agit d'un journaliste qui enquête sur un meurtre.

  • Mon avis :
J'ai connu la plume de Cassandra O'Donnell avec sa série d'urban fantasy « Rebecca Kean » et je l'ai adorée. J'ai également lu sa série de romance historique « Les soeurs Charbrey », que j'ai également beaucoup aimée. C'est donc avec impatience et curiosité que je voulais découvrir Cassandra O'Donnell dans un autre style : le roman "policier" avec un brin d'humour.

Julie Dumont, vingt-six ans et célibataire (au grand dam de sa mère), est une journaliste parisienne pour la presse féminine. Alors qu'elle est à la station essence, en route pour la Normandie pour l'anniversaire de mariage de ses parents, Julie assiste à une scène digne d'un film de mafieux. Un homme se fait jeter d'une voiture, il est dans un sale état et s'est fait tabasser. Lorsque Julie emmène Benjamin à l'hôpital, elle apprend qu'il est journaliste et enquête sur le meurtre de quelqu'un du coin (Mathilde, la fille de la plus puissante et la plus riche famille de la ville). Très vite, Julie se retrouve mêlée à l'enquête et décide d'aider Benjamin dans ses investigations.

Julie est une héroïne originale et pleine d'esprit, qui se laisse souvent emporter par ses émotions. Je l'ai tout simplement adorée, même si elle est loin d'être parfaite. Son brin de folie lui cause souvent des problèmes, pour le bien de l'intrigue mais certainement pas pour notre bien (j'ai eu envie de lui crier dessus ou de la secouer, cette petite Julie !). Elle est un vrai cataclysme ambulant, il lui arrive toujours des tuiles. Ceci dit, c'est souvent drôle !

J'ai également adoré la galerie de personnages secondaires. Le père de Julie a un côté adorable, tandis que sa mère est vraiment à baffer (et on adore pester contre elle). Le grand-père est mon protagoniste secondaire préféré ! Il est drôle et son tempérament de feu nous offre des situations cocasses hilarantes.

L'enquête avance doucement, mais je ne me suis pas ennuyée. On découvre les indices en même temps que Julie et j'ai beaucoup aimé cet aspect du récit. Cela permet de réfléchir en même temps qu'elle. Malgré les morts qui s'accumulent, l'ambiance du roman reste assez légère, notamment grâce à l'humour. L'équilibre entre l'enquête, la romance et l'aspect humoristique du roman est bien dosé. J'ai eu de gros doutes sur le coupable dès le début, mais les différentes pistes empruntées et les différents mobiles abordées, nous poussent à orienter nos doutes vers pas mal de personnages. Cela rend le récit vraiment vivant et accrocheur.

En conclusion, « Les aventures improbables de Julie Dumont » est un roman avec lequel j'ai passé un super moment, à mi chemin entre l'intrigue policière et la comédie romantique. L'histoire, parfois abracadabrantesque, m'a passionnée jusqu'au bout et l'humour de l'héroïne ainsi que ses péripéties m'ont beaucoup fait sourire. J'espère qu'il y aura une suite !

lundi 3 octobre 2016

KGI, tome 08 : Haute tension

Couverture KGI, tome 08 : Haute tension
KGI, tome 08 : Haute tension
de Maya Banks
Editeur : Milady
Poche : 480 pages
Prix : 7.90 €

Donovan Kelly s’est toujours battu pour défendre la justice. Au fil des missions, il a été le témoin des séquelles physiques et psychologiques subies par les siens, ainsi que des vies innocentes fauchées. Mais il ne s’attendait pas à ce que sa nouvelle mission se déroule chez lui, ni qu’elle prendrait un tour aussi personnel...
Lorsqu’une belle inconnue s’installe dans cette ville isolée qu’est Kentucky Lake, Donovan se doute qu’elle fuit un sombre passé. Il va devoir faire appel à tous les moyens dont il dispose s’il veut sauver cette femme qui pourrait changer sa vie.

  • Mon avis :
Lorsque Rusty (la soeur adoptive de Donovan) embauche Travis, elle est loin de se douter que tout cela va se transformer en mission pour ses frères, qui forment le KGI, et surtout pour Donovan. Travis est un adolescent en fuite, sur la défensive et en le regardant, Rusty se revoit quelques années plus tôt. Rusty demande de l'aide à son frère, et avec Donovan ils vont tenter d'aider au mieux Travis et ses deux soeurs Evie et Cammie.

L'intrigue est plaisante à suivre, même si elle souffre d'un gros coup de mou au niveau du milieu du livre. Les missions de l'équipe KGI sont toujours prenantes. Dans ce tome, c'est plutôt une mission passive, mais cela ne l'empêche pas d'être très addictive.

Individuellement, j'ai bien aimé Donovan et Evie.
Donovan est un vrai geek de l'organisation. Il voit ses frères se caser les uns après les autres et avoir des enfants, et quelque part, ça le peine, car lui n'a pas trouvé l'âme soeur. C'est un homme attentionné, gentil, protecteur. Il est également déterminé et lorsqu'il se met une idée en tête, il va jusqu'au bout.
Quant à Evie, c'est une jeune femme certes perturbée, mais très attachante. Son passé (dont on nous dévoile les faits peu à peu) fait vraiment froid dans le dos. Evie est très protectrice envers son frère et sa soeur, elle est prête à tout pour les protéger, y compris à se sacrifier.

Donovan et Evie forment un duo un brin énervant, car il y a un peu trop de mièvrerie à mon goût dans leur relation. J'ai levé les yeux au ciel plus d'une dizaine de fois pendant ma lecture. De plus, cela va bien trop vite entre eux. Certes, dans les romantic-suspens, le rapprochement entre les héros est souvent rapide, c'est le style qui veut ça (l'action, la tension, la promiscuité). Si je peux comprendre qu'on se sente instantanément attiré par quelqu'un, je ne comprends pas que l'on puisse se vouer un amour éternel au bout de deux jours et un bisou. On a là une grosse perte de crédibilité, c'est dommage. De plus, quelques scènes m'ont fait sortir de mes gonds, surtout lorsque Donovan "manipule" Evie en impliquant les enfants, pour lui "imposer" ses sentiments.

Heureusement, les personnages secondaires prennent une grande place dans l’intrigue et sont intrinsèquement mêlés à l'histoire. J'ai beaucoup aimé le fait que le récit mêle plusieurs mini intrigues, ça enrichit l'histoire.
J'ai tout de suite aimé la fratrie Kelly, et à chaque tome qui passe, je les aime encore plus. Leur famille est aimante, soudée, dont les membres se taquinent sans cesse. Les Kelly forment une famille loyale, affectueuse et soudée.

En somme, ce n'est certes pas le meilleur de la série KGI mais j'ai tout de même passé un bon moment avec « Haute tension ». La famille Kelly, l'ambiance du roman, l'arc narratif concernant Rusty, la personnalité de Donovan, sont d'excellents points. J'ai juste été un peu déçue par la relation entre les deux héros, qui est bien trop rapide. Rendez-vous pour la suite de la saga !


Cette lecture fait partie du Challenge Mystère organisé par Froggy :)
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mardi 29 mars 2016

En premières lignes

Couverture Nulle part, tome 3 : En premières lignes 
En premières lignes
de Nancy Bush
Editeur : Milady
Poche : 480 pages
Prix : 7.90 €

Il veut ce qu’il ne peut pas avoir...et en paie le prix.
Attaché presque nu à un poteau avec une pancarte accusatrice autour du cou... Le demi-frère de September Rafferty a échappé de peu à la mort, et est la deuxième victime d’un tueur qui glisse entre les doigts de la police. Frustrée et inquiète, à peine remise de ses blessures dues à sa dernière affaire, et manœuvrant sa relation naissante avec Jake, son amour de jeunesse retrouvé, September se lance à corps perdu dans une enquête où les frontières entre le bien et le mal, le coupable et les innocents, sont plus floues que jamais...

  • Mon avis :
L'ancien demi-frère de September Rafferty (il est le fils de l'ex femme de son père) est retrouvé attaché à un poteau, en sous-vêtements, dans la cour de l'école où il travaille. Humilié et cachant un secret, Stefan ne dit pas toute la vérité sur son agression. Pourtant, celle-ci ressemble étrangement à une autre survenue quelques temps plus tôt, sauf que l'homme n'a pas eu autant de chance que Stefan. En effet, la précédente victime est morte de froid. September et son collègue Wes enquêtent tous les deux sur l'affaire, mais bientôt ils se retrouvent perdus face au trop peu d'informations et aux évènements étranges qui se multiplient...

L'auteur nous entraîne dans un véritable tourbillon, je ne savais pas où donner de la tête, j'ai adoré ! Nous suivons l'enquête de plusieurs points de vue, dont notre inspectrice, September, et "le tueur". J'ai beaucoup aimé le fait que l'on se retrouve dans la tête du tueur. Cela permet de le comprendre, même si on ne peut pas tout excuser. Au final, j'ai ressenti beaucoup de compassion pour le meurtrier à cause de son vécu, et il a obtenu ma clémence à cause des cibles qu'il a choisies.

Je ne veux pas vous en dire plus sur l'intrigue car elle est vraiment bien ficelée et il serait dommage de vous spoiler quoi que ce soit. En revanche, je peux vous dire volontiers que j'ai adoré ma lecture. Le thème abordé est particulier et nous met parfois mal à l'aise, mais le sujet est bien traité et au final, on est contents de voir que ces personnes là ne s'en sortent pas (c'est mon côté sadique !).
La romance concernant September n'occupe qu'une toute petite place dans le récit, et cela ne m'a pas gênée, au contraire. Cela se fait au profit d'une enquête prenante, je n'ai pas vu les pages défiler. Je regrette juste la fin qui est un peu trop rapide à mon goût. J'aurai adoré rester un peu plus en compagnie du "méchant" et découvrir la suite de ses "aventures".

En conclusion, j'ai passé un excellent moment avec « En premières lignes ». Nancy Bush nous offre une intrigue très prenante avec des personnages intéressants et attachants. La plume de l'auteure est addictive, c'est fluide et j'étais contente de la retrouver.

mercredi 23 mars 2016

Lieutenant Eve Dallas, tome 02 : Crimes pour l'exemple

Couverture Lieutenant Eve Dallas, tome 02 : Crimes pour l'exemple
Lieutenant Eve Dallas, tome 02 : Crimes pour l'exemple
de Nora Roberts
Editeur : J'ai lu
Poche : 288 pages
Prix : 4.90 €

Un cadavre égorgé dans une ruelle sordide sous une pluie battante... Un autre, étendu sur le pavé d'un passage isolé bordé de pétunias, baignant dans son propre sang... Ce genre de scènes macabres n'émeut plus Eve Dallas depuis longtemps. Heureusement. Insensible, le lieutenant Dallas ? Non, professionnelle simplement. Et du sang-froid, cette fois, il va lui en falloir. Car le seul lien qui existe entre les victimes - deux belles jeunes femmes promises à un brillant avenir -, c'est Connors. Connors le milliardaire, le ténébreux. L'homme qui a su lire en elle et réveiller ses désirs. Celui à qui, bravant tous ses cauchemars, défiant ses peurs, elle s'est offerte. Connors, dont les caresses ont si bien endormi sa méfiance... Et il voudrait qu'elle l'épouse ?

  • Mon avis :
Nous retrouvons Eve Dallas deux mois après les évènements du premier tome « Au commencement du crime ».
Le procureur Cicely Towers est retrouvée la gorge tranchée dans un quartier mal famé de la ville. Au fil de son enquête, Eve va se rendre compte qu'une fois de plus, Connors avait des liens avec la victime. Notre inspectrice se met des gens à dos car elle fouille dans la vie des proches de la victime, Eve est également harcelée par un journaliste qui ne cesse de la faire tourner en bourrique, et pour couronne le tout, sa relation avec Connors bat un peu de l'aile. Eve pense que cela ne pourrait pas aller plus mal, et pourtant, une autre victime est retrouvée la gorge tranchée...

L'intrigue de ce second opus m'a beaucoup plu et j'étais à fond dans mon enquête aux côtés d'Eve Dallas. Chaque fin de chapitre m'a donné envie de découvrir le suivant, l'écriture de Nora Roberts est toujours aussi addictive. Le suspense est bien entretenu jusqu'au bout, même si j'ai eu des doutes plusieurs fois sur l'identité du meurtrier. Eve forme un bon duo avec Feeney, son collègue spécialisé en informatique. J'espère que l'on va le revoir dans les prochains tomes car c'est un personnage secondaire que j'ai beaucoup apprécié.
De plus, j'ai bien aimé le fait que le couple Eve/Connors ne soit pas trop sur le devant de la scène. L'auteur garde son enquête en premières lignes du récit.

Eve est une jeune femme intelligente, rusée et attachante. L'intrigue sur son passé dévoilé dans le premier tome ne fait pas refait surface ici, elle fait tout pour repousser ses souvenirs. Pourtant, cela ne m'a pas gênée car l'auteur se concentre sur d'autres aspects de sa personnalité.
Connors développe davantage sont côté protecteur et j'ai apprécié encore plus son personnage dans ce deuxième tome.
Au fil des années, Eve s'est forgé une carapace de femme dure et autoritaire. C'est, entre autre, pour cela que sa relation avec Connors n'est pas si rose. Il fait tout pour la pousser à accepter ses sentiments, quitte à aller jusqu'au clash. Dans ce tome, leur relation est assez houleuse et compliquée.

Pour conclure, Nora Roberts m'avait séduite avec son premier tome et elle continue sur sa lancée avec « Crimes pour l'exemple ». L'enquête m'a tenue en haleine jusqu'au bout, sans temps mort. Nora Roberts mélange les différents styles (romance, policier, science fiction) avec brio et cela nous donne un p'tit cocktail passionnant !

mercredi 2 mars 2016

Lieutenant Eve Dallas, tome 01 : Au commencement du crime

Couverture Lieutenant Eve Dallas, tome 01 : Au commencement du crime
Lieutenant Eve Dallas, tome 1 : Au commencement du crime
de Nora Roberts
Editeur : J'ai lu
Poche : 320 pages
Prix : 4.90 €

New York, hiver 2058, Le lieutenant de police Eve Dallas consacre sa vie à traquer les criminels. Dans son métier, pas de place pour les sentiments. Ni pour les états d'âme. Alors, les cauchemars qui hantent ses nuits, elle les oublie. Comme son passé. Mais le jour où l'on découvre Sharon DeBlass assassinée à son domicile, sa belle assurance bascule, Son enquête strictement confidentielle la conduit chez Connors, milliardaire au passé trouble, séduisant et énigmatique, que tous les indices placent au premier rang des suspects. Lorsque deux autres prostituées sont assassinées, Eve se débat entre suspicion et passion. Le meurtrier la nargue. Connors veut l'aider. L'un resserre lentement son étau autour d'elle... tandis que l'autre l'enivre de ses étreintes...

  • Mon avis :
Le lieutenant Eve Dallas, trente ans, doit enquêter sur le meurtre de Sharon DeBlass, une jeune femme prostituée (ou compagne accréditée) qui a été assassinée à son domicile. Le patron de notre héroïne lui annonce qu'elle est seule sur l'affaire et qu'elle ne doit pas faire de vagues car la jeune victime est la petite fille d'un sénateur puissant et du genre colérique. Il semble que le tueur ne va pas en rester là, si Eve se fie à la note manuscrite qu'elle a trouvée "6 moins un". Lorsque son enquête la conduit vers Connors, homme d'affaires aussi puissant que séduisant, Eve n'a pas l'impression qu'il est le meurtrier, bien que les preuves indirectes se multiplient. Va-t-elle tomber dans la gueule du loup ?

On se retrouve dans un univers futuriste où l'on peut aisément voyager dans l'espace, où les voitures ressemblent à des vaisseaux et où les armes à feu ont été éradiquées. L'auteur a réussi à intégrer l'aspect fantastique de sa série au quotidien de ses personnages, si bien que l'on n'est pas vraiment choqué de les retrouver. Pendant ma lecture, j'ai parfois pensé à la série télévisée Almost Human (même s'il n'y a pas de robots-humanoïdes chez Nora Roberts).
Par conséquent, bien qu'écrit en 1995, je trouve que ce livre n'a pas pris une ride. Le fait que cela se passe dans un monde futuriste y est pour beaucoup. Je n'ai pas ressenti de décalage temporel, comme cela a pu être le cas avec « L’emprise du vice » de Nora Roberts (pas de téléphone portable, des gros téléphones filiaires, la façon de mener l'enquête, les références culturelles...).

L'intrigue m'a beaucoup plu et l'enquête est passionnante à suivre. Chaque fin de chapitre m'a donné envie de découvrir le suivant, l'écriture de Nora Roberts est vraiment addictive. L'auteur a réussi à me tenir en haleine jusqu'au bout et à me bluffer pour son final, je lui tire mon chapeau. J'avais des doutes sur certains personnages, je n'étais pas loin, mais je n'avais pas la réponse finale. En somme, le suspense est parfaitement entretenu jusqu'au bout.
L'enquête de ce premier roman avance assez rapidement, tout en nous permettant de faire connaissance avec les personnages principaux.

Eve est une jeune femme très attachante. L'intrigue sur son passé se dévoile peu à peu, mais on comprend dès le départ que ce n'est pas tout rose. Eve est une femme de caractère, de convictions qui est émotionnellement fragile mais qui s'est forgé une carapace (presque) blindée.
Quant à Connors, c'est un homme énigmatique, un maniaque du contrôle terriblement séduisant. Ses sentiments pour Eve lui tombent dessus sans qu’il s’y attende, mais il les assume complètement. C'est dommage que la narration ne soit pas alternée, j'aurai aimé avoir son sentiment sur les différentes étapes de l'enquête.
Par contre, j'ai trouvé que la relation entre Eve et Connors évolue trop vite. Le fait qu'ils soient attirés l'un par l'autre, je le conçois tout à fait. Pourtant, niveau sentiments, cela va bien trop vite, surtout qu'ils ne se voient pas tant que ça.

Pour conclure, j'ai passé un excellent moment avec « Lieutenant Eve Dallas, tome 1 : au commencement du crime ». L'enquête est intéressante, tout comme les diverses relations entre les personnages. Nora Roberts mélange les différents styles (romance, policier, science fiction) avec brio et cela nous donne un p'tit cocktail passionnant !
Je suis bien décidée à lire la suite. D'ailleurs, « Crimes pour l'exemple » est déjà dans ma bibliothèque et il m'attend sagement ;) Je vous donne rendez-vous bientôt pour mon article.

jeudi 18 février 2016

Ticket pour l'enfer

Couverture Ticket pour l'enfer 
Ticket pour l'enfer
de Jean Vigne
Editeur : Rebelle
Broché : 466 pages
Prix : 21.90 €

« Le secret est notre religion, la vérité, notre loi, l’unité, notre force. »
Laura, jeune femme atteinte d’une maladie incurable, espérait finir ses jours paisiblement. Mais voilà, un certain Tom et son organisation mystérieuse semble en avoir décidé autrement. C’est ainsi qu’une série de meurtres va parsemer le parcours fou de Laura. Elle devra alors compter sur l’aide de personnages aussi mystérieux qu’inquiétants pour espérer s’en sortir.  Mais l’espoir n’est-il pas en soi une chimère ? De Grenoble à l’Italie, en passant par les États-Unis, rien ne pourra arrêter cette macabre machination.
  • Mon avis :
C'est toujours avec plaisir que je découvre les romans de Jean Vigne, et « Ticket pour l'enfer » ne fait pas exception. En effet, j'ai passé un super moment avec ce roman !

Plusieurs meurtres sont perpétrés en France. Les lieux sont différents, les façons de procéder également, mais le capitaine Alonzo flaire que quelque chose cloche. Nous sommes rapidement embarqués dans une chasse mouvementée. L'auteur nous balade tout au long de son roman, nous offrant une piste pour mieux la piétiner ensuite. Ce roman est une véritable course. Une fois que les choses sérieuses commencent on n'a pas le temps de reprendre son souffle.

Au départ, j'ai été déstabilisée par la profusion de personnages, mais j'ai fini par m'y habituer, et par m'attacher à certains d'entre eux (et pas forcément les gentils).
Alonzo est fidèle à lui même (je l'ai déjà rencontré dans le roman « L'appel de Satan » et dans la saga « Néachronical »). Il fait parfois "vieux con", mais c'est un homme qui a le coeur sur la main, et on s'attache à lui. Alonzo est un flic de l'ancienne école, du genre qui n'aime pas se faire emmerder. Il a son petit côté vieil ours que j'aime bien !
Au départ, j'ai détesté Nathalie et Jack (qui font partie du mauvais côté). Toutefois, au fur et à mesure des évènements, on fini par mieux les comprendre, et même si on n'a pas envie de les excuser (Jack est assez barbare) j'ai été touchée par un certain côté de leurs personnalités.
Quant à Laura, elle est attachante bien qu'un peu trop "effacée" à mon goût. Elle a tendance à ne pas vivre les évènements mais plutôt à les subir. Cependant, je pense que c'est l'effet recherché.

La plume de l'auteur est addictive, et le récit est bien rythmé grâce aux flashbacks, au nombre de personnages et la course effrénée qui se déroule sous nos yeux.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé « Ticket pour l'enfer » et je vous le recommande. Pourtant pas fan du genre policier et thriller, Jean Vigne réussi toujours à me captiver.

mardi 28 juillet 2015

Péril mortel

 
Péril mortel
de Mary Burton
Editeur : Milady
Collection : Suspense
Poche : 480 pages
Prix : 7.90 €

Un corps est retrouvé, pendu, dans un champ au Texas. Est-ce un suicide ? Le Texas Ranger Tec Bragg est persuadé du contraire. Il découvre vite que le défunt est lié à Greer Templeton, la propriétaire du vignoble voisin du lieu du décès. Tec se met alors à enquêter sur cette jeune femme mystérieuse, hantée par un passé douloureux...

  • Mon avis :
Tec Bragg, Texas ranger, est appelé sur une scène de crime bien étrange. Un homme a été retrouvé pendu à un arbre, mais plusieurs détails montrent qu'il ne s'est pas suicidé. Les indices de Bragg vont le mener à rencontrer Greer Templeton, une jeune femme qui a connu la victime il y a un peu plus d'une dizaine d'années. Quelques jours plus tard, une autre victime est retrouvée. Quel lien unit ces personnes ? Greer est-elle en danger ou a-t-elle quelque chose à se reprocher ?

« Péril mortel » est un thriller/policier prenant, qui met davantage l'accent sur l'enquête, plutôt que sur la romance. Je dirais même que l'intrigue prend l'ascendant, au point que la romance se fait vraiment très discrète et elle n'intervient que tardivement. Ce n'est pas un défaut, bien au contraire. L'auteur nous propose ainsi une intrigue bien ficelée et maîtrisée, dont le puzzle se forme sous nos yeux au fil des pages.

Greer est une jeune femme touchante au passé tumultueux. Elle ne parvient pas à se pardonner pour certains actes passés, et s'est ainsi renfermée dans sa coquille. Greer s'est forgé une carapace de femme dure et autoritaire. Quant à Bragg, c'est un homme protecteur et assez touchant dans sa relation avec son neveu Mitch. J'aurais aimé un peu plus d’interactions avec lui, un peu plus de dialogues. Ils forment un duo intéressant et on prend plaisir à les voir se tourner autour.

Au final, « Péril mortel » est un roman à l'intrigue assez sombre. La discrète romance apporte une petite touche de fraîcheur au récit. La plume de l'auteure est addictive, c'est fluide et j'étais contente de la retrouver (j'ai lu auparavant « Sans issue », que je vous conseille également).

Livre lu pour :

samedi 27 juin 2015

Charlotte et Thomas Pitt, intégrale 1

Couverture L'étrangleur de Cater Street, suivi de Le mystère de Callander Square 
Charlotte et Thomas Pitt, intégrale 1
L'étrangleur de Cater Street
Le mystère de Callander Square
d'Anne Perry
Editeur : 10-18
Poche : 672 pages
Prix : 12.90 €

Suffragette avant l'heure, l'indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o'clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s'étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n'a-t-il rien à envier à notre fin de siècle : le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. Dans cette nouvelle série « victorienne », la téméraire Charlotte n'hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard.

  • Mon avis :
Très agréablement surprise par la série « William Monk » (mon avis par ici), il me tardait de découvrir l’autre saga d’Anne Perry « Charlotte et Thomas Pitt ».

Ce double volume regroupe les deux premiers tomes de la saga, « L’étrangleur de Cater Street » puis « Le mystère de Callander Square ».

Londres en 1881. Plusieurs femmes sont retrouvées étranglées et mutilées, laissées pour mortes dans Cater Street. Les journaux londoniens s'emparent alors de l'affaire, relatant les détails les plus scabreux. Pourtant non autorisée à lire la presse, c'est ainsi que Charlotte en entend parler. L'affaire l'intrigue, d'autant plus que ces meurtres ont eu lieu pas loin de chez elle. La police en quête dans le quartier, au grand désespoir de la haute société, qui aime garder ses secrets bien cachés. Charlotte fera ainsi la connaissance de Thomas Pitt, l'inspecteur chargé de l'enquête.

Les deux premières intrigues de cette saga sont très différentes (dans la deuxième, on retrouve deux bébés enterrés dans un quartier huppé, dans un jardin public), mais je les ai adorées. Les histoires d'Anne Perry sont prenantes, et on se prend au jeu de l'enquête. Je me suis sentie un peu frustrée dans « L’étrangleur de Cater Street » car on suit l'affaire surtout du point de vue de Charlotte, mais l'auteure se rattrape grandement avec « Le mystère de Callander Square », où on se retrouve dans la peau de Thomas Pitt et des autres enquêteurs (je vais taire leurs noms volontairement, pour garder la surprise !).

Au niveau des personnages, j'avoue avoir un sentiment assez mitigé. Les deux personnages principaux, Charlotte et Thomas, m'ont plu, mais la famille de Charlotte (que l'on voit essentiellement dans le premier tome) m'est sortie par les trous de nez plusieurs fois. A tel point que j'ai pensé à abandonner ma lecture...
J'aime les héros imparfaits, et c'est le cas pour Charlotte. Si au départ je l'ai détestée (au même titre que sa famille), j'ai fini par l'apprécier et même l'adorer. Son évolution au long de ces deux tomes est notable, crédible et surtout, plaisante. C'est une jeune femme courageuse, elle n'a pas la langue dans sa poche, au grand désespoir de ses parents. Rebelle et un peu féministe, on la sent à l'étroit dans cette bourgeoisie.
Quant à Emily, la soeur de Charlotte, elle est mon petit coup de coeur. Elle a beaucoup d'ambition, et à sa manière, elle se rebelle contre le système. Avec ingéniosité, elle sait se montrer en apparence docile pour arriver à ses fins. Emily a un petit côté machiavélique qui m'a totalement séduite.
Malgré son apparence mal soignée et son allure un brin loufoque, Thomas Pitt a une certaine prestance. Cela se voit encore plus dans « Le mystère de Callander Square ». Au milieu de tous ces soi-disant gentlemen de la haute société, de la noblesse, c'est lui qui brille et qui se démarque.

J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture de l'auteure, qui est une vraie petite merveille. C'est passionnant, bien écrit et les descriptions sont justement dosées pour que l'on s'imagine très bien au coeur de Londres à cette époque. L'auteure dépeint la vie à l'époque avec un réalisme parfois cruel pour le lecteur. L'esprit supérieur des nobles, les moeurs différentes, les lignes de conduites différentes selon le sexe... Ce qui était acceptable ou non a l'époque m'a souvent fait bondir !

En conclusion, Anne Perry a une nouvelle fois réussi à me passionner. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui se dégage des enquêtes en plein coeur du Londres victorien. J'ai fini par m'attacher à Charlotte, et j'ai aimé apprendre à connaître Thomas. La suite de cette saga, ainsi que la suite de la série « William Monk », sont déjà dans ma bibliothèque, j'ai hâte de pouvoir les lire :-)



Livre lu pour :

mardi 7 avril 2015

Un étranger dans le miroir, suivi de Un deuil dangereux

Couverture Un étranger dans le miroir, suivi de Un deuil dangereux
Un étranger dans le miroir, suivi de Un deuil dangereux
de Anne Perry
Editeur : 10-18
Semi poche : 896 pages
Prix : 13.90 €

William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l'hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu'il s'empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l'exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d'un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. Il découvre d'abord qu'il n'était ni très sympathique ni très aimé, et qu'il avait laissé tomber sa famille, d'origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu'il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer...

  • Mon avis :
William Monk se réveille à l'hôpital après plusieurs semaines dans une sorte de coma nébuleux. Il a eu un violent accident de cab, et se réveille sans souvenirs de qui il est vraiment. Grâce à la visite de son supérieur, Runcorn, il comprend qu'il est inspecteur de police. Runcorn, dans le désir de le faire tomber, lui confie une enquête qui piétine depuis plusieurs semaines : le meurtre sauvage d'un gentleman à son appartement. William Monk, accompagné de son collègue John Evan, fait tout ce qu'il peut pour trouver l'assassin. Tout en menant l'enquête, Monk cherche des réponses sur son passé.

Nous évoluons donc dans les rues de Londres en compagnie de l'inspecteur Monk et de John Evan. L'auteure ne nous emmène pas seulement dans les beaux quartiers et au sein des "bonnes familles". Elle nous transporte également dans les bas-fonds de Londres, dans son aspect le moins reluisant. Cette première intégrale forme un polar victorien prenant et intelligent, que j'ai pris plaisir à déguster. Les intrigues de ces deux premiers tomes sont bien ficelées, et l'auteure nous emmène au bout de son roman avec maîtrise et talent.  J'ai trouvé quelques passages assez longs, avec un petit manque d'intensité où l'enquête piétine un peu. Toutefois, cela n'a pas été au point d'émousser mon intérêt. 
Grâce à ce roman, j'ai également appris beaucoup de choses sur la Guerre de Crimée et sur l'impact qu'elle a réellement eu sur ses acteurs (soldats, infirmières) et sur ceux qui l'ont subie de loin (les familles des victimes).
L'écriture de l'auteure est une petite merveille. C'est passionnant, bien écrit et les descriptions sont justement dosées pour que l'on s'imagine très bien au coeur de Londres à cette époque.

L'auteure nous offre des héros imparfaits, aux personnalités crédibles et très attachants.
Nous découvrons William Monk, le héros, en même temps qu'il se découvre lui-même. Il n'aime pas vraiment l'homme qu'il était. Il semble être un personnage sûr de lui, ambitieux, suffisant et désagréable avec les autres. Or Monk n'a pas la sensation d'être cet homme là désormais. Il ne peut pas totalement renier cette partie de lui aux yeux des autres, et on sent le combat qu'il livre à l'intérieur de lui-même tout au long du roman.
John Evan est un personnage au départ assez effacé, mais il se révèle au fil des chapitres. Il est également d'un grand soutien pour Monk. Evan est intelligent, attachant et il m'a fait une impression de douceur (je ne sais pas comment l'expliquer autrement).
J'aime beaucoup Hester Latterly, c'est une jeune femme courageuse et intelligente, qui souffre de la condition des femmes à l'époque. Par bien des aspects, j'ai trouvé qu'elle ressemblait beaucoup à Monk. Les joutes verbales entre Hester et Monk sont d'ailleurs un vrai délice. L'implication d'Hester dans la vie de Monk est plus grande dans la deuxième enquête, et j'ai beaucoup apprécié.

En conclusion, c'est la première fois que je lis ce style de roman, et Anne Perry a su me convaincre ! J'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui se dégage des enquêtes en plein coeur du Londres victorien. Je me suis vite attachée au personnage de William Monk, et le reste des protagonistes m'a également beaucoup plu.
Je lirais donc la suite (le tome 3 s'intitule « Défense et trahison ») et je vais également tester l'autre série de l'auteure, « Charlotte Pitt », où l'héroïne des enquêtes est une femme.


Livre lu pour :

lundi 8 décembre 2014

Vol 1618

Couverture Vol 1618 
Vol 1618
de Bertrand Puard
Editeur : Hachette
Broché : 256 pages
Prix : 15.90 €

« VOL 1618. Lecteurs, lectrices, nous traversons actuellement une zone de turbulence, veuillez regagner votre siège et attacher vos ceintures ! » Le 10 juin 2014, un Airbus A340 reliant Paris à San Francisco disparaît en plein vol. L’émoi est considérable, autant en France qu’aux États-Unis. Lorsque l’équipage et les passagers sont retrouvés quelques heures plus tard, incapables de se souvenir de ce qui leur est arrivé, les enquêteurs se voient confrontés à la disparition de 4 passagers et autres mystères. Des mystères que certaines personnes hauts placées feront tout pour ne pas ébruiter…

  • Mon avis :
Le vol 1618 à destination de San Francisco disparaît pendant dix-sept heures. Que s'est-il passé ? Comment expliquer les zones d'ombre dans la chronologie des événements ?
Tout au long du livre, nous revivons les événements précédant le vol, et ceux survenant juste après, pendant l'enquête de la police américaine et du FBI. À chaque fois, nous revivons les scènes du point de vue des différents personnages. Même s'il y a des changements dans le récit, et qu'on avance peu à peu dans l'intrigue, cela reste trop redondant à mon goût.

J'étais impatiente de découvrir "Vol 1618", mais malheureusement je suis déçue de ma lecture. Le roman ne m'a pas passionnée, et j'ai dû m'accrocher pour aller au bout. À vrai dire, une fois le livre fermé et l'intrigue résolue, je me suis dit : "tout ça pour ça ?". La plume de l'auteur est certes fluide et le roman se lit vite, mais je n'ai pas accroché, tout simplement. L'histoire aurait, à mon sens, gagné à être un peu plus approfondie, plus étoffée. Il en va de même pour les personnages qui, à cause de leur multitude, sont survolés et restent dans le stéréotype.

J'avoue que je ne sais pas dans quelle catégorie classer ce livre. Par bien des aspects, le roman appartient à la catégorie jeunesse. Toutefois, certains tenants et aboutissants du récit font un peu plus "vieux"  et je doute que cela captive le jeune lecteur (je ne peux pas en dire plus sous peine de spoiler l'intrigue).

Pour conclure, je pense qu'au final, ce livre n'était pas fait pour moi. C'est dommage, mais ça arrive. J'ai vu que ce livre est une sorte de spin-off à la saga "Les effacés", du même auteur. Je pense donc que le livre sera sans doute apprécié par les lecteurs de cette série !

mercredi 17 septembre 2014

L'appel de Satan

Couverture L'appel de Satan
L'appel de Satan
de Jean Vigne
Editeur : Pavillon noir
Broché : 383 pages
Prix : 14 €

Des rituels étranges, des meurtres sataniques, des infanticides, des individus crucifiés… une vague de crimes sans précédent submerge les cinq continents.
Le Vatican dépêche Pierre, l’un de ses théologiens, auprès d’Antonio Alonzo, lieutenant de police chevronné, afin de comprendre la folie qui s’empare de l’humanité.
L’enquête va les plonger dans les ténèbres d’écrits antédiluviens et les mettre sur la piste d’un ennemi dont l’ombre menaçante plane au-dessus d’eux et dont personne n’ose prononcer le nom…

  • Mon avis (en quelques mots) :
Le lieutenant de police Antonio Alonzo enquête sur un meurtre étrange. Une femme crucifiée, ses deux filles assassinées, une odeur de souffre, des heptagrammes... et un mari qui se réveille au milieu de ce carnage, avec l'arme du crime à la main. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que cette façon de procéder n'est pas nouvelle : il y a eu plusieurs meurtres de ce genre depuis peu, à travers le monde. Un Cardinal du Vatican envoie l'un de ses prêtres, Pierre Casanova (si si !), auprès d'Antonio en tant que consultant.

Ensemble, Pierre et Antonio vont découvrir que l'horreur semble n'avoir aucune limite. Les meurtres sont perpétrés à intervalle trop rapprochés pour que ce soit l'oeuvre d'une seule personne. D'autres phénomènes étranges surviennent aux quatre coins de la planète, et l'humanité semble prise de folie.

Jean Vigne a un véritable don pour captiver son lecteur. Une fois le livre ouvert, il m'a fallu seulement deux jours pour tourner la dernière page (car il faut bien manger et dormir, lol). Le récit alterne entre le passé et le présent. L'immersion dans le passé est vraiment très bien faite, j'avais à chaque fois hâte de découvrir ce qui était arrivé. Quant à l'intrigue et à l'enquête, j'ai été conquise. Je ne suis généralement pas fan des thrillers, car je devine souvent la fin, les romans sont trop sanglants, ou j'ai l'impression de toujours lire la même chose. Toutefois, Jean Vigne nous offre ici un thriller original et prenant, et je me suis surprise a vraiment aimer ce roman.

C'est un roman résolument sombre, mais qui paradoxalement m'a souvent fait sourire. Les personnages, leurs discussions et petites joutes verbales rafraîchissent le récit. Le duo formé par Antonio et Pierre est vraiment plaisant. Ils sont différents, mais justement, c'est ce qui fait qu'ils vont très bien ensemble pour cette enquête.

En somme, j'ai refermé ce livre complètement ravie.

dimanche 2 février 2014

La pire mission de ma vie

Couverture La pire mission de ma vie 
La pire mission de ma vie
de Robin Benway
Editeur : Nathan jeunesse
Broché : 381 pages
Prix : 15.90 €

Maggie Silver a ouvert son premier coffre-fort à 3 ans.
Cela peut sembler étonnant, mais quand on est fille d'espions, c'est assez banal.
A 16 ans, elle décroche enfin sa première mission en solo.
- Son objectif: Accéder à des infos que détiendrait Armand Oliver, journaliste.
- Sa méthode: Se rapprocher de son fils, le dangereusement charmant Jesse.
- Sa couverture: devenir une lycéenne comme les autres.
- Le Hic: Personne ne lui a expliqué comment ne pas tomber amoureuse de sa cible !

  • Mon avis :
"La pire mission de ma vie" est un roman jeunesse vraiment très sympathique, qui sort un peu de l'ordinaire par rapport à ce que l'on voit en ce moment (fantastique, créatures de la nuit etc).

Maggie Silver, jeune fille de 16 ans, est espionne depuis sa naissance (pratiquement). A 3 ans elle a ouvert son premier coffre-fort, c'est donc naturellement qu'elle a rejoint "l'emploi familial". En effet, ses parents sont des espions employés par le Collectif. Chaque membre de l'organisation a sa spécialité (hackeur, faussaire, langues étrangères...) et ils ont pour but de faire le bien (s'en prendre aux méchants et aux truands).

La toute première mission en solo pour Maggie est arrivée. Elle est vraiment très contente. Cependant, elle est véritablement surprise de découvrir qu'elle doit intégrer le lycée et agir comme une fille de son âge devrait le faire (même si c'est pour se rapprocher du fils d'un journaliste un peu trop bavard). Maggie va vite se prendre au jeu et va toute de suite prendre goût à cette vie d'adolescente normale qui lui a été refusée jusque là. En effet, pas facile de se faire des amis lorsque l'on est un espion et que l'on doit souvent déménager...

J'ai bien aimé l'ensemble des personnages, qui sont assez différents mais complètent très bien le récit. Maggie est attachante et drôle, Jesse est adorable, tandis que Roux est complètement décalée.

La plume de l'auteur est fluide et agréable, ce qui rend le livre léger et facile à lire. L'histoire en elle même est un peu trop facile (surtout vers la fin où tout se précipite) et cela manque d'espionnage à mon goût (l'auteur se concentre essentiellement sur les relations de Maggie avec Roux et Jesse). Toutefois, je pense que cela ne gênera pas le jeune lecteur entre 13 et 15 ans.


dimanche 19 janvier 2014

Justin Case, tome 3 : De poussière et de sang

Couverture Justin Case, tome 3 : De poussière et de sang 
Justin Case, tome 3 : De poussière et de sang
de Jean Luc Bizien
Editeur : Grund
Broché : 216 pages
Prix : 12.95 €

Les journaux télévisés ne parlent que de cela : on a découvert des cadavres dans les pyramides ! Des corps trop récents pour être momifiés, et pour cause : ce sont des touristes. Très vite, l'un des ouvriers qui travaillaient sur les chantiers des alentours a été arrêté et convaincu de meurtre. D'après les autorités, ce pilleur de sépulture aurait voulu dévaliser ses proies. Conclusion trop facile. Trop rapide. L'enquête a été bâclée, on s'est empressé de trouver des coupables pour minimiser le scandale et éviter la psychose chez les touristes. Justin Case ne peut accepter que l'on condamne un innocent, fût-ce au nom de l'intérêt d'État. Accompagné de Luciano et d'Helena, il saute à bord de son jet privé et s'envole aussitôt pour la terre des pharaons.

  • Mon avis :
Justin Case est un personnage touchant, au passé douloureux. Sa mère a été assassinée et son père accusé du meurtre. Justin est persuadé de son innocence et que cela est un complot. Notre héros a hérité de l'entreprise et est extrêmement riche. Justin s'est juré de faire la lumière sur l'histoire de sa famille, mais en attendant il aide les personnes victimes d'erreurs judiciaires.
Justin est entouré par ses fidèles compagnons : Matthew un avocat dandy et gothique à la retraite, Helena une partenaire indispensable et au caractère bien trempé, ainsi que Sonny Boy le hacker à qui aucune protection ne résiste (enfin presque). Depuis le tome 2, Justin a également un nouveau compagnon (dont je vais taire le nom pour ne pas vous spoiler sur les tomes précédents), qui m'a fait pas mal sourire dans ce troisième opus.

Après New York et la France, dans les deux précédents volets, nous sommes cette fois-ci en Egypte. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Justin Case et son équipe nous font voyager !
Justin et son équipe sont donc au pays des pyramides, et viennent de coincer un marchand d'être humains. Toutefois, ils vont rester sur place pour une toute autre affaire. Des corps de touristes étrangers ont été retrouvés sur un site de fouille, et le coupable a été arrêté très vite. L'Egypte souffre d'un climat social et politique instable, et Justin et ses compagnons ne tardent pas à découvrir que le suspect numéro un est surtout arrêté pour calmer les esprits. Persuadés de son innocence, la team Justin Case va mener l'enquête pour découvrir pourquoi ces personnes ont été tuées, et s'il y a un lien avec un attentat dont Justin est victime.

« Justin Case » est une saga policière/thriller jeunesse originale, et qui sort son épingle du lot dans le paysage de la littérature jeunesse. Les enquêtes sont vraiment intéressantes et la plume fluide de l'auteur est très agréable.

Le livre en lui même sont très intéressants visuellement. Les personnages nous sont présentés au tout début, et ont même leur représentation graphique. Les livres possèdent également des extraits du carnet de Justin où l'on peut prendre des notes pendant l'enquête (avec des photos, des réflexions et autres indices).

lundi 6 janvier 2014

Les fausses bonnes questions, tome 1 : Mais qui cela peut-il être à cette heure ?

Couverture Les fausses bonnes questions, tome 1 : Mais qui cela peut-il être à cette heure ? 
Les fausses bonnes questions, tome 1 : Mais qui cela peut-il être à cette heure ?
de Lemony Snicket 
Editeur : Nathan jeunesse
Broché : 250 pages
Prix : 15 €

Avant de considérer lire "Mais qui cela peut-il être à cette heure ?", posez vous ces questions :
1- Êtes vous curieux de savoir ce qu'il s'est passé dans une ville en bord de mer qui n'est maintenant plus en bord de mer ?
2- Voulez-vous en savoir plus à propos de cet objet volé qui n'a pas été volé du tout ?
3- Pensez vous vraiment que ça vous concerne de quelque façon ? Pourquoi ? Quelle genre de personne êtes-vous ? Êtes vous sûr ?
4- Qui est donc cette personne derrière vous ?

  • Mon avis :
Lemony Snicket est un jeune garçon de 13 ans qui vient d'être embauché comme apprenti auprès de Theodora  Markson, une détective privé (un peu ratée mais sûre d'elle). Leur première mission est de retrouver une étrange statuette qui a disparue, et la rendre à son propriétaire légitime. Les voilà partis en pleine investigation dans le curieux village de Salencres sur mer (où les personnages sont tout aussi curieux).

Malheureusement, "Les fausses bonnes questions de Lemony Snicket" ne m'a pas vraiment convaincue. L'histoire en elle même n'est pas trop mal, bien que simpliste, mais elle ne m'a pas intéressée outre mesure. De plus, je n'ai pas accroché au style trop alambiqué de l'auteur. Je n'ai pas eu l'impression de lire un livre pour les jeunes lecteurs de 12/13 ans, mais plutôt un livre écrit pour les adultes, qui nous raconte une histoire enfantine. Cela m'a fait un effet plutôt bizarre. Certaines références prêtent à sourire, mais je doute que les jeunes lecteurs les saisissent vraiment.

Je pense que le livre n'était pas fait pour moi, tout simplement. Je suis restée hermétique au style de l'auteur, son histoire, son humour particulier, son univers décalé et ses personnages loufoques. Toutefois, je ne doute pas que le livre trouve son lectorat, j'ai vu beaucoup d'avis positifs sur ce roman ;)

dimanche 17 novembre 2013

C comme cadavre

Couverture C comme cadavre
C comme cadavre
de Preston et Child
Editeur : l'Archipel
Broché : 399 pages
Prix : 22 €

Après une première mission mouvementée (R pour revanche), Gideon Crew, à qui il ne reste plus qu'un an à vivre, n'aspire qu'à un peu de tranquillité. Mais l'EEC - cette officine travaillant en sous-main pour le gouvernement américain -, fait de nouveau appel à lui. Chalker, l'un de ses anciens collègues du laboratoire nucléaire de Los Alamos, est en proie à une crise de délire paranoïaque. Se croyant victime d'un complot d'État, il a pris une famille en otage. Gideon est dépêché sur place pour tenter de le raisonner, mais le forcené est abattu sous ses yeux par les forces spéciales... Les autorités découvrent alors que Chalker, qui s'était converti à l'islam, était irradié. Et l'on retrouve chez lui un calendrier indiquant qu'un attentat terroriste de grande ampleur aura lieu dans douze jours. Mais où ? Gideon, épaulé par un agent du FBI, a peu de temps pour déjouer l'attentat - et surtout très peu de pistes. Et sa mission se complique le jour où il est suspecté d'être le complice de Chalker...

  • Mon avis :
Gideon Crew travaille pour la société Effective Engineering Solution. Son patron lui demande d'aller parler à un de ses anciens collègues de Los Alamos (recherche sur le nucléaire), Ree Chalker, qui a pris toute une famille en otage. Ce dernier prétend avoir été irradié et manipulé par le gouvernement. La prise d'otages tourne au drame, Chalker est abattu. Les prémices de l'enquête révéleront que Chalker a bien été irradié, mais qu'il préparait un attentat terroriste. A cause de ses connaissances sur son ex collègues et sur le nucléaire, Gideon est invité à enquêter avec l'agent Stone Fordyce du FBI.

L'histoire avance à bon rythme et elle ne manque pas d'action. Toutefois, je trouve que l'intrigue est cousue de fil blanc, et elle ne m'a pas vraiment surprise ni convaincue. Exceptée la toute fin du livre, qui est assez surprenante, mais trop abracadabrante à mon goût. Certaines scènes sont irréalistes, où Gideon s'en sort trop facilement. J'avais d'ailleurs pensé la même chose pour l'autre saga des auteurs sur l'agent Pendergast. Je n'ai pas accroché à l'histoire, surtout à cause du postulat de départ. Le coup des terroristes islamistes, c'est du vu et revu.

En revanche, j'ai bien aimé le duo formé par Gideon et Fordyce, ainsi que leur amitié naissante. On ne connaît pas très bien Fordyce mais c'est un homme intègre, prêt à tout pour faire connaître la vérité. Quant à Gideon, c'est un héros pas ordinaire. Il traîne un lourd passé assez compliqué dans ses bagages (un père mort sous ses yeux, un passé de cambrioleur, une mère alcoolique...) et un avenir plus qu'incertain (on lui a diagnostiqué une maladie incurable).

En somme, je n'ai malheureusement pas accroché avec l'histoire autant que je l'aurais voulu. Toutefois, je ne peux pas dire que je me suis ennuyée car il y a pas mal d'action. De plus, j'ai aimé les personnages principaux et le duo qu'ils forment.

mardi 8 octobre 2013

Nom de code Digit

Couverture Nom de code Digit 
Nom de code Digit
d'Annabel Monaghan
Editeur : de la martinière jeunesse
Broché : 287 pages
Prix : 13.90 €

Farah Higgins, surnommée Digit, se donne beaucoup de mal pour cacher à tout le monde qu’elle est un génie des maths. Elle est promise à un brillant avenir,mais en attendant, elle entend bien terminer le lycée comme une fille « normale ». Un jour, alors qu’elle regarde la télévision, Farah remarque qu’une série de chiffres défile en bas de l’écran. Inconsciemment, elle parvient à décoder la séquence et, quand une attaque terroriste survient à New York, la jeune fille fait tout de suite le lien. Farah décide d’enquêter elle-même et, bientôt, sa vie est menacée. Parviendra-t-elle à convaincre le FBI de la prendre au sérieux ? Ce qui est certain, c’est qu’elle aura du mal à se faire passer pour une fille « normale » après ça !

  • Mon avis :
Farrah Higgins, bientôt dix-huit ans, est une lycéenne très douée avec les chiffres. Affublée de TOC à cause de son obsession pour les mathématiques, on la surnommait Digit dans son ancienne école. Farrah tente de se fondre dans la masse dans son nouveau Lycée, et parvient à se faire des ami(e)s en cachant son don.
La petite vie tranquille de Farrah va changer le jour où elle découvre une série de chiffes à la télévision. Elle réussi à découvrir leur signification, en faisant le lien avec Kennedy et son assassinat. Le lendemain, des attentats surviennent à l'aéroport JFK de New York. Effrayée par sa découverte, elle se rend à la police mais elle n'est pas prise au sérieux. Farrah décide d'enquêter elle-même et se rend à la chaine de télévision. Sa vie prend un tournant, et se retrouve menacée.

Farrah et le FBI mettent en scène sa disparition, pendant que les autorités enquêtent sur ce groupe de terroristes écologiques. La jeune fille est en planque avec John Bennett, jeune recrue du FBI. Très vite les sentiments de Farrah se développent pour son protecteur.

« Nom de code Digit » a été une lecture agréable et sympathique, même si certains points m'ont gênée.
J'ai aimé l'intrigue générale, qui était plutôt prenante et intéressante. Certains évènements du scénario sont un peu trop "faciles" mais ça marche quand même ! Cette course poursuite m'a bien plu, même si je pense que l'auteur est restée très en surface (et c'est dommage !).

Ce qui m'a le plus gênée, c'est la relation entre Farrah et John. Elle rend le rôle de John peu crédible en tant qu'agent du FBI. Si les personnages avaient été plus vieux tous les deux, cela m'aurait sans doute moins dérangée. Là, le concept de la petite lycéenne dans une relation avec une personne plus vieille (même si c'est seulement 3 années), et les éléments qui gravitent autour (le terrorisme, le FBI...) je trouve que ça ne fait pas bon ménage.

Livre lu grâce à :

mardi 23 juillet 2013

Descente en enfer

Couverture Descente en enfer 
Descente en enfer 
de Douglas Preston & Lincoln Child
Editeur : L'Archipel
Broché : 400 pages
Prix : 23,95 €

Après que sa femme, Hélène, est enlevée sous ses yeux, l'agent spécial Pendergast, du FBI, se lance à la poursuite des ravisseurs, les pourchassant à travers les États-Unis jusqu'à Mexico. Mais là, ils lui échappent et Pendergast, brisé, rentre à New York pour s'enfermer dans son appartement, refusant tout contact avec le reste du monde.
C'est son fidèle ami, D'Agosta, qui vient le sortir de sa retraite. Il a besoin de son aide pour résoudre une série de meurtres étranges commis dans plusieurs hôtels de Manhattan. Le coupable ? Un garçon qui semble doué de capacités psychiques hors du commun, au point d'échapper chaque fois à la police de manière inouïe.
Pendergast découvre bien vite que les meurtres sont en fait un message des ravisseurs d'Hélène. Pourquoi ? La réponse se trouve au plus profond d'une forêt d'Amérique du Sud, où Pendergast affrontera un ennemi redoutable. Un vieux démon qu'il avait déjà combattu..
.

  • Mon avis :
« Descente en enfer » est la douzième aventure de l'inspecteur Pendergast. Je n'ai pas lu toute la saga (seulement le tome précédent), du coup certains évènements ont été un peu flous pour moi (notamment en ce qui concernant Constance). Toutefois, ce mystère est éclairci à la fin du livre. Du coup, je pense pouvoir aborder un éventuel treizième tome avec beaucoup moins de "lacunes".

Nous suivons Pendergast immédiatement après la fin du précédent opus « Vengeance à froid ». Sa femme a été enlevée sous ses yeux, et lui se retrouve à l'hôpital. Il signe une décharge et sort sur le champs, ne voulant pas perdre une seconde pour la retrouver. Toutefois, rien ne va se passer comme prévu... Pendergast tombe dans une sorte de dépression et se laisse aller.
Parallèlement, un tueur sadique s'en prend à des victimes aléatoires. Il les tue, les découpe, et laisse un message avec une petite partie de son corps sur chacun des lieux (un bout d'oreille, d'orteil...). C'est Vincent D'Agosta qui dirige l'enquête. Il pousse Pendergast à s'intéresser à celle-ci pour qu'il ne finisse pas par faire une bêtise (drogue, ou pire : un suicide).
Pendergast va découvrir que ce tueur en série est étrangement lié à lui, et à la société Der Bund qui s'en est pris à sa femme (dont on a essentiellement suivi les méfaits dans le tome précédent).

Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment avec ce thriller. Toutefois, je dois avouer que je l'ai trouvé un peu longuet par moments. Cette fois-ci, le roman ne déborde pas d'action et du coup, ça m'a manqué.
Le démarrage est un peu long, et même si les choses bougent plus à partir du milieu du roman, cela n'a pas suffit à me passionner. J'ai trouvé certaines choses trop faciles et trop tirées par les cheveux (malgré le fait que les idées étaient très bonnes !). En effet, le petit bémol que j'avais souligné pour le précédent tome est toujours présent : la facilité déconcertante avec laquelle Pendergast se sort de certaines situations.

On lève enfin le voile sur le mystère concernant deux personnages secondaires (Corrie et Constance). Leurs histoires m'ont bien plu et je me demande si on va les retrouver dans le prochain tome (enfin, pour Constance j'en suis presque sûre).

Pour conclure, j'ai passé un bon moment avec « Descente en enfer », mais je l'ai trouvé quand même un peu mou.


samedi 6 avril 2013

Justin Case


Justin Case, tome 1 : Terminus New York City
Justin Case, tome 2 : L'archange et le démon
de Jean-Luc Bizien


  • Mon avis :
Justin Case est un personnage touchant, au passé douloureux. Sa mère a été assassinée et son père accusé du meurtre. Justin est persuadé de son innocence et que cela est un complot. Notre héros a hérité de l'entreprise et est extrêmement riche. Justin s'est juré de faire la lumière sur l'histoire de sa famille, mais en attendant il aide les personnes victimes d'erreurs judiciaires.
Justin est entouré par ses fidèles compagnons : Matthew un avocat dandy et gothique à la retraite, Helena une partenaire indispensable et au caractère bien trempé, ainsi que Sonny Boy le hacker à qui aucune protection ne résiste (enfin presque).

Dans le premier tome, « Terminus New York City », Justin et son équipe décident d'aider Lamar Dawson, un détenu accusé d'un double meurtre. Justin est persuadé de son innocence et avec son équipe ils ont une semaine pour le sortir du couloir de la mort. S'ensuit alors une course contre la montre. De plus, le danger est omniprésent. En effet, quelqu'un semble s'en prendre à tous les acteurs de cette histoire, tout ceux qui s'en approchent d'un peu trop près.

Dans le second tome « L'archange et le démon », Justin et ses acolytes veulent aider le fils de Rozenn, une femme qualifiée de "sorcière" par les habitants de la région du Mont Saint Michel. Cette excentrique est accusée de l'avoir fait disparaître. Derrière cette histoire de disparition, Justin et tout l'équipe vont découvrir une bien plus grande affaire, quelque chose de plus compliqué. Plusieurs personnes fortunées accompagnées de gardes du corps semblent s’intéresser à quelque chose sur le Mont et les cadavres s'amoncellent...

Dans ces deux premiers volets, Jean-Luc Bizien nous offre deux enquêtes prenantes et sans temps morts. En effet, grâce à l'action omniprésente et les multiples rebondissements, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Les intrigues sont bien ficelées, l'écriture est très agréable. « Justin Case » est une saga policier/thriller jeunesse originale, et qui sort son épingle du lot dans le paysage de la littérature young-adult.
Les descriptions sont justement dosées et que ce soit à New York ou en France, on sent l'auteur à l'aise et il nous transporte aisément en ces deux lieux.

Les livres en lui même sont très intéressants visuellement. Les personnages nous sont présentés au tout début, et ont même leur représentation graphique. Les livres possèdent également des extraits du carnet de Justin où l'on peut prendre des notes pendant l'enquête (avec des photos, des réflexions et autres indices).

Pour conclure, j'ai passé un très bon moment avec ces deux premiers tomes. C'est une nouvelle saga originale et prenante. Justin Case est un jeune homme à suivre de près ;-)
  • Challenge :
Challenge jeunesse / young adult : 45 et 46 livres lus / 50

dimanche 17 février 2013

Seth, tome 2 : le don des larmes

  • Mon avis :
Le premier tome, « La règle de Seth » avait été une très agréable découverte. Dans ce second opus, « Le don des larmes », l'auteur nous entraîne une fois de plus sur les traces de Seth.

L'univers créé d'Hervé Jubert est toujours aussi captivant, bien qu'un peu brouillon cette fois-ci. La première partie et la troisième sont vraiment très prenantes, et mettent Seth au coeur du récit. Le passage sur le virus de l'institut Pasteur et celui des ogives nucléaires m'ont tenue en haleine. Cependant, la seconde partie est un peu plus molle et casse le rythme du livre. J'ai eu l'impression de me perdre par moment, de ne pas retrouver la fluidité du premier tome. Certes, les rebondissements s'enchaînent, mais j'ai trouvé cela un peu moins harmonieux.

Seth est un personnage de plus en plus solitaire. On sent que les personnes qui l'entourent prennent plus de distances. Gogo la septuagénaire est toujours là, mais moins présente. Tandis que Florence Kraven, son amante, commence à se lasser des attitudes de son bad boy. Seth est toujours aussi cruel et méchant du plus profond de ses tripes, mais il commence à faire des erreurs.
On en apprend également un peu plus sur le passé de Seth, c'est une chose que j'ai beaucoup apprécié. Cela n'explique pas ses actes, mais on a l'impression de le comprendre davantage, de suivre les rouages de ses idées. 

Je trouve aussi qu'il est dommage que certaines révélations du premier tome ne soient pas plus exploitées dans ce second opus. En effet, l'auteur reste toujours aussi flou sur l'intrigue concernant l'identité de Zoé (même si on en apprend un tout petit peu plus) et les conséquences que cela engendre. Il en va de même pour le sommeil noir. L'intrigue sur cette maladie est un peu mise de côté et ne fait qu'un retour timide en fin d'ouvrage (et quelques apparitions dans la première partie). Les informations sont vraiment distillées au compte goutte. C'est vraiment dommage, car ce sont deux aspects de l'univers de l'auteur vraiment très intéressants. Peut-être garde-t-il ses meilleures idées pour le dernier tome de sa trilogie ? Je l'espère ! 

En somme, je vous conseille cette saga sur ce terrible personnage ! Seth est un méchant qu'on déteste, mais que l'on a envie d'adorer en même temps.

  • Challenge :
Challenge jeunesse - young adult : 29 livres lus / 35